Le convoi avançait prudemment dans les rue illuminé de Tokyo mais depuis sa banquette Temari ne songeais même pas à admirer sa ville natale, de toute façon elle ne voyait pas vraiment ce qu'il y avait à s'émerveiller. Ce n'était pas vraiment comme si cet endroit avait apporté joie et bonheur à sa famille et de plus elle avait un autre problème bien plus immédiat.

- Chauffeur, augmentez la climatisation, demanda la jeune fille au supplice.

- Désolé mademoiselle, elle est déjà au maximum.

- C'est quand même pas croyable, ronchonna la blonde. Je vis à quelques kilomètres de l'équateur et c'est pourtant ici que je passe près de mourir de chaleur ! Ce costume était vraiment nécessaire, redemanda-t-elle à Chiyo pour une sixième fois en désignant son kimono.

- Oui c'est nécessaire ! Nous ne rencontrons pas les petits chefs de gang de Miri, ce sont les quatre plus puissant yakuza du japon qui nous ont donné rendez-vous, nous ne pouvons-nous permettre aucun impair et nous respecterons le décorum.

- J'enmerde le décorum, pesta la blonde.

Chiyo ne dit rien et laissa sa protégé tempêter dans son coin. Avec si peu de temps avant leur rencontre il valait mieux qu'elle évacue sa nervosité ici, maintenant et ainsi plutôt que plus tard quand elle serait face aux dragons.

Bien trop rapidement au gout de la jeune femme, qui était de moins en moins à l'aise avec l'idée d'être venu ici, la voiture fini par s'immobiliser devant les portes de l'hôtel des quatre piliers. Ce n'était bien sûr pas le nom connu du grand public, le lieu de rencontre traditionnel des clans yakuza et ancienne place forte du clan NoSabaku était aux yeux de tout un établissement hôtelier dès plus respectable... Mis à part de son petit secret. S'était d'ici que sa famille avait dirigé le pays dans l'ombre depuis qu'ils avaient financé la construction du bâtiment après la grande guerre et ils ne l'avaient abandonné qu'après l'assassinat de sa mère et de ses frère. Elle n'avait que trois ans alors pour elle cette tour ne représentait pas grand-chose mais pour Chiyo…

- Rien n'à changer, soupira la vieille femme… Dire que le bâtiment nécessitait déjà des réfections il y a treize ans, ils ne sont pas fort sur l'entretien, ajouta-t-elle faisant sourire sa protégé.

Reprenant avec peine son sérieux Temari vit un homme aux habits débrailler et visiblement intoxiquer passer les porte de l'hôtel pour venir vers elles.

- Vous êtes Temari NoSabaku ?

- Oui, répondit Chiyo.

- Très bien, suis moi les patrons t'attendent au dernier étage et laisse ta vieille dans le hall, ordonna sèchement l'homme avant de s'en retourné sans les attendre.

Lui emboitant le pas à son rythme la jeune héritière se dit sombrement que la guerre psychologique commençait bien rapidement. Chiyo l'avais suivi sans un mot et ensemble elles furent guidé dans une cabine d'ascenseur bien semblable à celui de son appartement.

- J'ai dit que la vieille restait ici, gronda leur hôte.

- Et je me fous complètement de ce que peu dire un sous-fifre, lui répondit Temari en appuyant elle-même sur le bouton du dernier étage.

Rapidement elles arrivèrent à destination et les portes s'ouvrirent sur une allée richement décorer et au parquet de bois rare parfaitement poli. La cloison de droite était composer de paravent peint de paysage montagneux tandis qu'à leur gauche s'étendait une terrasse ou avait été aménagé un jardin traditionnel. Décidément sa famille n'avait pas regardé à la dépense quand ils avaient fait construire l'endroit.

Au centre de l'allée, face à une demi-douzaine de femme de tout âge assises formellement dos au jardin, se tenait un autre homme de main cette fois vêtu d'un complet noir beaucoup plus approprié aux circonstances. D'un geste sec il congédia leur guide actuel avant de faire glisser un panneau coulissant révélant la pièce derrière celle-ci. Si son père avait toujours été en vie c'est à ce moment que l'adolescente et l'aïeul aurais dû le laisser pour aller s'installer avec les autres femmes… Mais son père était mort et même si traditionnellement ce genre de réunion étaient interdite d'accès au « sexe faible » les deux femmes pénétrèrent dans la salle ou les attendais leurs ennemis. Les quatre hommes, eux aussi vêtu d'un Kimono traditionnel, étaient assis autour d'une table basse trois d'entre eux droit comme des I sur leur coussin à dossier tandis que le quatrième, le plus jeune d'entre eux, était avachis et accoudé sur la table.

Temari avait déjà rencontré au moins deux d'entre eux mais elle était alors trop jeune pour s'en souvenir, cependant Chiyo et Baki lui avait tellement parlé d'eux que s'était comme si elle n'avait jamais quitté la ville. Tout d'abord il y avait celui qui semblait ne pas savoir se tenir, Kiba Inuzuka. Le clan Inuzuka n'existait même pas il y a treize ans, il était tout juste un grand gang de rue servant de fière à bras pour les Nara, les Uchiwa et les Kamizuru. C'est justement cette triple allégeance qui avait permis à cette famille le droit de fondé leur propre clan à partir des miettes de l'empire de son père laissé par les trois grandes familles. Nommé Oyabun de son nouveau clan à l'âge de dix-neuf ans l'Inuzuka s'était en fait retrouvé à n'être qu'une façade servant de tampon entre les grands clans, qu'il le sache ou non il n'avait pas de réelle influence à cette table. Ensuite venait Itachi Uchiwa, le clan Uchiwa était sans doute celui avec lequel la famille de Temari avait le passé proche le plus lourd. Même avant la guerre les intérêts des deux organisations avaient toujours été opposé et ces années d'antagonisme avait fini par atteindre un sommet sanglant à la fin du conflit. Quelques semaines avant que les NoSabaku ne fuient le pays Fugaku Uchiwa avait ordonner une attaque contre le convoi de voiture devant emmener Rosa de l'hôtel des quatre pilier vers un bateau amarrer à Yokosuka ou ils préparaient leur retraite, malheureusement s'était sa femme et ses fils qui était mort lors de l'embuscade… En représailles Sasori l'avais exécuté après avoir massacré ses meilleurs gardes du corps, un coup de force resté dans la légende. Souvent Chiyo avait été surprise à dire que son petite fils avait fait une erreur cette nuit-là, selon elle s'était Itachi qu'il aurait dû tuer à la place du patriarche car le nouveau chef s'était montrer bien plus dangereux que l'avait été son père… Tout comme son petit frère assis derrière lui qui avait été nommé héritier tan qu'une progéniture directe ne serait pas engendré. Ces deux-là était sans doute ce que leur père avait réussi de mieux.

Ensuite venait le doyen, Oonoki Kamizuru, le vieux roi régnant sur tout le Japon depuis le sommet de sa montagne. Le clan Kamizuru était devenu le plus puissant clan du pays avec la chute des NoSabaku et même avant leur influence les avaient éclipsé dans beaucoup de domaine. C'est sans doute ce qui avait poussé le vieux renard à prendre partit contre eux à la toute fin de la guerre pour prendre leur place. Oonoki avait patienté les quarante-cinq premières années qu'il avait passé à la tête de son clan, il avait su longuement attendre une occasion comme celle-là et selon Baki cela en disait beaucoup sur l'homme qui lui faisait face. Il était le plus expérimenté d'entre eux, il était aussi incroyablement patient et quand il agissait s'était avec toute la force dont il disposait pour s'assurer une victoire écrasante. Pour Chiyo il n'était qu'un vieillard trop buté pour se décidé à agir rapidement mais Temari s'était aussi fait son propre avis. Le clan Kamizuru était resté neutre jusqu'as la mort de Kankuro, quand son entente avec son père était devenu caduque et qu'il n'y avait plus eu aucune chance de victoire pour les NoSabaku. Il était le dernier de la vieille garde et il respectait un certain code de l'honneur… Ce qui ne l'empêchait pas de tourné dans le sens du vent quand le temps venait. Derrière le patriarche se tenait Gari, son second. Son fils Kitsuchi était décédé lors d'une fusillade et celui-ci n'ayant eu qu'une fille il avait dû se résigner à prendre un successeur hors de sa lignée.

Enfin venait Shikaku Nara, le stratège de l'ombre qui, avec son père, avait mené le petit clan Nara au troisième rang de la pègre japonaise à force de ruse, de manipulation et de quelques assassinats stratégiques. Il ne faisait aucun doute dans l'esprit de la blonde quant au fait que s'était certainement lui qui avait manipulé Fugaku Uchiwa afin qu'il assassine sa famille pour empêcher l'alliance avec les Kamizuru tout en exposant les Uchiwa aux inévitables représailles. Ce serait lui qui serait son plus redoutable adversaire ce soir… Et elle en avait la douloureuse preuve assise près de lui à la place de son héritier. Même s'il était maintenant coiffé d'un chignon haut laissant s'échappé quelques mèches et qu'il portait lui aussi un kimono il lui était impossible de ne pas reconnaitre le gigolo à qui elle avait donné sa virginité quelques jours auparavant. En constatant la ressemblance frappante entre l'homme, dont elle ne connaissait finalement pas le nom, et le chef du clan Nara il n'était pas vraiment difficile de comprendre qu'elle avait perdu la première manche avant même son arriver ici.

Visiblement satisfait Shikaku observait attentivement la jeune fille qui tentait de se reprendre et ce fut finalement Chiyo qui coupa court à la situation en intervenant d'une voix ferme.

- Je vous présente Temari NoSabaku !

Secoué par l'intervention de son ainé la blonde réussi à se reprendre et s'inclina légèrement devant ses hôtes pour les saluer selon le protocole.

- Je vous remercie pour votre chaleureuse invitation…

- Parce que tu croies avoir été invité fillette, siffla l'Inuzuka avec dédain. On t'a appelé et tu t'es pointé à l'heure, point barre ! Tu devrais déjà te mettre à genoux devant nous pour t'avoir permis de nous voir à cette table !

Loin de se mettre en colère Temari eut du mal à ne pas sourire à la provocation. Tout se passait comme Chiyo et Baki l'avaient prévu, le petit nouveau montait seul au front pour la tester tandis que les anciens restaient en retrait, s'était parfait.

« S'ils veulent vraiment me jauger il ne me reste qu'a espéré que mes hommes fassent bien leur travaille. »

- J'en déduis que c'est à vous que je dois cette charmante lettre, déclara la blonde avant de se tourné vers les trois autres. Rassurer-vous messieurs, je ne compte pas demander réparation pour cet affront… Cependant je me dois de vous conseiller d'apprendre les bonnes manières à votre animal de compagnie !

Kiba se redressa immédiatement, visiblement près à la faire taire mais d'un geste de la main Oonoki lui fit interrompre tout mouvement. Le rapport de force entre les deux était clairement défini.

- Jeune fille, commença-t-il avant d'être interrompu.

- Mademoiselle, dit la blonde.

- Pardon !? Gronda le doyen.

- Par respect pour mon clan et mon rang je vous demanderais de m'appeler mademoiselle, repris-t-elle sans se laisser démonter.

- Jeune fille, se buta-t-il à dire. À votre place je ferais moins la maligne, votre position est loin d'être stable, nous pourrions vous faire chuter à tout moment.

- Désolé de vous l'annoncer mais vos menaces ne m'impressionne pas le moins du monde. Je sais parfaitement de quoi vos clans sont capable, je suis sans doute celle qui est le mieux placé pour le savoir, je me suis préparer à mourir avant de venir ici… Mais vous, vous ignorez totalement ce dont je suis capable !

Ne la prenant visiblement pas au sérieux le Nara se permis un petit sourire.

- J'imagine que tu veux parler de tes petits arrangements pour protéger ton territoire à Miri, ou encore des quelques hommes que tu es parvenu à faire entrer au Japon depuis deux semaines… Nous savons tout, jeune fille, tu n'as aucune arme contre nous.

- Vous avez raison monsieur Nara, je me suis bien assurer de mettre un autre clan sur votre chemin dans l'éventualité ou vous mèneriez une opération dans ma ville et j'ai bien fait venir quelque uns de mes hommes ici… Je suis loin d'être naïve au point de croire que j'aurais pu faire ça sans que vous ne l'appreniez… Cependant j'ai suffisamment confiance en mes associés pour croire que la cargaison qui les a suivis n'a pas été interceptée.

Satisfaite d'avoir obtenu l'attention de son auditoire Temari voulu poursuivre le discourt qu'elle avait soigneusement préparé quand quelqu'un frappa au montant avant d'entre-ouvrir l'auvent. Normalement ce genre d'interruption n'était pas autoriser au cours de ces rencontres… A moins d'une cause majeur et sachant très bien ce qu'il devait en être la jeune blonde ne put s'empêcher de sourire.

- Pas besoin de le faire entrer, dit-t-elle simplement. Il est juste venu annoncer à monsieur Inuzuka que la salle de pachinko qui lui sert de quartier général et de salle de comptage vient tout juste d'exploser.

Figé un instant par ces paroles Kiba tourna lentement la tête vers l'homme à la porte qui acquiesça simplement du chef avant de s'incliné.

- Je vais buter cette chienne, tonna l'homme en se redressant totalement mais avant qu'il n'ait fait un pas la main d'Itachi lui saisit le poignet pour l'arrêter.

- Jeune fille, il y avait des moyens beaucoup plus simple de venir nous déclarer la guerre, déclara-t-il la voix clame mais le regard meurtrier.

Soutenant non sans peine le regard du jeune chef de clan Temari leva les mains en signe d'apaisement.

- Vous vous trompez monsieur Uchiwa, je ne suis pas venu ici pour me battre et comme preuve je n'ai rien pris dans l'établissement, tout à bruler tel quel, en fait j'espérais même que nous pourrions mettre fin à cette vieille rancune entre nos familles mais je devais tout de même vous rappeler qui je suis. Je suis Temari NoSabaku, fille et héritière de Rosa du clan NoSabaku, déclara-t-elle fièrement avant de foudroyer du regard l'Inuzuka. Et je ne compte pas me laisser insulter par un pauvre sous-fifre mal élevé et qui ne sais pas tenir sa place. Inuzuka, vous êtes le seul homme dans cette pièce que je peux me permettre de tuer sans sommation, ici même, sans que personne n'en ai rien à foutre alors je vous conseille de ne plus dire un mot devant moi !

Kiba voulu encore s'avancer face à l'insulte mais cette fois ce fut un simple regard d'avertissement du Nara qui le cloua sur place et l'obligea à reprendre sa place.

- Sachez messieurs que c'est par courtoisie que je n'ai frappé aucun de vos clans… Mais soyez prévenu, même si vous avez vaincu mon père dans une « guerre » mené par assassin interposer ce n'est pas ma façon de me battre. A Miri j'ai appris ce qu'était une vraie guerre, j'ai fait parvenir à mes homme un arsenal de fusil d'assaut, de lance grenade et d'explosif de qualité militaire. Si vous voulez vraiment que nous en venions aux coups il y aura des fusillades devant vos comptoirs, des attentats à la bombes dans chaque villes que vous contrôler et vous comme vos famille seront les cible prioritaire d'homme dont vous avez détruit la vie il y a treize ans… Ils ont été soigneusement sélectionnés pour leur motivation à se venger de vous. Croyez- moi cette tour ne seras qu'un tas de gravats avant la fin de la semaine. Je sais très bien que tout cela ne suffiras pas à vous mettre à genoux, tout au plus je pourrais en faire tomber un, mais demandez-vous bien combien de temps le gouvernement vas tolérer cette situation. Avec une guerre ouverte sur son territoire et des cadavres dans les rues je voie mal comment vos associé à la Diète pourrons vous protégé, même quand vous m'aurez tué et exterminé mon clan vous serez traquer comme des bêtes aux quatre coins du pays, martela durement la jeune fille avant de faire une pause pour laisser à ses hôtes le temps de digéré ses paroles. Maintenant que nous connaissons tous bien les forces en présences allez-vous me faire une place à votre table pour que nous discutions de ce qui m'amène si loin de chez moi ?

Soutenant le regard de ses opposants pendant ce qui lui semblas être des heures avant qu'Oonoki ne finisse par se retourné vers son second.

- Fait venir un siège pour mademoiselle NoSabaku.

C'est avec grand peine que Temari retenu le soupir de soulagement qui voulais monter de sa poitrine, tout n'était pas encore fini, en fait le pire était encore certainement à venir mais être encore en vie à ce moment était une petite victoire en soit. Gagner leur respect, ou tout du moins les obliger à la prudence, était une nécessité pour la suite si elle ne voulait pas finir la nuit découpé en petit morceau au fond de la baie de Tokyo. S'était un risque qu'elle n'avait pas vraiment eu le choix de prendre mais les menacé et faire exploser un de leur établissement… Même elle n'était pas sure que ce soir une bonne idée quand elle l'avait eu. Sans plus de délais le paravent glissa pour laisser passer deux jeunes femmes deux coussins munis de dossier comme ceux des hommes déjà présent qu'elles disposèrent près de la table aux côté du Nara.

- Nous allons donc commencer, annonça le doyen. Comme il en a été fait mention dans l'invitation que le clan Inuzuka vous a fait parvenir le clan Kamizuru et le clan NoSabaku avaient conclu une entente peu avant votre départ précipité du Japon, je veux que cet entente soit respecter.

- Et de qu'elle genre d'accord parlons-nous, demanda Temari feignant l'ignorance.

- Une alliance entre nos deux familles, scellées par un mariage entre ma petite fille et l'héritier du clan NoSabaku.

La blonde laissa un long silence s'installer avant de reprendre lentement la parole.

- Je voie, cependant j'ai un peu de mal à comprendre en quoi cela me concerne. Sans vouloir vous offensé la mort de mes frères ainsi que le fait que vous vous soyez rangé du côté de nos ennemis de l'époque à rendu cette entente nul et non avenue. De plus nous n'avons aucune affaire en communs, je ne compte pas me réimplanté au Japon et c'est sans compter que cette entente a été conclu avec mon père décédé…

- Je vous arrête mademoiselle, la coupa le vieille homme. S'était une entente entre chef de clan et comme vous avez pris la suite de votre père l'honneur vous oblige à respecter sa parole.

Tout en ajoutant cette dernière phrase comme une menace il sortit un tanto des plis de son kimono pour le poser devant lui.

- Si vous souhaitez quand même renier votre parole vous pouvez toujours racheter votre honneur comme il se doit, je vous prête ma lame si vous voulez.

Alors s'était ça, si elle refusait ce mariage le vieux renard comptait l'obliger au yubitsume et même après s'être trancher un doigt rien ne garantissait qu'il accepterait ses excuses…

- Très bien, je vais honorer ce contrat, céda la blonde.

En voyant les sourires satisfait de ses ennemis Temari devina sans peine qu'ils n'avaient même jamais envisagé qu'elle ait le courage de s'automutilée, sans doute qu'ils ne croyaient pas une faible femme capable d'accomplir un tel rituel.

- Très bien, se félicita le patriarche en reprenant son arme. Nous allons donc pouvoir organiser la cérémonie le plus rapidement possible et en finir avec cette affaire.

- Excuser- moi Oonoki-dono, intervint poliment Chiyo pour la première fois. Le clan NoSabaku souhaiterait savoir qui a été désigné comme fiancé de ma dame. Sauf erreur de ma pars vos descendant mâle sont décédé et votre second actuelle est déjà marié, serez-vous le future époux ?

- Je crains bien que non, lui répondit Shikaku. Vous soulignez un point important, le clan Kamizuru ne peux plus fournir de contre partit à cet affaire mais ne vous en faites pas, nous nous sommes déjà entendu sur une solution acceptable. Ma femme était l'une des nièces d'Oonoki-dono, ce qui fait donc que mon fils Shikamaru peut être considéré comme le dernier héritier de sa famille, ce seras lui que vous épouserez mademoiselle NoSabaku… J'imagine que ça ne devrais pas vous poser de problème, j'ai cru comprendre qu'il y avait déjà eu quelques rapprochement entre vous.

Son regard satisfait et l'allusion évidente à son aventure de la semaine précédente voulais tout dire, même si elle aurait préférer n'y voir qu'une horrible coïncidence il était maintenant évident qu'elle avait été trahie. Seul Yûra avait pu faire le coup et cela répondais à une question qui avait hanté son père pendant des années, comment les Uchiwa avaient pu monter l'embuscade ayant couté la vie à sa mère et ses frères. À l'époque Yûra était le bras droit et l'homme de confiance de Sasori, s'il travaillait déjà pour leurs ennemis…

Perdu dans ses pensées alors qu'elle réalisait toutes les implications de cette nouvelle la jeune chef de clan du se faire force pour revenir à la réalité et répondre au Nara avant qu'il ne prenne définitivement l'ascendant dans leurs échanges. Chiyo et Baki étaient finalement loin de la réalité en disant qu'il serait son véritable ennemi, si elle le laissait faire son clan serait absorbé par le leur et servirait de tremplin à leur expansion. Maintenant il ne restait plus qu'a espéré que cette manœuvre n'était pas vue du bon œil par les autres clans important… Et il était grand temps d'en avoir le cœur net.

- Désolé de vous décevoir monsieur Nara mais pour des raisons évidente je n'épouserais pas votre fils.

Sitôt l'atmosphère dans la pièce s'appesantie et ce fut l'Uchiwa qui repris la parole gravement.

- Des raisons évidentes dites-vous ? Pourriez-vous être un peu plus précises, qu'elle raison est-t-elle suffisante selon vous pour revenir sur votre parole ?

- Si vous insisté je vais vous le dire, comme vous devez certainement le savoir une grande partie des revenu de mon clan provienne de la prostitution, il y a quelque temps j'ai voulu diversifier mes actifs et j'ai jaugé la concurrence Philippine… Je ne sais pas si c'est une tradition dans votre clan de faire travailler votre fils mais pour l'héritière des NoSabaku il est hors de question d'épouser un homme qui vend son corps pour de l'argent… J'ai été très satisfaite de m'offrir ses services la semaine dernière mais notre relation va en rester là.

Laissant ses mots faires leur effet la blonde pris grand plaisir à voir le visage de son amant d'un soir se décomposer tandis que son père restait impassible.

- Je ne crois pas qu'un seul homme ici présent ici ce soir aurais accepté de déshonorer son nom de cette façon, en épousant une prostituer et ce même sous la contrainte ! Ajouta-t-elle faisant apparaitre de minces sourires sur les lèvres des Uchiwa.

- Elle n'a pas tords Shikaku, souligna Itachi. Cependant cela n'arrange pas votre litige avec le clan Kamizuru et vous venez d'accepter une entente mademoiselle NoSabaku. Les… Expériences professionnel, du jeune Nara ne changent rien à ce fait, ajouta-t-il néanmoins.

- Je le sais mais je crois qu'il y a un malentendu messieurs, les antécédents de Shikamaru ne sont que l'une des raisons qui me pousse à refuser de l'épouser, l'autre est que j'ai accepté de respecter l'entente original prise par mon père.

Comme l'adolescente ne quittait plus le Nara des yeux elle put contemplé sur son visage l'instant précis où il compris qu'elle était le plan qu'elle avait élaborer avec Chiyo, un plan tellement simple et absurde dans leur monde que même s'il l'avait envisager cette possibilité jamais il n'aurais cru qu'elle jouerais cette carte. Puis elle se tourna vers l'ainé.

- À l'origine vous deviez conclure un pacte d'alliance entre nos deux clans et signé ce pacte d'un mariage entre votre petite-fille et l'héritier du clan de mon père, déclara-t-elle. Premièrement il n'a jamais été question des Nara, des Uchiwa et encore moins des Inuzuka ; deuxièmement il n'a été fait mention que de l'héritier et de votre petite fille…

- Et où voulez-vous en venir, demanda Oonoki.

- Au fait que cette entente ne mentionnait pas Kankuro ou Gaara mais bien l'héritier du clan, moi comme vous l'avez si bien souligné plus tôt… En tant qu'héritière et dirigeante du clan NoSabaku je réclame la main de votre petite-fille comme vous en avez convenu avec mon père !

Le coup était gros et les enjeux tout autant, si le vieil homme acceptait leurs clans seraient unis et comme son père l'avait voulu les NoSabaku entreraient directement sous la protection des Kamizuru sans que les trois autres ne puissent rien y faire… Mais malgré tout le vieux borné pouvais toujours refuser de lui cédé cette victoire et d'assumer la guerre qui allait en découler. Alors qu'elle attendait toujours la réponse du vieil homme qui la fixait les mains jointes sur sa poitrine la voix de Chiyo se fit de nouveau entendre derrière elle.

- Bien entendu si la jeune fille a été promise à un autre entre temps notre clan sera prêt à retirer sa réclamation mais si ce n'est pas le cas…

Exactement comme l'avais fait le chef de clan un peu plus tôt Chiyo tira un tanto au fini laqué d'un rouge carmin et dont le pommeau était décorer d'un scorpion, avant de le poser lentement sur la table.

- Je vous propose la lame d'Akasuna no Sasori pour accomplir votre devoir.

La tension était palpable autour de la table tandis que les deux aïeul se foudroyait du regard en silence puis, finalement.

- Jamais un clan n'aurait accepté un mariage de cette nature de mon temps, souligna-t-il… Mais les temps changent et il faut nous adapté pour prospéré ! Gari, vas chercher Kurotsushi qu'elle fasse la connaissance de sa fiancée.

Dire qu'un froid s'était abattu sur la salle à la déclaration aurais été bien plus qu'un doux euphémisme, mis à part le patriarche Kamizuru personne ne semblais ravis de la tournure que prenait les événements. Les Uchiwa et la Nara étaient allé très loin et avaient beaucoup perdu il y a treize ans pour éviter cette alliance et elle venait pourtant de se conclure sous leurs yeux. De son côté Temari n'était pas bien plus en joie à l'idée de devoir se marié avec une personne qu'elle n'avait jamais rencontré… Une fille qui plus est. Jusqu'as la fin elle avait espéré que l'Oyabun Kamizuru accepte le compromis proposer par sa grand-mère. Même Kiba Inuzuka, qui n'était pourtant pas connu pour sa capacité à bien interprété les relations entre les grandes familles, semblais bien se rendre compte qu'il ne sortirait rien de bon pour son clan de ce mariage.

- Oonoki, tenta tout de même Itachi. Êtes-vous sure de vouloir emprunté cette voie ?

La menace à peine voilée dans sa voix ne semblas pas le moins du monde impressionner le vieillard qui lui répondit avec tout son aplomb.

- Je ne voie pas en quoi mes décisions peuvent vous concerné Uchiwa ! Comme mademoiselle NoSabaku l'a souligné plus tôt l'entente que j'ai négocié avec Rosa ne concerne que mon clan et le siens. Si la tournure des évènements vous déplaît vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-même et Shikaku pour m'avoir obligé à déterrer cette vieille histoire !

- Mon père a été assassiné par les NoSabaku, Rappela le chef de clan.

- Tout comme ma mère et mes frères ont été assassiné par les Uchiwa, intervint la blonde. C'est moi qui aurais encore une dette de sang à vous faire payer mais je ne m'en sers pas pour autant comme raison pour redémarrer un conflit stérile. Nous allons tous devoir faire abstraction du passé pour ne pas commettre de nouveau les mêmes erreurs.

Sans plus attendre Temari pris la boite en bois qu'avais apporté Shiyo pour la poser solennellement sur la table.

- Qu'est-ce donc, demanda le Nara.

- J'avais prévu cela au cas où nous déboucherions sur une solution pacifique, considéré cela comme une preuve de bonne foi envers nos anciens ennemis. Le clan NoSabaku a décidé de rendre l'un de ses trophées de guerre pris au clan… Nara.

Intéresser malgré lui Shikaku observait maintenant la petite boite en bois précieux, laqué avec soins, visiblement envieux d'en soulever le couvercle, à la grande satisfaction de Temari qui poursuivi ses explications.

- Il y a environ cinquante ans le frère de mon grand-père à épouser la fille ainée d'une famille ayant de l'influence sur le gouvernement de l'époque et bien entendu cette alliance n'a pas plus aux autres clans de la péninsule. C'est le clan Nara qui a été chargé de s'occuper de l'affaire et leur stratégie avait le mérite d'être plutôt simple. Kidnappé la jeune marié et la faire violé afin de discrédité ma famille et dans le meilleur de cas faire invalidé le mariage… Tout ne s'est pas passé comme prévu, la jeune femme a résisté plus que prévu et Shikaba Nara, votre Oyabun de l'époque, a été grièvement blesser. Nous vous rendons ce qui a été pris à votre famille lors de cet incident.

Sur ces mots la blonde souleva lentement le couvercle de la boite pour en sortir un petit bocal emplis d'un liquide trouble ou flottait deux petites masses difficilement identifiables.

- Vous serez sans doute ravis de pouvoir enterrer les testicules de votre grand-père auprès de son corps.

Voir le malaise évident provoqué par la vue des organes génitaux flottant dans le formol chez les membres masculin de l'assistance réjouis particulièrement la jeune fille et Chiyo ne se privas pas pour en ajouter une couche.

- Heureusement que j'avais encore de bonne dents à l'époque !

Cette fois la blonde pu presque percevoir le frisson généralisé de ses vis-à-vis et Shikaku se décida à saisir le bocal du bout des doigts afin de le remettre dans sa boite pour le retirer de leur vue.

- J'accepte avec… joie, votre présent, se força-t-il à dire pour préserver les apparences.

La jeune dirigeante du clan NoSabaku ne pouvait nier être drôlement fière d'elle, même si elle avait dû sortir le grand jeu avec ce mariage homosexuel et les testicules tranché de son aïeul elle était enfin parvenu à déstabilisé Shikaku Nara, un exploit en soit. Pour être certaine de ne pas laisser passer cette chance unique Temari ne put s'empêcher une dernière petite remarque pour celui qui avait autrefois défait son père.

- Vous m'en voyez honorer, avec mon mariage prochain j'espère que ce présent saura rapprocher nos familles et éviter que les erreurs du passé ne se répètent.

La menace était juste assez subtile pour ne pas provoquer d'esclandre mais personne dans la salle l'allusion et les similitudes entre les deux histoires. C'est sur cette dernière remarque que quelqu'un toqua au cadre du panneau coulissant qui glissa sur le côté pour laisser place à une adolescente qui devait avoir environ quinze ans. Devinant sans peine qu'elle devait avoir sa promise sous les yeux Temari se surpris à la détailler attentivement alors qu'elle marchait vers son grand-père. Ses courts cheveux du même noir que son kimono de cérémonie contrastait avec la pâleur relative de son teint de peau. Pour ce que laissait voir les multiples couches de sa tenue pour sa physionomie elle devait être assez svelte et sans doute plutôt jolie dans son genre.

« Au moins je ne vais pas devoir me marier avec un laideron » Tenta de se consoler la blonde sans grand succès.

- Vous m'avez fait demander grand-père.

« Elle semble bien élevé en plus… Si ça se trouve elle vas juste poliment se laisser faire comme le devrais toute bonne fille de chef de clan. »

- Kurotsuchi, voici Temari NoSabaku, la chef du clan NoSabaku, la présenta le vieil homme en la désignant du bras.

Lentement la noiraude se tourna pour lui faire face et s'inclina en un mouvement parfaitement calculé avant de revenir au vieil Oonoki.

- Il y a treize ans le père de mademoiselle NoSabaku et moi-même avons convenu d'allié nos deux familles et de celer ce pacte par un mariage… Tu vas donc épouser cette demoiselle !

Temari fut surprise de la façon plutôt abrupte du vieille homme d'abordé la question mais ce ne fut rien en comparaison de la réaction de sa jeune descendante.

- NON MAIS TU ES DEVENU TOTALEMENT SÉNILE ESPÈCE DE VIEUX TARÉ !


Le vieillard maintenant seul dans sa limousine blindé se laissa enfin aller et éclata de rire face à Gari qui le regardais sans réagir même si lui aussi se sentait immensément soulagé par la tournure qu'avais pris la rencontre mais il ne pouvait pas se laisser aller ainsi en présence de son Oyabun. Cette soirée aurais dû signé le début de leur fin et ce sous la plume de Shikaku Nara, si tout s'était dérouler normalement Shikamaru aurais épousé la jeune Temari et pris le contrôle de son clan. Sasuke, le frère cadet d'Itachi aurait quant à lui épouser la grande sœur de cet idiot d'Inuzuka isolant ainsi totalement leur clan des autres les mettant dans la même situation délicate que celle des NoSabaku il y a dix-huit ans.

S'était la façon d'opérer de Shikaku Nara, traité les clans et leur membres comme de simple pièce de gô et chaque mariage, assassina ou alliance n'était qu'un simple mouvement sur le damier, une partie d'une stratégie longuement réfléchie. C'est en agissant ainsi que lui, son père et son grand-père avait mené leur barque pour finalement élever le clan Nara dans les plus hautes sphères. C'est ainsi qu'ils avaient orchestré la chute des NoSabaku… Et pourtant, malgré la virtuosité dont il faisait preuve à ce petit jeu, ce soir Shikaku Nara avait été humilié par une gamine, fille d'un ennemi déjà vaincu de surcroît. Avant même qu'il n'ait pu bouger une seule de ses pièces elle avait tout simplement mis le feu au plateau de jeu et le Nara avait eu trop peur de se bruler les doigts en manœuvrant ses pièces. Résultat, ce serais son clan qui bénéficierait des ressources financière de l'ancien clan de Rosa et au vus de la nouvelle politique de cette famille sa petite fille avait de bonne chance de pouvoir de fini par y occuper une position d'influence. Lui-même avait cru les pauvres NoSabaku fini i peine quelques heures mais visiblement il s'était tromper… Cette famille n'avais visiblement pas dit son dernier mot.

Malgré la crise qu'elle avait faite devant son grand-père et les autres grands pontes du crime organiser japonais Kurotsuchi n'eut d'autre choix que de se plier aux ordres de son aïeul. On ne lui avait laissé le temps que de prendre le strict nécessaire dans la chambre qu'elle occupais à l'hôtel, quelques vêtements et article de toilette rapidement empiler dans un sac, avant de la remettre à sa nouvelle « famille ». Un inconnu l'avais ensuite pratiquement catapulté dans une voiture blindé ou elle avait finalement due attendre plusieurs minutes l'arrivée de sa toute nouvelle promise qui avait de toute évidence eu du mal a écourté certaine modalité avec les autres clans.

Franchement, avec toute cette précipitation, elle avait encore du mal à croire ce qui lui arrivait en ce moment, étant la dernière descendante directe de l'Oyabun Kamizuru elle ne savait que trop bien que le jour où elle serait obligé d'épouser quelqu'un qu'elle ne connaissait pas pour le bien du clan finirait par arriver mais quand bien même… Une fille… Et tout d'abord comment cette blondasse avait-t-elle bien pu faire pour arriver à diriger un clan de Yakuza. Si s'était possible ça se saurais… Et elle se serait déjà débrouiller pour le faire de son côté. Et surtout pourquoi son grand-père l'avait-t-elle donné à un petit clan dont elle ne connaissait même pas le nom et qui semblais être implanté à l'étranger en plus, tout ça était totalement absurde et ridicule.

Elle était toujours plongée dans ses sombres pensées quand la portière s'ouvrit pour laisser passer la cible de son trouble.

- J'ai pris des disposition avec ton grand-père, le plus gros de ton bagage devrais être arriver en Malaisie avant nous, nous allons prendre une semaine pour y arriver alors si tu crois manquer de vêtement ou autre chose donne ta taille à notre chauffeur, il iras te cherché ce qu'il te faut avant que le bateau n'appareille.

- La Malaisie !? Un bateau !? Pourquoi on va en Malaisie et pourquoi en bateau, ça vas nous prendre une plombe ! Et en plus je viens d'apprendre que je vais devoir me marié avec toi, tu pourrais au moins prendre le temps de te présenter !

Temari ne put s'empêcher de sourire face à la répartie de sa promise, visiblement elle n'était pas tombé sur une petite potiche sans caractère.

- Désolé, tu as parfaitement raison mais ce soir j'ai fait exploser le point de dépôt des Inuzuka, j'ai totalement ignoré les fier Uchiwa et j'ai ridiculisé Shikaku Nara trois fois de suite en moins de trente minutes alors disons que je préférerais éviter tout ce qui pourrais retarder notre départ du pays le plus rapidement possible.

Stupéfaite la noiraude resta silencieuse un bon moment avant de se reprendre.

- Attend, tu as fait quoi aux Nara au juste ?

- J'ai refusé d'épouser leur héritier sous prétexte qu'il se prostitue, je me suis débrouiller pour me fiancé avec toi pour faire échouer son plan de prise de contrôle de mon clan et finalement je lui ai rendu les testicules tranché de son grand-père et tout ça devant ses rivaux et ses alliés… Je crois que c'est tout.

- …

- Toujours des objections ?

- Mais putain, on attend quoi pour partir, qu'ils viennent nous faire la peau en personne ? Merde, tous les assassins et les tueurs à gage de la ville doivent déjà être après nous !

- Tu ne crois pas si bien dire, déclara Chiyo alors qu'elle se glissait dans la voiture à son tour. Mais le temps que les hommes finissent de se mettre en place nous devrions déjà avoir quitté la ville et… Voir la tête de Shikaku Nara alors qu'il ne savait plus du tout quoi faire valais amplement le mal qu'on s'est donner pour organiser notre fuite.


- Tout est prêt ?

- Oui grande-sœur, tous les invité sont arrivé, Ibiki ses filles sont en place et la sécurité n'as rien repérer de suspect autour de la colline.

- Parfait, ou es grand-mère ?

- Avec mademoiselle Kamizuru, elle va venir vous retrouver devant le sanctuaire quand le moment seras venu.

Temari remercia Baki qui partit inspecté la sécurité du temple. Précautions inutiles pour ceux connaissant l'endroit et le maitre des lieux mais il fallait bien donner le change, déjà que trouver un temple shinto en Malaisie n'était pas ce qu'il y avait de plus commun… L'homme qui servait de prêtre au temple était lui aussi loin de s'approcher de l'archétype du religieux ordinaire.

Ibiki Morino était bel et bien le fils ainé d'une famille vivant dans un sanctuaire de la région de Nagoya mais n'étant pas intéressé à prendre la relève de son père à cette époque il avait laissé cette responsabilité à son petit frère avent de partir pour la ville. Une fois installé à Tokyo il s'était rapidement fait repérer par les hommes du clan NoSabaku qui avait vu en lui le potentiel d'un « bon » Yakuza. Après plusieurs années de loyaux services pour le clan il était devenu l'un des fidèles seconds de son père, au même titre que Baki, mais ses activités avaient pris fin abruptement. Au cœur d'une échauffourée avec des assassins du clan Uchiwa un petit garçon avait été fauché par l'une de ses balles et, respectant le Ninkiodo à la lettre, il était allé lui-même se rendre à la police.

Ce n'est que deux ans après leur arrivée ici qu'il était revenu à la porte de son père, couvert de cicatrice due aux traitements subis aux mains de leurs ennemis pendant son incarcération et s'en voulant toujours sincèrement de la mort du petit innocent. Plutôt que de profité de la situation pour disparaitre et se refaire une vie ailleurs il était venu voir son chef pour demander l'autorisation que quitter la famille pour retourner vivre au temple familial… Rosa refuse net. À cet époque ils étaient toujours étroitement surveiller par leurs ennemis Japonais et permettre à un homme ayant occupé la position d'Ibiki d'y retourné aurais signé son arrêt de mort. À la place il avait fait l'acquisition d'un grand terrain en plein cœur de leur territoire, une colline boisée qui servait de parc publique, et il avait mis à sa disposition tous les moyens financiers pour faire construire son propre temple ici à Miri. Le tout avait été aménagé selon la plus stricte tradition Shinto et cette aventure avait rencontré un succès surprenant. Ibiki gérait le temple de main de maitre et célébrait scrupuleusement chaque fête religieuse comme le lui avait enseigné son père dans son enfance et toute la communauté japonaise de la ville s'était mise à fréquenté assidument le sanctuaire. Aujourd'hui le temple était devenu totalement indépendant, deux ans après l'ouverture du temple son père avait enfin libéré Ibiki de ses services, et jamais le clan ne lui avait réclamé de taxe… Bien entendu le nouveau prêtre avait su se montrer reconnaissant pour la nouvelle vie qui lui avait été offerte et il avait donc immédiatement accepté de célébrer le mariage de Temari et ce malgré son caractère particulier.

De ce fait Temari se trouvait maintenant dans le bâtiment administratif de temple, qui servait également de lieux de résidence à Ibiki, ou elle avait revêtue un kimono de cérémonie blanc et Kurotsuchi était de l'autre côté du sanctuaire sans doute en train de finir de se préparer avec l'aide de Chiyo.

- Bon, quand faut y aller…

Se redressant la blonde regarda une dernière fois sa tenue et s'assura que sa coiffe était toujours bien en place avant de faire glisser le panneau donnant sur l'extérieur ou l'attendais deux adolescentes vêtue de la tenue blanche et rouge des vierge du temple.

- Ça à beau faire des années c'est toujours aussi drôle de te voir dans cette tenue Alice, dit Temari en souriant à son amie.

- Tu peux bien parler, c'est toi qui qui es habiller en jeune mariée !

La jeune miko, qui n'avait qu'un an de plus que Temari, allais dans la même école qu'elle et vivait dans l'enceinte du temple depuis sa fondation. Quelques jours après le début des travaux une fillette blonde en haillons avait croisé la route d'Ibiki et malgré son aspect peu engageant lui avait quémandé un peu de nourriture. La longue période de conflit qui venait de se terminé avait fait son lot d'innocente victimes et la petite fille faisait partit des trop nombreux orphelins qui hantait à cet époque les rues de Miri vivant de la mendicité.

Plutôt que de lui donner à manger il lui avait donné un foyer ainsi qu'une éducation, et elle n'avait été que la première d'une longue liste. À ce jour le temple recueillait une vingtaine d'enfants et d'adolescent orphelins ainsi que deux bambins, accidents de travail de prostitué travaillant sous les ordres des NoSabaku. S'était devenu une blague récurrente que de dire en riant que l'anciens yakuza aurait plutôt du fondé un orphelinat à la place d'un temple si s'était pour en arriver à ce résultat. Ibiki avait même dû faire construire un nouveau bâtiment sur le complexe pour servir de dortoir à ses petits protégés qui, maintenant, servaient tous le temple d'une façon ou d'une autre. Qu'as cela ne tienne aucun des résidents de l'endroit ne trouvait à se plaindre de sa vie au sanctuaire même si, parfois, Temari se demandais quelle genre d'éducation Ibiki pouvait bien leur donner… Chose sur certains évènements impliquant les résidents du lieu l'avait convaincu qu'il n'y avait pas que des liturgies et des danses religieuses qui s'enseignaient entre ces murs.

Par exemple, deux ans auparavant, un groupe de touristes japonais était passé par le sanctuaire et Alice, respectant un vieux stéréotype, qui balayait les marche de pierre de l'allée s'était trouver à être de leur gout. La jeune fille elle-même ne savait pas ce qui avait pu prendre au groupe de garçons, une envie soudaine inspirer par l'alcool, un vieux fantasme refouler ou encore la simple excitation de tomber sur un jeune et joli miko blonde et caucasienne. Dans tous les cas ils avaient tenté de l'enlever pour lui faire les Kamis seuls savaient quoi… Finalement quand la police, prévenu par des témoins de la scène, étaient arrivé sur place ils avaient dû faire emporter quatre des jeunes hommes à l'hôpital tandis que le cinquième nettoyait leur sang répandue sur les pierres du sanctuaire sous l'œil vigilant de la petite prêtresse de quatorze ans.

Cet évènement en particulier et quelques autres avaient fini par faire comprendre aux habitants du coin que le prêtre scarifié n'était pas la seule personne dont il fallait se méfier dans ce sanctuaire. Temari non plus ne savait pas pourquoi Ibiki avait ainsi formé ses petits protégé mais chose sure son mariage serais sans doute l'un des évènements les plus sécuriser de l'histoire de la ville… Et il y avait de bonne raison avec les invités présents aujourd'hui. Sans parler des trois autres chefs de familles le maire était également présent sans parler d'Oonoki et, ironiquement, du chef de la police. Dire que s'il avait mis aux arrêts toutes les personnes avec qui il allait bientôt boire au point d'en rouler sous la table il aurait enrayé toute la criminalité de sa ville en une seule fois.

Arriver au coin du temple les trois adolescentes rencontrèrent Chiyo, qui la seconderais bientôt en tant que témoin. En temps normal ce rôle aurais dut revenir à l'un des membres de sa famille, dans le meilleur des mondes ça aurais été son père ou sa mère qui l'aurais conduite à l'autel mais dans un monde parfaite elle n'aurait sans doute pas eu à se marié avec une fille… Dans tous les cas la vieille femme était sans doute la dernière personne en vie qu'elle pouvait considérer comme un membre de sa famille.

- Le document est prêt ? Lui demanda-t-elle immédiatement.

- Oui, entre les mains d'Ibiki et fraichement signé par le maire, mais pour l'instant il y a plus important ma petite.

- Quoi donc, demanda la blonde craignant que quelque chose ne vienne troubler la cérémonie dont dépendais la survie de son clan.

Lentement la vieille vint tout près d''elle pour la saisir par les épaules et la regarder des pieds à la tête.

- Tu es ravissante ma petite, profite bien de cette journées, c'est la tienne.

Soulagé qu'il ne s'agisse de rien de grave la blonde poussa un profond soupire avant de faire les gros yeux à la vieille femme.

- Chiyo, arrête avec ça, cette journée n'a rien de particulier sinon le fait qu'elle va m'obliger à passer le reste de ma vie avec une personne qui n'a même pas le mérite de m'attirer physiquement !

- Pourtant la petite Kurotsuchi est très attirante, se moqua la vieille.

- Tu sais parfaitement ce que je veux dire.

- Oui, et alors ? Ta mère et moi avons toute deux eu droit à un mariage arrangé, et je peux te dire que ton grand-oncle était l'un des hommes les plus laid du clan, ça ne nous as pas empêché d'avoir de l'affection pour nos époux… Ta mère en est même venue à aimer le sien.

- Oui mais vous n'avez pas été marié à une femme !

- Je l'admets… Quoi que c'est peut-être un mal pour un bien, les femmes font certaines choses bien mieux que les hommes, lui dit la vieille tout bas avec un sourire suggestif.

- Ne compte pas trop sur ça, soupira Temari que l'idée n'enchantait pas vraiment.

- Pardon, que dit tu, tu devrais savoir qu'à mon âge mes oreilles ne sont plus ce qu'elles étaient.

Temari souriait toujours à son arriver face aux portes du sanctuaire, l'échange avait eu le mérite de la détendre un peu… S'était tout aussi bien car dans un instant elle se retrouverait marié à la petite fille de l'un des plus grand ennemis de son père, une adolescente qu'elle ne connaissait que depuis deux semaines et elle ne pouvait rien y faire. Finalement la dite jeune femme tourna le coin du bâtiment pour venir la rejoindre sur l'allée central, au bras de son grand-père, vêtue tout comme elle d'un kimono blanc et d'un coiffe ridicule.

- Ne t'en fait pas petite, je suis sure que tout vas bien se passer. Vous allez vous habituer l'une à l'autre et vous rapprocher.

- Je l'espère…

Jamais la blonde n'avais été aussi sincère de sa vie. Oonoki était arrivé à Miri la veille et après une longue visite dans les appartements temporaire de sa petite-fille il était venu la voir pour avoir avec elle une discussion qu'elle ne pouvait pas ignorer… Enfin si on pouvait appeler discussion le la tirade qu'il avait lancé d'entré de jeu.

« Je ne passerais pas par quatre chemin, j'ai bien voulu jouer à ton petit jeu et me plier à tes règles mais maintenant je compte bien t'obliger à t'y tenir petite. Comme convenu mon clan vas soutenir le tiens et tout faire pour empêcher les Uchiwa, les Inuzuka et la Nara de vous faire des problèmes. En contre partit ton organisation vas soutenir ma famille financièrement et nous aider à développer nos affaires à l'étranger… Mais tout ça c'est seulement à la condition que ce mariage fonctionne. S'il arrive malheur à ma petite-fille à cause de tes ennemis j'annule cet entente, si tu ne respectes pas cet accord de mariage j'annule cet entente, si jamais notre entente doit être annulé… Crois-moi petite, les autres clans seront ton dernier souci, je vais détruire tout ce que ton père et toi avez bâtit dans cette ville. Tu as fait un pari, tu as battu Shikaku à son propre jeu, félicitation… Maintenant il faut passer à la caisse, demain tu vas formuler tes vœux de mariage et tu vas t'y tenir. Je ne tolérerais pas que quelqu'un entache l'honneur de mon clan, que ce soit toi ou Kurotsuchi. Elle aussi est prévenue et j'espère avoir été suffisamment claire. »

Temari ne pouvais décidément pas retirer ça au vieil Oonoki, sa menace avait été très claire et sitôt formulé il était repartit sans même lui laisser le temps de répondre.

- Tu n'as pas besoin d'espéré ma petite, j'ai déjà pris des dispositions.

- Des dispositions ?

- Oh que oui, sitôt revenu dans tes cartier les filles vont vous enfermé dans ta chambre, la climatisation au maximum, totalement nue et un seul futon à disposition… Je ne voie pas quoi faire de plus pour vous motiver pour votre nuit de noce, ricana la vieille.

Lentement la blonde se tourna vers son amie qui se contenta de lui sourire en haussant les épaules.

- Désolé Temari, elle me fait plus peur que toi.

La jeune chef de clan aurais bien voulu dire quelque chose, tenter de les arrêter avant que l'inévitable ne survienne mais à cet instant sa fiancé et son grand-père arrivèrent à leur hauteur et elle ne put rien dire de peur que son nouvel associé ne l'entende.

Enfin bon, mis à part la partie scabreuse sur sa nuit de noce la jeune femme priait pour que son ainée ai dit vrai, entre sa nouvelle vie de couple, la fin de ses études, la gestion de son clan et ses ennemis qui pourrais ne pas apprécier sa nouvelle alliance… Les prochains mois, voir les prochaines années, seraient certainement bien remplis.