Certains personnages et lieux sont à J. D'autres sont de mon invention et ont une signification particulière. Par exemple, Edward et Alphonse qui font référence à Fullmetal Alchemist, Spuck qui signifie courage en anglais... etc.


Chapitre 2

Cela faisait maintenant deux bonnes heures que je me focalisai sur les formalités de ma candidature au poste d'Auror au Ministère, posé sur mon matelas à même le sol. Je profitai de cette réflexion pour me lever et prendre mon paquet d' clopes dans la cuisine. J'en allumai une en regardant d'un œil morne la vue du balcon.

J'avais choisis un appartement au dernier étage dans une ville moldu non loin de Pré-au-Lard pour la tranquillité. Non, ça, c'est ce que j'explique gentiment à mes amis. La vérité, c'est que je m'enfonçais de plus en plus dans ma nostalgie, et que les personnes avec qui j'aimais discuter étaient peu nombreuses.

Les cours étaient désormais terminés. Poudlard était aujourd'hui révolu. C'était ma vie, Poudlard était ma maison. Ils étaient ma famille. Mais la vie change. Les amis s'éloignent.

Je dois dire que, même moi, à ma dernière année, je n'aurai cru personne si l'on m'avait dit que je n'aurai plus de nouvelles de Ronald et d'Hermione. A l'époque, Ron envisageait une carrière de gardien de but dans l'équipe Chudley Cannons. Quant à Hermione, elle voulait devenir médicomage. De plus je le lis que vaguement la presse, et depuis la Guerre contre Voldemort avant notre reprise des cours en septième année, les comportements avaient changés. Voldemort a bel et bien été tué, de mes mains, de ma baguette, mais les mangemorts se regroupaient régulièrement. Certains mangemorts courraient encore les rues sombres de l'Angleterre, échappant à l'avenir qui leur était réservé à Azkaban.

Je m'engageai à tous les retrouver, à mettre fin à leurs complots infâmes. La haine envahissait mon esprit, s'apaisant quelque peu avec le temps.

Non, je n'avais effectivement plus de contacts apparents. Hedwige avait succombé d'un Avada Kedavra, Fol'Oeil par Voldemort, Nymphadora et Sirius tués par Bellatrix. Cette putain de Bellatrix qui était encore en liberté. Colin, Lupin, Fred...

Certains sorciers ne croient toujours pas à la mort de Voldemort. Même les moldus ont commencé à parler de la fin de monde il y a trois ans, en 1999. C'est cette année là que j'ai coupé contact avec mes amis, pour consacrer mon temps à ressembler toutes les informations nécessaires. Je ne voulais pas les impliquer d'avantage. Seul Severus m'a retrouvé, malgré ma méfiance et ma colère envers lui à propos de la mort de Dumbledore au départ, je lui rends visite au Square Grimmault, de temps en temps. Il m'a beaucoup aidé dans mes recherches ainsi que pour mes blessures. En même temps je faisais des études de nuit pour devenir Auror, entretenant des relations avec le Ministère de la Magie pour qu'ils ne se mettent pas dans mes pattes.

L'église sonnait neuf heures.

Je transplanai dans ma chambre pour récupérer mon dossier et me rendis directement aux portes du Ministère. J'entrai dans la cabine téléphonique et composai le numéro 62442. La voix de la sorcière d'accueil résonna.

- Bienvenu au Ministère de la Magie Monsieur Potter. Vous avez rendez-vous ?

- Avec Clagg. Je dois descendre à l'étage numéro un.

Rapidement la porte de l'ascenseur s'ouvrait de nouveau.

- Bonne journée Monsieur Potter.

Ouais, c'est c'la. J'entrai dans la salle en évitant les sorciers pressés d' me bousculer. Je traversai la pièce et me rendis devant les portes du bureau du Ministre. Un gobelin servait visiblement de chien-chien de garde à son mai-maître, posté devant les dites portes. Et il me scrutait d'un air méfiant. Je hais définitivement ces bestioles.

- Monsieur Potter. Je vais annoncer votre venu à Monsieur le Ministre. Veuillez patienter.

Et il disparu sur ces derniers mots. Une dizaine de secondes plus tard, les portes s'ouvraient et Clagg apparu devant moi, le sourire aux lèvres me tendant la main.

- Monsieur Potter ! Comment allez-vous ?

- Bien, si l'on peut dire, Monsieur le Ministre. Mais veuillez m'excuser, je ne viens pas pour parler chiffons. J'ai ouïe dire que vous aviez retrouvé Florian Fortescue.

- C'est exact, en effet. Il est en ce moment même protégé par un Auror d'un très haut niveau, chargé de lui posé quelques questions. Son état commence à s'apaiser, mais il est vrai qu'il gardera des séquelles.

- Où se cache-t-il ?

- Monsieur Potter, je suis absolument navré mais cette information ne peut être divulguée.

- Évidemment. Je viens vous donner ma candidature à un poste d'Auror.

- Merveilleux ! En réalité cela fait quelques mois que nous vous attendions. Vous êtes pris, naturellement. Allez au deuxième étage, Mademoiselle Spuck vous montrera votre bureau. Vous ne pouvez pas la louper, elle a des cheveux rouges. Vous pouvez commencer le travail dès maintenant, pour cela, adressez-vous à Edward Walden.

- Merci Monsieur le Ministre. Je vous laisse mon dossier au ...

- Mais oui, faites, faites. A bientôt Monsieur Potter.

Et vlan, que j' t'envoie dehors. Bon eh bien, deuxième étage alors.

Sortant des services administratifs du Magenmagot au deuxième étage, j'entrai dans le quartier général des Aurors. La salle était spacieuse, les bureaux étaient délimités par des cloisons remplies de photographies, d'affiches de sorciers recherchés, d'articles de journaux et des posters de Quidditch, des Harpies de Holyhead.

- Alphonse et Edward sont des fans incontestés des Harpies de Holyhead. Tu es Harry Potter n'est-ce pas ? Je viens de recevoir un courier de Clagg. Je suis Amanda Spuck, je travaille ici depuis environ six mois.

Elle avait bel et bien les cheveux rouges, longs et bouclés, un peu comme ceux d'Hermione, ainsi que des yeux bleus aux contours sombres. Je me permis un sourire.

- Bonjour. Euh...

- Ah oui, ton bureau est entre ceux de Jayden et Draco.

- Draco?

- Hey Amanda !

Deux sorciers venaient d'apparaître de la cheminée, et époussetaient leur robe. Ils se ressemblaient, l'un paraissait plus jeune, mais ils avaient la même allure. Le plus vieux affichait un sourire. Ils avaient tout les deux des yeux gris, un peu comme ceux de...

- Ah, salut les gars. Harry, je te présente Alphonse et Edward Walden.

- Haaaaan ! C'est Harry Potteeeeeeer ! Kyaaaaaa !, fit le plus jeune d'une voix hystérique.

- Al, arrête tes conneries un peu.

- Pardon, c'était plus fort que moi. Désolé Harry, c'est juste que les articles de la Gazette me tapent sur le système.

Je ris doucement sous son air écœuré.

- Edward...

- Apelle-moi Ed.

- Ed. Je voudrais m'occuper de l'affaire Florian Fortescue.

- Tu as postulé au Ministère pour avoir la voie libre n'est-ce pas ?

Amanda me coupa avant que j'invente un prétexte.

- Ne t'inquiète pas, nous aussi on travaille ici pour avoir accès à des documents protégés. On essaye de maintenir le personnel à l'écart de nos projets. On ne les veut pas dans nos pattes. Fais attention à Williamson, il n'est pas de notre avis. Alors il y a des choses dont il vaut mieux qu'il ne soit pas tenu au courant. Je vous laisse les gars, j'ai du travail.

Elle partit s'installer à son bureau de l'autre côté de la salle.

- Ed, je vais à King's Lynn avec Cormac.

- Ok. J'irai voir Basil pour le meurtre de Marcus Belby.

Il se retourna vers moi et poursuivit.

- Je suis peut-être le directeur du Quartier Général, mais il va falloir que tu vois avec Draco, c'est lui qui s'occupe de la protection de Fortescue. Même moi, je ne sais pas où il le planque. Par contre j'ai l'adresse de Draco. Prends la cheminette, je pense qu'il est chez lui à cette heure-ci. Reviens ici pour me tenir au courant.

Je le quittai et entrai dans la cheminée avec la poudre. Je lu l'adresse et articulai.

- 9 Deepdale Rd, Preston.

J'atterris dans un salon, sortant des flammes bleues qui inondaient la cheminée. Les meubles étaient modernes et luxueux, une grande baie vitrée donnait sur un balcon blanchit et aux ornements dorés. Malgré ce luxe, il n'y avait aucune trace de vie, si ce n'était un journal déplié de La Gazette sur la table vitrée, aucunes photographies de famille ornaient les murs.

Je parcourrai les pièces de cette grande maison dans le silence, à la recherche d'un individu quelconque. C'est au moment où j'entrouvrais une porte qu...

- EXPERLIARMUS!

Je fus brutalement jeté contre le mur derrière moi.

- Potter. Je ne me souviens pas t'avoir invité.

Je relevai la tête avec étonnement sous cette voix familière. Mes pulsions cardiaques s'accélérèrent lorsque je vis ses yeux gris, devenus sombres sous la colère qui le traversait. Et son visage qui semblait encore une fois impassible.

- Malfoy ?