2. Les événements du passé
16 septembre 1939.
Les éclairs perçaient le ciel au dessus de la petite ville et des collines environnantes. Il était trois heures de l'après-midi mais il faisait aussi sombre que si c'était la nuit.
C'était une mauvaise tempête. L'eau qui inondait les rues rendait, dans le meilleur des cas, le passage difficile. Des sacs de sable s'entassaient devant le seuil de plusieurs maisons pour empêcher l'eau d'envahir les minuscules bâtiments. Dans une région aussi reculée que Hill Town, la tempête prenait une importance énorme. Elle avait été l'objet de tous les ragots et de préparations effrénées. Il ne se passait pas grand chose ici, si bien que même le plus petit événement agitait l'étrange paranoïa des habitants.
Mais, au sommet de Homecoming Hill, la crise avait frappé sous une autre forme.
— Mais où diable est donc ce maudit docteur?
Un homme qui approchait la quarantaine faisait impatiemment les cent pas dans le hall devant l'imposante porte à doubles battants qui menait à la chambre de son fils. C'était un bel homme, avec des cheveux d'un roux profond et une barbe joliment taillée en bouc. Pour un homme riche qui vivait d'un gros héritage, il avait un allure étonnamment décontractée. Au lieu des vêtements coûteux, irréprochables, qu'on aurait pu lui voir porter, il préférait le style confortable. Aaron D. Shanks était un homme jovial, qui adorait plaisanter et n'avait jamais eu de mal à se faire des amis.
Il avait l'esprit ouvert et un tempérament patient. Bien qu'il pût se réjouir des choses les plus étranges, son plus grand bonheur lui venait de son plus jeune fils, un garçon au nom bizarre et qui pourtant lui allait bien: Luffy.
Homme de famille né, Shanks avait été déçu d'apprendre peu après son mariage que sa femme bien-aimée, Makino, était stérile. Cela ne l'avait pas empêché de l'aimer pour autant. Par contre, il avait trouvé ses successeurs d'une autre façon.
Pour un homme riche, l'adoption n'était pas un moyen très apprécié de transmettre sa fortune, mais Shanks ne s'était jamais vraiment préoccupé de ce qu'appréciaient les gens. Il avait le coeur large et cette solution semblait parfaite pour lui.
Quoi qu'il en soit, il avait reçu nombre de réactions violentes lorsqu'il avait finalement désigné ses héritiers. Il avait trouvé Luffy et Ace vivant dans la rue alors qu'ils n'avaient que sept et douze ans et il s'était immédiatement pris d'une grande affection pour eux.
Quand les critiques concernant ses garçons eurent dépassé, selon Shanks, le seuil du tolérable, il avait fait les bagages de sa famille et s'était mis en route depuis la côte Est vers la côte Ouest. Ils avaient eu beaucoup de chance avec toutes leur maisons jusqu'ici, mais Homecoming Hill allait être quelque chose de spécial. Le manoir qu'il laisserait spécifiquement à Luffy et Ace après sa mort serait éternel. Ils ne déménageraient plus jamais. Ce serait la maison dans laquelle ils s'installeraient pour le reste de leur vie de famille. Un projet spécial serait de rouvrir le vignoble, et Shanks pourrait passer le temps qui lui restait avec ses fils avant que ces derniers ne s'échappent pour se marier.
Ace avait déjà vingt-deux ans, l'âge parfait pour se marier, et Shanks était sûr que sous peu il choisirait une fiancée. Dès qu'ils s'étaient installés, deux mois auparavant, Makino avait commencé à décrire le fascinant mariage qu'ils pourraient organiser une fois que le vignoble aurait refleuri. Ace n'aurait pas de mal à trouver quelqu'un. Il avait toujours eu le chic pour dominer l'échelle de popularité auprès des femmes, où qu'il aille. Et ensuite, Luffy le suivrait certainement de près puisqu'il avait déjà dix-sept ans.
Ou peut-être pas, en fait. Luffy était d'une mentalité beaucoup plus jeune que son frère, beaucoup plus naïve et innocente. Au fond de son coeur c'était toujours un petit enfant.
Il était aussi cloué au lit par la maladie.
Shanks jura une fois de plus et accéléra le pas.
Ace, qui était assis dans une chaise, les deux mains étroitement serrées devant lui, se pencha en avant. Il était très beau, avec des cheveux noirs qui tombaient en boucles sur sa nuque et un corps bien bâti, habituellement visible sous les vêtements moulant qu'il avait tendance à porter. De légères tâches de rousseur parsemaient son nez et ses joues, donnant à son sourire un caractère d'autant plus juvénile.
Très perspicace, Ace était un jeune homme intelligent, à l'esprit rapide. Il possédait même un diplôme universitaire, ce qui était rare à l'époque, en particulier dans cette partie du pays. L'ouest de l'Oregon n'offrait pas encore beaucoup de choix en matière d'universités. Ace espérait que cela changerait bientôt, car il pensait qu'il serait bon pour son petit frère, fantasque et imaginatif, d'approfondir son éducation dans la vie réelle.
Mais il adorait Luffy. Le contraire eut été difficile. Luffy avait une personnalité profondément attachante et lui, à son tour, adorait tout et tous ceux qui l'entouraient. Les seules richesses dont se souciait Luffy étaient celles des sentiments. Pour Luffy, qui avait l'affection, la curiosité, et la durée d'attention d'un petit oiseau nourri à la main, en posséder d'une autre sorte n'avait aucun sens.
Ace pensait que le monde perdrait un grand prodige si Luffy mourait de diphtérie et à ce moment il exprima son inquiétude à haute voix.
— Père, il se peut que le docteur ne puisse pas venir à cause de l'innondation.
Shanks n'aimait pas cette réponse, mais il savait qu'Ace avait probablement raison. Après tout, ils avaient envoyé un domestique chercher l'homme plus d'une heure auparavant et le docteur vivait à cinq minutes une fois que vous aviez descendu la longue allée de brique.
Il s'assit à côté de son fils, résigné à la possibilité qu'ils soient seuls pour affronter la tempête. Il ne pouvait pas se résigner, cependant, aux conséquences que cela pourrait avoir. Mais, honnêtement, qu'est-ce que le docteur pourrait faire maintenant qu'il n'avait pas pu faire trois jours plus tôt? Luffy souffrait de diphtérie et la diphtérie ne se soignait pas.
Après un moment, il reprit la parole.
— J'aurais dû le prévoir. Il disait qu'il voyait des choses dans les ombres... que la nuit il entendait des pleurs, des choses comme ça. Des cris. Son comportement a commencé à changer une semaine après notre arrivée.
— Ne te blâme pas. J'aurais dû le remarquer, moi aussi. Je passe tellement de temps avec lui, j'ai vu à quel point il devenait nerveux. Il tremblait sans cesse...
Ace laissa sa phrase en suspens.
Le silence régna pendant une minute ou deux.
Shanks s'inclina un peu vers l'arrière.
— Tu sais... Makino me dit de ne pas être superstitieux. Elle dit toujours: "Shanks, tu vois des signes là où il n'y en a pas." Mais moi je te dis... Quand le fils de Mabel a disparu dans les bois derrière le manoir, la semaine dernière... Entre ça et le comportement de Luffy...
Il marqua un instant de pause. Ses yeux semblaient refléter une scène appartenant à un passé lointain.
— Je n'ai jamais dit à Luffy que Joshua avait disparu. Et j'ai dit à tous les autres de garder le silence à ce sujet. Il ne se sentait déjà pas bien à ce moment, tu sais. Mais j'ai eu une sensation des plus étranges, plus tard, dans la nuit où il a disparu. Une sensation des plus étranges. J'aurais dû nous faire déménager à ce moment-là. Cette nuit-là.
— Père?
Ace le regardait, ne sachant trop bien où il voulait en venir. Shanks se tourna vers lui.
— Tu vois, Luffy disait la nuit dernière qu'il avait vu Joshua. Juste à l'extérieur de sa fenêtre, de l'autre côté de la vitre. Il a dit que ses yeux étaient vides mais qu'il essayait de lui dire quelque chose. Qu'il ne cessait de répéter la même chose, encore et encore, comme si c'était très important, mais qu'il n'avait plus de voix.
Ace le regardait avec cette expression-là. Celle qui signifiait: "Ne t'avise pas de le dire."
Shanks secoua la tête, sachant ce que pensait son fils.
— Ce n'est pas simplement à cause des rumeurs, okay? Ce ne sont que des inventions, de toutes façons. C'est vrai quoi, j'ai tout entendu, depuis la colline qui s'élèverait sur un ancien cimetière indien jusqu'à la pyramide égyptienne perdue qui serait enfouie dessous et dévorerait les âmes. Je sais qu'on ne peut pas faire confiance aux rumeurs. Mais elles ne sont pas non plus entièrement sans fondement.
— Oh, nooon...
Ace enfouit la tête dans ses mains pendant un moment avant de la relever pour regarder la double porte. "Et c'est reparti", pensa-t-il.
Shanks insista, sa voix s'élevant un peu pour couvrir les grognements de son fils.
— Enfin, est-ce que ça ne fait pas trente personnes qui ont disparu ou qui sont mortes soudainement dans le domaine? Si j'avais su ça avant qu'on emménage, j'aurais peut-être reconsidéré...
— Père, Luffy a eu toutes sortes d'hallucinations depuis qu'il est tombé malade il y a trois jours. Avant-hier il me disait qu'il y avait une femme en robe noire qui berçait un bébé en pleurs, là dans la chambre avec nous, dans un rocking chair qui n'existait pas. Il en était hystérique, pointant le doigt vers le coin, dans le vide. Ce sont des rêves produits par la fièvre. Il a probablement vu la chaise avant, dans l'une des chambres qu'il a explorées, et son esprit a fabriqué le reste.
— Mais pourquoi Joshua? Parmi tous les gens qu'il aurait pu voir, il a fallu que ce soit Joshua. Un gamin de cinq ans qu'il connaissait à peine de vue, et dont il ne savait pas qu'il avait disparu?
— Eh bien, Joshua vit ici...
— Mais il dort en bas, avec les domestiques, et il reste dedans toute la journée avec sa mère. Luffy est tout le temps dehors ou en ville, il ne peut pas l'avoir encontré plus de deux fois. Est-ce que ça ne te parait pas bizarre que ce soit justement ce garçon qu'il ait vu mort?
— Joshua est la seule chose dont parlent les autres femmes de chambre depuis que c'est arrivé. Après tout, c'est le fils unique de Mabel. Luffy a probablement entendu dire qu'il n'était plus là. De plus, ce n'est pas comme si nous soyons sûrs qu'il est mort...
Ace dut s'interrompre. Il savait à quel point cela avait l'air stupide. Un enfant de cinq ans se perd pendant une semaine en pleine forêt et il serait toujours vivant? Avec les antécédents de cette forêt? Très peu probable.
— Mais, Ace, justement! Ce qu'il a dit à propos de Joshua.... J'ai vu la même chose. Au même moment. C'est ça, pour commencer, qui m'a fait me lever et aller voir comment allait Luffy.
Ace garda le silence un instant, puis: "Qu'est-ce que tu dis?"
Avant que Shanks ne puisse répondre, la porte de la chambre de Luffy s'ouvrit et Makino en sortit.
— Shanks, il demande à te voir.
Shanks étreignit les mains d'Ace. Tous deux se levèrent et entrèrent dans la chambre.
Leur regard se dirigea vers le lit où reposait la forme pâle d'un garçon. Il était assez petit pour ses dix-sept ans, mince avec des cheveux noirs ébouriffés et des yeux bleus qui restaient brillant malgré sa maladie. Il avait une cicatrice longue et fine sous l'oeil gauche, faite comme il se doit par la même lame que celle qui avait fait cadeau à Shanks de ses trois balafres rouges au dessus de l'oeil. Les yeux de Luffy s'ouvrirent alors que Shanks dédaignait la chaise pour s'agenouiller à son chevet.
— Salut, Shanks.
Luffy n'appelait jamais Shanks "Père" .Ç'avait été "Shanks" depuis leur première rencontre, et ça n'allait pas changer maintenant. Luffy se débrouillait pour mettre plus d'affection dans "Shanks" qu'Ace ne pouvait en mettre dans "Père".
Shanks sourit et lui caressa les cheveux.
— Salut, l'Enclume (1). Comment te sens-tu?
— De taille à rattraper un train à la course.
Luffy sourit d'un air fatigué et passa la langue sur ses lèvres sèches et craquelées.
— Ah oui? Tu as plutôt l'air d'être passé sous le train. Qu'est-ce que tu comptes y faire?
— Me rétablir. Est-ce que le docteur va venir?
— Oui, mon gars. Il arrive. La pluie a pu le retarder, mais il arrive. Il faut être forts.
Luffy réussit à hocher la tête.
Sur l'autre table de chevet, Makino écrivait quelque chose sur un morceau de papier. Après un moment elle le releva, hors du champ de vision de Luffy, pour que Shanks le voie:
40.4°
La température de Luffy.
Le coeur de Shanks se tordit dans sa poitrine alors que sa femme alla voir à la porte si le docteur arrivait. Il commençait à avoir ce sentiment horrible, ce pressentiment que cette tempête... cette maison... allait lui prendre son bébé.
Ses yeux se tournèrent de nouveau vers ceux de son fils, qui s'étaient refermés. Il fallait qu'il fasse quelque chose. Quelque chose pour donner de l'espoir à son fils. De l'espoir, au cas où quoi que ce soit arriverait.
Sa main se releva vers le chapeau de paille posé sur sa tête. Il était usé et un peu déchiré. Certainement pas le genre de chose avec lequel, ordinairement, un homme de grande fortune se montrerait ouvertement, jour après jour, quel que soit ce qu'il portait par ailleurs. Mais Shanks n'était pas un homme riche ordinaire.
Il l'avait acheté le jour où il avait trouvé Luffy, le même jour où ils avaient reçu leurs cicatrices assorties. Le même jour où il avait amené chez lui les deux garçons qui allaient devenir ses propres enfants. C´était son chapeau porte-bonheur. Et maintenant il se l'ôta de la tête.
— Luffy, ouvre les yeux.
Luffy s'exécuta, faiblement.
Shanks lui sourit et lui passa une fois encore la main dans les cheveux pour l'aider à rester attentif.
—Tu vas te rétablir. Je le sais. Et, juste pour en être sûr...
Il releva le chapeau, l'amenant dans le champ de vision de Luffy.
Luffy bougea un peu.
—Le chapeau porte-bonheur?
Shanks hocha la tête.
— Le chapeau porte-bonheur. Je vais te le prêter. Il va t'aider à rester fort. Il te donnera de la chance et il te fera aller mieux. Même si les choses deviennent très sombres et qu'il est difficile d'échapper au désespoir, ce chapeau te ramènera à moi. Juste comme il m'a mené à toi. Et tu n'auras plus jamais à connaître le mal.
Luffy sourit et referma les yeux. "D'accord."
La tête de Makino apparut à l'angle du mur.
— Chéri? Le docteur est ici.
Shanks hocha la tête et commença à se relever. Il serra l'épaule d'Ace au passage et sortit pour accueillir le docteur. Ace s'agenouilla pour remplacer Shanks au chevet de Luffy et prit la main du jeune garçon.
Alors que Shanks contournait le pied du lit, Luffy prit soudain une grande inspiration et parla plus fort qu'il n'avait pu depuis des jours:
— Je t'aime beaucoup, Shanks.
Shanks s'arrêta et regarda ses enfants. Ses vrais trésors.
— Moi aussi je t'aime, Luffy. Je reviens tout de suite.
S'il avait suivi son instinct et s'il était retourné aux côtés de ses fils, les choses auraient pu tourner bien différemment. Il laissa la porte ouverte derrière lui - en fait, la fermer semblait une mauvaise idée - traversa la maison et descendit jusqu'à la porte principale pour faire entrer le docteur et lui donner un compte-rendu de la situation en remontant vers la chambre, car Makino était terriblement timide avec les étrangers.
Il n'arriva jamais plus loin que le seuil de la maison.
***
Après une minute environ, Ace sentit que son frère s'était endormi et traversa la chambre pour prendre le livre qu'il était en train d'étudier.
Il avait remarqué une inscription bizarre dans le jardin la veille, une qu'il n'avait pas vue plus tôt parce qu'il n'était pas du genre à aimer se promener tranquillement au milieu des morts. Depuis, il essayait de trouver à quelle langue elle correspondait.
Il avait envisagé d'interroger les habitants de la ville à ce sujet, mais tout ce que poser des questions sur l'histoire du manoir lui apporterait serait une ville entière pleine de gens trop effrayés pour lui parler. Les gens de la ville étaient bizarres. Ils s'entendaient très bien quand ils discutaient entre eux, mais la famille D. les rendait nerveux et ils refusaient de parler de la Colline. Même s'ils savaient quelque chose à propos de l'inscription, Ace était persuadé qu'ils ne le diraient jamais.
L'inscription avait quelque chose d'anormal. Il avait voulu en parler à son père, mais franchement, si Shanks apprenait à quel point la colline paraissait inquiétante à Ace lui aussi ces derniers temps, il était capable d'attraper Luffy, à l'article de la mort ou pas, de jeter la famille entière dans la Ford ce soir même et d'essayer de leur faire quitter la ville, sans essence, sur des routes non pavées et inondées.
Shanks était vraiment paranoïaque. Il faisait les choses sur un coup de tête et ne se fiait jamais aux apparences. Par exemple, il ne faisait pas confiance aux banques. Il avait développé cette idée bizarre que la bourse pourrait s'effondrer, que les banques perdraient tout leur argent et que le pays allait faire banqueroute d'un jour à l'autre. C'est pourquoi il avait caché presque tout leur argent sur le domaine. Luffy l'appelait "le trésor enfoui". Il était hautement improbable que quelque chose d'aussi terrible pût arriver à l'économie du pays, même si l'Amérique s'était en effet engagée dans la guerre, mais Shanks ne réfléchissait pas toujours bien avant d'agir quand il s'agissait de ses lubies.
Ace réalisa soudain que Shanks avait quitté la pièce depuis longtemps. Et n'avait-il pas laissé la porte ouverte?
Ace s'avança jusqu'à la porte et l'ouvrit de nouveau, puis il traversa le hall pour prendre une petite statue d'ange sur l'une des tables du hall afin de s'en servir pour maintenir la porte ouverte. C'était si bizarre qu'Ace n'ait pas entendu les lourds battants se refermer...
Alors qu'il revenait vers la porte de la chambre de son frère, il dirigea inconsciemment le regard vers le bas du hall. Il détourna d'abord la tête sans réagir, puis regarda de nouveau et lâcha la statue, qui se brisa avec fracas sur le parquet de bois.
— Luffy? murmura-t-il.
Ce fut la dernière chose qu'il fit.
***
Lorsque Makino et le docteur arrivèrent seuls en haut de l'escalier, la chambre et le hall étaient vides.
Le lit de Luffy était fait, le chapeau de paille reposait sur l'oreiller.
Les anges sur les tables du hall étaient tous là, en parfaite condition.
L'ample cape de Shanks, qu'il aimait tant, était toujours pendue au dossier de la chaise ou il l'avait laissée.
Et Makino ne revit jamais aucun d'entre eux.
NdT:
(1) Enclume : TreeStar utilise le mot Anchor (Ancre) en anglais. (Shanks appelle Luffy comme ça parce qu'il coule à pic dès qu'il est dans l'eau.) J'avais gardé la version la plus littérale jusqu'à ce que mirty91 me confirme que c'est le mot "enclume" qui est utilisé dans la version française. C'est vrai que c'est bien mieux ^^
Et voilà, fin du chapitre 2 et le mystère s'épaissit déjà!
J'espère que l'histoire vous plaît. Si c'est le cas, laissez-moi un petit mot, Merci! Ca me fera plaisir de savoir que mes efforts de traduction sont appréciés ^_^
