Coucou les loulous !
En lisant vos reviews (promis je répondrai à tous), j'ai cru comprendre que vous attendiez une suite.
Mais non ! Comme dit dans l'intro du premier chapitre, je les mets sous forme de chapitre mais ce sont des OS, donc une trilogie on va dire. Il n'y a pas de suite logique. Là, on passe dans une situation tout à fait différente. Et bien sur, si j'ai classé la fic en K+... et je sais que ce n'est pas habituel chez moi, mais pas de M...
Voilà le deuxième chapitre !
Très occasionnellement, dans ces moments où Storybrooke parvient à la stresser, Régina prend sa voiture et voyage jusqu'à un hôtel pittoresque à une demi-heure de la ville. Loin des personnages de contes amnésiques mais tout aussi dépourvus de neurones que ses versions dans la forêt enchantée.
Bon, quand on dit « très occasionnellement », nous nous référons à l'ère AFS (Avant la frustrante Swan). À l'époque actuelle, l'ère DFS, l'ère « très occasionnellement » est devenu « tous les jeudis ou à la nuit tombée d'un jour où Emma Swan a été plus Emma Swan que d'habitude. » Son record ? Six jours sur sept. Et seulement parce que la nuit du samedi est la sainte nuit réservée aux jeux de sociétés avec Henry.
Le fait est que ça tombe cette nuit, comme tant d'autres après le petit numéro du Sheriff devant le Granny's, et Régina se trouve déjà de retour de ce petit hôtel loin de la folie, après la dégustation d'un des meilleurs vins locaux. Sauf que sans regarder une goutte de vin, sans la sentir, ni rien savourer. C'est-à-dire, une dégustation sans dégustation. Mais quand même une dégustation au final.
Régina Mills ne fuit pas de Storybrooke, de ses habitants, de la blonde ou des abdominaux de ladite blonde, pour s'enivrer dans l'unique endroit suffisamment loin de la ville pour ne rencontrer personne, non. Régina Mills a trop de classe pour ça et, c'est pour cette raison qu'elle va chaque soir « déguster » la carte raffinée de vins de l'hôtel de charme. Sinon, elle aurait fini dans un bar de motards à vingt-trois minutes de Storybrooke.
Le fait est qu'elle se trouve dans sa magnifique Mercedes, entrant dans la ville et ne parvient pas à s'enlever de la tête la conversation de quelques voisins au comptoir du bar de l'hôtel.
Textuellement, selon les dires d'un couple d'homme d'affaires, ou businessmen sybarites, apparemment « si tu l'as emmerdée, les baisers dans le cou fonctionnent quasiment tout le temps ». Fin de la citation. Après, ils ont commencé à parler de numéros, de sports, de femmes, de sport à nouveau, la femme enceinte d'un de leur ami et si c'était plus élégant de dire Ketchup ou catchup.
La vérité, aucun moment de la conversation entre les deux hommes lui a paru suffisamment intéressant pour daigner se souvenir d'eux, et pourtant, Régina n'arrête pas de repenser au thème des baisers.
Serait-ce vrai ?
Si problèmes il y a, avec de simples baisers dans le cou, il serait possible de se débarrasser de ces dits problèmes ?
Bon, elle comprend que ça dépend de la personne. Et de la situation. Ou pas ? Non, Régina doit avoir le vin qui lui monte trop à la tête (parce que Régina ne se soûle pas, Régina Mills à le vin qui lui monte un peu à la tête), si elle commence à penser qu'elle peut se débarrasser d'une, en citant l'homme bien habillé, « emmerdée » avec des baisers dans le cou de la personne impliquée.
Des lumières colorées remplissent ses rétroviseurs, alors qu'un son qui varie de grave en aigu avec intermittence la met en alerte.
Ovnis à Storybrooke ?
…
Est-ce qu'il y aurait des ovnis dans la forêt enchantée ?
…
La bouteille et demie avait dû lui monter plus à la tête qu'elle ne le pensait.
Un regard plus concentré sur l'un des rétros lui confirme que non, effectivement, ce n'est pas un ovni. C'est quelque chose de pire, la voiture du Sheriff.
- Maudite Emma Swan – susurre-t-elle avant de s'arrêter d'un côté de la route et de couper le moteur.
La voiture aux lumières de discothèque et les scandaleuses sirènes derrière elle (Régina doit se souvenir de proposer de changer ces lumières pour quelque chose de plus Chill Out et les sirènes par un son moins strident (la 5ème de Beethoven lui passa par la tête), et la blonde sort de la voiture.
Maudite Emma Swan et ses maudites façons de marcher sexy avec cette maudite crinière blonde au vent comme la pub de L'Oréal.
Régina baisse la fenêtre une fois que la blonde et sa veste rouge arrivent à sa hauteur (la même maudite veste rouge qui apparaît dans ses rêves avec la maudite Emma Swan, incluant les rêves avec la maudite Emma Swan SEULEMENT avec la maudite veste rouge… Maudite soit-elle !).
- Sheriff Swan – « Salue-t-elle » quand elle s'arrête près de sa fenêtre.
- Régina – Lui rend-elle sont salut, l'insupportable Swan-. Tu sais pourquoi je t'ai arrêtée ?
- Pour me demander conseil sur comment le, ou dans ce cas, la, Sheriff d'une ville comme Storybrooke devrait s'habiller pour que ses habitants la prennent au sérieux ? Vous devriez commencer par jeter cette veste rouge.
- Non, Régina. Je t'ai arrêtée parce que tu fais des zigzag, tu as bu quelque chose avant de prendre la voiture ?
- Seriez-vous en train de m'accuser de prendre la voiture en état d'ébriété ? Moi ? Pour l'amour de Dieu Sheriff Swan, je vous conseille de surveiller votre vue parce que je ne fais pas de zigzag. Je suivais parfaitement la ligne de la route comme tout bon conducteur doit le faire. Si je fais des zigzags c'est parce que la ligne est mal peinte sur la chaussée.
Elle doit se souvenir de donner l'ordre de repeindre les lignes de la route.
Et elle s'impressionne elle-même de son niveau de locution après une bouteille et demie. Bravo, Mills !
- Les lignes sont très bien, Régina. Est-ce que tu peux sortir de la voiture ?
- Non.
Silence.
Si elle ne regarde pas la blonde et si elle se concentre, elle pourra rentrer dormir au manoir.
- Régina, sérieusement, sors de la voiture.
Et si elle démarre et accélère comme un homme musclé et chauve des films d'Henry, dont la voix ressemble soupçonneusement à celle d'un arbre qui parle d'un autre film de science-fiction d'Henry ? Elle se pose la question sérieusement quand elle se rend compte d'un détail crucial. L'ennuyeuse Swan sait où elle habite.
…
« Maudite soit Emma Swan » pense-t-elle en même temps qu'elle ouvre la porte de la voiture et qu'elle sort.
Et elle s'appuie sur la voiture.
Est-ce que tout est en train de bouger ?
Quelle nausée.
- Tout va bien ? demande la maudite blonde, les sourcils froncés.
- Parfaitement, Sheriff Swan. Il est… - Elle regarde sa montre, regarde à nouveau sa montre parce qu'elle a regardé le mauvais poignet – minuit et demi passé et je suis seulement un peu fatiguée.
Elle voit comment l'insupportable Emma Swan se prépare à parler, surement pour sortir les typiques idioties d'Emma Swan, quand elle se passe la main dans le cou.
Et elle se souvint des deux hommes d'affaires dans le petit hôtel de charme. Et de leur conversation.
Non, pas la partie sur le ketchup.
Alors, une idée lui vint à l'esprit. Et si ?
Non, ça ne fonctionnerait pas.
Ou si ?
Bon, il se peut que dans son état actuel, si. Cependant, la Régina Mills Sobre ne le ferait pas.
Quoi que…
La Régina Mills Sobre n'est pas présente, n'est-ce pas ? Et Peut-être que La Régina Mills Ivre aime de plus en plus l'idée…. Mais beauuuuuuucoup !
Elle s'éloigne de la voiture, et après un trébuchement involontaire, tout en restant élégante, elle finit appuyée sur la Sheriff qui arrête de parler immédiatement.
Qu'est-ce qu'elle disait ?
Aucune idée. La Régina Mills Peut-être Très Ivre continue son plan.
- Régina, tu vois ? Tu ne peux même pas faire un pas sans to… Régina ? Ça c'est mon cou… Mon… Tu… Tu es en train de m'em…
Le niveau d'observation de la blonde est impressionnant.
- Régina, tu pourrais arrêter s'il te plaît ?
Non.
- Ré… La brune sent comment la blonde avale sa salive – Régina, sérieusement, tu pou… pourrais arrêter s'il te…
Non !
La Peut-être Ivre Mais Heureuse d'être ici, Régina Mills, est une femme avec une mission à accomplir.
En plus, le fait que la peau qu'elle est en train d'embrasser sente bon, et que les deux mains du Sheriff sont posées sur ses hanches, et pas vraiment pour la repousser, aide à ce qu'elle continue.
- Régi… Dieu… Régin…
Un gémissement les fige.
Un gémissement qu'aucune des deux ne sait de qui ça provient mais qui les sépare rapidement.
D'un côté, bonne nouvelle, La Un Peu Plus Sobre Régina Mills est en train d'apparaître et est en train de se demander qui diable à laisser faire ce qu'il se passe (et pourquoi elle ne l'a pas fait avant).
D'un autre côté, une Emma Swan qui ne sait plus où regarder.
Les deux, aussi rouges que la fameuse veste de la blonde.
Et les deux évitant de regarder l'autre.
Ni parler.
Elles ne disent riennnnn.
Jusqu'à ce que la radio couvre le vide dans la voiture du Sheriff pour donner de manière statique, le nom de « Leroy », plus statique, le mot « religieuses », encore plus statiques et les mots « bataille féroce ».
- Je… - Emme s'éclaircit la gorge – Je dois y aller. Je…
- Bien sûr, c'est… C'est compréhensible. Tu as encore tes obligations de Sheriff.
Silence à nouveau.
- Bon… Alors… Fais attention… Appelle quelqu'un, Kathryn ou quelqu'un qui puisse te ramener chez toi. Ne… Ne prends pas la voiture et…
Et la blonde se retourne, monte dans sa voiture, démarre et s'en va.
2 pensées se croisent dans la tête de Régina.
1 – Comment reproduire la scène qui venait de se passer ?
2- Les deux hommes d'affaires de l'hôtel avaient raison.
C'est bien de le savoir.
