Hey !

Autant vous dire que vos reviews m'ont boosté car il est rare que je commence à écrire un chapitre un jour après avoir posté le précédent (bon, d'accord, je n'ai absolument pas finit de l'écrire en une fois mais je n'ai pas de pouvoirs surhumains non plus !).

Je suis très contente que ma fic vous plaise (je chiale putaiiiiiin !) et vous fais à tous un énoooorme (comme ma ...) câlin de remerciement (paske z'aime les câlins !)


Antoine détourna le regard vers sa bière, essayant de rester le plus discret possible. Avec un peu de chance, l'autre ne l'avait pas vu... Mais qu'est-ce que ce voleur faisait là ? N'était-il pas sensé être mort ? Le nordique l'avait pourtant vu s'enfoncer dans la rivière et les gardes lui avaient affirmé qu'il n'y avait aucune chance que qui que ce soit s'en sorte ! Jetant de temps à autres un regard en coins à l'homme à la capuche, le brun continua doucement de boire sa choppe.
Après un petit moment, le voleur se leva, le visage toujours caché par sa capuche, et sortit de l'établissement après avoir déposé une pièce sur la table. "Et en plus, il paye avec mon argent ..." se dit Antoine en voyant sa bourse dans les mains de l'homme qui venait de sortir. Peu après, le grand chevelu paya et sortit à son tour. Il observa les alentours, s'assurant que personne ne le voyait, et se mit à suivre de loin et le plus discrètement possible le voleur qui se dirigeait maintenant dans la forêt.
Au bout de quelques minutes, Antoine vit l'autre sortir du sentier et s'enfoncer dans la forêt et s'arrêter dans une sorte de petit espace sans arbres. Un peu comme un clairière mais en beaucoup plus petit. L'homme à la cape déposa sa besace et la bourse d'Antoine sur une souche d'arbre et alla allumer un feu avant de s'asseoir devant. Le nordique, caché derrière des buissons, hésita. Sa bourse était à un mètre de lui, il était caché par l'ombre de la souche et le voleur avait l'air de fixer le feu qu'il venait d'allumer. Oui, il avait une chance de réussir à récupérer son bien sans que l'autre ne le remarque. Lentement, l'homme aux cheveux maléfiques se redressa légèrement pour marcher plus facilement. Il s'approcha de la souche le plus doucement possible, tendit la main et ...

/SBLAFF/

Mince, il n'avait pas vu cette racine et s'était pris le pied dedans. L'homme encapuchonné laissa s'échapper un léger rire de ses lèvres.

-"Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi discret."

Il se leva et tendit une main au brun pour l'aider à se relever tout en enlevant sa capuche, dévoilant ainsi son visage. Antoine, toujours sur le sol, ne savait pas comment réagir. D'un côté, il était gêné et honteux d'avoir si lamentablement raté sa tentative et de l'autre, il était dans l'incompréhension la plus totale face à cet homme qui faisait preuve de courtoisie à son égard. Il continua à le dévisager quelques instants. L'autre, semblant comprendre qu'Antoine n'avait pas l'air décidé à se relever, se dirigea vers le feu en disant :

-"Bon, quand tu voudras te lever ou même manger, préviens moi, d'accord ?"

Le nordique se rendit compte qu'il était toujours au sol et se redressa en réceptionnant in extremis sa bourse que le voleur lui avait lancé. Il la fixa quelques secondes, regarda ensuite le voleur et, après un moment d'hésitation, finit par dire :

-"Euh ... Merci mais normalement, les voleurs ne sont-ils pas sensés garder ce qu'ils ont volé ?"

-"Disons que je ne rends qu'aux gens qui 'le méritent'." répondit l'autre.

-"Et qu'ai-je donc fait pour le mériter ?"

-"Il n'y a que très peu de gens qui restent au bord d'une rivière en étant triste de la mort de la personne qui vient de les voler." dit le voleur en souriant légèrement.

Antoine continua de le regarder, songeur. L'autre désigna le feu et lui proposa de venir s'asseoir. Ce que le brun s'empressa de faire, la nuit commençant à devenir fraiche.

-"Et comment peux-tu savoir que j'étais triste alors que tu n'étais pas là ?" finit-il par dire.

-"Oh, j'étais bien là, qui d'autre me l'aurait dit ? Les gardes qui voulaient me tuer, peut-être ?"

-"En parlant d'être tué, n'aurais-tu pas dû être emporté et mourir en plongeant dans la rivière ?"

Le voleur, jusqu'alors souriant et un peu amusé par la situation, se renforgna. Il paraissait anxieux.

-"Je n'ai jamais plongé dans la rivière."

-"Je suis pourtant certain de t'avoir poursuivit et vu plonger dedans."

Après un instant de silence, le voleur, les yeux rivés sur le feu, répondit à voix basse, presque un murmure :

-"Si c'est ce que tu crois..."

Ils n'eurent pas le temps de dire un mot de plus qu'un hurlement déchira le silence de la forêt.

-"Mince, des loups !"

Le voleur commença à rassembler "ses affaires" et essaya d'éteindre le feu. Antoine l'observa et dit :

-"Mais enfin, le feu éloigne les loups, pourquoi L'éteindre ?"

-"On voit que tu ne viens pas d'ici. Les loups de la région s'y sont habitués. Et crois-moi, il en profitent pour attaquer quiconque se trouve sur leur passage."

Une fois le campement "rangé", le voleur partit dans les fourrés en courant. Un loup apparut alors dans le champs de vision d'Antoine, rapidement suivit par un deuxième. Bientôt, le nordique entendit plusieurs grognements. Il se doutait qu'il n'y avait pas que deux loups et, en écoutant bien, il pouvait distinguer une dizaine de grondements. Non, même avec sa hache, il ne pouvait pas se débarrasser d'une meute de loups comptant plus d'une dizaine de membres et, oui, il valait mieux courir pour sauver sa vie. Il jeta un coup d'œil dans la direction dans laquelle le voleur était parti, vérifiant par la même occasion qu'il n'était pas attaqué par derrière, et remarqua un objet sur le sol. L'éclat de la lune s'y reflétait. Soudain, un bruit se fit entendre, une silhouette passa derrière les loups et ceux-ci se retournèrent. Ni une ni deux, Antoine se lança sur l'objet, l'attrapa et commença à courir dans la même direction que le voleur. Pendant plusieurs minutes, il courut à en perdre haleine, sachant pertinemment que les loups le retrouveraient sans aucun problème. Il continua jusqu'à ce qu'il tombe sur une grotte à l'entrée de laquelle se trouvait le voleur. Celui-ci lui fit signe et, lorsque le nordique entra dans ladite grotte, commença à pousser un énorme rocher.

-"Aide moi à refermer si tu ne veux pas qu'ils rentrent !"

Le brun s'apprêta à l'aider lorsqu'un cri leur glaça le sang. C'était un cri d'enfant. Un pauvre enfant qui se faisait massacrer par les loups et qui hurlait de peur et de douleur. Antoine resta figé d'horreur. Par réflexe, il se tourna vers celui qui poussait toujours le rocher et remarqua alors que des larmes coulaient sur son visage crispé par l'effort. Une fois la grotte complètement refermée, le voleur se laissa glisser jusqu'au sol et les cris de l'extérieur cessèrent. Ils n'entendaient plus que les loups. Antoine ne disait plus rien, il respectait les pleurs silencieux de l'autre. Après un long moment, celui-ci s'arrêta et l'observa. Le nordique repensa alors à l'objet qu'il avait ramassé plus tôt et le sortit de sa poche. C'était un magnifique médaillon en argent au bout duquel pendait un hexagone parfait séparé en six triangles réguliers. Antoine le tendit au voleur en disant :

-"Je l'ai trouvé par terre tout-à-l'heure. J'ai pensé qu'il était à toi. A moins que tu ne l'ai volé, lui aussi..."

Le voleur sourit et tendit le bras.

-"Je ne vole pas les objets qui ont une valeur sentimentale aux yeux de leur propriétaire. Ce médaillon est bien à moi."

Il l'observa quelques secondes et le retendit au nordique. Celui-ci ne comprit pas et le voleur lui indiqua la face arrière du bijou.

-"Connais tu cette langue ?"

Antoine regarda la gravure au dos du médaillon et finit par secouer la tête en signe de négation. L'autre lui dit :

-"Tout ce que je sais, c'est que c'est mon prénom : Mathieu. Je n'ai aucune idée de ce que cela peut bien dire dans cette langue."

Il le remit autours de son cou.

-"Et toi, quel est ton prénom ?"

Antoine se présenta brièvement et proposa au voleur un moyen de savoir ce que signifiait la gravure.

-"Il y a un sage qui examine les objets rares dans une ville à quelques lieues d'ici ; si nous partons demain matin, nous pourrons y arriver avant le couché du soleil."

Mathieu acquiesça et lui proposa de dormir. Ils avaient une longue route à faire.


Eh bah, voilààà, il est enfin terminé !

Alors, ce chapitre vous a-t-il plus ?