Voici donc la fin alternative :D J'avais prévue de la faire mais les reviews de Elan et Isil m'ont convaincu ^^ J'espère qu'elle vous plaira !

Pairing : Tueur x Commissaire (no Lemon)

Disclaimer : Le Tueur et le Commissaire appartiennent à la série Unknown Movies et donc à InThePanda (Victor Bonnefoy). Si jamais lui ou le Fossoyeur de Film (François Theurel) me demande de retirer cette fiction, je le ferais. Et d'ailleurs si ITP passe par ici : j'ai vraiment hâte de voir UM saison 3 ! Surtout maintenant que le Ulule est enfin à 100% ! :D

Et oui c'est le même Disclaimer que pour le "chapter One", et je l'assume !

Sur ce, bonne lecture ~


Tu observes le Commissaire en face de toi, plongeant tes yeux dans son regard sombre. Insondable. Abyssal. A quoi pense-t-il ? Pourquoi ne dit-il plus rien depuis que tu as allumé la lumière ?! Pourquoi n'a-t-il pas peur de toi ?! Tu avais pourtant tout prévu pour que ce moment soit l'apogée de ta gloire ! Le moment où tu l'écraserait parfaitement.

Tu achève ton émission d'un ton solennel avant de sourire à ton « invité » et de lui demander ce qu'il en pense. Aucune réponse. Ça va vite te casser les couilles. Rageur, tu t'avances et empoignes ses cheveux pour lui mettre la tête en arrière. Le visage déformé par la colère, tu articules lentement ;

- « Pourquoi. Tu. Parle. Pas. Connard ? »

Il te lance un regard insolent et tu lui donnes un violent coup de poing dans le visage. Suivit d'un deuxième, puis d'un troisième.

- « TU VAS REPONDRE ? »

Il crache du sang et te lance un regard noir, la mâchoire crispée. Tu t'énerves et resserres tes doigts sur la poignée de cheveux que tu tiens. D'un geste, tu sors une lame que tu fais courir sur son torse dénudé, laissant une coupure effilé en travers de la peau pâle. Tu le regarde dans les yeux avant de ricaner un peu. Tout ceci est ridicule. Tu penches la tête et le regarde tout en demandant, d'une voix volontairement enfantine et malsaine :

- « Pourquoi cette obsession pour m'attraper ? »

Les yeux du Commissaire se font plus expressifs alors qu'il dit avec hargne ;

- « Parce que c'est mon métier, parce que je me dois de…

- D'aller jusqu'au bout ? C'est ce que tu allais dire ? Tu te dois d'aller jusqu'au bout pour m'attraper.

- Oui…Jusqu'au bout. »

Tu souris et passe un doigt sous l'entaille que tu lui à faite, récupérant le sang carmin. Tu murmure, les yeux rivés sur ta main :

- « Et tu veux me tuer.

- Bien sur ! Tu n'es rien d'autre qu'un pauvre connard, un assassin, un… »

Tu ricanes à nouveau et le regarde amusé ;

- « Ah Ouai ? Et toi, t'en ai pas un ? »

Ton invité est perplexe, il te regarde en fronçant encore plus les sourcils et secoue la tête :

- « Non ! Moi je…Je suis la Justice !

- Mais bien sur… ça va les chevilles ? »

Le Commissaire t'insulte et ton sourire ne quitte pas ton visage. Tu demandes, provocateur :

- « Comment voudrais-tu me tuer ? »

Il pince les lèvres. Refuse de répondre. Tu enchaînes :

- « A main nu ? Tu aimerais me tuer à mains nues ? », tu pose une de tes mains autour de ton propre cou, mimant un étranglement « T'aimerais ça ? ça te ferait bander de m'étrangler ? Imagine un peu… »

Tu enlèves ta main et te rapproche de lui. Il te regarde, confus et grimace de dégoût quand tu t'assois sur ses genoux, à califourchon. Tu mets une main autour de son cou et fait une légère pression en souriant, serrant progressivement de plus en plus :

- « Tu sentirais les pulsations affolées de mon cœur, le sang qui pulserait sous tes doigts… Les muscles de mon cou qui se contracterait et mes yeux qui se révulseraient… ça te plairait, hein ? »

Tu glousse un peu, relâche son cou et le Commissaire grogne. Tu poursuis ;

- « Ah moins que tu ne préfère me battre a mort ? Sentir mes os et ma chair se déchirer a chacun de tes coups, voir mon visage en sang, moi en train d'haleter au sol et de m'étouffer dans mon propre sang ? »

Au fur et à mesure que tu décris la scène, tu te rapproche du Commissaire en ne le quittant pas des yeux.

- « Arme blanche peut-être ? La lame qui s'enfoncerai dans mon torse, perforerais mes poumons. Avant que tu ne fasses un mouvement sec vers le bas, m'éventrant et répandant mes entrailles sur le sol… Mon visage tordu de douleur, bouche ouverte en un cri de douleur et les yeux exorbités tandis que je comprends que je vais mourir. Arme à feu ? Un tir précis et létal. Une balle qui vient se ficher dans ma boite crânienne, explosant les os et répandant ma cervelle au sol… Toi, couvert de sang tiède. Debout devant mon cadavre. Qu'est-ce que tu ressentirais ? Satisfaction ? Dégoût ? Joie ? Excitation ? ça te ferait bander ? »

Tu pose ton front contre le sien tout en faisant un léger mouvement de hanche, collant vos bassins. Tu sens qu'il est excité. Son regard est fuyant et désemparé, d'un geste tu bloques son visage et le force à soutenir ton regard. Tu as cessé de sourire. Tu redemande, sérieusement ;

- « Que ressens-tu lorsque tu tue quelqu'un, Commissaire ? Qu'as-tu ressentit lorsque tu as abattu ce meurtrier qui tentait de prendre la fuite, il y a sept mois ? Que ressentais-tu quand tu t'imaginais me tuer ?

- Je… Je ne suis pas comme toi !

- C'est faux. Et tu le sais aussi bien que moi. »

Les yeux sombres sont apeurés tandis que tu le mets devant l'évidence. Tu le force à contempler sa nature et cela l'effraie. Tu sais ce que c'est. Toi aussi tu as eu peur au début, mais une fois qu'on accepte ce que l'on est, tout est tellement plus…drôle. Tu te penches et murmure à son oreille ;

- « Toi aussi, tu as des pulsions de violence, n'est-ce pas ? C'est pour ça que tu es comme ça… Le Grand Commissaire. » Tu glousses à nouveau, te moquant ouvertement de lui « Froid, autoritaire, tyrannique même…Avec cette envie de toujours tout contrôler, les nerfs à fleur de peau… Tu es exactement comme moi. »

Le silence du Commissaire est éloquent et tu lui tapote la tête ;

- « Ne t'en fais pas. Je ne dirais rien à tes chers subordonnés ; ce sera notre petit secret, hein ? A nous deux.

- Contrairement à toi, j'ai appris à me maîtriser.

- Et on voit où ça t'as mené. Seul, ligoté dans ma cave. Pas que je m'en plaigne d'ailleurs mais c'est quand même con, tu ne trouve pas ? »

Sa mâchoire se crispe et tu joue un peu avec ton couteau, toujours assis sur lui.

- « Jouons carte sur table ; ça me ferait vraiment chier de devoir te tuer, parce que sérieux t'es assez amusant comme mec. Même si t'as pas de culture, parce que sérieusement, qui a pas vu Taxi Driver ?! Mais après le problème tu vois, c'est que t'avoir contre moi c'est dangereux parce que t'es pas spécialement con… Tu comprends, hein ? Donc moi, là, chui face à un dilemme : je te tue ou je te tue pas ? Bon, je vais pas te demander ton avis sur la question, parce que t'es pas super bien placé pour être objectif, mais quand même c'est chiant quoi. »

Il t'écoute sortir ton monologue, tendu. Tu parles tout en faisant tourner ton couteau dans ta main. Dilemme. Dilemme. Tu entends soudain un murmure et relève la tête d'un coup pour rencontrer ses pupilles noires. As-tu bien entendu sa question ? Devant ton air béat, et sans doute très con, il redemande ;

- « Pourquoi tu fais ça ?

- Faire quoi ? »

Il roule des yeux, te prenant clairement pour un abruti finit, et précise ;

- « Pourquoi tu tue des gens comme ça ?

- T'as pas comprit ? C'est clair pourtant, je le répète tout le temps !

- Explique-moi. »

Tu te figes et le regardes, les yeux grands ouverts. Explique-moi. Personne ne t'a jamais demandé d'expliquer…Personne n'à jamais chercher à comprendre. Un léger sourire prend place sur tes lèvres, le premier sourire sincère que tu as depuis bien longtemps et tu commences à expliquer.

Tu lui parles de ta passion pour le cinéma, de ce film qui t'as fait plonger irrémédiablement dans ce monde, Reservoir Dog, de ta colère et ton incompréhension face à tout ces gens qui s'empressent d'aller voir des films à gros budget sans âme, ces gens qui ne considèrent pas le cinéma comme un art à part entière… Tu ne sais pas combien de temps tu parles, assis à califourchon sur lui, le regard planté dans le sien tout en faisant de grand geste pour appuyer tes propos. Tu parles des Unknown Movies. De tes pulsions. De ton envie de partager ta passion au plus grand nombre.

Et lui, il écoute. Il ne dit rien. Il ne te coupe pas mais tu vois à son regard qu'il est attentif. Et ça te fais du bien. Tu achève finalement ton monologue. Vous restez silencieux pendant quelques secondes qui te semblent s'étendre à l'infini mais ce n'est pas dérangeant. Vous ne vous quitter pas des yeux. Il finit par pousser un soupire et murmurer, en détournant les yeux ;

- « Je comprends pourquoi tu as cédé. Le ressentiment, la colère, l'incompréhension… le tout associé à tes pulsions déjà présentes… Je comprends.

- Vraiment ? »

Tu le regarde avec espoir. A-t-il vraiment dit qu'il comprenait ? Ces mots que tu attends depuis si longtemps ?!

- « Vraiment… »

Tu ne sais pas vraiment si c'est toi qui t'es rapproché ou si c'est lui. En fait, t'en a clairement rien à foutre. Tu l'embrasse violemment, sauvagement, comme un désespéré. Il répond de la même façon et tu mords sa lèvre. Le gout métallique du sang se répand dans ta bouche et tu souris contre ses lèvres. Tu lâches le couteau et empoigne ses cheveux à deux mains, te pressant un peu plus contre son corps.

Combien de temps vous êtes vous embrassé comme des désespérés ? T'en sais rien. Tes mains fiévreuses parcourent son torse, faisant frissonner ton prisonnier, tu l'entends étouffer un gémissement contre tes lèvres et tu souris. Tu finis par reculer et le regarder. Haletant, les yeux brillants et les joues rougis, tu te rappelle qu'il est à toi. A TOI. Ça te plait. Tu recapture ses lèvres avec avidité tout en refaisant un mouvement lascif avec tes hanches, écoutant le gémissement du Commissaire avec satisfaction.


Tu reprends ton souffle et attrape une cigarette. Tu la portes à tes lèvres et l'allume avant de tirer une bouffé. Ton regard glisse vers le Commissaire et tu souri un peu. Finalement, t'as trouvé la personne qui te comprend. Après tout ce temps. Tu remets tes vêtements et te lèves. Bon, il te reste une dernière chose à faire avant de quitter cet endroit, en emmenant ton nouvel…allié avec toi. Allié.

Tu prends le temps de finir ta clope, les yeux rivés sur la poitrine du Commissaire qui se soulève régulièrement, au rythme de sa respiration calme et profonde. Tu finis par jeter le mégot au sol et par prendre ton flingue. Tu vérifie la sécurité avant de sortir de la cave. Il ne devrait pas être bien loin. Tu remonte dans le salon de ta maison et remarque avec satisfaction que l'Assistant est là, assis sur le canapé à regarder un film. Il tourne la tête vers toi ;

- T'as finit avec le Commissaire ?

- Non.

- Attend… Tu ne l'as pas encore tué ?!

Tu lui lance un regard méprisant.

- Qui t'as autorisé à me parler sur ce ton ?

- Non mais sérieux… ça fait bien deux heures qu'on est là !

Tu le regarde et avance vers lui sans rien dire. D'un geste rapide, tu lui donne un violent coup de crosse à la tempe en souriant d'un air malsain. Tu vas faire un cadeau à ton nouvel allié…


Une dizaine de minutes plus tard, tu réveilles le Commissaire aussi doucement que possible pour toi. C'est-à-dire que tu le secoue brusquement, mais c'est toujours mieux que de lui donner un coup de pied dans les cotes. La douceur, tu sais pas faire. Il met quelques secondes à se rappeler où il est et ce qu'il s'est passé puis te regarde d'un air interrogateur, peu sur de ce que tu vas lui faire maintenant :

- J'ai assez sérieusement pensé à te tuer, tu sais. Mais finalement, j'aimerai bien te garder encore un peu.

- Je ne suis pas un animal de compagnie.

- Hum, ça c'est toi qui le dis. Miaule pour voir ?

Il te lance un regard noir et tu ris un peu avant d'ajouter :

- Je te propose un deal, mais pas de coup de pute, ok ?

Devant son absence de réponse, tu enchaines et dit d'une voix presque timide ;

- Je voudrais que…Tu m'assistes dans mon émission.

Contrairement à ce que tu pensais, il ne se met pas à hurler des injures. Bon point. Il te regarde, silencieux, et semble peser froidement le pour et le contre. Tu argumentes ;

- T'en a pas marre de toujours devoir te retenir ? De ne pas pouvoir céder à tes envies ? Rentrer dans une case. Tout le temps. Passer ton temps à faire de ton mieux, t'abandonnant dans ton travail pour pas voir qu'au fond t'es comme ces meurtriers que tu chasses ? Et être toujours seul. Tout. Seul.

- Je ne suis pas seul !

- Tu es aussi seul que moi, te voiles pas la face. Ton Assistant s'est retourné contre toi dés qu'il l'a pu et personne ne viendra te chercher, ils n'ont même pas cherché à te retenir quand tu t'es rendu. T'es seul mec, et moi là je te propose de plus l'être. D'être enfin toi.

Il est perdu. Tu sens que tu as gagné et sort les clés de ta poches pendant qu'il demande ;

- Et…C'est quoi le deal ?

Tu as un large sourire et dit ;

- C'est moi qui commande dans notre « duo », tu me fais pas de coup de pute du genre appeler les flics, t'essaye pas de me tuer et en échange je t'offre une vie de liberté et d'adrénaline.

Tu plantes tes yeux dans les yeux ;

- Alors ?

- J'accepte.

- Je n'en attendais pas moi de toi, Commissaire.

Tu te rapproches et le regarde, tentant de discerner s'il ment. Satisfait, tu passes la clé dans la serrure des menottes et le détache. Il se masse ses poignets endoloris et te regarde ;

- Mon arme ?

- Attend un peu. Je veux être sur que t'es avec moi, ça te gêne pas de passer un p'tit test ?

Il hausse un sourcil et tu pousses la porte d'un coup de pied, dévoilant l'assistant. Attaché à une chaise comme l'était le Commissaire quelques secondes plus tôt, ses yeux passent frénétiquement du Tueur à son ancien patron, tachant d'essayer de comprendre. Il balbutie, paniqué ;

- At…Attendez ! On peut faire l'émission à trois, hein ?! Je peux être utile ! Très utile ! Tu veux plus les grenades ? Je peux te ramener plein de truc !

- Désolé mec, mais je n'ai pas confiance en quelqu'un qui trahi aussi facilement ses frères d'armes.

Il blêmit ;

- Mais… Mais le Commissaire trahi aussi !

Tu prends un air faussement désolé en t'adressant à lui ;

- La différence, c'est que je l'ai convaincu. Toi tu t'es direct jeté dans la gueule du loup en disant que tu voulais en être un. Désolé, mais la démarche est pas la même mon vieux.

Tu prends ton arme et la met dans la main du Commissaire en le regardant dans les yeux. Ses yeux d'un noir d'encre te dévisagent tandis qu'il referme ses doigts sur la crosse froide, effleurant tes doigts au passage. Le léger frôlement te fait l'effet d'une décharge et un sourire carnassier ourle tes lèvres. Sourire qui prend également place sur le visage du Commissaire tandis qu'il lève son arme vers le prisonnier, sans même le regarder.

Il marque un temps d'arrêt et tu te demandes furtivement s'il ne va pas changer d'avis et tirer sur toi. Tu imagine un bref instant la scène ; toi allongé dans une flaque de sang, la chemise poisseuse et le visage figé en une mine surprise tandis qu'il te surplomberait de toute sa hauteur, le visage et le torse éclaboussé de sang. Ça t'excite étrangement. Il coupe court à tes pensées en tirant et tu relâche ton souffle. Tu n'avais même pas remarqué que tu le retenais. Vos yeux ne se sont pas quittés. Le sang de l'assistant a giclé vous en avez un peu sur le coté du visage mais tu t'en branles.

Tu poses une main sur la joue du Commissaire et il attrape ton col. Vous vous rapprochez d'un même mouvement et vous embrassez comme des désespérés. Après tout, vous l'êtes un peu.

Vous êtes perdus. Vous êtes brisés. Vous êtes des meurtriers. Vous êtes ensemble.


Fin de la fin (beaucoup trop de "fin") alternative ! Hésitez pas a me dire laquelle vous avez préférées, pourquoi et tout le tralala ~ Eh oui, j'ai pas fait de Lemon x) Parce que je ne sais pas faire de lemon du coup j'ai préféré éviter le massacre et mettre une jolie petite ellipse ! Imaginez ce que vous voulez ^^

Et oui, j'ai tué Gydias. Parce que j'aime pas Gydias. Voila.

Encore une fois, si Panda ou le Fossoyeur le demande je supprimerais cette fic ^^.

Ciao ~