Poudlard : 1976

Auteurs : Fallen Angel et Samara

Disclaimer : Partout et longtemps j'ai cherché

Le monde que JK a inventé

Mais il ne m'appartient pas,

Pas plus que les perso ne sont à moi.

BOOOOOOOOOUH !

Résumé (très général) : On est à Poudlard en 1976 (Nooooooooooooon ? sans déc' ?) et Harry Potter n'est pas encore arrivé et il est pas près de venir. Les héros sont les Maraudeurs comme tout le monde s'en doute et le méchant c'est Voldemort pour changer un peu (et oui, il faisait déjà chier le monde en 1976). Et tout ce petit monde (sauf Voldemort bien sûr) va rentrer en sixième année au collège Poudlard…

Comme dans ce chapitre, il commence à y avoir beaucoup de personnages, on va vous faire un petit récapitulatif de tout ce (beau) petit monde :

James Potter : Bon j'crois que là y'a rien a dire, rien à redire.

Sirius Black : Meilleur ami de James, mais comme de toute façon tout le monde sais que c'est le plus bôôôôôôôô gosssss de tout les temps… rien à ajouter.

Mike Potter : Père de James, grand-père de Harry si vous préférez. Travaille au ministère de la magie dans le département des Jeux et Sports Magique.

Katie Potter : Mère de James, est mère au foyer pour le moment. Bah peut-être qu'après elle va tellement se faire chier (pardon), s'emmerder qu'elle va travailler.

Lyann Potter : Très proche cousine de James, qui est (malheureusement) morte dans le chapitre précédent. Elle allait rentrer en Septième année à Serpentard au collège Poudlard. Toute sa famille (ses parents, et son frère) se sont fait assassiner en même temps qu'elle dans sa propre maison.

Regulus Black : Petit frère de Sirius (de deux ans) et très antipathique. De toute façon vous le constaterez bien dans ce chapitre. Il fait également ses études à Poudlard. D'ailleurs comme pratiquement tous les persos de cette histoire (comme ça c'est un truc de moins a dire a chaque fois).

Sill Black : Père de Sirius. Tient une boutique de magie noir dans l'allée des embrume.

Beladra Black : Mère de Sirius. La famille Black étant très riche, la mère de Sirius n'a donc pas besoin de travailler. La chance ! (p'tite note de Fallen Angel : j'crois que je vais épouser Sirius) (p'tite réponse de Samara : NON MAIS CA VA PAS ! c'est moi qui vais me marier avec, t'as pas vu il a mon nom sur son front !).

Bellatrix Black : Cousine de Sirius du côté paternel. Elle était à Serpentard et a quitté l'école depuis trois ans. Bon j'crois que celle là on l'aime pas… je sais pas pourquoi. Et vous ? D'ailleurs Sirius éprouve lui aussi une certaine aversion pour elle. C'est normal quand on voit ce qu'elle lui fait plus tard L

Andromeda Black : Sœur de Bellatrix, donc cousine de Sirius. Elle a un an de moins que Bellatrix. C'est donc la plus jeune des trois sœurs Black. Etonnement Sirius l'apprécie vraiment bien comparé à toute sa famille. Elle aussi est en désaccord avec les préceptes extrémistes de la famille Black. Plus tard, elle se mariera avec Tonks, un moldu, et sera reniée pour ça.

Narcissa Black : Sœur de Bellatrix et Andromeda, donc encore une cousine de Sirius. Elle a maintenant fini ses études à Poudlard. C'est la plus vieilles des trois sœurs. Elle ne fait pas d'études supérieures car elle est déjà destinée à épouser Lucius Malfoy qui est, bien sûr, riche. (Fallen Angel : j'crois que j'vais épouser son héritier… c'est-à-dire DracoJ) (Samara: Lui tu peux, il m'intéresse pas… moi j'ai Siiiiiriiiiiuus).

Verney Black : Père de Bellatrix et compagnie (y'en a marre de tous ces noms), donc oncle de Sirius. Mais c'est pas pour ça qu'il l'aime bien. Comme tout les Black il est très, très, très riche, il a plusieurs maisons en Angleterre, et comme tout les Black, il est très, très, très con (F.A : à part bien sûr Siri mon chou) (Samara : hhhééééé !) (F.A : bon d'accord, à part Siri ton chou).

Shera Black : Mère de Bellatrix et cie (y'en a vraiment un peu beaucoup, moyennement, très marre de tout ces noms). Comme toute les Femmes Black de cette famille de bourge, elle ne travaille pas.

Rodolphus Lestrange : Futur mari de Bellatrix. Il a finit ces études depuis un bon bout de temps dans le collège Poudlard, où il était Serpentard. Il ne travaille pas encore. En gros c'est un flemmard.

2- Le chemin de la Liberté

Sirius était assis, à table, avec toute sa famille qui lui inspirait tant de haine et qu'il ne pouvait plus du tout supporter. Il écoutait Verney Black refaire le monde avec ses « si » et « le Seigneur des Ténèbre ». Ainsi que Bellatrix Black, la Fille de Verney qui lui vouait presque un culte de la personnalité, et son futur prétendant Rodolphus Lestrange qui approuvaient tout deux ce que disait Verney avec des « je suis tout a fait d'accord » ou « mais quelle bonne idée mon cher père ». Qu'est ce qu'il la détestait celle-là ! Tout en elle le répugner. Il avait chercher des milliers de fois, mais il n'avait jamais trouver personne envers qui il éprouver autant de rancune et de haine. Même Severus Rogue, un Serpentard de sixième année, en qui tout lui inspirait un profond dégoût, n'était pas à la hauteur de Bellatrix.

- Je suis totalement pour la purification de la race des sorciers. En fait je pense qu'aucun enfant de Moldu ne devrait pouvoir entrer dans une école de sorcellerie respectable… ni Beauxbâtons, Poudlard ou encore moins Dumstrang qui ma l'air être une très bonne école en matière de magie noire, disait Verney d'un ton qui paraissait être au dessus de tout le monde. En fait, je pense que si nous avions pu habiter en Bulgarie, Shera et moi, nous aurions sans aucun doute possible inscrit nos trois filles à cette école.

- Cela ne fait aucun doute, mon cher père, il est tellement rare de nos jours qu'une école enseigne les arts de la magie noire, renchérit Bellatrix.

Cela faisait à peu près deux heures que Sirius écoutait de tel discours et à présent il n'en pouvait plus. Pas une seule fois il n'avait ouvert la bouche, ni prononcé un mot. En fait il ne se souvenait même pas avoir demandé le sel pour donner un peu de goût a cette mixture informe qui ressemblait plus à de la nourriture pour chien qu'à quoi que soit d'autre. Il se contentait de donner des coups de fourchette dans son assiette avec une moue dégoûtée.

A présent la conversation s'orientait vers Voldemort pour la quatrième fois de la soirée. Sirius savait bien que les seules personnes qui appelaient Voldemort « le Seigneur des Ténèbres », était ses partisans ou les Mangemorts. C'est pour cela que Sirius avait passé toute la soirée à soupçonner sa famille tout entière d'être des Mangemorts. Il en était même venu à la conclusion qu'il ne faisait pas partie de cette famille puisque qu'il était hors de question pour lui de devenir Mangemort ou même d'en côtoyer un d'un peu trop près.

Il se concentra sur la conversation pour savoir à quel moment il pourrait y mettre son grain de sel :

- … et bien évidement je trouve ça tout à fait normal de sa par ! disait Sill, le père de Sirius, tout en regardant alternativement Bellatrix, sa sœur Narcissa et leur père Verney.

- D'ailleurs mon chéri, dit Beladra, la mère de Sirius tout en regardant Sill, je pense également que ceci n'était qu'un horrible malentendu, ce ne pouvait être qu'un accident. Nous savons tous très bien que Andric Reynolt perdait un peu le tête ces derniers temps, et c'est pratiquement impossible que le Seigneur des Ténèbre l'ai tué. Je doute qu'il ait jamais tué personne.

- Mais voyons bien sûr Beladra, il a des idées si justes… ajouta Sill.

Sirius rigola intérieurement. Ce que ses parent pouvaient être naïfs ! Sirius savait bien qu'ils appréciaient les idées politiques de Voldemort, mais ils le pensaient trop bon pour pouvoir tuer des gens rien que pour les rallier à sa cause. C'est donc pour cela que même si tous les événements portaient à croire que Voldemort avait fait une victime, Sill et Beladra le défendaient toujours quoi qu'il en soit, en disant que ceci n'était qu'une « machination », un « malentendu » ou même une « erreur » de la part des Aurors.

Sirius jeta un regard à la personne assise en face de lui : Andromeda. C'était de loin sa préférée parmi toutes ces cousines. Elle lui ressemblait beaucoup quand au caractère, bien qu'elle soit moins grande gueule que lui. Elle était si différente du reste de la famille Black, si normale. Et tout comme Sirius, ses parents semblaient considérer qu'elle était une tare plutôt qu'une fierté. Elle haïssait autant que lui Voldemort et ses idées sur la purification de la race. Elle avait même toujours clamé haut et fort qu'elle épouserait un moldu lorsqu'elle en aurait l'âge. Ses parents avaient bien essayé de préparer des mariages arrangés pour lui assurer des héritiers de « sang pur » mais elle s'était toujours débrouillée pour faire fuir ses prétendants.

- Et, mon cher Rodolphus, demanda Sill au petit ami de sa nièce, maintenant que vos études sont terminées, vous êtes libre. Qu'avez-vous décidé de faire de votre vie ?

- Et bien j'avais sérieusement envisagé une carrière au ministère, histoire que des gens compétents dirigent ce pays… Mais j'ai eu une autre idée, et finalement, je pense que je vais tenter d'entrer au service du Seigneur des Ténèbres. Il a besoin de personnes capables à ses côtés, des gens qui lui seront fidèles dans la gloire comme dans la mort.

A ces mots, Sirius recracha sur la nappe toute l'eau du verre qu'il venait de boire tandis qu'en face de lui, Andromeda s'étouffait avec un morceau de viande. Ils posèrent tous deux le même regard dégoûté sur Rodolphus en secouant la tête pour manifester leur désaccord. A présent, tout le monde avait la tête tournée vers eux et les regardait comme s'ils étaient deux spécimens particulièrement dangereux.

- Sirius, un peu de tenue je te prie, lui dit sa mère sur un ton de reproche. Nous ne t'avons jamais appris à faire de telles choses.

- Tu ferais bien de prendre exemple sur ton frère, gronda Sill, lui au moins est irréprochable. Ce qui est loin d'être ton cas.

A l'autre bout de la table, Regulus, le jeune frère de Sirius, fit un sourire carnassier à ce dernier et se redressa sur sa chaise, ajustant sa serviette sur ses genoux. Regulus était une véritable plaie humaine aux yeux de Sirius. Il avait toujours été l'enfant prodigue selon l'avis de leurs parents qui avaient fini par faire de leur cadet un enfant trop gâté. Regulus se plaisait à faire tout ce que ses parents lui ordonnaient sans broncher et à adhérer à toutes leur idées. Il se faisait un malin plaisir de briller au regard de ses parents aux endroits où Sirius les décevait encore plus que d'habitude. Sirius avait de plus en plus de mal à supporter l'air arrogant et le sourire niais de son frère. D'ailleurs il n'était pas le seul à ne pas l'apprécier. Au collège, Regulus n'avait aucun véritable ami. Il avait quelques fréquentations car le nom des Black inspirait toujours du respect mais Sirius ne l'avait jamais vu entouré d'un vrai cercle d'amis. Mais en famille, Regulus prenait de l'assurance, admiré par tout le monde. Il fixa son frère en formant silencieusement les mots « ça casse ! ».

- Je t'emmerde Regulus, lâcha Sirius en reprenant son verre d'eau.

- Sirius ! cria Sill. J'exige que tu t'excuses auprès de ton frère !

- Non, répondit tranquillement le concerné.

- Sirius, je te préviens, si tu ne changes pas très vite de comportement… commença Beladra.

- Et ben quoi ? la coupa Sirius. Tu vas me punir ? J'en meure de trouille rien qu'à l'idée.

- Sill, cria Beladra, fais quelque chose ! Je n'en peux plus, je ne sais plus comment m'y prendre avec lui !

- Aussi, intervint Bellatrix, s'il avait de meilleures fréquentations, peut-être serait-il moins agressif. Il pourrait peut-être même vous rendre fiers de lui.

Verney et sa femme se regardèrent en étouffant un petit rire débordant de mépris. Ils avaient toujours pensé que leurs filles étaient les enfants les mieux élevés au monde et qu'ils ne pouvaient rien leur reprocher (mais bien sûr, ils ne parlaient jamais d'Andromeda).

- Comme si j'avais envie qu'une bande de ploucs pareils soit fière de moi ! cria Sirius en posant ses couverts.

- SIRIUS ! hurlèrent ses parents à l'unisson.

- Et encore une fois, poursuivit Bellatrix, on reconnaît là l'influence qu'ont sur lui ses amis. Avec des fréquentations comme les Potter, il ne pouvait que devenir effronté. Je suppose que tu as toujours des contacts avec cette racaille ?

- Ah oui, les Potter, dit Verney, j'en ai entendu parler. C'est une famille de sang pur, non ?

- Oui, répondit Bellatrix, mais ils vouent un grand respect aux moldus. Ce sont des gens stupides, dépourvus d'intérêt. Et l'un d'eux s'est même marié avec une moldue. Ils ont eu des sang-de-bourbes qui ont souillé notre école. Leur fille, Lyann, était même à Serpentard, la honte de la plus noble des maisons.

- Pourquoi est-ce que tu parles d'elle comme ça ? demanda Sirius en se calmant aussitôt. Pourquoi tu parles d'elle au passé ? Elle a quitté l'école ?

- Oh, tu n'es pas au courant ? lui répondit Bellatrix avec un faux air désolé.

Elle le regarda avec un sourire qui s'élargissait en le voyant décontenancé. Elle prit une horrible voix de bébé et dit :

- Ton copain Potter ne t'a pas dit ? Remarque il n'est peut-être même pas au courant… Quelqu'un nous a débarrassé de cette chère Lyann et de toute sa famille ! Ils sont morts.

Cette fois-ci, Sirius fut tellement abasourdi qu'il ne pu rien répondre. Il se contenta de regarder Bellatrix, la bouche ouverte, essayant d'assimiler la nouvelle. Il connaissait Lyann depuis qu'il était entré au collège. James était très proche d'elle, c'était sa cousine préférée. Il la considérait comme la sœur qu'il n'avait jamais eue, étant un enfant unique. Sirius l'appréciait beaucoup, elle était l'une des très rares Serpentard à s'entendre avec toutes les autres maisons sans faire de différence. Son frère Sidney traînait avec une bande de bouffons sans cervelle mais il avait toujours été sympathique et Sirius n'avait rien à lui reprocher.

- Tu mens, dit-il à Bellatrix dans un grincement de dents.

- Vraiment ? répondit-elle avec sa voix de bébé qui écorchait les oreilles. Et bien demande à ton copain Potter, je suis sûre qu'il approuvera. En tout cas c'est une bonne chose de faîte. Cette famille est trop impudente et ça nous fera quelques sang-de-bourbes en moins.

Sirius se leva d'un bond, renversant au passage le plat de viande posé à côté de lui. Mais peu lui importait. Si Bellatrix disait vrai, son meilleur ami venait de perdre une bonne partie de sa famille et pour l'instant, tout ce qu'il avait envie de faire était sauter à la gorge de sa cousine et lui faire regretter ses paroles.

- Sirius, assieds-toi, ordonna Sill avec hargne. Tu commences à me faire perdre patience.

- Et alors ? lui répondit son fils avec insolence. Cette fille n'est qu'une garce, une saleté de sale gamine trop pourrie par ses inconscients de parents. Vous êtes tous trop stupides et naïfs et très franchement, je me demande comment on peut avoir le même sang et être aussi différents.

- C'est exactement ce que je me demande, explosa Verney. Comment peux-tu être aussi ingrat envers ta famille ! Tu portes leur nom et on te respecte pour cela ! comment oses-tu t'adresser ainsi à ton père et nous insulter comme tu le fais ?

- Ce nom que je porte, comme tu le dis si bien, lui rétorqua Sirius, et ben c'est ça qui me fait honte.

- Tu sais ce que c'est, ton plus gros problème ? lui demanda Bellatrix.

- Ouais, c'est toi mon problème. C'est faire partie de cette famille de fous et d'abrutis ! Non mais écoutez-vous parler, vous discutez de personnes qui sont mortes comme si c'étaient des objets.

- Et de toute façon, on ne t'a pas demandé ton avis sur le sujet, lui dit sa mère. Je commence à en avoir plus qu'assez de ton comportement. Assieds-toi et tais-toi. Je ne veux plus t'entendre de la soirée.

- Parce que tu crois que t'as assez d'autorité pour me donner des ordres en plus ! J'ai pas envie de passer une seconde de plus avec une bande d'abrutis dans votre genre. Vous m'écœurez ! Vous en êtes venu à un point où vous adorez un homme qui tue des gens pour le plaisir et vous avez l'air d'accord pour que des sang-mêlé payent pour ses idées. Non mais regardez-vous, bande d'abrutis ! Vous voyez pas plus loin que votre nombril et vous croyez que le monde entier tourne autour ! Vous pouvez bien me haïr autant que vous voulez, votre avis ne compte pas pour moi.

- Sirius, là tu dépasses les bornes, s'écria sa mère.

Beladra, d'habitude si belle, avait le visage déformé par la colère et les yeux agrandis de rage. Sirius ne l'avait jamais vu une seule fois dans cet état mais étrangement, le fait de savoir qu'il provoquait un tel ressentiment chez sa mère l'enchantait. Il regarda tour à tour chaque membre de sa famille. Andromeda lui fit un petit sourire discret pour l'encourager, mais il n'y répondit pas car il ne voulait pas lui attirer d'ennuis. Sill paraissait sur le point de se lever aussi et Sirius savait qu'il ne serait pas tendre avec lui. En fait, il se doutait que son père éprouvait une telle aversion pour lui qu'il n'hésiterait pas à le frapper. La main dans sa poche, il empoigna sa baguette, prêt à riposter à n'importe quelle attaque. Peu lui importait qu'étant encore un sorcier de premier cycle, il n'avait pas le droit d'utiliser la magie. Bellatrix le regardait, le regard haineux, et semblait le haïr encore plus que de coutume, si c'était encore possible.

Sirius se redressa brusquement de toute sa hauteur. La réponse à toutes ses questions était évidente, il ne voulait, et ne pouvait rester une minute de plus en compagnie de cette famille qu'il ne considérait même pas comme la sienne. Il parcourut la table d'un regard qui reflétait toute sa haine, s'arrêta un instant sur Bellatrix qui avait un sourire accroché aux lèvres, puis continua son tour de table pour ne pas avoir subitement envie de la frapper. Son attention fut alors attirée par Andromeda qui lui souriait toujours, mais elle n'avait pas le même sourire que sa sœur. Elle souriait franchement et véritablement pour le soutenir.

- Je peux savoir ce que tu fais ? lui demanda alors Sill qui essayait de dissimilait la colère qui pointait dans sa voix, si tu quittes cette table Sirius…

Mais Sirius ne l'écoutait pas, et, imperceptiblement, il fit un bref sourire à sa « véritable cousine », comme il le disait souvent, et partit à grandes enjambées vers l'escalier où il monta les marches trois à trois pour se retrouver le plus vite possible dans sa chambre.

Il claqua la porte de sa chambre derrière lui puis sortit sa baguette de sa poche et entreprit de la bloquer du mieux qu'il pouvait en laissant la clé sur la serrure. Quand il eut terminé, il se jeta sur son lit et réfléchit. Non. En fait, il était en train d'imaginer la meilleure façon de leur arracher à tous les yeux pour ensuite leur faire manger, ou bien de leur faire subir le sortilège de l'Imperium pour qu'ils se jettent eux-mêmes d'une falaise haute d'une cinquantaine de mètre. Il tourna les yeux vers sa fenêtre qui donnait sur la rue. Une chouette volait dans le ciel sombre. Sirius se redressa soudain lorsqu'il la reconnut. C'était Mebrith, une chouette toute noire avec une unique tache blanche sur le dos. Sirius adorait cette chouette, tout d'abord parce qu'il la trouvait vraiment très belle et peu commune, d'une couleur insolite, mais aussi parce qu'elle appartenait à James. Ce qui voulait dire qu'elle apportait des nouvelles de son meilleur ami. C'était la seule chose qui pouvait rendre le sourire à Sirius en cet instant où il avait perdu l'envie de rire (sauf peut-être un hamburger frites).

Il se leva donc, et alla ouvrir. La chouette vola a travers la pièce vers le bureau, qui était d'ailleurs tellement en bazzard qu'elle ne pu se poser qu'après quelques secondes de réflexions. Là, elle lui tendit la patte et il prit donc la lettre qui y était attachée. Il gratifia la chouette d'une caresse sur la tête, lui ébouriffant les plumes au passage. Puis il alla s'asseoir sur son lit et déplia la lettre écrite de la main brouillonne de James.

Salut !

Je vais commencer par une nouvelle assez lugubre. Je ne sais pas si tu es au courant, mais… comment te dire ça… je viens d'assister il y a quelques heures, a une cérémonie d'enterrement.

Sirius s'arrêta quelques secondes. Il repensa à ce que venait de dire Bellatrix : « Quelqu'un nous a débarrassé de cette chère Lyann et de toute sa famille ! Ils sont morts ». Ce ne pouvait pas être vrai ! Comment Lyann et toute sa famille pouvaient-t-ils être morts ? Pour en être sûr, il continua de lire la lettre de James :

Bon je vais y aller franco avec toi. Hier quand mon père est rentré à la maison, il nous a annoncé qu'un Mangemort avait pénétré chez son frère par effraction. J'ai surpris une conversation de mes parents et apparemment Lyann était levée, l'homme est arrivé derrière elle et lui a parlé. On ne sait pas ce qu'il lui a dit, mais les Aurors qui s'occupent de cette affaire pensent que c'est après elle que l'homme en avait. Tout ce que je te dit là, je l'ai appris en écoutant ce que disaient mes parents hier soir dans leur lit.

Sirius s'arrêta encore une fois de lire. Comment James pouvait-il savoir tout ça alors qu'il n'était même pas sur les lieux du crime. Mais encore une fois de plus il se rendit compte qu'il était trop, mais alors trop curieux et pas du tout, mais alors pas du tout patient, puisque la réponse à ses questions était écrite juste après. Il reprit donc sa lecture :

Les Aurors ont retrouvé des preuves de tout ça dans la maison. Comme ma tante était Cracmole, elle avait toujours voulu avoir quelques objets qui venaient du monde Moldu chez elle pour que ses enfants soient élevés moitié sorciers, moitié Moldu. D'après ce que disait mon père, il y avait des images de tout ça dans une petite boîte noire appelée « Kamméra ». On a donc pu voir l'homme menacer Lyann. Mais tu sais comment elle était ma cousine, elle ne se laissait jamais faire. Elle lui a jeté un couteau de cuisine dessus et l'a touché à l'épaule droite. Ensuite elle est montée a l'étage, il l'a suivit et c'est là qu'il… enfin qu'il les a tous tués sans exception. Je sais que ce n'est pas une lettre très joyeuse mais je voulais que tu saches.

Je pense que tu dois te douter dans quel état je suis… j'ai envie de tout péter sur mon passage, et surtout j'ai envie de faire quelque chose de pas très joli à Voldemort et à tous ses petits cons de Mangemort.

Mais bon, ma mère dit que je ne dois pas m'arrêter de vivre pour autant, donc elle ma proposé de t'inviter. Ou plutôt, je l'ai saoulée pour que tu viennes pour mon Anniversaire… Je sais comment sont tes très chers parents, et c'est bien pour ça que je m'y suis pris un peu beaucoup en avance, et c'est bien pour ça aussi que je te pardonnerai si tu ne me répond pas tout de suite. Mais tente de négocier le mieux possible. Je suis sûr qu'au bout d'un moment ils en auront tellement marre de t'avoir dans leurs pattes que c'est eux qui t'enverront ici.

J'espère que pour toi les vacances se passent bien ?

A très bientôt.

James

Sirius releva la tête et poussa un long et profond soupir de désespoir. Pour lui c'en était trop. Tout d'abord cette dispute avec sa famille, et maintenant la mort d'une amie qu'il venait d'apprendre d'une fille qu'il détestait. Mais à présent, son plus gros souci était de savoir comment il allait s'y prendre pour que ses parents veuillent bien qu'il aille chez James. Après la scène qu'il venait de faire au repas, il n'était même pas sûr de pouvoir manger pendant une semaine. Samara : t'en fais pas mon gars, avec ce qu'on vient de s'empiffrer ce soir, on a mangé pour toi pour toute la semaine Fallen Angel : Burp ! Samara : merci pour cette charmante affirmation.

Il retourna la lettre de James, prit une plume, de l'encre, et se mit à écrire une réponse beaucoup plus brève que le récit de James :

Salut mon pote,

Ce que tu me demande là va être très difficile pour moi, étant donné que je viens de rembarrer toute ma famille à un dîner qui était vraiment très ennuyeux. En fait je crois que ça va être carrément impossible de les approcher a plus de deux mètres pendant trois mois. Mais bon je vais quand même essayer !

Toute mes condoléance pour toi et toute ta famille que j'embrasse au passage. Je suis vraiment désolé et je sais ce que tu ressens.

A bientôt j'espère.

Sirius (le bôôôôôô gosss célibataire) (enfin, j'dis pas ça pour toi mais on sait jamais, peut-être qu'une jolie fille lira cette lettre !)

Sirius sourit en relisant sa signature qu'il n'oubliait jamais. Puis il referma la lettre, l'attacha à la patte de la chouette, qui avait attendu patiemment qu'il termine sa lecture tout en lui mordillant le bout des doigts. Puis il l'emmena près de la fenêtre. Après l'avoir regardée s'éloigner dans le noir, il soupira une deuxième fois et commença à mettre au point un nouveau plan pour que ses parents veuillent bien qu'il aille chez James.

Il alla s'étendre sur son lit en réfléchissant au meilleur moyen de faire fléchir ses parents. Mais il avait beau tourner et retourner la situation dans tous les sens, il savait que ses parents lui feraient payer cher la scène du dîner. Mais malgré la situation, il ne parvenait pas à regretter ce qu'il avait dit. Sa famille avait mérité ce qu'il leur avait reproché. Seulement a présent, il savait que ses chances d'obtenir la permission d'aller chez James étaient plus que réduites. Même si toutes les chances du monde lui souriaient et tentaient de jouer en sa faveur, il serait obligé de rester cloîtré chez lui. Et rien que la pensée de devoir supporter toute son idiote de famille pour le reste des vacances lui donnait des aigreurs d'estomac.

Il se retourna vers sa fenêtre qui était ouverte et contempla les quelques nuages que le vent chassait dans le ciel. Les étoiles étincelantes éclairaient le square Grimmaurd de leur lueur argentée. Sirius se leva d'un bond nerveux et commença à faire les cent pas dans sa chambre. Plus il y réfléchissait et plus il avait l'impression atroce que cet endroit était plus qu'une prison qu'une maison. En tout cas, pour lui, rester ici était synonyme de torture psychologique, de harcèlement moral et d'esclavage. Il devait absolument, par n'importe quel moyen possible et imaginable se sortir de là. De plus, James avait besoin de lui et de sa présence.

Tandis qu'il s'enfonçait dans ses pensées de plus en plus sombres et déprimantes, un pas léger se fit entendre devant sa porte, suivit de faibles coups donnés contre le bas du panneau de bois. Sirius reconnut la manière de frapper de Kreattur, l'elfe de maison de la famille.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il hargneusement.

Mais l'elfe fit mine de ne pas l'avoir entendu et donna trois nouveaux petits coups dans la porte. Levant les yeux au ciel, Sirius sortit sa baguette de sa poche qu'elle ne quittait plus et leva le sortilège qui bloquait la porte. Après tout, s'il devait mieux se comporter pour obtenir l'autorisation de ses parents, mieux valait pour lui commencer tout de suite, même si cela lui en coûtait bien plus que quoi que ce soit au monde. Il détestait les hypocrites et devait pourtant agir comme tel.

- Quoi ? demanda-t-il en essayant d'adopter une voix douce.

- La maîtresse a envoyé Kreattur pour dire au jeune maître que les invités s'en vont et qu'il est prié de descendre au salon pour les adieux.

Sirius déglutit et leva les yeux au ciel. Il ne savait pas s'il aurait le courage et la force d'affronter leurs regards sans dire mot. Mais tout ce qui comptait était qu'il puisse partir chez James pour son anniversaire. Il tourna une dernière fois la tête vers la fenêtre et la rue étoilée, jetant un dernier regard à la liberté, puis entreprit de suivre Kreattur jusqu'en bas où les convives se préparaient à partir.

L'elfe ouvrit la porte du salon et s'effaça pour le laisser passer. Serrant les dents, Sirius entra dans la pièce. Immédiatement, tous les regards convergèrent dans sa direction et la rumeur des conversations se tu.

- Tu es descendu, dit Beladra. C'est bien. Tu vas t'excuser auprès de nos invités, leur dire au revoir et monter dans ta chambre.

S'excuser ? Sirius s'était mis d'accord avec lui-même pour saluer sa famille mais de là à s'excuser ! Il n'allait jamais accepter de se rabaisser à leur niveau, jamais il ne s'excuserait d'avoir dit la vérité. C'était se condamner soi-même devant un tribunal qui ne comptait que des juges qui donneraient n'importe quoi pour l'exécuter. Mais une voix au fond de lui parvint à ses oreilles, lui murmurant « James » d'une petite voix. Sirius baissa la tête, serrant ses poings dans ses poches à s'en blanchir les jointures. Puis il leva un regard discret vers Andromeda qui le regardait d'un air compatissant, son manteau sur les épaules. Elle lui fit un petit signe de tête accompagné d'un sourire. Sirius tenait beaucoup à elle et le souvenir de la cousine décédée de James lui revint en mémoire. Il se rendit soudain compte de la douleur que lui aussi éprouverait si jamais il perdait Andromeda. Cette pensée lui redonna du courage et il releva la tête. Dans sa poche il croisa les doigts puis, d'une voix faible et amère lâcha :

- Je suis désolé pour ce que j'ai dit pendant le dîner.

Voilà, c'était dit. Et jamais Sirius n'aurait imaginé que ça puisse faire aussi mal. Mais la pire des tortures fut le regard triomphant et supérieur que Bellatrix arborait. Elle semblait plus ravie qu'elle ne l'avait jamais été tout au long de sa vie et narguait Sirius du regard. Celui-ci préféra tourner la tête vers un autre membre de sa famille et enfoncer ses ongles dans sa peau pour ne pas exploser. Il se sentait rabaissé, réduit à s'excuser pour des choses qu'il était fier d'avoir dites, forcé à prétendre regretter la vérité.

- Bonsoir, dit-il de la même voix amère sans même prendre la peine de les regarder. Leur vue lui était insupportable.

Puis il fit volte-face et se dirigea vers la sortie pour remonter dans sa chambre. Au passage, il gratifia Andromeda d'un sourire douloureux et celle-ci lui attrapa la main au vol, la serrant dans la sienne d'un air compréhensif. Elle plongea son regard au fond de celui de son cousin et lui sourit ouvertement pour la première fois de la soirée.

- Passe de bonnes fins de vacances, petit cousin adoré, lui dit-elle.

Puis elle le serra dans ses bras et lui murmura à l'oreille « C'est très bien ce que tu as osé faire ce soir. Tu m'as rendu plus fière de toi que tes parents ne pourront jamais l'être de Regulus ». Puis sans un mot de plus, elle se tourna vers sa famille qui la regardait d'un air qui se rapprochait plus du dégoût que de l'effarement. Il était vrai que la famille Black avait une telle fierté que ce genre de démonstration d'affection leur était inhabituel. Sirius remarqua que le sourire triomphant de Bellatrix s'était quelque peu effacé pour laisser place à une grimace qui lui déformait le visage.

Sirius était plus en colère que jamais, mais les mots que sa cousine lui avait dis étaient très réconfortant, c'est pour cela que lorsqu'il remonta dans sa chambre, il était bien décidé à trouver une solution à son problème. Ce qu'il fit d'ailleurs, car une demi-heure plus tard, il avait presque trouvé une stratégie qui pourrait marcher. Il allait être plus malin qu'eux car il venait de trouver l'argument qui ne pourrait que les faire réfléchir.

Le lendemain matin Sirius se leva très tôt, ce qui n'était pas vraiment dans ses habitudes. Fallen Angel : c'est vraiment pas dans nos habitudes non plusSamara (En train de s'étirer et après un long bâillement) : Ben pourquoi tu dis ça ? Il est que 12h30 !. Il se dirigea vers la salle de bain en traînant les pieds, les yeux à demi fermés. Il avait décidé de commencer sa journée par une douche écossaise. Quand on est prêt à tout pour obtenir ce qu'on veut, rien n'est trop fort pour se réveiller. L'eau chaude acheva de faire sortir son esprit embrumé du pays des rêves tandis que l'eau froide lui éclaircit les idées et lui donna du tonus pour la journée. Il était prêt à se battre et à défendre chèrement son billet pour la maison des Potter.

Après avoir tourné et retourné dans sa tête vingt mille fois tous les arguments possibles, il se décida enfin à aller voir ses parents qui devaient déjà être debout depuis un bon moment. « Encore quelque chose qui les différencie de moi » pensa t-il tristement en descendant l'escalier. Au passage il croisa Kreattur qui nettoyait un vieux meuble poussiéreux et le gratifia d'un grand sourire. Tant qu'a faire, il allait être gentil avec tout le monde, et comme aujourd'hui était son jour de bonté, valait mieux en profiter. Kreattur parut surpris, mais ne lui rendit pas son sourire. « Crétin » pensa Sirius.

Quand il arriva dans la cuisine, Sill, Beladra et Regulus étaient déjà là. Beladra présentait sur la table les plats que Kreattur avait dû préparer pour le petit déjeuner, alors que Sill lisait le journal d'un air absent. Aucun des trois membres ne remarqua sa venue et Sirius pensa pour lui-même qu'il aurait mieux fait de rester dans sa chambre, bien au chaud, dans son lit. Regulus parlait d'un air enthousiaste et vif :

- … et le dîner d'hier soir était vraiment très bon, mère ! disait-il

Puis il aperçut l'entrée de son frère et continua d'un air sournois.

- Mais je pense que certains n'ont pas su l'apprécier à sa juste valeur…

Sirius, lui, savait que cette dernière réplique était plus pour lui que pour sa mère. Il repensa alors à l'horrible pâtée pour chien que sa mère leur avait servi la veille. Il eut alors la furieuse envie de lui dire « sale bouffon », mais les seuls mots qui sortirent de sa bouche furent « Bonjour », car l'image de James lui était alors revenue à l'esprit.

Il prit place à table et commença tout de suite à mettre son plan en pratique. Il afficha alors un large sourire qui ressemblait plus a une grimace qu'à autre chose, mais personne n'y prêta attention, mis à part Regulus qui lui lança un regard étrange. Sirius passa alors très vite au deuxième point de son plan, et dit d'une voix claironnante pour que même son père puisse l'entendre :

- Voulez-vous que je vous apporte mon aide, mère ?

Il ne savait pas pourquoi ni comment il avait pu dire ça, mais il l'avait fait tout en se disant « Mais qu'est ce que je fais là ? ».

Sill avait alors brusquement baissé la Gazette du Sorcier, fixant Sirius par-dessus son journal. Celui-ci avait toujours son sourire accroché aux lèvres et tentait de le rendre le plus réel possible. Beladra se retourna brutalement vers Sirius et Regulus faillit tomber de sa chaise. Puis, reprenant ses esprits, Beladra lui dit d'une toute petite voix, tout en regardant son mari craintivement :

- Oui… Elle chercha quelque chose d'autre a dire, mais ne trouva apparemment rien de plus et se retourna pour continuer ce qu'elle était en train de faire.

- Parfait, dit-il en souriant.

Il se leva alors brusquement et continua de mettre la table avec sa mère.

Quand ils eurent terminés, ils s'assirent et commencèrent à manger, mais Sirius qui avait plus d'un tour dans son sac enchaîna sur la troisième partie du plan. Il finit donc son repas en cinquième vitesse, et une fois terminé, débarrassa son bol. Ensuite, il se tourna vers son père avec ce même sourire exaspérant et lui demanda d'un air mielleux :

- Voulez-vous que je vous fasse un peu de café père ?

La réaction fut immédiate. Sill posa brusquement sa tasse de lait sur la table, ce qui en renversa une bonne partie à côté, puis Beladra regarda son mari anxieusement.

- Bon Sirius, dit Sill d'une voix forte, je commence à te connaître suffisamment pour savoir que tu ne fais pas ça pour le plaisir, alors s'il te plait, viens-en tout de suite au fait, et dis nous ce que tu veux, car je n'ai pas de temps a perdre avec toi. J'ai des choses bien plus importantes à faire que d'écouter tes sollicitations. Alors ? J'attends…

Sirius resta un moment sans trouver mot dire, puis se ressaisit alors très vite. Il devait avouer que cette réplique n'était pas tout a fait ce qu'il avait imaginé et ne faisait pas vraiment partie de son plan. En fait, il y avait encore quelques parties avant la discussion finale qui n'avaient pas encore été accomplies. Mais il décida que de toute façon, c'était trop tard pour trouver un plan de substitution et estima qu'il ferait mieux de reprendre son attitude normale. Il abandonna son sourire et regarda son père.

- En fait, tu vois j'avais l'intention de te demander quelque chose…

- Eh bien vas-y, je n'est pas que ça à faire je t'ai dis, donc dépêche toi, ou je vais perdre patience…

- James veut que je vienne passer les deux dernières semaines de vacances chez lui… mais je vous demande de voir tout d'abord le point positif de tout cela, ajouta t-il précipitamment en voyant que son père ouvrait furieusement la bouche pour lancer une réplique cinglante et déterminante dans le genre « non ».

- En réfléchissant bien à ce que tu viens de me dire, répondit lentement Sill, je ne vois aucun point positif dans tout ça…

- Tu as… euh je veux dire, vous avez certainement oublié le point qui concerne les trois membre de cette famille, dit-il en riant, c'est que je ne serai plus là le reste des vacances et par conséquent, il n'y aura plus aucun risque que je vous fasse honte…

- Je crois que tu n'a pas encore compris un principe, dit son père en élevant la voix, quand je dis quelque chose dans cette maison, je ne reviens jamais dessus,… et c'est d'ailleurs ce que devraient faire tous les membres de cette famille, pour être dignes de porter ce nom, ajouta t-il sombrement.

- Oui cher père, dit une toute petite voix qui devait certainement appartenir à Regulus, je suis entièrement d'accord avec vous, et je l'ai toujours dit…

- Ho la ferme ! cracha Sirius qui avait soudain oublié toute politesse.

- Excuse-toi tout de suite auprès de ton frère ! rugit Beladra.

- Je ne vois pas pourquoi je devrais m'excuser au près de ce minable, alors que moi, on ne me laisse même pas faire ce que je veux ! dit Sirius d'un ton très calme.

- Hé bien tout simplement parce que si tu ne le fais pas tu, es certain de ne plus revoir la lumière du jour jusqu'à la rentrée des classes ! hurla Sill. Et tu peux me croire, deux semaines enfermé, c'est très long…

- De toute façon, rien qu'une heure enfermé ici, ça me paraît une éternité ! Et de toute façon, je ne vois pas ce que ça changerait, étant donné que la seule chose que je puisse faire en dehors de cette maison à cause de vous, c'est… mais qu'est-ce que je dis y'a rien que je puisse faire en dehors de cette baraque.

- Reste correct s'il te plait ou…

- Ou sinon quoi ? lui demanda tranquillement Sirius.

- Tu sais que je pourrais très bien te changer d'école pour que tu ne puisses plus revoir ce Potter, d'ailleurs cette école dont nous avons parlé hier soir serait très bien pour te remettre dans le droit chemin. N'est-ce Beladra ? demanda Sill.

- Tu n'oserais pas… lui rétorqua son fils sur un air de défi. Et si tu crois que je te crains, tu te fourres la baguette dans l'œil.

- Ne me provoque pas Sirius ou tu vas perdre, et tu le sais très bien.

- Hé bien justement NON ! Je ne t'ai jamais vu gagner contre moi, j'ai toujours eu le dernier mot, et d'ailleurs avec elle ça à tout le temps été bien plus facile qu'avec toi…

- Je te rappelle que nous sommes tes parents, donc que tu nous dois…

- Le RESPECT ! Bien sûr parlons-en du respect ! Vous osez dire ça alors que vous vénérez un homme qui tue des gens simplement parce qu'ils ne veulent pas se rallier à lui. Et c'est ça que t'appelles le RESPECT ! Eh bien moi je préfère retourner dans ma chambre plutôt que d'entendre des conneries pareilles pendant cent plombes ! Vous direz à ce crétin d'elfe de maison de m'apporter mon repas dans ma chambre pour ce midi et tous les autres repas également. En espérant ne plus jamais vous revoir tous autant que vous êtes dans cette famille de faux-culs !

Sur ce, Sirius remonta l'escalier en bousculant Kreattur qui avait dû certainement écouter toute la conversation. Il se précipita dans le couloir en méprisant du regard les têtes des anciens elfes de maison qui ornaient les murs. Et dire que Kreattur pleurait de joie rien qu'à l'idée qu'il pourrait finir ainsi. Le jeune homme entra dans sa chambre, les yeux brillants de rage et claqua la porte derrière lui avec tant de force que l'une des têtes accrochées au mur se décrocha et tomba avec fracas sur le plancher. Sirius sortit sa baguette de sa poche, prêt à lancer n'importe quel sort sur la première personne qui tenterait de rentrer dans sa chambre, mais se ravisa au dernier moment et la jeta au sol de dépit. Se laissant emporter par sa colère, il frappa son armoire de ses poings, brisant la porte au passage qui sortit de ses gonds et s'écroula sur le parquet. Sans faire attention à la douleur qui lui transperçait les mains ni au sang qui coulait sur ses doigts, il attrapa l'un des tableaux de famille que ses parents l'avaient forcé à garder dans sa chambre et le jeta à travers la pièce.

- Je HAIS cette famille ! s'écria-t-il.

Et la rage qui ne voulait pas le quitter fit place à l'abattement. Il parcourut sa chambre des yeux, seule pièce de la maison qui portait une trace de sa personnalité. Il y avait accroché des photos de ses amis, disposés ses livres préférés et exposé son équipement de batteur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Mais au fil du temps, malgré toutes les touches privées qu'il avait tenté d'y apporter, il avait fini par haïr ces murs. Il se sentait comme un étranger dans ce monde voué à la magie noire et à l'adoration de Voldemort. Il ne supportait plus les visages de ses parents et l'air stupide de son frère qu'il voulait arrogant. Il détestait même jusqu'à la vue qu'il avait sur la rue lorsqu'il se levait le matin. Cette rue sombre et pavée où des dizaines de maisons semblables en tous points s'alignaient sous les réverbèrent. Mais de l'intérieur du 12, square Grimmaurd, cette rue sans saveur avait des airs de paradis…

Durant les quatre jours qui suivirent, Sirius ne sortit pratiquement pas de sa chambre, remuant de sombres pensées. Il devenait fou à rester cloîtré entre ces quatre murs avec pour seule compagnie les aboiements des chiens qui passaient dans la rue au long de leurs promenades du soir. Mais Sirius préférait cette compagnie-là à celle des autres habitants de la maison et qui prétendaient être sa famille. Trois fois par jour, Kreattur frappait à la porte et repartait en laissant derrière lui une infâme mixture dont Sirius ne voulait même pas savoir la composition. Le jeune homme ne sortait de sa chambre que pour utiliser la salle de bain et lancer des regards assassins à toute personne qui croisait son chemin. Il était peu enclin à la solitude et ce manque de présence amicale lui pesait lourd et le faisait atrocement souffrir.

Le matin du cinquième jour, Sirius dormait profondément lorsqu'un intrus se glissa dans sa chambre le plus discrètement possible. Kreattur, sous l'ordre de ses maîtres, venait inspecter la chambre avec la revendication de faire le ménage. Mais Sirius avait l'ouïe fine et même le pas léger de l'elfe de maison ne pouvait passer inaperçu à ses oreilles. En temps normal, il avait le sommeil très lourd lorsqu'il dormait dans un endroit où il se sentait en sécurité (comme Poudlard) mais le fait de dormir dans sa propre chambre ne lui inspirait aucun sentiment de confiance. Il n'aurait même pas été surpris si ses parents avaient essayé de l'étouffer dans son sommeil. Il attendit que l'elfe soit à sa portée pour agir. Kreattur, peut méfiant, s'approcha de son jeune maître pour vérifier s'il dormait ou non. Sirius, jouant bien son rôle laissa l'elfe s'approche de lui. Puis il lui attrapa le poignet d'un mouvement brusque, ouvrant les yeux et se redressant si vite que la créature n'avait pas eu le temps de comprendre ce qui lui était tombé dessus.

- DEHORS ! hurla Sirius dans les oreilles du serviteur.

Il empoigna Kreattur par le col et le jeta dans le couloir par la porte demeurée ouverte. Dans sa vive colère, la porte se referma d'elle-même sur les visages de ses parents et de son frère qui accouraient, étonnés et effrayés. Sirius se leva d'un bond et s'avança vers la porte avant de crier à travers le panneau de bois :

- Et si vous avez quelque chose à me dire, venez vous-mêmes plutôt que d'envoyer cette créature répugnante faire le sale travail.

Son regard se posa une fois de plus vers la fenêtre de sa chambre qu'il ouvrit d'un coup brusque. Des airs de liberté lui montaient de plus en plus souvent aux oreilles ces temps-ci, à tel point que l'idée de la fugue lui était apparue comme salvatrice. Il jeta un coup d'œil à ses affaires éparpillées en désordre autour de lui et à sa malle qui gisait, grande ouverte, au fond de sa chambre. Ce serait si facile. Si rapide. Quelque chose qui résoudrait tous les problèmes. Une solution extrême pour un cas qui sortait des limites du supportable. La rumeur d'une conversation sur le pas de sa porte le tira de sa rêverie. Il tendit l'oreille et reconnut les voix de ses parents.

- …cet abruti de gamin va me le payer, je te le jure, dit son père d'une voix où régnait la rage.

- Calme-toi Sill, je t'en prie, tenta de le raisonner Beladra.

- Je ne peux plus supporter ses crises et ses sautes d'humeurs. Je ne peux plus accepter qu'il ait un tel comportement sous mon toit.

Sans même s'en rendre compte, Sirius avait commencé à ramasser ses affaires et à les jeter sans conscience dans sa malle. Il se tourna vers son bureau et en sortit une petite clé de bronze. C'était celle de son compte en banque à Gringotts, la banque des sorciers. Pour son anniversaire, son oncle Alphard lui avait légué un joli tas d'or, précieusement gardé par les gobelins. Il jeta la clé parmi ses vêtements dans sa valise tout en écoutant ses parents.

- Ce gosse n'a aucun respect, aucun sens des valeurs que nous admirons. Il ne mérite même pas de porter notre nom, il souille notre réputation. Il faut lui apprendre ce que signifie le nom de Black. Et s'il refuse toujours de changer, je me chargerai de son cas.

- Ce sera inutile, intervint Sirius d'un ton calme en ouvrant la porte. Je pars.

- Qu… Quoi, tu pars ? bredouilla sa mère en le regardant avec des yeux ronds.

- Oui, j'ai décidé que j'en avais assez de voir vos sales gueules de cons toute la journée et je vous quitte. Maman, papa, au plaisir de ne jamais vous revoir.

Puis il se mit à descendre les escaliers en traînant sa valise derrière lui. Ses parents, trop abasourdis pour faire quoi que ce soit ne tentèrent pas de l'en empêcher. Mais lorsque son père reprit ses esprits, il se précipita à la suite de Sirius en hurlant.

- Et où est-ce que tu pars, hein ? Tu n'as aucun endroit où aller. Tu n'as rien, tu n'as personne, tu n'es rien. Et regarde-moi quand je te parle !

La seule réponse qu'il obtit fut un bras d'honneur dont Sirius le gratifia avant d'ouvrir la porte d'entrée. L'air du matin sur son visage avait des embruns de liberté et d'une nouvelle vie qui commençait. Sentant les pas de son père dans son dos, il pressa le pas et sortit dans la rue. Lorsque Sill sortit à son tour, quelques secondes après, la rue pavée était complètement vide et il ne vit pas une trace de son fils à l'horizon.

- Sirius ! hurla-t-il. Si tu ne reviens pas immédiatement, tu ne pourras plus jamais mettre les pieds dans cette maison ! Et personne ne part comme ça avec moi ! Personne ne me tourne le dos comme tu l'as fait, espèce d'effronté. Tu viens de commettre la plus grosse erreur de ta vie !

Mais seul le silence de la rue lui répondit. Soudain, un énorme chien noir jaillit de nulle part, la bave aux lèvres. Il avança dangereusement vers Sill, découvrant ses crocs luisants. Effrayé, Sill recula vers le pas de sa porte. Le chien fit un pas de plus dans sa direction, se préparant à attaquer. Abandonnant la partie, Sill rendit les armes et rentra chez lui, claquant la porte dans son dos.

Dans la rue, le gros chien noir cessa de grogner dès que l'homme fut rentré chez lui. Puis lentement, l'animal parut grandir et se redresser. Il devint bientôt de la taille d'un jeune adolescent, un garçon aux cheveux noirs, à la carrure d'athlète et au visage séduisant. Sirius avait encore une fois gagné contre son père et cette fois-ci, son gain s'était avéré être sa liberté.

Fin du deuxième chapitre

Petit mot de la part des auteurs : Alors, ça vous a plu ? On espère que oui. On a finit d'écrire ce chapitre à 2:18 exactement du matin et on commence à être crevées. Surtout des yeux. Alors pour compenser les lunettes que je suis obligée de porter pour pas me bousiller la vue (et en plus ça laisse des marques et c'est pas bôôôôôô) et étant donné que Fallen Angel est en train de se faire chier à côté pendant que je vous écris ce mot, vous pouvez bien nous laisser une chtite review. C'est vrai quoi, un bon geste… J

On essaie de vous envoyer le troisième chapitre au plus vite et on espère que ce chapitre était (pour vous) plus joyeux que le premier. Mais de toute façon faut pas chercher y'avait Siri mon chou dedans donc ça ne pouvait être que bien.