Réponses aux reviews des non-inscrits:

Kiara: Moi et l'espagnol ça fait six, mais je crois bien que tu as dis que c'était bien alors merci laule!

Ellie: Merci beaucoup, je sais que c'est un thème récurrent, les voyages spatiaux temporels mais j'espère vraiment ajouter ma petite touche de personnalité et ne pas faire comme les autres (personnellement je n'en ai lu qu'une mais qui n'avait absolument rien à voir avec ma fic donc en vrai j'en serais rien du tout xD C'est vous qui me le dirais xD)

A vous deux, merci pour les reviews et bonne lecture *-*


Chapitre 1 : Croire au futur

Harry regarda le feu qui brûlait devant lui. Ça y était… C'était fini… ils avaient gagné. Le feu s'arrêta au moment même où Harry claqua des doigts. Le corps de Voldemort avait été totalement détruit. Pas de tombeau pour cet être infâme. Il ne devait en rester rien !

Le brun ne pensait qu'à une chose… Alors que les mangemorts furent chassés et que les gens de l'Ordre et tous les sorciers qui les avaient aidés à protéger Poudlard scandaient son prénom et hurlaient de joie… il ne pensait qu'à une chose…

- On cherche quelqu'un, beau gosse ?

L'homme qui venait de se coller tout contre lui, passa doucement ses lèvres sur le cou d'Harry alors que celui-ci s'enivrait de son odeur… L'odeur de vanille dans ses cheveux de soie. Maintenant, il était totalement apaisé, il se détendit dans ses bras et expira bruyamment, fermant les yeux.

- C'est bon je l'ai trouvé, Don Juan !

Harry se retourna vers lui et sourit. Le blond comme le brun était couvert de sang, de sueur et totalement essoufflé.

- On a gagné, beau gosse.

- Je t'aime… murmura le brun.

Leurs mains étaient étroitement serrées alors que leurs visages se rapprochaient. Harry n'avait survécu tout ce temps, tous ses combats, juste pour ce moment. Pour qu'il puisse de nouveau goûter à sa bouche qui l'appelait comme un aimant le ferait avec son opposé. Mais soudainement, un grand « boom » retendit et une lumière blanche les aveugla pendant une trentaine de secondes.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Je… je n'en sais rien…

Un deuxième flash suivit… C'était comme un coup de tonnerre horrible après l'éclair… mais sans les cris… ça aurait été mieux !


- Cal ! Cal, pousses-toi un peu, je vois rien !

- Chut ! T'es malade, tu veux qu'on nous entende ?

- Mais…

- Tais-toi ! On y est presque ! S'il te plait, Marius !

L'enfant se tut. Oui c'était vrai, il y était presque… Encore quelques mètres et la poussière et leurs sueurs seront dûment récompensés ! Six mois de préparation… Et ils touchaient au but ! Ils y arrivaient enfin !

- Marius, regarde !

Une petite main glissa à travers la grille de la bouche d'aération qui les séparait maintenant de la pièce d'en dessous.

- Cal, fais attention ! Oh… Là !

Les deux visages se penchèrent et la lumière les éclaira. L'un était châtain avec de grands yeux bleus, son visage était fin et quelques taches de rousseurs ressortaient sur ses joues. L'autre était roux avec des lunettes qu'il remontait toutes les deux secondes sur son nez. Ses yeux marron reflétaient l'intelligence. Le roux prit la grille et la tira lentement.

- Cal, je vais te faire descendre ensuite je sauterais.

- Bien !

Cal, le châtain fit passer son petit corps à travers l'entrée et Marius le retint de ses mains avant de tout lâcher quand l'autre fut assez bas. Ce dernier retomba sur ses pieds aussi souplement qu'un chat et si silencieusement qu'une feuille n'aurait fait mieux. Il portait un pantalon, un t-shirt et des chaussons blancs.

Cal fit le tour de la pièce des yeux mais s'arrêta, la respiration bloquée face à… Eux ! Marius qui était un peu plus grand n'eut besoin d'aide pour descendre. Il atterrit mollement, position accroupie, mais se releva rapidement et regarda son ami toujours stupéfait.

- Cal ? Qu'est-ce que tu…

Ses mots restèrent dans sa gorge un moment alors que ses yeux rencontrèrent l'objet de l'attention du châtain et s'agrandissait de la même manière.

- … as… C'est ? Oh !

Il avança dans sa direction. Sa main partit devant lui et rencontra la dureté de l'objet. Un sourire éclata sur le visage du gamin. Sa tête se leva vers le haut comme s'il voulait regarder le ciel. Mais ce qu'il avait devant lui était dix fois plus beau que les étoiles… Cal tomba à genoux.

- Six mois de préparation… six mois de recherches et de travails…

Des larmes coulèrent sur ses joues alors qu'aucun sanglot ne le prit. Marius se retourna, accourut vers lui puis se pencha et attrapa chacun des cotés de son menton. Il le releva vers son propre visage et sourit de plus belle.

- Le danger rôde, Cal… Il faut faire vite. Toutes nos illusions, tous nos espoirs, tout sur quoi nous nous sommes fondés est là !

Il montra le gigantesque objet.

- Nous avons réussi ! Ils existent et ne sont pas que des légendes ! Ils sont là. Dans ses cristaux et nous devons les en sortir pour qu'ils nous sauvent… comme autrefois… Comme avant…

- Grand-mère… murmura Cal.

Il regarda ses mains puis de nouveau Marius.

- Alors grand-mère avait raison !

- Oui…

Marius le lâcha et fit le tour de la pièce blanche. De chaque côté des deux cristaux, on voyait une machine d'où ressortait un bruit… une espèce de bip sonore qui retentissait toutes les secondes ou presque.

- Ils sont en vie.

- Bien sûr que oui, Marius !

Cal reprit assurance et s'approcha des cristaux alors que Marius regardait à droite et à gauche. Leurs visages étaient si beaux… Ils étaient magnifiques. Le blond blanchâtre, le brun bronzé. Ils étaient habillés de la Toge Blanche, le brun commençait en débardeur, l'autre en manche longue. Et alors que leurs bras opposés reposaient dans le vide, le bras gauche de l'un et le droit de l'autre semblait comme… vouloir s'attraper.

- On dirait… qu'ils ont été cristallisés…

Cal plissa les yeux puis se retourna vers Marius qui le regardait avec des yeux ronds.

- …qu'ils voulaient… comme se prendre la main…

Il se retourna encore vers eux.

- Ils ont été cristallisés au moment où ils cherchaient à se reprendre !

Marius revint vers lui, il frôla son épaule.

- Grand-mère disait que leur amour était plus fort que leur propre vie… Que leur magie était tellement semblable qu'ils avaient fini par les mélanger… par amour… murmura le châtain.

- Alors… même dans leur subconscient, ils essayent de retourner l'un vers l'autre ?

- Oui… et tu sais quoi ?

Cal sourit enfin.

- Regarde !

Il montra un endroit entre les deux cristaux. Un énorme bouton rouge y était, dans une boîte en plastique collée au mur.

- On va leur donner satisfaction !

Il se tourna vers… Marius qui avait disparu !

- Eh ! Toi, regarde !

- Qu'est-ce que c'est ?

Le roux revint et lui montra une feuille électromécanique.

- Six cent ans ! Ils devaient être réveillés dans six cent ans après leur avoir effacé la mémoire !

- Mais pourquoi ?

Marius se gratta la tête et la secoua négativement.

- Je n'en sais rien…

Ils restèrent un moment sans bouger avant que Cal ne se réveille brusquement :

- Nous n'avons plus beaucoup de temps… L'anti-alarme ne va pas rester longtemps ! Il faut y aller nous n'avons que trop tardé !

- Alors appuie sur le champignon !

Cal s'avança et appuya sur le bouton.

- Ne fais pas de bruit, ne fais pas de bruit ! Supplia-t-il.

Les cristaux commencèrent soudainement à fumer, comme s'il s'évaporait… comme de la glace…

- Oui ! S'exclama Marius en frappant rapidement, mais sans bruit, dans ses mains.

Les deux jeunes hommes regardèrent avec adoration et intrigue les cristaux s'effriter. Malheureusement, ils tombaient bien trop doucement ! Leur joie ne commença à revenir que lorsque dix minutes s'écoulèrent et que les corps pendaient lamentablement retenu seulement par la gorge et la taille.

- Détachons-les ! Les fils risquent de les étrangler.

- Ils sont trop hauts !

Marius sortit un couteau de sa poche et Cal en fit autant.

- Pas de discussion, dépêches-toi !

- Ok !

Tant bien que mal, ils arrivèrent à les détacher. Marius, plus grand et plus fort, arriva à retenir l'homme blond avant de l'allonger à terre. Cal, lui, oublia complètement qu'il était plus petit que l'autre et lorsqu'il voulut le retenir, tomba sous son poids. Marius rit légèrement.

- Viens m'aider au lieu de rire !

Aussitôt dit, aussitôt fait. Marius passa une main sur le visage de l'homme brun.

- Harry Potter, chuchota-t-il.

- T'as vu leurs ongles ? Ce sont des cristaux !

- Hein ?

Cal leva sa main et montra de longs ongles en cristal doré aussi pointus que des griffes et dures que celles d'un dragon.

- C'est bizarre…

- Il faut les réveiller !

- Comment ?

- Une bonne claque ?

- Tais-toi, rit Marius.

Cal sourit. Bien que tous les deux soient tendus comme une barre de fer, ils essayaient de détendre l'atmosphère. Tout ce qui les inquiétait, c'était que quelqu'un entre, ou qu'un moldu les emmène dans l'une de ses pièces où il n'y avait rien d'autre que la mort et la folie.

- Monsieur Harry… Monsieur Harry !

- Monsieur Harry ? S'écria en chuchotant Marius. T'as rien trouvé de… ?

- Dra…

Les paupières d'Harry Potter commencèrent à papillonner alors qu'il ouvrait et refermait sa bouche dans un ultime effort de prononcer le nom de son bien-aimé. Cal et Marius firent un sursaut gigantesque lorsqu'une voix plus forte retendit dans une expiration prononcée.

- Là…

Ils se retournèrent et vit Draco Malfoy qui essayait lui aussi d'ouvrir les yeux.

- Pourquoi il n'ouvre pas les… murmura Cal.

- … yeux ? Finit l'autre sur le même ton.

- Oui ?

Marius hocha de nouveau négativement la tête. Les voix des deux hommes commencèrent à se fixer autant que leur respiration qui avait mal commencé. Ce que les deux jeunes hommes ne pouvaient savoir, c'est qu'en les réveillant, ils avaient réanimé leurs cœurs et c'est une douleur atroce que les deux hommes ne pouvaient exprimer que par de petits soufflement. Des petits : « J'ai mal », entourant le nom de leur amour respectif.

- Harry…

- Dra… co…

- Ouvrez les yeux, Mr Harry !

- Attends, on peut peut-être les réunir !

- Oui, tu as raison !

Les deux les poussèrent l'un vers l'autre. Et lorsque leurs mains se touchèrent se fut comme un coup de jus… deux doigts dans la prise ! Les deux s'agrippaient à cette main comme un noyé à sa bouée. Cal sauta devant Draco et lui tapota la joue.

- Allez, Mr Draco… s'il vous plait, ouvrez les yeux… Il faut que nous nous en allions !

- Ça ne servirait à rien…

Les deux jeunes se tournèrent vers le brun qui venait de parler.

- Je ne vois pas…

Il avait les yeux grands ouverts, ses yeux…

- Du cristal ! S'écria le plus jeune.

- Cal ! Murmura sévèrement Marius. Doucement !

C'était vrai. Ses yeux étaient dorés… et brillants comme le cristal de ses ongles. Draco ouvrit enfin les siens et ils purent constater qu'il avait la même chose.

- Harry… Harry… Pourquoi ?

- Shhht… Moins fort !

- On n'est pas dans le camp des gentils.

- Il faut que nous partions ! Immédiatement.

Draco roula brusquement sur le côté, comme si toute sa force venait de le reprendre. Il suivit en tremblant la main et le bras d'Harry jusqu'à son visage.

- Harry…

- S'il vous plait, messieurs, nous devons…

- Attends un peu, le coupa le roux. Laisse-les…

Le blond rampa légèrement, son corps se frotta contre celui du brun alors que sa bouche trouva toute seule sa conjointe presque désespérément. Harry passa ses bras autour de son cou et appuya bien plus. Derrière leurs légères rougeurs, les pauvres enfants recommencèrent à stresser un maximum. Cette fois-ci, Marius décida de les arrêter.

- Messieurs, je suis désolé mais il faut vraiment que nous partions.

- Où sommes-nous… et que faisons-nous ici ? Que s'est-il passé ?

- On vous dira tout dehors ! S'il vous plait !

Le souffle de Draco réchauffa la joue d'Harry. Celui-ci passa les doigts dans sa chevelure.

- On peut leur faire confiance ?

- On dirait des enfants… Et puis nous n'avons pas trop le choix.

- Oui…

- Messieurs ! Est-ce que vous pouvez vous lever ?

Les deux enfants prirent la main et le bras de Draco et le levèrent. Au moment même où la main de Draco quitta celle d'Harry, celui-ci poussa un cri… étouffé par la main de Cal qui eut un très bon réflexe.

-Non, non, Mr Harry ! Je vous en prie ! Taisez-vous.

- Draco, Draco, rendez-le moi ! S'époumona le brun en tentant de retirer la main de Cal.

On aurait dit un damné qui se tortillait pour retirer un démon de son corps. Il faut dire, après tout ce qu'il avait subi, il ne pouvait qu'être hystérique !

- Harry ça va ! Je suis là ! Chuchota Draco, en se penchant pour trouver le corps de son amant.

Mais bien sûr il ne trouva rien. Le brun, pourtant, en entendant la voix de son amour, se calma et recommença à respirer normalement.

- Ok, ok ! Levez-moi, s'il vous plait.

Les deux arrivèrent à le lever et Harry s'accrocha à son blond car ses jambes ne le portaient pas encore tout à fait. Le blond de même d'ailleurs. C'est pourquoi les deux enfants les tinrent debout. Marius regarda Cal et ils hochèrent la tête d'un commun accord.

- Mr Harry, il faut que l'on vous fasse passer par la bouche d'aération là-haut ! Regard… euh… pardon !

Marius regarda sa montre.

- Deux minutes ! Cal il ne nous reste que deux minutes !

- Et nous en avons mis cinq pour arriver jusqu'ici.

- Vous savez, si vous nous guider, nous vous faisons monter jusque là haut par magie.

- Non, monsieur… fit Cal avec regret. Vous ne pouvez pas… vous ne pouvez plus…

- Pardon ?

- Toutes les questions seront résolues tout à l'heure ! Voilà ce que l'on va faire ! Cal, tu montes ! Mr Harry et Mr Draco passent après, je les aiderais. Puis, je monterais… Ok ?

- Pas de problème !

- Mais…

- Pas de mais ! Une minute quarante-cinq secondes ! Go !

Et une minute quarante-cinq secondes plus tard, alors que l'anti-alarme s'éteignit et que les caméras se remettaient en route, Cal remit la grille en place. Draco se leva juste assez pour se cogner contre la paroi du dessus.

- Aïeuh ! Bon, jeunes hommes ! J'aimerais savoir comment vous voulez que l'on sorte de là, alors que nous ne voyons strictement rien et que je suppose nous n'avons ni le droit ni le devoir de faire un seul bruit !

- Nous n'avons plus le temps ! L'alarme va sûrement…

Mais, soudain, gros, gros bruit !

- … retentir… Pfff… Mr Draco, tenez vous aux pans de pantalon de Cal, Mr Harry, les pans de…

- Ce que tu veux de moi, mon amour ! S'exclama Draco.

Harry rit alors que les deux autres rougirent jusqu'à la racine des cheveux.

- Excusez-moi ! Mais je n'ai que quatorze ans !

- Et moi, treize ! Fit Cal.

- Allez, on avance !

Draco jeta des regards de ses yeux de cristaux dorés un peu partout mais comme il ne voyait rien, le pauvre, cela ne servait à rien ! Pendant tout le long, les deux tâtonnèrent la jambe respective qui était devant eux pour être sûr qu'il allait dans la bonne direction. Cal fit le chemin inverse de celui qu'il avait entreprit avec Marius précédemment. Il connaissait par cœur chaque recoin et savait exactement où il allait. Le seul truc, c'est que… une fois dehors… sans l'anti-alarme, ils pourraient se faire remarquer… surtout avec deux aveugles !

Ils ne savaient pas à quoi se tenir ! Il ne savait qu'ils les trouveraient vraiment… Du moins, ils n'en étaient pas sûrs. Mais ils avaient tellement besoin d'eux ! Marius passa par la sortie qui fut avant l'entrée et déboucha dans le parc derrière l'immeuble tout blanc. De là, ils purent entendre des cris entre les moldus et dont leurs mots s'arrêtaient à :

- Disparus ? Comment ça, disparus ?

Draco qui se relevait en s'essuyant les genoux murmura :

- Je suppose que les « disparus », c'est nous ?

- Vous supposez bien Mr Malfoy ! Ironisa Harry.

- Vous savez que je risque de vous faire payer cet outrage, Mr Potter !

Harry s'avança vers lui et… le manqua de cinq centimètres ce qui fait que Cal dû le remettre entre les bras de l'homme blond.

- Alors faites-moi payer ce que vous voulez !

- S'il vous plait ! Pas ici, fit Marius qui oscillait entre le rire du comique de la situation et le stresse de se faire choper.

- On doit encore sortir du périmètre antiK et après on pourra souffler !

- Quand on sera chez nous !

- Périmètre antiqua ? C'est pourri comme nom !

- Peut-être mais les effets sont assez… radical… Ne sentez-vous pas… une sensation de gène, d'oubli et d'arrêt vous tarauder l'estomac ? Glissa Marius en remontant sournoisement ses lunettes sur son nez.

Ce qui n'eut absolument aucun effet voulu puisque les deux hommes ne le voyaient pas ! Mais ceux-ci se rendirent rapidement compte qu'il avait raison. Il avait comme oublié quelque chose. Harry fut le premier à savoir immédiatement ce qui n'allait pas.

- Un… un anti-magie ?

- C'est ça… mais ce mot a été banni du vocabulaire des moldus et ils l'appellent maintenant K ! Et nous utilisons aussi ses formules.

Tout en parlant Marius avait commencé à marcher en entraînant les deux hommes qui se serraient étroitement avec lui et Cal qui faisait attention au moindre bruit tout en suivant la conversation.

- Attendez ! Pourquoi vous abaissez-vous à apprendre ce que font les moldus ? S'étonna Draco.

- C'est pas comme si on le voulait…

Harry ressentit beaucoup de tristesse dans ses mots. Il pressa la main de son amant qui frotta sa joue sur sa tête pour lui dire qu'il avait compris. Le blond embrassa son front puis se concentra à nouveau sur l'enfant qu'il suivait…

- Quand est-ce que tout ça a changé ? Il a fallu plusieurs mois, non ? Un an ou deux ?

L'enfant ne répondit pas. Ils avançaient silencieusement, ça faisait longtemps que le centre était loin derrière eux. Draco se mordit la lèvre.

- Alors les moldus savent pour la magie ?

- Oui… murmura Marius.

- Et vous… les moldus… ils…

- Ils ne sont pas tous devenus contre nous… Sinon jamais on aurait pu vous sauvez. Le gardien qui a détruit le système de caméra ! Et le mécanicien qui nous a donné vingt minutes de plus pour réparer un fil qu'il ferait en cinq minutes.

Marius rit.

- Il y a aussi ce que nous… ce qu'ils appellent la Résistance ! Ceux qui nous protègent ou parfois nous cachent lorsque nous sommes repérés.

- Repérés ?

- Ils ont récolté… un antiK ! Si puissant… et l'on mit dans toutes sortes de choses… des matériaux… des armes… leurs vêtements qui les protègent tant qu'ils les portent ! Nous ne pouvons rien contre eux. Il y a des pièces aussi… Ces pièces totalement vides avec leurs carrelages blancs d'une concentration d'antiK tellement élevée qu'elles aspirent ta magie, ta vie et qui te tue peu à peu…

A ce moment seulement, Harry et Draco comprirent dans quel monde ils étaient tombés !

- Mais… m-mais… quand est-ce que ça a commencé… tout ça ?

- Lorsque vous avez été enlevé, à la suite même de la chute de Lord Voldemort… Les présidents moldus d'à peu près tous les pays ont révélé notre existence aux yeux du monde… et l'existence de leurs armes destructrices pour nous.

- On dit, reprit Cal derrière eux, qu'ils ont appris pour vous !

- Nous ? Mais que…

- Oui vous… vous êtes la clef de… je ne sais quoi, mais d'un truc… vraiment gigantesque et de génial ! Vous devez leur faire peur pour qu'ils vous enferment dans une boîte… cette boîte de cristal !

- Cristal ?

- Venez, nous sommes arrivés !

- Attendez ! Je veux savoir… combien de temps avons-nous dormi ? Pour que… tout ça se soit mis en place ? Un an ? Plus ?

Marius ne dit rien encore une fois. Il craignait leur réaction mais Draco s'énerva.

- Jeunes hommes ! J'attends une répon…

- Hermione Granger !

- Pardon ?

Un sourire passa sur le visage triste d'Harry.

- Vous la connaissez, monsieur, n'est-ce pas ?

- Bien sûr ! Je peux la voir ? Non, quelle question, rit-il, mais… c'est elle qui vous envoie ? Où est-elle ?

- Grand-mère… ou plutôt mon arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère… avait toujours rêvé de vous revoir, monsieur.

Le sourire disparut… Harry commença à trembler dans les bras de Draco qui n'était pas en meilleur état.

- Pa-pardon ? Je…

- Monsieur, reprit Marius. Messieurs. Nous avons vécu les premières années de nos vies avec des contes de fées, nos légendes où vous étiez nos héros ! Mais nous avons cru jusqu'au bout à votre existence, nous avons espéré… et nous avons été récompensés !

- Légendes ? Fit la voix tremblante d'Harry alors qu'il étouffait un sanglot. Mais…

Les lèvres d'Harry s'accrochèrent à celles de Draco qui le serra fortement contre lui. Ils étaient arrêtés et les enfants durent les suivre.

- Messieurs, ça fait… Vous avez été enlevé en 2003 lors de vos vingt-et-un ans… et en ce moment même, vous venez de vous réveiller en 2292.

Le sanglot partit autant pour l'un que pour l'autre. Ils n'arrêtèrent pas leur baiser… comme s'ils se raccrochaient à un semblant de ce qu'ils avaient autrefois et dont c'était tout ce qu'ils avaient pu garder.

- Vous avez dormi 289 ans…

- Non, gémit Harry.

- Nooon ! Suivit Draco. Blaise, Pansy, Ron, Hermione ? Père… Mère…

- On est désolé…

Leurs larmes s'écoulèrent alors qu'une étrange lumière bleue s'éleva de leurs corps enlacés qui commencèrent à brûler… Non… Pas eux ! Les robes blanches qu'ils portaient. Et quelques secondes après… Ils tombèrent évanouis et totalement nus… à même le sol devant la maison moldu et des deux enfants qui les regardaient, stupéfaits.


A suivre...