Bonjour à tous ! J'ai décider de ré-ouvir Spleen, mais qu'on soit d'accord je n'ai pratiquement aucune idée du rythme des parutions, ou même si il y'aura une suite. Bien évidemment un favori, un follow ou encore une review me motivera beaucoup et par ailleurs m'incitera à écrire une suite (enfin... si ça vous plait..) Quand bien même, je vous remercie pour ces favoris et ces follows. Je tiens aussi à remercier les lecteurs de l'ombres de me lire. Et comme on dit le dicton le meilleur pour la fin je remerciee infiiiiniment Hinata de me béta :D

Ce chapitre est au point de vue d'Ace. Et surtout n'hésitez pas à me le faire remarquer si vous pensez que les dialogues philosophiques commencent à devenir lourds.

Sur ce je ne vous retiens pas plus longtemps et je vous souhaite bonne lecture !

Ally.


POV ACE :

Et merde.

« - Un simple bonjour aurait été plus seyant, vous ne croyez pas monsieur Portgas ? »

Oh putain. J'ai pensé à voix haute.

Je bredouille des excuses à la va vite, et me dirige vers la première place qui me tombe sous la main. C'est celle à côté de la fenêtre, tant mieux. J'arrive toujours pas y croire. J'ai couché avec mon prof. Putain ce que c'est malsain. Je risque d'aller en prison ? Mais non c'est lui l'adulte. Mais c'est moi qui l'ai accosté, faut bien avouer qu'il était bandant dans sa chemise pourpre. ça m'apprendra à faire la tournée des bars à la recherche d'un coup d'un soir. Et s'il m'vire d'son cours ? Et si le vieux l'apprend ? C'est sûr je risque vraiment de finir dans la rue cette fois. J'ose même plus le regarder dans les yeux. Et lui il en pense quoi ? Et s'il avait su ? J'avais mon portefeuille et ma carte lycéen sur moi. Il aurait très bien pu jeter un coup d'œil à n'importe quel moment. Mais non ça ne colle pas, ce matin il pensait que j'étais à la fac et j'ai pu voir sa surprise pendant une fraction de seconde. Roh cette histoire commence à me filer la migraine. Ah maintenant que j'y pense ça sent bon, vraiment très bon. Le genre d'odeur qui remémore l'enfance et qui donne envie de retourner en arrière. Je jette un bref coup d'œil à mes voisins de table histoire de voir à qui appartient ce parfum envoûtant.

« - Vu que tout le monde est là nous allons enfin pouvoir commencer le cours. Je reporte mon attention sur lui. Il note quelque chose sur le tableau. D'où je suis je peux facilement lire le mot BEAUTÉ.

«- Qu'est ce que cela représente pour vous ? »

Tandis que sourcils en vrilles saute sur place en hurlant que c'est les femmes, des voix s'élèvent.

«- Les fleurs.

- La perfection.

- Mona Lisa.

- Brad Pitt.

- Le nouveau sac Gucci.

- L'idéal.

- Les seins.

- Les femmes. »

Pendant ce temps là, je griffonne n'importe quoi sur ma table pour me changer les idées. Les cours ne m'ont jamais vraiment intéressés, et ce n'est pas aujourd'hui que ça m'intéressera. Tiens il fait beau dehors. Le printemps arrive. Le soleil et sa chaleur renaissent. Les oiseaux migrateurs reviennent et les arbres reprennent leurs couleurs. Cette odeur de cannelle et de myrtille ne veut pas me lâcher c'est vraiment agréable, je me demande vraiment ou j'ai pu l'attraper, j'ai comme l'impression d'en être imprégné, bizarre ce matin je n'avais pas mis de parfum et le gel douche que j'avais utilisé était neutre.

« - Bien, procédons donc au vote. Qui est pour les femmes ? » La majorité des mains se lèvent. Trafalgar* étant parmi la minorité qui n'a pas levé la main prend la parole :

«- Oscar Wilde disait qu'il y avait deux genres de femmes : Les laides et les maquillées. » Je ne sais pas ce qui me prend mais j'interviens.

«- Ça marche aussi pour les profs, il y a les incompétents et ceux qui se voilent la face. » Je sais, je cherche la petite bête mais je ne peux pas m'y empêcher. On m'applaudit. Il calme la classe et s'adresse à moi.

«- Portgas, je vous avais presque oublié, outre le sarcasme y aurait-il une quelconque manière pour vous de vous exprimer au sein de mon cours ? Je ne sais pas moi, peut-être que vous pourriez par exemple participer à notre débat ? » Oh l'enfoiré, je vois son sourire vicieux se former derrière cet air innocent. Je rêve ou derrière cette phrase il y a un sous-entendu ? Très bien.

«- Et vous professeur, pourquoi esquivez-vous ma remarque? La philosophie n'est-elle pas une tentative de compréhension de notre monde ainsi que de nous-mêmes ? » Et Bam. Dans ta gueule connard. Je remercie du fond du cœur Sabo pour m'avoir rabâché les oreilles tout l'été avec Descartes, Kant, Sartre et tous ces penseurs qui sont maintenant six pieds sous terre. J'entends cet abruti de Scratchmen parler.

« Ah bon ? Moi j'ai toujours pensé que la philosophie c'était de la masturbation intellectuelle. » Quel con. Fou rire général. Il attend que la classe s'apaise d'elle-même, soupire, avant de prendre la parole.

« Vous n'avez en partie pas tort Portgas. Différents buts peuvent être attribués à la philosophie: la recherche de la vérité ; la méditation sur le bien, l'idéal, le juste ; la quête du sens de la vie et du bonheur. En premier lieu je m'interroge quant à la pertinence de la parole que Trafalgar cite car il faut savoir en toutes choses que l'auteur en question était purement homosexuel et par conséquent même les femmes les plus somptueuses n'auraient pu ne serait-ce que l'interpeller. Et par ailleurs je n'ai jamais dit que la femme était la beauté. Nous aurions pu aboutir à une conclusion en ce moment même si nous n'avions pas été perturbés dans notre avancement. Vous qui parlez d'incompétence, quelle est donc votre conception de la compétence ? Vous pourrez, et vous seriez dans votre bon droit, me répliquer que votre remarque tente de libérer la parole et de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas sur les enseignants, ricanant dans leur coin, coupés des réalités du monde et se pensant invincibles. Sauf que non. D'après moi, le professorat est l'une des professions les plus exposées aux critiques qui soit. Toute la classe est scotché même ce débile d'Eustass ne trouve rien à dire. La sonnerie résonne indiquant la fin de l'heure.

« Oh, et vous me ferez un semblant de dissertation sur les critères de beauté à l'époque baroque que je ramasserais pour la semaine prochaine. » La classe peste. Il est maintenant temps d'aller le voir. Après que le dernier élève soit sorti je me lève pour fermer la porte avant de me diriger vers lui.

« - Que puis-je faire pour vous monsieur Portgas ?

- Tu-vous –on à…. Vous êtes mon prof et...

- Stop.

- Pardon ?

- Tout d'abord calmes-toi, tu n'y es pour rien. Tout est de ma faute, j'aurais du vérifier que tu étais majeur, j'étais soûl et toi probablement dopé. Son ton est doux mais ferme, ça me rassure.

- Mais...mais…mais…

- J'ai passé une incroyable nuit, mais nous avons fais une erreur. Le genre d'erreur qui ne se reproduira pas.

- Mais tu-vous n'allez pas me transférer dans une autre classe ?

- Pas vraiment. On posera des questions, et ne crains rien je ne fais pas dans le favoritisme. Je le remercie en bafouillant, et me surprends à rougir comme une collégienne. Bon sang Ace, reprends-toi.

- Ah et au fait, le t-shirt que tu portes est à moi. Mes rougissements redoublent, ça explique la douce odeur de cannelle.

- Ça ne fait rien tu peux le garder il était beaucoup trop petit de toute façon. Je le remercie une dernière fois avant de me préparer à sortir de la salle quand j'entends :

- Oh et tant que j'y suis tu as deux heures de colles.

- QUOI ?

- Dégradation du matériel, tu pensais vraiment que je ne t'avais pas vu ? Si moi j'ai repris les formules de politesse et le vouvoiement, lui me parle comme si on avait gardé les cochons ensemble. En plus ça le fait marrer de me foutre en rogne. Quel enfoiré !


*Oui, je sais. Law à plus une tête de Terminal S mais selon moi c'était le seul personnage qui pouvait se permettre de lancer une réplique aussi... sanglante on va dire^^