Cependant il y avait un point noir au tableau.

Et ce point noir lui restait, même à lui incompréhensible à comprendre. Lily et James Potter avait cru que ses transes n'étaient que des voyages vers un monde imaginaire et c'était là toute leur erreur mais Harry ne pouvait pas leur en vouloir, lui-même en avait été déboussolé et n'en n'avait pas parlé.

Quand il avait rencontré les jumeaux il avait cependant été heureux de constater qu'il n'était pas le seul à être affecté par ce phénomène bien qu'il pense que son cas et le cas des jumeaux roux soient une exception, car comment allait il pouvoir dire à ses parents qu'il vivait deux vies en même temps ?

Même les jumeaux Weasley n'avaient prévenus personne pourtant Harry connaissait leur tact et leur délicatesse mais aussi leur capacité à garder un secret mais malgré les années ils l'avaient gardés, chose étrange d'ailleurs mais le brun pensait que c'était parce qu'ils savaient que lui aussi était « revenu à la vie » qu'ils n'en n'avaient pas parlé, afin de le protéger et surtout afin que le petit brun aux yeux vairons puisse profiter d'une vie tranquille et heureuse, entouré de parents aimants et dans une vie qui avait tout pour le comblé.

Excepté cette vie passée …

Cette vie qui avait commencée mal, il était né comme un être monstrueux et son père ne voulait pas de lui. Alors que sa mère était une vraie perle avec lui, adorable, aimante, son père n'avait été qu'une aventure d'un soir, un sale riche et qui plus est un sorcier de sang pur et qui avait profiter de sa mère qui n'était qu'une simple moldue.

Une simple moldue qui s'était laissé charmer par son charisme et sa force, ainsi il était né dans ces circonstances. Sa mère l'avait presque vénéré quand elle avait vu qu'il avait hérité la beauté des traits des sorciers, et que lui-même, son petit ange pouvait pratiquer la magie ! Même qu'il pouvait parler aux serpents, don que n'avait pas son ignoble père qui avait une fois tenté de le tuer alors qu'il n'avait que trois ans, qui voudrait d'un bâtard susceptible à l'âge adulte de venir demander une part de l'héritage ?

De même son père pensait qu'il ne valait rien, il était un être inférieur de part le fait qu'il ait du sang des non magiques en lui, le mot moldu n'existait pas à l'époque.

Puis il avait fait la connaissance des jumeaux roux, à l'époque ils n'incarnaient qu'une seule personne, un roux, assez énervant qui n'avait pas insulté le brun au premier coup d'œil, il l'avait bien regardé, de haut en bas dans ses beaux vêtements de riche et de sang pur puis avait déclaré avec un éclatant sourire qu'il était magnifique, lui dans ses vêtements miteux avec une couleuvre autour du cou.

Le brun l'avait regardé longuement, doutant de la vérité derrière ces paroles, puis il avait rougi comme une pucelle en constatant que le roux n'avait pas menti, et comme son lui d'aujourd'hui, il avait eu 10 ans.

Bien sûr il avait ensuite rattrapé sa virilité en vol, ou du moins le peu qu'il possédait à l'époque vu qu'il n'était qu'un enfant, et avait frappé violemment le roux, l'envoyant tomber par terre et mettant son nez à sang, puis l'enfant couvert de terre et habillé de vêtements miteux s'en était aller, râlant et insultant le roux qui n'avait pas compris grand-chose si ce n'est qu'il aimait ce petit brun aux yeux vairons.

Le roux n'avait pas abandonné et chaque jour il venait au même endroit voir le brun qui semblait maussade et qui travaillait la terre grâce à sa magie, le sang pur trouvait ce spectacle fascinant, lui qui n'avait jamais apprit à contrôler sa magie autrement qu'avec une baguette il était étonnant de voir un si jeune homme maîtriser sa magie parfaitement et lui faire faire cette danse magnifique chaque jour afin d'avoir les meilleures plantations que possible.

Et un jour il arriva quelque chose de nouveau, alors que le petit brun faisait de la magie dans son champ, que le roux le regardait tranquillement assis à l'ombre d'un arbre, plusieurs chevaux arrivèrent, c'était le lord Serpentard qui se promenait avec quelques autres sorciers, ils s'arrêtèrent devant le brun de sang mêlé, l'homme aux cheveux bruns et aux yeux argentés lui cria.

« Le bâtard fait de la magie ! Mais voyons nous ça … Son cheval se cambra en sentant la magie agressive du plus jeune vers son père, l'équidé sentait cette magie énorme et il ne voulait que s'enfuir en courant, les autres montures commencèrent à l'agiter.

-Je ne vois pas en quoi cela vous regard Seigneur Serpentard. Après tout vous êtes un sang pur, alors pourquoi vous préoccupez des sangs inférieurs ? Le roux s'avança.

-Seigneur Serpentard, pardonnez mon audace mais ce jeune homme est sous ma protection. Clama le sang pur « ami » avec le paysan d'une voix forte ce qui enragea le jeune aux yeux vairons. Celui-ci eut un son purement hautain, relevant la tête haute toute sa beauté effaçant les traces de terres, de saleté et ses vêtements miteux soulignant sa taille fine et svelte.

-Mensonge Seigneur Serpentard, maintenant veuillez déguerpir de mes terres sur le champ, ou je vous jure que vous et vos hommes aurez la peur de votre vie. Menaça le plus jeune.

-Ce n'est pas parce que je t'ai laissé prendre mon nom petit bâtard que tu peux me chasser ainsi ! Je suis beaucoup plus puissant que toi ! Le brun eut un sourire froid et menaçant. Il attrapa un bâton qui traînait à ses pieds puis répondit calmement.

-Les sangs purs devraient savoir quelle importance i faire respecter la propriété d'un autre sorcier. Moi Salazar Serpentard, bâtard du lord Serpentard et fils de Morgana Damon je vous jure sur ma magie que je vais vous chasser d'ici ! Sa magie déjà présente hors de son corps rougeoya encore plus qu'elle ne l'était auparavant et chaque sorcier présent eut un frisson. »

Le jeune Serpentard leva son bâton et cria, une fois, une seule et unique fois, un cri de guerre rapide et bref qui sembla suffisant pour que chaque monture présente ne se cambre violemment, puis dans un ensemble ils éjectèrent leur cavalier ils hennirent, semblant hésitant tant qu'à la marche à suivre mais Salazar leva son bâton et chaque équidé s'approcha de lui pour enfin se poster derrière lui, semblant en soutient tant qu'à son action.

Ensuite il poussa des sifflements incompréhensibles pour chaque personne présente, excepté pour des animaux au sang froid qui immédiatement lui répondirent, eux qui avait l'habitude de veiller sur ce champ pour ne pas laisser passer les humains voleurs et les rats qui pouvaient dévorer les cultures de leur maître, les serpents sortirent de leurs buissons, les chevaux ne bougèrent pas, étrangement ils laissèrent faire les reptiles qui ne semblaient pas leur inspirer la moindre peur.

« Je ne me répèterais pas Père, sortez de mes terres sur le champ ! L'homme brun sortit son épée ainsi que sa baguette et menaça le jeune garçon de 10 ans en compagnie de ses compagnons d'armes qui commençaient à trembler sous le pouvoir effrayant du plus jeune, ils comprenaient que ce dernier était beaucoup plus fort qu'eux, notamment avec le roux en sa compagnie, ils n'avaient aucune chance.

-Tu vas me payer cet affront sang impur ! Bâtard ! »

Cria l'homme à son fils, tout en accourant vers lui, épée levée et prête à frapper, ainsi que baguette en main prête à jeter des sortilèges plus tout aussi puissants les uns que les autres.

Le plus jeune le laissa s'approcher puis sauta dans les airs lorsque son géniteur fut proche de lui, ses cheveux bruns volant tout autour de lui telle la crinière d'un lion prêt à abaisser ses crocs sur une belle gazelle appétissante.

Le brun aux yeux vairons donna un coup de pied à son poignet qui tenait son épée, visant justement cette partie du bras si forte mais fragile à la fois. Si Salazar ne possédait pas beaucoup de force physique il compensait par une agilité et une rapidité digne des chats, il fit ensuite un tour sur lui-même et frappa le plus vieux au visage.

Il le regarda puis siffla quelque chose, immédiatement les serpents se jetèrent sur le lord Serpentard, ne le laissant plus bouger de par leur corps souple et serré, il devait y en avoir une centaine sur lui, du moins autant qu'il en fallait pour qu'il soit totalement incapable de bouger. Le plus jeune eut alors le loisir de ramasser l'épée de son paternel, une épée longue et aux couleurs de leur richesse et leur pureté de sang, de couleur violette avec des améthystes présentes sur le manche de l'épée.

Ensuite il ramassa la baguette de son géniteur, cette dernier sembla ne pas vouloir de lui au vu de la décharge que cette dernière lui envoya mais Salazar n'en n'avait cure, tout ce qu'il voulait c'était effrayer ces hommes pour que jamais ils ne reviennent.

Il pointa la baguette pile entre les deux yeux de l'homme qui avait permis à sa mère de l'avoir et déclara d'une voix froide alors que le plus vieux commençait à s'agiter sous le poids de tous les serpents et que ceux-ci se refermèrent, l'empêchant presque de respirer.

« Je ne suis peut être qu'un sang impur seigneur Serpentard, tout comme les hommes qui vous servent de garde … mais je sais me défendre. Les terres que vous voyez ici sont à moi et à ma mère, le seigneur Gryffondor ne m'aide pas. En aucune façon. Alors vous allez rentrer dans votre manoir sur le champ et ne jamais plus revenir ou je vous jure que cette fois vous ne vous en sortirez pas vivant. Menaça t-il. Vous avez compris ? »

Répéta t-il lorsqu'il ne vit aucune réaction de son paternel, lorsque celui-ci hocha la tête, alors Salazar demanda aux serpents de le lâcher. L'homme se releva rapidement, la lèvre ensanglantée par le coup de pied de celui qui était son fils, il lui jeta un regard mauvais, d'autant que l'épée qu'il avait spécialement forgée pour son fils, même si pour le moment c'était lui qui la portait, était dans la main d'un impur ! De même que sa baguette … ! Jamais il ne pourrait lever cet affront. Il fallait qu'il tue l'enfant, si à cet âge peu avancé ce dernier était si puissant alors il ne donnerait pas cher de sa peau lorsque ce sang mêlé aurait atteint sa maturité.

Ce sale bâtard qu'il avait eu avec cette sans magie d'esclave !

Il aurait dû le tuer à la naissance mais lorsque cette servante l'avait supplié de ne pas tuer le gosse sous prétexte qu'elle avait besoin d'un fils, il l'avait cru et l'avait même laissé prendre son nom cependant quand il avait apprit que cette progéniture serait peut être plus puissante que son fils légitime il avait tenté de le tuer. L'enfant devait avoir trois ans mais on entendait des rumeurs selon lesquelles il pouvait parler aux serpents et ensorcelé les gens alors le seigneur Serpentard, ayant peur de ce monstre en puissance, avait envoyé un homme tuer le plus jeune, cependant l'homme était revenu sans aucune trace de sang et arguant qu'il ne connaissait même plus son nom …

Enervé il avait pratiqué l'entrée dans l'esprit de l'homme mais n'y avait rien découvert si ce n'est la dernière conversation qu'il venait d'avoir.

Effrayé par ce pouvoir qui ne se trouvait pas loin de lui, et qui pouvait à tout moment prendre son territoire mais aussi menacé le roi du royaume des sorciers, il l'avait ignoré, pensant que le jeune ne lui ferait rien tant qu'il n'y aurait pas de raison, mais à présent, lorsque son bâtard l'avait exclus de ces terres, de ce champ derrière lequel se profilait une misérable demeure, le seigneur Serpentard n'eut pas peur d'admettre qu'il avait peur, qui donc pouvait maîtriser sa magie aussi facilement ?

Même lui qui avait un sang pur et une magie puissant n'y parvenait pas, ayant besoin d'une baguette pour lancer des sorts alors que le petit brun aux yeux vairons n'en n'utilisait pas ! Que se passerait-il s'il en avait une ?

Maintenant qu'il était de retour dans son incroyable manoir, assis sur un trône il réfléchissait à ce qu'il allait faire de ce fils illégitime, il était certain que ce jeune allait devenir plus puissant que son propre fils, cependant il voyait bien qu'il ne pouvait pas le tuer, pas tant que Godric Gryffondor venait voir le plus jeune … il allait devoir persuadé ce monstre de renoncer à son héritage.

De leur côté, Salazar s'était de nouveau tourné vers les serpents et leur siffla qu'ils pouvaient disposer, Godric toujours présent eux les yeux bleus pétillants et s'approcha du petit brun tout en s'exclamant.

« C'était extraordinaire ! Tu pourras m'apprendre ?

-Ne soyez pas idiot Gryffondor. Vous avez mille et une merveilles dans votre manoir, vous pouvez apprendre seul. Le brun aux yeux vairons s'approcha du cheval de son « père », ce dernier portait une magnifique selle et deux ou trois pièces qui lui semblaient faite en or, il les toucha, puis les tâtant et enfin eut un sourire satisfait. Et bien mon beau, ce qu'il doit être horrible de porter tels hommes qui ne te respecte pas n'est-ce pas ? Déclara t-il tout en caressant l'animal. Les autres équidés s'approchèrent de lui, quémandant chacun leur tour une caresse.

-Oh s'il te plait Salazar ! Je ferais tout ce que tu veux ! S'écria le roux à la robe rouge et or. Salazar leva un sourcil puis demanda.

-Vraiment tout ? Par exemple si je te demandais de te mettre à genoux tu le ferais ? Le roux obéit sagement. Puis le brun reprit. Très bien, je veux bien te montrer tout ce que je sais à condition que tu puisses m'obéir sans poser de questions.

-Je le ferais Salazar !

-Et par pitié, vouvoie moi, nous ne sommes pas amis. »

Et c'est ainsi que le brun était parti en compagnie du roux chez lui, ils allèrent mettre bien les chevaux, en leur retirant leur selle et leur mors, chose que les animaux apprécièrent puisqu'ils hennirent de plaisir sous le traitement doux du brun, Godric pensa que Salazar avait vraiment un cœur en or.

Certes cela ne se voyait pas du premier coup d'œil mais quand on grattait un peu cette carapace qu'il s'était construit au fil des années, on trouvait un sorcier de sang mêlé tout à fait charmant et le Gryffondor pensa que ce jeune homme valait bien mieux que son père ainsi que son fils légitime qui menait la vie dure à leurs paysans, lorsque les paysans et sans magie étaient correctement traité par les Gryffondor qui les voyaient comme des gens juste inférieurs qu'il fallait aider, les Serpentard étaient de vrais monstres, depuis des générations ils dirigeaient toute cette partie du royaume et les paysans faisaient tout pour survivre. Ils mourraient tous de fatigue tellement les sorciers les exploitaient et Godric voulait que cela change, alors pourquoi pas avec Salazar ? Ce sang neuf qui n'avait nul préjugé ?

L'après midi se passa bien malgré la froideur de Salazar Godric put apprendre plusieurs choses, puis lancer quelques sorts très simples sans baguette, même si obéir au brun était difficile car ce dernier abusait de son pouvoir sur le Gryffondor, Godric trouvait que le prix afin d'être plus puissant était peu cher payer, d'autant qu'il comprenait que Salazar puisse être heureux de le contrôler et d'avoir un peu de pouvoir mais le jeune brun était tellement gentil que le roux ne lui trouvait pas de défaut à ramasser les crottes du cheval du lord Serpentard pour aller la poser sous un rosier afin que celui-ci puisse fleurir.

Les chevaux étaient restés près du domaine des deux pauvres, Godric qui n'avait pas vu le temps passé se vint obligé de rester dans la demeure de Salazar, ce qui amena une grimace au plus jeune qui ne le supportait que parce qu'il avait eu un « esclave ».

La mère de Salazar avait été très heureuse de voir que son fils s'était fait un ami même si de la maison elle pouvait voir ce petit roux qui venait voir son fils chaque jour, la femme avait des cheveux châtains ternes mais des yeux émeraudes incroyables, reflétant la lumière tel une pierre précieuse et Godric sut que si son œil droit lui venait de son père, son œil gauche était de sa mère.

Ils dinèrent avant le coucher du soleil, la mère épuisée par une journée au manoir Serpentard qui était à plus de deux kilomètres de là, alla directement se coucher sur la paillasse qui leur servait de lit, elle commença à doucement ronfler.

Buvant un verre d'eau Salazar regardait le feu qui crépitait doucement vaguement, Godric s'approcha de lui et déclara.

« Ma chambre est beaucoup plus grande qu'ici …

-Désolé votre majesté si le luxe n'a pas sa place ici.

-Ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais comment un être aussi merveilleux que toi peut vivre ici ? Tu ne veux pas vivre dans un lieu aussi merveilleux que le manoir Serpentard ?

-Ecoutez-moi Godric, je suis habitué ici. Je peux même dormir à la pleine étoile que cela ne me gênerait pas. Je sais ce que vous voulez faire … les Gryffondor ont une haine pour les Serpentard depuis longtemps et je ne suis pas né de la dernière pluie.

-Salazar … Le roux posa une main sur celle du brun qui sursauta et rougit comme une sainte nitouche. Désolé je ne voulais pas te faire peur mais ça me fait tellement de mal en voyant un être aussi exceptionnel que toi vivre dans un endroit aussi minable alors que tu devrais être dans un palais entouré de richesse. Et ne voudrais-tu pas me tutoyer ? Je préférais … Le brun ne posa pas le regard sur lui.

-Godric. Nous sommes différents ne le vois tu pas ? Toi, tu es exceptionnel, je ne suis qu'un sang impur …

-Un sang impur qui a battu des sangs purs parmi lesquels le seigneur Serpentard. Je ne me trompe rarement sur le compte d'une personne et je sens que tu es puissant Salazar. Il se pencha un peu plus vers le jeune brun, assis à même le sol vu qu'il n'y avait ni chaise ni table et posa ses lèvres sur le front de celui qui avait les yeux vairons. »

Etonné et effrayé par ce geste, Salazar se leva en vitesse, les joues rouges puis sortit de la demeure sans un regard en arrière, Godric eut un sourire en voyant cette réaction puis alla lui aussi sur la paillasse qui avait été installé proche de celle du petit brun pour lui. Il retira ses bottes et s'affala, il ne tarda pas à s'endormir, toujours une oreille à l'aguets, comme son père lui avait apprit, c'est ainsi que dans la nuit il entendit Salazar s'allonger à côté de lui, lui tournant le dos pour ne pas le voir et s'endormir à son tour.

Le lendemain il se leva en même temps que le soleil, Morgana était déjà parti, sans doute pour aller au travail dans le manoir Serpentard, elle devait sans doute y arriver avant le lever du soleil. Godric regarda le petit brun en position fœtale tout proche de lui, le brun s'était retourné dans son sommeil et lui faisait face, il avait une bouille adorable et le roux ne résista pas à la tentation d'embrasser son front.

Le plus petit marmonna dans son sommeil, un filet de bave coulait sur son menton, son visage était serein et il semblait complètement reposé, son masque disparaissant dans la nuit et dans son sommeil, Godric sentit son cœur fondre devant ce spectacle. Il se leva néanmoins, laissant le plus petit dormir encore et alla rallumer le feu qui s'était éteint dans la nuit.

Il sortit dehors, s'étirant et alla voir les chevaux, bien installés devant la maison et qui semblaient monter la garde comme des protecteurs vers celui qui les avaient aidés dans le chemin de la liberté.

Godric alla s'asseoir au milieu des chevaux, répétant l'exercice qu'il avait eu à faire avec Salazar sur la domestication des animaux, c'était fascinant tout ce que l'on pouvait faire de la magie et il n'en revenait pas que l'on puisse demander à un cheval avec de la magie de l'emmener à un point A à un point B gentiment alors que généralement on le dressait violemment pour avoir de l'obéissance de sa part, Godric se dit que décidément la magie était fabuleuse.

Environ une heure plus tard, un brun à l'air tout endormi, les cheveux ébouriffés, et les yeux encore perdus sortit de la demeure et poussa un soupir à fendre l'âme quand il vit que Godric était encore là. Il s'approcha de lui et demanda.

« Alors cet exercice ?

-Plutôt pas mal, je crois qu'Ambre m'aime bien.

-C'est un bon point, tu viens on va au village ?

-Bien sûr que je viens ! »

Salazar siffla et immédiatement le cheval de son géniteur vint à lui, le brun essaya de monter et y parvint après trois essais infructueux et bien sûr sous les rires du blond, le sang mêlé montait à cru, les chevaux n'aimaient pas les selles et il n'y avait que la cruauté des hommes qui ne le savaient pas. Ils galopèrent jusqu'au village qui n'était pas loin, en moins de trente minutes ils étaient arrivés, et miracle, Godric avait réussi à dérider le jeune Serpentard par ses pitreries et ses blagues miteuses.

Le village était petit, rassemblant les non magiques qui étaient des personnes pauvres et sans moyens financiers et les riches, des sangs purs, des sorciers capables de magie la plus puissante et qui avaient beaucoup d'argent. Salazar descendit de son cheval à l'entrée de la ville et lui tapota la croupe tout en faisant passer un message à l'animal via sa magie, le cheval sembla hocher la tête puis repartit en galopant vers la forêt, le brun attendit que Godric soit descendu pour à son tour passer le message à la seconde monture qui ne perdit pas son temps pour rejoindre le cheval qui était déjà loin.

Salazar eut un sourire malicieux vers le roux et déclara.

« Il va falloir que tu ais l'air d'un orphelin si l'on veut se nourrir et pouvoir rentrer sans problèmes.

-Pardon ? S'exclama le roux, ne comprenant pas où le brun voulait en venir.

-Laisse toi faire et rappelle-toi que ce n'est que temporaire. »

Le sang mêlé s'approcha du sang pur et posa sa main sur le torse de Godric qui rougit devant cet acte, le brun ne le regarda même pas et ne sembla même pas le remarquer puis ses vêtements changèrent et il eut l'air d'un miséreux, Salazar lui ordonna de retirer ses bottes.

« Il n'est pas question que je les retire ! C'est un cadeau de ma mère ! Et puis je ne peux décemment pas marcher pieds nus ! Salazar lui jeta un regard froid tout en baissant ses yeux sur ses propres pieds, couverts de saleté et surtout nus.

-Je vis très bien sans.

-Il n'en n'est pas question ! S'écria le roux.

-Je croyais que tu devais m'obéir.

-Il n'est pas question que je le fasse ! Les vêtements je suis d'accord mais marcher pieds nus ! Tu veux que j'attrape une maladie ?

-Godric, retire ces foutus chaussures ! Où est donc passé ton esprit jovial ?

-Mon esprit jovial s'est enfui en même temps que mon courage devant le choix que s'est que de marcher pieds nus ! Salazar soupira puis demanda d'une voix calme.

-Ecoute, tu voulais être mon ami et tu voulais apprendre la magie, si tu n'es pas capable de faire quelque chose d'aussi simple que de marcher pieds nus je n'ai rien à faire en ta compagnie ! Déclara t-il tout en faisant mine de se retourner, Godric lui attrapa le bras.

-Très bien … ! Je vais retirer mes bottes ! »

Il s'assit à même le sol et les retira, Salazar les attrapa et grimpa le long d'un arbre afin de les poser dans un creux d'arbre occupée par une chouette qui n'avait pas réagit, les oiseaux nocturnes étant habitués à la magie et aimant les sorciers.

Le brun redescendit en un saut qui arracha un cri de peur à Godric. Le jeune garçon aux yeux vairons regarda autour de lui puis s'agenouilla devant un tas de terre, il en ramassa puis s'approcha du Gryffondor qui n'avait pas bougé, encore choqué que de se retrouver pieds nus en pleine forêt alors que la ville se trouvait à cinq minutes de marche devant eux.

Salazar s'approcha du plus grand puis commença à barbouiller le visage bronzé du roux avec de la terre, le sang pur cria de surprise avant de saisir les poignets fins du brun, il le poussa contre un arbre et s'écria.

« Non mais ça va pas ? Comme si être pieds nus ne suffisaient pas ?

-Godric, crois moi il le faut. Je ne vais jamais pouvoir rapporter à manger avec un riche à mes côtés …

-Comment ça ?

-Tu crois que je suis devenu discret à cause de quoi ?

-Tu vole ta nourriture ?

-Exact. Si ça te dérange je te propose d'aller le dire au roi, je suis sûr qu'il apprécierait me couper la tête pour tous les vols que j'ai commis.

-Ce que j'ai mangé hier soir … ?

-Etait notre dernière poule, comme tu es un sang pur nous l'avons faite spécialement pour toi, à présent nous avons besoin de refaire quelques réserves, les cultures ne sont pas prêtes …

-Si je l'avais su.

-Si tu l'avais su rien du tout Godric, tu étais un invité, si ma mère n'est pas sorcière cela ne l'empêche pas d'offrir le meilleur à un sorcier de sang pur tel que toi.

-Je suis désolé … je suis tellement égoïste ! S'exclama le grand roux en posant sa tête sur l'écorce de l'arbre.

-Tu n'as pas à t'excuser gros bêta. Maintenant laisse moi te faire paraître plus pauvre veux tu ? Et je vais aussi changer ta couleur de cheveux, on voit que tu es un Gryffondor à des kilomètres. »

Cela amena un sourire à Godric qui se laissa ensuite faire.

Passant d'un sang pur de grande famille connue, Godric était à présent méconnaissable, sale, les pieds nus, les cheveux châtains ébouriffés et emmêlés, il se mêlait parfaitement à la foule.

Il suivit Salazar, ayant peur de se perdre, après tout c'était la première fois qu'il venait dans le village sans sa famille, et il se rendit ensuite compte combien quand il venait le village était différent.

Actuellement le village était triste, gris, les gens peinaient à vivre alors que quand ils passaient tous les gens leur montraient un sourire chaleureux et une richesse qu'ils n'avaient visiblement pas.

Certains hommes les pourchassaient, ayant peur de ses petits garçons qui attiraient les regards des sangs purs présents, ceux ci regardèrent précisément Salazar, ce dernier perdit son masque froid et le remplaça par un masque de petit garçon perdu et seul, abandonné par un père monstrueux.

Ils entendirent bon nombre de chuchotements sur leur passage, le brun bouscula avec force un vieil ivrogne, ce qui amena un regard de suspicion de Godric qui connaissait suffisamment le plus jeune pour savoir que jamais il n'aurait fait ça, il n'aimait pas les contacts physiques.

Dans la ruelle plus loin Salazar lui demanda avec un grand sourire.

« Que veux-tu manger ?

-Je croyais que tu n'avais pas d'argent ! Le brun lui montra une petite bourse dans sa main tout en la laissant dans les airs.

-J'ai menti. Répondit-il vaguement. Godric se rapprocha de lui afin de ne pas être entendu par les villageois autour d'eux.

-Tu l'as volé à cet homme !

-Emprunté, afin d'en faire un meilleur usage, c'est cela. Répliqua fièrement le Serpentard.

-Mais enfin … tu risque la prison Salazar !

-Pas si tu n'en parle pas, en plus je suis sûr que tu rêve de le faire ça aussi.

-Oui enfin non ! Là n'est pas le problème !

-Tu veux une soupe ? Une pomme ? Je crois qu'ils en vendaient, j'adore les pommes. Mon pommier n'est pas encore assez grand pour donner des fruits.

-Tu change de sujet !

-J'en ferais un meilleur usage de cet argent. Cet homme allait dépenser toute une journée de travail en alcool, nous, nous allons nous nourrir, ne trouve tu pas que c'est mieux ?

-Très bien … je veux une pomme moi aussi. »

Ils passèrent la journée au village, volant, s'amusant à faire tourner en bourrique les sans magies qui parfois ne comprenaient pas ce qui leur arrivaient, suite à un petit sort par ci par là, et Godric put apprendre les plaisirs d'être aussi libre que Salazar et comprenait pourquoi ce dernier ne voulait pas du luxe d'un manoir, tout y était constamment surveillé alors qu'ici … dans ce petit village, tout était plus libre.

Ils avaient pris un gros sac de pomme comme petit déjeuner et s'étaient installés sur le toit d'une vieille demeure. Soudainement des hommes en couleurs rouge et or passèrent dans le village tout en criant.

« Godric Gryffondor ? S'il vous plait répondez, votre père est inquiet ! »

Ils répétèrent le même message plusieurs fois et le visage de Salazar s'était assombri en constatant que son seul ami ne pouvait être comme lui. Il jeta un dernier regard à Godric qui le fixait aussi, puis se concentra pour se téléporter chez lui, il n'avait aucune explication pour ce phénomène, il était à chaque fois fatigué par cette chose qu'il faisait mais au moins il pouvait rentrer avec toutes ses trouvailles sans être inquiéter des possibles gardes qu'il y avait dans le village et qui l'avait vu voler des choses, c'était un phénomène étrange mais il ne se privait pas de l'utiliser quand il avait l'occasion mais ce que ne savait pas Godric c'était qu'après cette téléportation, il ne pouvait plus faire de magie durant un laps de temps limité d'au moins trois jours.

C'était trop fatiguant pour ses réserves magiques qui étaient encore jeunes et qui n'en n'avaient surtout pas l'habitude. Il alla directement se coucher sur sa paillasse, posant le sac de pommes, la viande séchée qu'il avait réussi à prendre et la bourse encore pleine qu'il avait devant l'antre du feu.

La paille qui lui servait de lit sentait encore l'odeur de Godric, une douce odeur de fleurs, Salazar alla dormir là où le roux avait dormi, il allait sans doute dormir au moins trois jours mais peu lui importait, au moins il était en sécurité chez lui.

Godric fut à la impressionné et déçu que Salazar le laisse en plan, peut être que ce dernier avait peur des réactions des gardes qui avaient été employés afin de le retrouver, ou alors il s'était senti trahi ? Quoi qu'il en soit le Gryffondor pouvait le comprendre. Il était juste triste que Salazar n'ait pas pensé à lui dire au revoir ou adieu, au moins il aurait été fixé.

Il sortit sa baguette et se jeta un sort afin de retrouver sa couleur de cheveux d'origine puis descendit du toit sur lequel il était assis, ses vêtements retrouvèrent leur beauté d'origine suite à un nouveau sort et il s'approcha de son intendant.

« Vous voilà enfin Godric ! Mais par la sainte Magie ! Vous êtes couvert de terre, que s'est t-il passé ?

-Une longue histoire mon ami … une longue histoire. »

L'intendant ne chercha pas plus longtemps mais s'offusqua de nouveau en voyant son jeune élève pieds nus.

Retour présent.

« Tu rêve Harry ? Demanda l'un des jumeaux, sachant pertinemment à quoi pensait le plus jeune.

-Pas du tout. Déclara t-il en secouant la tête, pensant à son ancienne vie déclenchait toujours un sentiment de nostalgie en lui.

-Ne t'en fais pas, je ne t'en veux pas, tu ne le sais probablement pas parce que tu ne l'as pas encore vu, mais j'ai su te pardonner de m'avoir abandonné sur ce toit.

-Je veux bien te croire Fred, à moins que tu ne sois George ?

-Fred, pour te servir. Tu ne trouve pas ça étrange de revivre une autre vie ? Toutes les nuits tu vis une des journées de ton ancienne vie. Comme nous.

-Je ne sais pas Fred. Je suis tout aussi perdu que toi.

-Au moins tu pourrais profiter de cette vie pour être heureux tu ne crois pas ? C'est triste de te voir plongé dans le passé et ne pas voir qu'ici tu as une famille aimante.

-Je n'y arrive pas Fred, maintenant que tu es là je me sens complet mais avant que tu ne sois là …

-Toi aussi tu le ressens, je ne sais pas ce que c'est. Après tout je n'ai que douze ans.

-Oui c'est vrai. Mais j'ai l'impression que tu es toujours aussi stupide. Déclara Harry tout en buvant une gorgée de boisson gazeuse que Lily avait acheté, George était plus loin mais se rapprocha d'eux et dit.

-Je ne suis pas stupide !

-Oh mais je veux bien te croire George, cependant croire que tu es intelligent … c'est me demander beaucoup. »

Alors qu'Harry était au sec, les autres enfants ayant décidé de faire une bataille d'eau en cette chaude journée d'été, George qui venait d'arriver utilisa sa plus grand carrure afin de porter le brun sur son épaule comme un vulgaire sac de pomme de terre, Harry commença à gesticuler dans tous les sens afin d'essayer d'échapper au roux, ainsi que l'insulter avec des insultes enfantines peu connues de tous, Lily et James regardèrent le roux qui leur fit un clin d'œil, leur petit Harry était enfin un petit garçon comme les autres, mettant de côté sa morosité de d'habitude pour une joie que même Neville éprouvait face à cette bataille d'eau.

Rapidement Harry fut complètement trempé et reposé à terre, Jack le regarda puis chuchota à son oreille un « Jumeaux contre jumeaux », le petit brun aux yeux vairons regarda un moment son frère perdu puis lui sourit et une bataille mémorable entre les deux bruns et les deux roux eurent lieu, les autres enfants présents choisirent rapidement leurs compagnons d'armes, Neville et Ron vinrent se positionner à côté des bruns alors que Ginny allait derrière ses frères.

Il apparut bien vite que les plus nombreux eurent rapidement le dessus mais les jumeaux Weasley ne se laissèrent pas faire et sortant leur baguette ils firent rapidement un double d'eux même afin qu'ils puissent l'emporter.

Après un quart d'heure de lutte et de combat les enfants étaient essoufflés et épuisés, ils retrouvèrent doucement leur souffle au sol, complètement trempés.

Lily s'approcha d'eux avec des serviettes et leur ordonna de se sécher, elle n'en n'offrit pas aux jumeaux roux qui étaient parfaitement capable de se sécher avec leur magie.

Depuis ce jour là, le jour de leurs 10 ans, Harry était ami avec les jumeaux Weasley et Neville, se contentant des vacances et des lettres pour les premiers, vu qu'ils avaient cours, et de rencontres et lettres pour le second qui pouvait facilement venir au manoir Potter ou inversement Harry aller au manoir Longdubat.

Jack était lui aussi proche de Ron et Ginny, il avait mit la situation au clair avec eux et refusait de faux amis, chose que les roux avaient comprit et lui avait promit même s'il semblait que Ginny ait envie de quelque chose de plus qu'une amitié avec le brun qui ne semblait pas s'en rendre compte.

Bien vite il fut question de la rentrée à Poudlard.

Les jumeaux reçurent leur lettre un an après cet anniversaire, à leurs 11 ans.

Même Harry était excité de cette nouvelle, comme il était encore jeune il n'avait pas encore vu Poudlard, certes il avait déjà lu l'histoire de Poudlard, d'ailleurs ça l'étonnait qu'il ait aussi mauvaise réputation lui qui respectait sa mère sans magie et adorait rencontrer des gens qui n'avaient aucun don de magie par leurs parents qui pourtant pouvaient en faire, il avait rencontrer une petit fille de son âge de cette manière et comme il connaissait son futur il pouvait savoir ce qu'elle allait devenir.

Cette fille était devenue extraordinaire et Harry fut heureux de voir qu'importe le temps, il avait été resté ami avec elle, du moins cela lui semblait logique et puis Helga Poufsouffle n'était pas quelqu'un que l'on oubliait.

Pour le moment il pleurait encore sa disparition, ses parents avaient été forcés de se séparer d'elle et l'envoyer au château royal afin qu'elle puisse servir la princesse, une sang pure qui avait le même âge qu'eux et qui était reconnue pour sa froideur mais sa constante envie de connaissance. Rowena Serdaigle.

Harry ne savait pas encore les circonstances de leur rencontre mais il savait que Godric était quelqu'un d'énervant, après qu'il se soit endormi pour trois jours, il avait croisé le regard bleu larmoyant du roux au dessus de lui alors qu'il s'éveillait à peine, il avait refermé les yeux pensant à une hallucination mais il fut obligé d'y croire quand il se reçut un poids plus lourd sur le sien, l'obligeant à gémir de surprise, Godric l'avait alors questionné longuement, refusant de le lâcher sous prétexte qu'il lui avait manqué. Salazar avait cligné les yeux sous la surprise, ne comprenant pas que quelqu'un puisse être attaché à lui, il avait un cœur de pierre, des manières horribles et le roux parvenait à lui dire ça.

Salazar avait ressenti une douce chaleur parcourir son corps, débutant par son cœur pour ensuite rejoindre toutes les autres parties. Il n'avait pas lâché le roux et n'avait rien dit pour que ce dernier cesse son étreinte, il avait seulement profité de l'instant présent, heureux que quelqu'un d'autre que sa mère s'intéresse à lui.

Il avait continué l'entraînement du roux, ce dernier était au même niveau que Salazar environ 6 mois plus tard, pas avec la même dextérité et la même rapidité mais cela s'y approchait.

Egalement dans le même laps de temps ils avaient rencontré Helga, Salazar avait fondu devant la fillette qui avait le même âge qu'eux mais qui semblait tellement innocente, Godric ne l'avait pas aimé, après tout la petite brunette lui volait SON Salazar, et surtout ses petits sourires tendres adorables, c'est à ce moment là qu'il remarqua qu'il était très proche du brun aux yeux vairons.

Lorsque Helga avait été emmené par la garde royale Salazar lui avait promit de revenir la chercher, afin qu'elle puisse découvrir le monde et lui apprendre la magie, le brun était retenu par les gardes et regardait la petit brunette s'éloigné sans rien pouvoir faire, cette dernière avait été heureuse de retrouver quelqu'un qui la comprenait comme Salazar, même si elle voyait parfaitement l'amour qui liait les deux jeunes garçons, un lien d'âme sœur et elle avait été émerveillé de le voir, même si Salazar et Godric ne semblaient pas s'en rendre compte.

Maintenant que les achats avaient étés fait, une chouette pour chaque enfant, une baguette pour chaque enfant, ainsi que tout le reste, ils pouvaient maintenant s'installer dans le train afin d'aller à Poudlard. James s'agenouilla devant eux, afin d'être plus à leur niveau.

« Ecoutez les enfants, je sais que Poudlard peut être stressant encore plus quand on ne sait pas dans quelle maison on va aller, je sais qu'on est des descendants de Gryffondor, mais … bon d'accord j'admets que j'ai une conversation avec votre mère mais sachez que dans n'importe quelle maison dans laquelle vous serez, je serais fier de vous.

-Même si on est à Serpentard ? Demanda sérieusement Harry.

-Même si tu es à Serpentard Harry, parce que je sais que la magie a été cruelle de te plonger dans ces transes alors je comprendrais que tu dois à Serpentard. Je t'aimerais toujours Harry. Il se tourna vers Jack. Toi par contre mon petit Jacky je suis sûr que tu seras à Gryffondor, après tout tu as le gêne des maraudeurs en toi. »

Cela amena un rire aux deux enfants et surprenant tout le monde Harry enlaça son père, qui au début se laissa faire avant de l'enlacer à son tour, ce n'était pas tous les jours qu'Harry avait des excès de tendresse.

« Je t'aime papa.

-Je t'aime aussi Harry. N'oublie pas de nous écrire hein ?

-Je le ferais. »

Promit il avant de se dégager et se tourner vers sa mère, hésitant puis celle-ci comprenant lui ouvrit les bras, il s'y jeta et réitéra sa déclaration d'amour, enfin il se tourna vers Jack et les deux enfants allèrent dans le train afin de se trouver un compartiment vide après un dernier signe de main vers leurs parents. Sirius et Remus n'avaient pas pu venir, pleine lune la vielle obligée, mais juste avant ils avaient longtemps conseillés les plus jeunes, Sirius disait que lui aussi accepterait si le jeune Harry partait dans la maison verte et argent.

C'était par moment se demander si Lily Potter n'avait pas des dons de voyance.

Le trajet se passa bien, Jack et Harry discutant avant que Ron et Neville ne vienne dans leur compartiment, ils jouèrent aux cartes explosives, discutèrent puis se changèrent quand il fut l'heure.

Comme il avait été pressenti, Harry fut envoyé à Serpentard, et Jack à Gryffondor. Ron rejoignit le Survivant ainsi que Neville.

Réponses au reviews.

stormtrooper2 : Tu as toutes tes réponses ^^

MissSev : Soit dit en passant j'adore ta photo de profil, c'est trop mignon ! *^*

Ah hum, mais pour en revenir à ta review x) . Alors j'avais envie de changer un peu, je me suis dis que comme le caractère premier d'Harry Potter, le vrai pas celui de ma fanfic, était gentil je me suis dit pourquoi pas le garder ? Je trouve cela plus intéressant et je ne compte pas le changer sauf pour un petit détail que l'on verra dans le chapitre suivant. Tu as tes réponses pour les transes, ensuite pour la famille Malfoy … je serais tenté de dire oui et non en même temps XD Oui c'est compliqué vu que dans un sens « il fait parti de la famille Malfoy » et dans un autre pas du tout ! Je suis désolée mais ces réponses se trouvent quand même très très loin dans les chapitres suivants, je pense le révéler au minimum au chapitre 10, désolé pour ta curiosité mais je suis sûre que tu vas trouver vu le nombre d'indices que je vais laisser XD et enfin, on va dire qu'ils sont sûrs que ce soit Jack qui l'a vaincu, je l'expliquerais encore plus tard, et non je n'abandonne pas mes autres fanfic ! Juste que ces temps ci je suis un peu occupée XD

livyn : Réponses dans le chapitre ^^ Mais merci de ta review, je suis contente de retourner le cerveau de mes lecteurs/ Lectrices !

Sinon merci à toutes les autres personnes pour leurs reviews, ce chapitre est pas mal long, je suis fière de moi mais je compte m'améliorer mais je ne vous garantis pas que tous les chapitres seront de cette longueur XD Celui-ci fait 14 pages alors le prochain pourrait tout aussi bien faire 3 pages, je ne garantis rien mais je suis contente d'avoir tant de gens qui me lisent !

A bientôt pour le nouveau chapitre où vous aurez encore plus de réponses ne vous en faites pas, je prends mon temps je sais, c'est méchant je sais, mais je me cache derrière un bouclier alors ça me passe au dessus de la tête XD *sadique*