Deuxième chapitre à suivre, j'ai fais une petite faute lors du premier, pour la formation de Rosalie, je m'en excuse et merci à Mokonalex de me l'avoir signalé !
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, je ne fais que m'amuser !
POV EMMET
J'étais bien dans cet avion. J'aurai voulu ne jamais sortir de cette bulle que Rosalie et moi nous étions crée en l'espace de quelques heures. Cette fille est magnifique et je me demande encore comment j'ai pu lui plaire, elle méritait le meilleur dans tous les domaines. Physiquement elle représente mon idéal féminin, un corps parfait, des courbes à tomber à la renverse, un visage angélique mais pétillant et ouvert, un sacré humour et je me damnerais pour son sourire. Je n'avais pas ressenti ça depuis Lauren. Lauren avait été ma première copine au collège. Nous avions quinze ans, passionnés l'un pour l'autre et on ne se quittait plus. Elle me manquait quand elle était loin de moi, et j'aime à penser que je lui manquais tout autant. Vous vous demandez pourquoi je ne suis plus avec Lauren maintenant si elle était si bien avec moi ? Bonne question. Au lycée, elle a changé de copines et elle est devenue comme elles. Méchante, sournoise et moqueuse. Je ne lui suffisais plus, elle avait besoin des mecs les plus populaires du lycée. Elle m'a quitté par texto. Grande classe n'est ce pas ? Pour le moment, j'étais bien dans cet avion, je faisais un doux rêve où Rosalie et moi partions ensemble à la descente de l'avion. Puis une douce voix à mon oreille se fit entendre.
-Monsieur, réveillez vous !
J'ouvrais un œil, puis l'autre, pas sûr d'avoir vraiment entendu cette voix. Mais si, l'hôtesse de l'air de l'avion était plantée devant moi, les mains sur les hanches, elle devait m'appeler depuis un moment. Puis j'ai senti ce vide. J'étais seul dans l'avion. L'avais je rêvé cette parenthèse avec Rosalie ? Je me risquai à lui poser une question.
- Où est-elle ? Vous savez la fille qui était assise à côté de moi ? J'étais un peu affolé, j'avais vraiment peur de me l'être imaginé.
- Elle est descendue y'a cinq ou dix minutes avec tous les autres passagers Monsieur, je suis désolée. En fait, je faisais le tour de l'appareil pour vérifier qu'aucun bagage à main n'avait pu être oublié. Et je vous ai trouvé. On n'attend plus que vous. Me dit-elle dans un petit sourire.
Mon doux nuage s'est effondré d'un coup. Trois petits mots. « Elle est descendue ». Sans moi. Bon, je me lève, remercie et m'excuse auprès de l'hôtesse, et un peu plus tard, me voilà dans l'enceinte de l'aéroport de Seattle, encore tout chamboulé par l'expérience vite envolée que je viens de vivre. Des filles d'une nuit, j'en ai une et plus d'une même. Mais elle, je la sentais pas comme ça, je veux la revoir. Je me sens comme si on avait mis un couteau dans mon ventre, la douleur n'est pas encore trop forte parce qu'il est encore planté dans la chair, mais pourtant on y pense sans arrêt.
Une autre voix m'appelle. Elle m'est familière. Je me retourne vers Alec, un de mes meilleurs potes, qui est venu me chercher. Ce mec est impressionnant, qu'il fasse beau, qu'il pleuve, qu'il fasse 30 degrés ou -10, il est toute l'année en claquettes. Ça me tue, il dit qu'il a toujours chaud. Je le vois donc au milieu d'une foule de personnes attendant ou laissant partir quelqu'un, foule emmitouflés dans des pulls, écharpes et autres manteaux. Nous sommes au mois d'octobre et l'hiver s'installe doucement dans l'état de Washington, il peut se montrer particulièrement rude. Mais Alec est en claquettes et fait vraiment tâche au milieu de tout ce monde. Je le vois s'approcher, il me tend une main franche que je serre sans hésiter. Alec n'est pas très bavard, malgré son poste de commercial, dans la vie civile. Il vit encore chez sa mère et n'a apparemment pas l'intention d'en partir avant un bon moment. Nous nous dirigeons vers le parking, où sa voiture est encore mal garée. Il a un réel souci pour faire des rangements en voiture, ça m'a toujours fait rire mais je ne lui ai jamais fait une remarque pourtant. Après lui avoir raconté vaguement le déroulement du séminaire à Salem, il me déposa chez moi, il était pressé et on se dit qu'on se rappellerait bientôt.
Mon chez moi. Enfin à la maison. J'allais pouvoir penser à tout ça. Seul. Enfin si Edward n'est pas dans les parages. Attendez, j'y pense : mais bien sûr Edward ! Il faut qu'il me retrouve Rosalie, il sort avec une de ses copines si j'ai bien compris ! D'ailleurs, va falloir qu'il me dise pourquoi je ne suis pas au courant de cette nouvelle copine, on se dit tout d'habitude. Je suis sur le palier, à la recherche de mes clés et je vais tout à coup bien mieux qu'il y a quelques heures. J'ai un demi sourire sur les lèvres rien que de penser qu'on a des relations en commun Rosalie et moi.
POV ROSALIE
J'entends les instructions des hôtesses nous rapportant que l'avion entame sa procédure d'atterrissage. Je me retourne vers celui qui m'a fait quitter mon monde pendant quelques heures. Il dort comme un bébé, il est tellement mignon. Puis un flash apparait devant mes yeux, James. Et je me suis sentie mal à l'aise, comme si son regard persistant errait sur moi sans relâche, comme s'il avait vu ce que j'avais fait. Je ne méritais pas Emmet, ni le bonheur qu'il venait de me faire partager. Je me sentais sale. Sale d'avoir pu répondre à ses avances, d'avoir céder à mes pulsions, d'avoir trahie James, l'homme qui partageait ma vie, l'homme que… j'aimais, je portais même peut être son bébé. Vite il faut que je sorte de cet avion, que j'aille m'aérer la tête, et surtout m'éloigner de cet homme parfait affalé à mes côtés, il ne me mérite vraiment pas, il mérite une fille qui n'aura pas de démons comme moi, ni de boulets accrochés à ses pieds. Les premiers passagers commencent à bouger, c'est l'heure. L'heure pour moi de retourner dans la vie normale, loin du paradis qu'il régnait dans cet avion. Ne vous méprenez pas, je ne peux pas faire autrement. J'ai une vie bien rangée, et cette histoire ne convient pas à cette vie, je devrais continuer à vivre avec l'humiliation que je ressens pour moi-même.
Je me faufile entre les passagers, je crois bien que je suis la première à sortir. Je jette un coup d'œil en arrière, je le vois pour la dernière fois. Il dort paisiblement. Il a l'air heureux. Si j'ai pu au moins contribuer à ça, ça ira pour me faire supporter comment je me sens.
Je récupère vite mes bagages, et avant que j'ai eu le temps de me retourner, je sens quatre bras me serrer la taille et la poitrine à m'en couper la respiration. Je sais qu'elles sont là, qu'elles sont venues pour moi, j'ai un sourire franc qui étire mes lèvres, elles m'ont tellement manquées. Je les aime comme des sœurs, et être loin d'elles me devient de plus en plus insupportable. Je me retourne et vois leurs visages émerveillés de me retrouver. Ces filles sont folles, elles me trainent par le bras, me racontant qu'on a pleins de magasins à faire dès maintenant. Les gens nous regardent d'un œil bizarre mais Bella et Alice s'en fichent, elles ont toujours été comme ça, ensemble notre trio a toujours été comme ça, très expressif et surtout très vivant.
C'est Alice, une fois installés dans sa voiture, qui attaqua :
-Alors ce vol, pas trop fatiguée ? Je n'espère pas, parce qu'on passe chez tes parents poser tes affaires, tu nous payes le café, et puis on décolle, y'a un nouveau magasin qui a ouvert en ville, il faut absolument qu'on y aille et…
-Alice, tu vas lui faire peur, la supplia Bella, puis celle-ci me jeta un regard désolé. Que je lui rendis, mais le mien n'était pas désolé, seulement ravie de les retrouver enfin.
J'ai surement du me reposer un moment, puisque je n'ai pas vu le chemin passer. Bella avait du demander à Alice de me laisser tranquille cinq minutes. Bella était comme ça, toujours à se préoccuper du bonheur des autres. Il fallait que je lui parle seule à seule un moment, pour être sure qu'elle ne parlerait pas de notre conversation d'avant vol à Alice ou à Edward. Ce que je vis par la vitre de la voiture me ravit, j'aurai le temps de penser à toute cette histoire plus tard. Une villa immense, avec piscine et cours de tennis surplombait Seattle. Mes parents avaient toujours voulu avoir une maison surdimensionnée et ils se l'étaient offerte dès que les moyens financiers avaient été débloqués. Ma mère Liliane - d'où mon deuxième prénom- avait hérité d'un compte en banque bien rempli, lorsque son père, homme d'affaire important, était décédé quinze ans plus tôt. Elle avait toujours tout vu en grand, la preuve étant cette maison. J'étais enfin chez moi, dans le seul endroit au monde, où je me sentais vraiment chez moi. Tout ça m'avait trop manqué, me ravivait trop de bons souvenirs et je me demandais encore comment j'avais pu partir. J'aimais mes études de pédiatrie bien évidemment mais j'aimais encore plus ma ville natale.
J'étais bien. Ma mère vient m'accueillir à la sortie de la voiture, elle embrassa Bella et Alice qu'elle connaissait depuis toujours, et me serra dans ses bras, me disant que je lui avais vraiment manqué. Elle nous proposa un café, qu'on accepta volontiers.
Je redoutais déjà le moment où elle allait me demander comment allait James. Et si nous avions prévu de passer à la prochaine étape : le mariage. Rien que d'y penser, j'en avais la nausée. Mon état n'aidant pas, je préférais ne pas y songer. Surtout que depuis que je l'avais quitté à Salem pour venir ici, je ne pensais plus à lui. Non mes pensées étaient toutes tournées vers ce bel apollon qui m'avait fait me sentir belle et désirable, qui m'avait fait sourire et rire, et aimer. Il me manquait déjà. Mais je devais garder ça pour moi, ma mère ne comprendrait pas. Je devrais peut être en parler aux filles… NON Alice me supplierait de quitter James pour ce nouvel homme, sans même l'avoir rencontré. Je ne peux pas quitter cette vie planifiée pour moi.
Voilà petit chapitre. Mais en fait je pense faire des petits chapitres plutôt que des longs, j'en ferai plus souvent comme ça.
XO XO
K
