Chapitre 2
-Mais il s'est vraiment passé quelque chose là-bas, une bataille peut-être, dit Françoise.
-Ma chère nièce, tu t'en fais trop pour tes parents. Il y a eu sûrement un problème de communication, dit John, son oncle. Tu t'inquiète beaucoup trop depuis que tes parents sont partis pour continuer leurs fouilles.
-Mais…, commença-t-elle.
-Il n'a pas de mais! Tu es fatiguée, va te coucher et demain tout sera fini, dit-il.
Alors, Françoise partit dans sa chambre avec le livre que ses parents lui avaient envoyé. Bien installée dans son lit, elle regarda la couverture. Il y avait d'étranges symboles sur la couverture. C'était des hiéroglyphes, il était écrit : Celui qui lira connaîtra le… Les derniers mots étaient indéchiffrables. Elle passa ses doigts sur la couverture et comme par hasard elle vit un trou en forme de demi croissant de Lune. Comme chaque fois que Françoise réfléchissait, elle commença à faire tournoyer son médaillon que sa mère lui avait donné avec son pouce et son index. C'est alors que le déclique se fit. Elle prit son médaillon et le mit dans le trou. Il y entrait à merveille! Alors celui-ci commença à tournoyer d'un sens à l'autre comme par magie. Puis il eut un déclic et le livre se débarra. Elle n'eut pas le temps de l'ouvrir qu'elle entendit les pas de John s'approcher de sa chambre. Françoise le livre cacha, en vitesse, sous son lit.
-C'est l'heure d'éteindre, dit-il, en ouvrant la porte.
-D'accord, dit-elle, bonne nuit!
Elle se coucha en se promettant de revenir sur le livre le lendemain.
Mais, par contre, le lendemain matin, pendant que Françoise déjeunait, on cogna à la porte et John alla ouvrir. Quand il revint, il était très pâle. Il s'assit bruyamment et elle remarqua qu'il tenait une lettre. Elle lui enleva des mains et l'ouvrit. La personne qui avait écrit cela avait dû être très pressée puisque c'était presque illisible. Mais elle put déchiffrer le message. Il était écrit : Venez vite. Miriame et James sont en danger. Nouad.
-Je te l'avais dit!, s'écrit Françoise triomphante, mais qui est Nouad? Papa et maman m'ont jamais parlé de lui.
-Nouad était une personne que tes parents ont rencontré il y a environ quinze ans, dit John. Cest aussi le gardien du désert, celui qui veille sur les trésors qui ne doivent pas être ouverts. Il a sûrement suivi les fouilles de tes parents et quand il a vu qu'ils étaient en danger, il a sûrement écrit. Cela doit faire quelques temps déjà.
-Alors on y va? dit la jeune fille.
-Bien sûr que non! dit son oncle. Si c'était un faux billet?
-Et si c'était vrai? riposta Françoise. Si papa et maman sont réellement en danger, c'est à nous de les sauver et de toute façon je devais aller les rejoindre dans deux semaines. Aller dit ouiiiii!!
Tout ce que Françoise su, c'est qu'elle était dans un avion, en direction pour l'Égypte. Les cinq dernières heures se sont passées à une vitesse fulgurante. Quand elle eut fini de convaincre son oncle, elle et lui firent leurs valises en vitesse pour ne pas manquer leur vol. Françoise avait fait vite, elle prit quelques vêtements, son livre, son fusil que son père lui avait donné pour son anniversaire de onze ans et son médaillon. De toute façon, là où elle allait était comme sa deuxième maison, elle avait donc tout se qu'elle avait besoin là-bas.
Au début du voyage, elle expliqua à son oncle que ses parents lui avait envoyé un livre rempli de signes égyptiens. Il prit mieux la nouvelle qu'elle avait pensé. Mais il faut dire que le reste du voyage, John dragua les belles hôtesses de l'air. Ce qui permit à Françoise de lire son livre en paix.
Pendant ce temps, Miriame et James Carter étaient emprisonnés dans une pièce poussiéreuse et mal éclairée.
-J'espère qu'elle n'a rien, dit la femme en parlant de Françoise.
-John est avec elle, ne t'inquiète pas, dit le père en la serrant dans ses bras, même si cela ne l'encourageait pas.
Tout les deux savaient de quoi leur fille était capable, mais ils ne pouvaient s'empêcher d'être inquiet.
-Sache que quoi qu'il arrive, tu es mon amour, le seul et l'unique, dit-elle.
-Pourquoi dis-tu ça?, en la forçant de lever le regard vers lui.
-Je ne sais pas, sur le bord des larmes.
À ce moment, on ouvrit la porte et une lumière vive en sortit les faisant fermer les yeux.
