Voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira ! N'hésitez pas à me faire vos critiques et surtout dites le si vous ne comprenez pas quelque chose ! je serais là pour rectifier !
Bonne lecture
Irène se leva ce matin là, bougonnant comme toujours. Elle regarda le réveil qui lui indiqua qu'il était 11h43. Elle râla de plus belle. Bien sûr, elle était la dernière réveillée de son dortoir. Elle ne s'entendait pas beaucoup avec les autres filles avec qui elle partageait la chambre. Elles ne pensaient qu'à honneur de la famille, ou trouver leur meilleur parti ou même devenir des Rennes de Bal … tout pour faire la fierté des parents. Une chose qu'Irène ne pouvait concevoir.
En effet, après le décès de ses parents dès son plus jeune âge (accident d'avion, c'est un comble pour des sorciers de sang-purs), c'est Marta, une grande tante qui l'avait élevée. Son enfance avait été à la fois dure car cette tante avait des principes vieux-jeux mais en même tant agréable. Elle s'entendait très bien avec elle et son statut d'orpheline la faisait être chouchoutée et gâtée. Qu'elle se ramène avec des bonnes notes ? ben il faudrait déjà être douée en cours et Marta s'était faite une raison quand à l'arrivée des bulletins de sa nièce. Paraître une fille modèle ? elle l'était. Après tout, elle était calme, ne répondait jamais, ne faisait pas de bêtise et n'écopait que rarement d'heure de colle. Trouver un mari ? Attendez, Irène était à l'aube de ses 16 ans et sa tante, pour avoir enduré le contraire, la laissait de son libre chef décidée de son avenir.
Irène se dirigea en soupirant dans la salle de bain. Elle prit rapidement une douche, se lava les dents, s'habilla. Elle s'arrêta devant son reflet dans le miroir. Irène était brune au cheveux coupés en un dégradé peu jolie et qui n'atteignait pas ses épaules. Son visage était plutôt jolie mais elle n'aimait pas du tout. Elle trouvait qu'avec son nez légèrement en trompette et ses oreilles bien rondes, elle ressemblait à une souris. Ses yeux étaient petits, verts foncés sous une épaisse rangée de cils noirs. Sa bouche fine ressortait sur sa peau blanche.
Son corps non plus ne lui plaisait pas. Elle se trouvait trop grande pour une fille (du haut de ses 1 mètre 70) et sans forme. Pas de seins, peu de fesse et ne parlons pas des hanches. Non, elle ne se trouvait vraiment pas jolie et pourtant elle avait essayé de se maquiller, d'être coquette mais on ne l'avait pas plus remarquée. Alors elle s'était remise à porter de large sweat-shirt quand elle ne devait pas porter l'uniforme de Poudlard. Comme à présent, elle enfila un jean slim, un sweat-shirt noir à capuche. Elle bailla et sortit de la salle de bain pour se rendre dans la Grande Salle et manger.
"T'as loupé le petit dej' ? lui demanda Bob.
- Oui, soupira Irène. Repas de tartine de beurre, comme tous les dimanches"
Elle était à la table des Serpentard et Robert s'était arrêté la saluer en passant. Il lui proposa de passer l'après-midi ensemble mais elle devait se rendre à ses retenues et elle savait qu'elle n'aurait pas le temps de cumuler cela avec ses devoirs qu'elle devait rendre dans la semaine. Elle refusa donc poliment et continua de manger. Bob savait très bien comment se comporter avec elle quand elle agissait ainsi. Il haussa les épaules et passa son chemin. Après avoir rapidement englouti quelques tartines de beurre, elle sortit de table pour repasser à son dortoir chercher une robe de sorcier et attendre patiemment l'heure de retenus. Elle n'avait aucune envie de s'attirer plus de foudre de la concierge en venant habillé en moldu, même si le week-end, les élèves étaient libres de se vêtir à leur goût.
"Me pardonnes-tu ?" demanda une voix féminine, près d'elle.
Irène sursauta et se retourna. Tisiphone l'avait rattrapée et marchait près d'elle, le regard en avant de sa démarche droite et gracieuse.
"A propos de ... ? commença Irène
- D'hier, de t'avoir laissée te prendre une heure de colle.
- Je n'ai pas à te pardonner, tu avais raison de ne pas t'en mêler. J'aurais fait la même chose, soupira Irène.
- Très bien. Dis, pourrais-tu me rendre un service ?
- Dis toujours. proposa Irène, méfiante.
- Est-ce que tu pourrais aller voir un certain Nott qui est de ta maison, en Septième année et lui demander un 3 gallions ?"
Irène fut surprise. Elle connaissait Nott sans jamais lui avoir parlé, de réputation. C'était un élève névrosé qui semblait toujours de bonne humeur et ne pouvait s'empêcher de pouffer. Il était l'apothicaire officiel de Poudlard, tout le monde le savait parmi les élèves et pourtant jamais il ne s'était fait prendre par un professeur. Irène fut surprise elle-même d'accepter de rendre ce service.
"Merci. Voilà l'argent. On se retrouve ici dans 5 minutes ?
- Très bien."
Irène prit l'argent que Tisiphone lui tendait, pas le moins nerveuse.
Arrivée dans la salle commune, elle rentra sa tête dans ses épaules et pria pour que Nott ne soit pas présent. Malheureusement, il était à une table près de la fenêtre, seul. Prenant un courage qu'elle ne se connaissait pas à deux mains, elle se dirigea silencieusement vers lui.
"Nott ?"
Celui-ci leva les yeux vers elle et sourit. On pouvait lire dans ses yeux de la surprise et de l'amusement.
"Combien ? demanda-t-il.
- Comment sais-tu ... ? Irène noya la fin de sa phrase en déglutissant bruyamment, mal à l'aise.
- Et bien, on ne se connait pas et généralement, ce n'est pas pour rien que des inconnus viennent m'aborder. Alors ? combien ?
- 3 Gallions, s'il te plait."
Il sortit un petit sachet en papier déjà cacheté et lui tendit. Elle lui tendit le plus discrètement possible les 3 gallions qu'elle avait gardé dans sa main. Il les prit, compta d'un coup d'oeil et leva à nouveau le regard vers elle en souriant.
"Un plaisir de faire affaire avec toi, Harper. A bientôt"
Irène frissonna. Elle doutait que son "à bientôt" soit utile, car elle ne viendrait pas le revoir de sitôt. Elle mis fermement le sachet dans la poche kangourou de son sweat-shirt et alla dans son dortoir. Elle se dépêcha de choisir une robe pour fuir la présence de Billie et Julie, ses colocataires.
Tisiphone était assise sur la première marche de marbre du hall, un livre ouvert sur les genoux. Elle leva la tête alors que Irène était encore à quelques mètres. Elle referma son livre, se leva et remis en place les plis de sa jupe. Puis elle se dirigea vers Irène et sans un mot lui fit signe de l'accompagner à l'extérieur. Irène la suivie. Elles se dirigèrent dans un coin qu'elle ne connaissait pas. Il s'agissait d'un coin de pelouse du parc qui descendait en pente douce et était caché par quelques fines tours du château. Tisiphone s'installa par terre, sortit de fines feuilles de papier et un bout de parchemin déchiré. Elle en déchira un petit rectangle et le roula entre ses doigts pour en faire un tube. Irène comprit rapidement pour avoir déjà assisté à ce manège quelques fois et sortit le sachet de papier qu'elle venait d'obtenir de Nott. Tisiphone s'en saisit et une minute plus tard alluma son joint du bout de sa baguette. Elle se redressa, s'appuya contre le mur d'une des tours, replia ses jambes devant elle et inspira sur le cône. Elle relâcha quelques secondes plus tard une épaisse fumée dans un soupire de soulagement ... comme si soudain, elle se sentait libérée d'un poids.
"Merci," murmura-t-elle à Irène
Elle tira quelques bouffées encore sur le joint avant de le tendre à Irène. Celle-ci se doutait depuis qu'une forte odeur avait rempli l'espace que ce serait bientôt son tours. Elle ne pensa même pas à refuser poliment, ce qu'elle aurait sans doute fait en tant normal et prit le joint entre ses doigts. Elle inspira dessus pour que l'extrémité opposée deviennent incandescente et sentir une chaleur sèche emplir sa bouche. Elle inspira de nouveau profondément pour amener la fumée jusqu'à ses poumons.
"Ce n'est pas la première fois que tu fumes. affirma Tisiphone
- euh ... de ça, c'est la première fois. J'ai déjà fumé une cigarette une fois"
Elle se souvint du jour où elle avait fumé une cigarette pour la première fois avec un voisin moldu. Celui-ci lui avait apprit en lui conseillant d'inspirer une première fois pour faire un "a" puis une deuxième pour faire un "men". Elle avait toussé de nombreuse fois à ses "amen"*.
Soudain, sans comprendre pourquoi, elle se mit à pouffer pour elle-même. Elle jeta un regard à Tisiphone qui la regardait avec un sourire amusé. Ses yeux disait "et bien, ça lui monte vite à la tête". Irène se mit à rire de plus belle, sans pouvoir s'arrêter. Le pire était qu'elle se rendait compte qu'en tentant de retenir son hilarité, elle émettait des gloussements ridicules et postillonnait. Elle fut suivie dans son fou rire par Tisiphone qui se détendit en reprenant le cône.
Elles furent soudain interrompue par une jeune fille qui sembla d'abord étonnée de les voir puis s'assit à un petit mètre d'elles. Elle commença elle aussi à rouler un joint.
"Je ne savais pas que tu fumais, Harper, dit-elle en restant concentrée sur sa besogne.
- Moi non plus, admit l'interpellée en éclatant à nouveau de rire.
- Je suis Eléanor Bondupois, mais tu peux m'appeler Léa"
Irène savait très bien qui elle était. Une Serpentarde, tout comme elle mais en sixième année. Elle était également Préfète et cela redonna un fou-rire à Irène. Si le professeur Sinistra savait que ses chers préfets fumaient de la drogue ... Eléanor "Léa" Bondupois était une petite brune aux traits joufflues mais aux grands yeux de biches.
Léa ... L'est pas jolie, l'est pas moche non plus ...
Les paroles d'une vieille chanson d'un vieux groupe français** qu'Irène aimait beaucoup s'engouffrèrent dans ses pensées. Elle continua à entendre cette chanson au fond de son esprit quand Tisiphone l'en sortit.
"Tiens, fumes encore quelques taffs et vas à tes retenues où tu vas être en retard", souffla-t-elle.
Irène s'éxecuta, son esprit chantant encore.
Elle est pas fute fute, oh elle est pathétique, l'aime pas tout mes tics, l'est pas solitaire, elle est pas solidaire ...
* Scène qui m'a marqué d'un film qui m'a pas marqué, Noi Albinoi de Daqur Kari
** Le groupe Louise Attaque, la chanson Léa. A découvrir si vous ne connaissez pas mais j'en reparlerai dans la suite de l'histoire.
Qu'en pensez-vous ?
Merci pour votre lecture de toute façon !
