Note : Hello ! J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre pour la suite, j'avais complètement oubliée de la poster ici, je ne l'ai fais que sur wattpad. Pardonnez-moi, lecteurs adorés ! J'espère aussi que cette suite vous plaira et je reviens bientôt avec Newtmas, bien citronné comme on les aimes. Bonne lecture, à la prochaine.
Disclamer : Bon bon, Edmund, Peter et le reste de la famille ainsi que l'univers de Narnia, appartiennent bel et bien à C.S Lewis mais Harry et ce bout d'histoire sont à moi.
— Peter ! Attends !
Par Aslan, Edmund l'avait suivit. Il n'aurait pas dû, il ne devrait pas le voir dans cet état minable et pitoyable. Alors, Peter accéléra la cadence malgré tout, malgré la douleur qui s'élançait dans tout son corps, malgré ces yeux qui lui brûlait. À plusieurs reprise il manqua de tomber mais se rattrapa toujours de justesse. Malheureusement, Edmund, haletant finit par lui attraper le poignet et le tirer vers lui.
— P-Peter, qu'est-ce qu'il t'arrive ? demanda Ed, tentant de reprendre son souffle, les yeux rivés sur son frère.
— Rien, je ne me sens juste pas bien, j'ai besoin de me reposer, mentit le blond et bizarrement, il avait l'impression que lui et son cadet avaient échangés leurs rôles.
— Ça, je l'avais remarqué. Tu aurais dû me le dire, je t'aurais raccompagné, le sermonna Edmund.
— Je ne voulais pas t'inquiéter, il vit que son frère s'apprêtait à dire quelque chose, alors il ajouta : et visiblement, c'est un échec. De plus, je ne voudrais pas te contaminer et que tu manques toi aussi des cours.
— Pour les cours, ce n'est pas grave, Harry me les apportera et ensuite, ne dit pas cela, tu aurais fait la même chose pour moi, Peter.
L'aîné se tendit imperceptiblement mais Edmund le remarqua tout de même et fronça les sourcils mais il ne dit rien.
— Aller, viens je te ramène.
Edmund passa son bras sous sa taille et l'aida à marcher en direction du métro. À l'intérieur, il le fit s'asseoir et se mit accroupi devant lui. Le brun posa sa main sur son front et constata qu'il n'avait pas de fièvre. Peut-être qu'il n'avait qu'un simple mal de ventre, ou une crampe quelque part. Quoiqu'il en soit, il ne chercha pas à savoir, il attendrait d'être chez eux pour comprendre.
— C'est qui, Harry, pour toi ? questionna Peter, en fermant les yeux et en posant sa tête sur son siège.
— Pourquoi ?
— Parce que je veux savoir !
— Ça ne te regarde pas, Peter, finit par répondre Edmund, plus durement qu'il ne l'aurait voulu.
Peter lâcha un rire sans joie et planta ces yeux dans ceux de son frère.
— Il te plaît, pas vrai ?
— Non, Peter.
— Ne me mens pas, cracha l'aîné.
— Je ne te mens pas, et tu le sais aussi bien que moi, répondit calmement Edmund.
— Tu mens. Il ne cesse de te toucher, de te faire rire, il t'embrasse même la joue, qu'elle est la prochaine étape, Edmund ? demanda cyniquement le blond.
— Tu es jaloux, Peter, simplement et purement jaloux.
Oh oui, Peter le savait, pas besoin de le lui dire, il savait qu'il était jaloux de ce garçon qui pouvait toucher son frère sans que ça ne paraisse suspect et dégoûtant. Pourtant, Edmund n'avait pas le droit de savoir cela. Alors, lentement son regard changea, et il regrettait déjà ce qu'il s'apprêtait à dire, il s'en mordait d'avance les doigts et il savait que ce n'était pas de cette façon qu'il retiendrait Edmund prêt de lui. Seulement, il lui était inconcevable de lui dire la vérité.
— Non, c'est simplement que je m'inquiète pour toi. Je suis ton grand-frère, je te rappel.
La colère brilla dans les yeux d'Edmund, son corps trembla. Rapidement, il se releva et attrapa ces affaires. La porte du métro s'ouvrit et il s'engouffra dans le couloir. Peter, qui par un coup de chance avait deviner les mouvements de son frère, le suivit rapidement en ne cessant de l'appeler, bien qu'il se sentait stupide. Il avait conscience que c'était uniquement de sa faute si Edmund était parti comme ça, et qu'il se sente bien ou non lui importait peu, son cadet était bien plus important à ces yeux que sa santé.
Edmund, de son côté, retenait tant bien que mal ces larmes et, il s'en voulait légèrement de devoir faire subir cela à son frère, qui semblait malade et mal en point. Mais, ce crétin l'avait mérité de lui courir après, la prochaine fois, il garderait pour lui ces phrases blessantes et mensongères. La prochaine fois – si jamais il y en avait une – Peter réfléchirait avant de parler, avant d'avancer de tel propos. Pourtant, Edmund n'empêcha pas un sourire de se former sur ces lèvres, étrangement cette scène lui en rappelait une autre, dans un lieu différent, à une époque bien différente. Il s'était produit exactement la même chose à Narnia. Peter l'avait – encore – froisser et Edmund c'était sauvé dans le château pour échapper à son frère. Ils c'étaient courus après toute l'après-midi et, alors qu'Edmund prenait du repos dans sa chambre, sous son lit, Peter l'avait retrouver et il avait passé le reste de la soirée cachés, à s'excuser – pour Peter – et à l'embrasser – pour Edmund.
Le brun finit par s'arrêter de courir. Il jetait des regards circulaires autour de lui, et ne reconnut pas l'endroit mais, il était suffisamment intelligent pour retrouver son chemin jusqu'à la bouche de métro. Parcourant quelques mètres de plus, il s'assit sur un banc, la tête dans ces mains et il soupira. Tout était toujours difficile ici, avec les gens, avec leurs façons de penser, avec Peter, avec lui-même. S'il pouvait, si Edmund avait été seul, il aurait bien pleurer. Pleurer à en verser toute les larmes que son corps pouvait déverser. Pleurer parce qu'il en avait grandement besoin. Mais il ne pouvait pas, parce qu'il y avait beaucoup trop de gens autour de lui et aussi, parce qu'il savait que Peter ne se trouvait pas loin, et qu'à tout moment, il pouvait lui tomber dessus.
Une main se posa brutalement sur son épaule et Edmund sursauta tout en retenant un cri de s'échapper de sa bouche. Rapidement, il se retourna même s'il savait que cette main appartenait à Peter. Il le retrouva plié en deux, tentant de reprendre son souffle après cette course. Pourtant, quand Peter releva la tête et que leurs regards s'accrochèrent, l'aîné des Pevensie fit le tour du banc pour lui attraper le poignet et le traîner à sa suite dans une ruelle plutôt sombre et éloignée de la population londonienne.
— Non, mais Peter, ça ne va pas ! Lâche-moi, espèce de crétin ! marmonna Edmund en se débattant un peu.
— Non, trancha Peter en le plaquant contre le mur. Pourquoi as-tu pris la poudre d'escampette ? demanda le blond, en fronçant les sourcils et en soufflant.
— Tout simplement, et cela me semblait pourtant évidant, parce que tu es un idiot.
La bouche de Peter s'ouvrit en grande tandis qu'Edmund souriait parce qu'il avait réussit à clouer le bec de son frère et parce qu'il n'était pas le seul finalement à avoir conserver la façon de parler Narnienne.
— Je ne suis pas un idiot, pour commencer, Ed.
— Bien sûr que si, tu l'es.
— Non, je te protège et empêche les gens de nous juger, cingla Peter et si le brun n'avait pas compris ce que cela vous dire, le blond promis de se fracasser le crâne délicatement.
— Je n'ai pas besoin que tu me protèges, Peter, je suis assez grand maintenant.
L'aîné soupira de soulagement car son frère avait comprit mais aussi d'énervement. " Grand ? Tellement grand que tu ne vois pas Harry tourner autour de toi. ", c'est ce que Peter souhaitait répondre mais il avait peur d'envenimer la conversation, plus qu'elle ne l'était déjà. Il n'était pas aussi doué que son frère pour manipuler les mots, ces derniers sortaient automatiquement de sa bouche, avant même qu'il n'ait le temps de se dire qu'il aurait mieux valu qu'il se taise. Mais cette fois, malgré son caractère impulsif, Peter tentait de se calmer et de réfléchir calmement. Il fallait que cette situation avance. Il fallait qu'ils avancent, tout les deux.
— Edmund, nous devons ...
— Je sais, Peter, je sais. Cessez d'agir comme cela, cessez de nous comporter comme cela. Nous devons tirer un trait sur Narnia, et sur ce que nous avons vécu là-bas, enchaîna le brun, sans laisser le temps à son frère d'en placer une.
— Espèce de ...
Peter ne trouvait même pas les mots, bien trop abasourdi par le discours de son frère. Bon sang, il lui ressortait ces propres propos après leur retour dans leur monde, mais pourquoi ne voyait-il pas que Peter essayait de briser tout ça, d'oublier ce qu'il avait lui-même dit ? C'était tellement frustrant d'être si près de lui, toujours, dans le métro, dans leur chambre, à l'école et de ne rien pouvoir faire, juste de regarder les gens lui tourner autour.
Alors, l'aîné s'assura qu'ils étaient seuls, que personne ne rodait dans la rue et il planta son regard dans celui d'Edmund, lui faisant passer toute sa rage, son amour, sa déception et sa détermination. Leur relation ne pouvait pas se terminer comme cela, Peter ne le permettrait pas et l'aimait beaucoup trop pour cela. Il était révolu le temps où Peter se cachait, refoulait ses émotions et sentiments. Envoler le Peter Pevensie lâche et froid. Il était le grand roi Peter, Le Magnifique, il avait mener des batailles, aussi dur les unes que les autres, il gagnerait la guerre pour le cœur de son frère.
Il l'embrassa.
Peter Pevensie embrassa Edmund Pevensie.
Pas à Narnia, sur Terre.
Edmund était persuadé que son cœur allait lâcher, d'une minute à l'autre. Ces jambes tremblait violemment et ces mains s'accrochaient fermement à la chemise de son frère, pour ne pas tomber, ne pas flancher. Et, par Aslan, c'était tellement bon. Les sentiments affluaient, prenaient possession de son corps, malmenait sa tête et son cœur était au bord du gouffre. Le brun eut l'impression de chuter quand Peter passa sa langue sur sa lèvre inférieure et qu'il pénétra sa bouche, ne lui laissant pas le temps de respirer et de comprendre ce qu'il se passait.
L'empressement. La curiosité. L'adrénaline. La violence. La bestialité. L'impatience. L'amour.
Peter comme Edmund ne savait nullement où cela allait les mener, personne ne pouvait deviner avec précision l'issue de cette relation, de cette décision, de cet amour. Mais l'aîné eu l'impression de sortir la tête de l'eau et de pouvoir respirer enfin, de briser les chaînes qui ne cessaient de le tirer vers le bas, loin du brun, loin de tout. Ils évolueraient ensemble, se cachant s'il le fallait des regards et peut-être que la prochaine fois qu'ils retourneraient tous à Narnia, ils y resteraient eux, pour vivre au grand jour cette relation irrationnelle.
En attendant, cette ruelle était aussi vide et déserte que Narnia à leur arrivée. En attendant, Edmund n'en pouvait plus de cette pression contenue, de ce désir non-assouvie. En attendant, Peter le voulait sur le champ, sans prise de tête et à l'abri des regards. Alors, poussé par le courage de garder son frère près de lui, par cet espoir de continuer leur relation comme avant, le brun crocheta ces jambes dans le dos de Peter, rapprochant encore plus leur corps l'un de l'autre.
Les mains se firent baladeuses, leurs respirations saccadés. Les gémissements sortaient de toutes parts, et leurs yeux brillant ne montraient qu'à l'autre ce qu'ils ne pouvaient dire au grand jour. Et certainement que demain ou dans la journée Edmund serait embêté de devoir trouver une excuse ou un bon foulard pour cacher les nombreuses morsures et les nombreux suçons que Peter lui avait laisser. Tout aussi certainement qu'il allait devoir prendre sur lui pour marcher du mieux qu'il le pouvait. Et Peter, lui aussi, aurait plutôt intérêt à trouver une excuse des plus valables, pour les nombreuses griffures qui parsemaient son torse, son dos et son cou. Mais pour l'instant, rien n'aurait pu arrêter les coups de reins de Peter et les gémissements de plaisir d'Edmund.
La descente aux enfers avait été rude, mais la remontée n'annonçait que du plaisir, surtout si Edmund se montrait aussi entreprenant à chaque fois et gémissait de la sorte dès que Peter le touchait.
