Bonjour tout le monde. Premièrement, je tiens à remercier tous ceux qui sont passés sur cette page et en particulier ceux et celles qui suivent cette fiction et qui m'ont très gentiment laissé une review.
Merci à :
Melyna1864, Mariakurama, Soihra, meredithderek, Agentenaira, KlarolineMichaelson
TheOriginalsWithKlaus : Je sais qu'effectivement ce n'est pas très sympa que Caroline soit seule mais ne t'inquiète elle ne le sera plus longtemps. Merci pour tes compliments, ça me fait très plaisir !
MARiiN3 : J'aime aussi la relation Klaus/ Elijah et j'avais envie d'en parler un peu et de l'approfondir. Je voulais que la scène des retrouvailles soit intense sans que ça soit trop rapide non plus. Tu comprends donc qu'il fallait que je « casse » ce moment ^^. Merci pour tes encouragements !
Linea : Merci, je suis contente que ça te plaise. C'est sûr qu'il n'est pas malin sur ce coup mais bon il ne sait pas trop où il en est, le pauvre, et il a du mal à se comprendre lui-même. Il faut savoir l'apprivoiser ^^.
Sweetyk : Merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira.
Cha'Klaroline : Merci pour tes compliments c'est très gentil et je suis contente que le premier chapitre t'ait plu. Je te promets d'autres moments Klaroline très intenses ).
Emi : Merci pour ta review, ravie que ma façon d'écrire te plaise et désolée pour les quelques fautes qui m'échappent encore :/ J'espère que la suite te plaira. :)
Jolieyxbl : Merci, voici la suite en espérant que ça te plaira.
Justine : Merci Justine, voilà la suite, n'hésite pas à me dire ce que tu en penses.
Deuxièmement, je suis désolée du retard mais je manquais cruellement d'inspiration pour ce chapitre. Je peux parfois rester une journée à reformuler mes phrases à bouger mes paragraphes et au final à tout effacer ^^.
Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser quelques commentaires pour me communiquer vos impressions et vos idées sur le prochain chapitre.
Chapitre 2
C'était une nuit sombre dont les nuages dans le ciel ne laissaient entrevoir aucune étoile.
La lune perçait de temps à autre l'obscurité et projetait une lueur pâle sur les toits des maisons.
Comme Caroline le lui avait dit, Mystic Falls ne ressemblait plus à la ville qu'il avait connue. Aux yeux d'Elijah, tout était calme et d'un ennui mortel autour de lui.
Pourquoi n'y avait-il donc plus de vampires, de loups-garous et de sorcières assoiffés de vengeance dans les parages ?
Même lui, qui revendiquait être le plus sage de sa famille, avait pourtant envie d'un peu d'action.
Il patientait depuis bientôt un quart d'heure sur un banc, en face du Mystic Grill, observant silencieusement les quelques personnes qui sortaient ou pénétraient dans l'établissement.
Evidemment, son frère ne faisait pas parti de ceux-ci ce qui ne fut pas une surprise pour lui.
Il rejeta la tête en arrière et soupira en repensant à la conversation qu'il avait eue plus tôt dans la soirée avec Klaus.
Pourquoi était-ce si dur pour l'hybride d'admettre qu'il avait des sentiments envers Caroline ?
Avait-il réellement peur d'avouer ce qu'il ressentait en pensant se montrer faible ? Craignait-il cette part de lui qui était capable d'aimer ?
Elijah savait par quoi son frère était passé, ce qu'il avait enduré il y a déjà si longtemps alors qu'il ne cherchait à l'époque qu'à se faire simplement une place dans sa propre famille.
Leur transformation en vampire les avait évidemment tous changés mais pour Klaus, ce fut différent.
C'était comme s'il avait bâti un mur en lui au delà duquel il avait enfoui son mal-être et ses émotions.
Depuis, jamais plus Elijah n'avait revu le regard brillant de malice de ce frère avec lequel il se battait à l'épée, le sourire fier de celui qui revenait chargé après la chasse ou les larmes de l'homme qui pleurait lorsque la mort œuvrait.
Le Klaus qui s'était réveillé après leur mutation n'était qu'une enveloppe rapide et destructrice mais vide à l'intérieur.
Cependant, Elijah s'était remis à souhaiter depuis peu que cela change.
L'apparition de Caroline dans la vie de l'hybride était en train d'effriter petit à petit ce mur en lui et l'Originel savait que ce n'était qu'une question de temps avant que celui-ci ne s'effondre pour de bon.
Seulement, la mauvaise foi de son frère n'aidant pas les choses, il fallait bien qu'il se mêle un peu de cette histoire.
C'est pourquoi il se trouvait ici, à Mystic Falls, à attendre sur ce banc.
Il retroussa sa manche pour regarder l'heure.
Déjà vingt minutes, sa patience avait des limites.
Il releva les yeux vers le trottoir d'en face où un attroupement de jeunes s'était formé.
Lui qui réclamait de l'action ne s'était même pas rendu compte de la tension qui planait dans l'air.
Plusieurs garçons se bousculaient en criant des insultes à tort et à travers et Elijah pouvait sentir, de là où il était, le sang pulsé dans leur corps.
Une bagarre s'annonçait et il avait soudainement envie de se joindre au groupe pour s'occuper un peu.
Il s'apprêta à quitter son siège mais fut stoppé net.
- N'y penses même pas, lança une voix dans l'ombre.
Une sorte de barrière invisible maintenait l'Originel sur le banc et l'empêchait de se lever.
- Tu es en retard, répliqua-t-il.
Une jeune femme vint se poster face à lui et le regarda sombrement.
Elle était grande et avait des formes généreuses que son t-shirt moulant laissait facilement entrevoir.
Sa longue chevelure rousse ondulait dans son dos et ses iris couleur miel étaient toujours braqués sur lui.
- Que fais-tu ici Elijah ?
- Je suis également ravi de te revoir Gabrielle.
Ladite Gabrielle lui renvoya un sourire mauvais et s'adossa contre le tronc d'un arbre tout en gardant un œil sur lui.
Elle n'aimait pas les vampires et encore moins les Originels. Alors que beaucoup de sorcières sympathisaient avec eux, elle, elle faisait partie de celles qui les fuyaient comme la peste.
- Pourrais-tu s'il te plait me laisser redevenir maitre de mes mouvements ? demanda Elijah en sentant la pression de la barrière se renforcer contre lui.
- Et te laisser te précipiter sur ces pauvres abrutis qui n'auraient aucune chance contre toi ?
Elle tourna les yeux vers le groupe de garçons qui se frappaient sans retenue à présent.
- A vrai dire, je ne comptais pas me battre, déclara l'Originel, juste me nourrir de l'un ou deux de ces gamins. Le sang avec un soupçon d'adrénaline c'est ce que je préfère.
La rousse reporta son attention sur lui, une grimace de dégout sur le visage.
- Tu t'es déjà nourri il me semble. D'ailleurs, mordre ma voisine et l'hypnotiser pour qu'elle me communique le lieu et l'heure de ton rendez-vous était totalement extrême et tu sais que j'ai horreur de ça.
- J'aurais bien laissé un message sur ton répondeur mais je voulais être sûr que tu viendrais.
Il eu un petit sourire ironique, sachant pertinemment qu'elle n'ignorerait pas son invitation. S'il s'en était pris à sa voisine c'était uniquement pour qu'elle comprenne que ce n'était pas une visite de courtoisie et qu'elle n'avait pas intérêt à quitter la ville sans quoi il la retrouverait.
- Qu'est-ce que tu me veux ? demanda-t-elle d'un ton cinglant.
- Dans un premier temps j'apprécierais que tu me libères puis j'aimerais que nous discutions tous les deux, j'ai un service à te demander et je n'ai pas oublié que tu me dois toujours une faveur.
La sorcière hésita un instant puis, elle leva une main en direction d'Elijah et brisa le sort qui maintenait celui-ci.
Elle savait que l'Originel était un vampire à craindre et elle détestait qu'il fasse appel à elle mais il l'avait effectivement aidée plus d'une fois et peut être qu'il la laisserait tranquille si elle s'acquittait de sa dette envers lui.
- De quoi s'agit-il ? demanda-t-elle en croisant les bras contre sa poitrine.
Il désigna le banc, l'invitant à s'asseoir près de lui, mais elle s'obstina à garder ses distances.
Elle préférait rester sur ses gardes même s'il disait avoir besoin d'elle.
Il haussa les épaules et entama ses explications.
- J'ai besoin que tu réalises un sort pour moi.
- Quel genre de sort ?
- Le genre qui empêcherait une personne de quitter un endroit bien précis.
Gabrielle fronça les sourcils, surprise qu'il ne s'agisse pas de quelque chose de plus compliqué. Il y avait certainement un truc de louche là-dessous.
- Qui est cette personne et où veux-tu que je l'enferme ? demanda-t-elle d'un ton méfiant.
- Il y a une maison non loin d'ici qui sera parfaite. Les propriétaires me l'ont gentiment prêtée pour quelques jours.
- Tu veux dire que tu ne leur en as pas laissé le choix, répliqua-t-elle.
- Ils n'ont rien si c'est ce qui t'inquiète.
Il se leva et s'approcha d'elle.
Elle ne bougea pas mais il sentait les battements de son cœur s'accélérer de plus en plus.
- Alors, ai-je ta parole ? demanda-t-il en s'arrêtant à quelques centimètres d'elle.
- Tu ne m'as toujours pas dit de qui il s'agissait.
Il lui sourit et boutonna sa veste.
C'était le signe que leur rendez-vous s'achevait.
- A vrai dire, il ne s'agit pas d'une personne mais de deux. Je t'expliquerais tous les détails demain. Rejoins-moi à sept heures à cette adresse, dit-il en lui tendant un bout de papier.
Gabrielle s'en saisit en se demandant bien ce que cachait Elijah.
Elle préférait ne pas poser trop de questions pour éviter les problèmes mais elle était tout de même curieuse de savoir une chose.
L'Originel lui tournait déjà le dos lorsqu'elle l'appela.
- Comment comptes-tu t'y prendre pour que ces deux personnes pénètrent ensemble dans la maison ? demanda-t-elle en fourrant le morceau de papier dans la poche arrière de son jean.
Il leva les yeux vers le bar de l'autre côté de la rue. Elle suivit son regard et aperçut la bande de tout à l'heure.
Apparemment, quelqu'un avait pensé à intervenir car trois voitures de police se trouvaient devant le Mystic Grill et les agents commençaient à embarquer les fauteurs de troubles.
Un attroupement de personnes s'était formé dans l'entrée pour suivre la scène et certains prenaient même des photos.
- Ne t'inquiète pas pour ça, murmura Elijah dont les yeux se posèrent sur l'un des agents en particulier.
De loin, Gabrielle n'avait pas remarqué tout de suite qu'il s'agissait d'une femme.
Elle avait les cheveux courts et traina sans ménagement l'un des jeunes jusqu'à sa voiture.
Elle aperçut ensuite l'insigne de shérif accroché à sa veste.
Elle voulut demander à Elijah qui était cette personne mais lorsqu'elle se retourna dans sa direction, celui-ci n'était déjà plus là.
Le manoir était sombre et silencieux lorsque Klaus rentra.
Il s'affala dans le premier fauteuil qu'il trouva et se prit le visage dans les mains.
Un long soupir s'échappa de ses lèvres et il fut ravi que son frère ne soit pas là pour lui lancer une remarque inutile.
Il voulait être seul pour pouvoir réfléchir, pour analyser chaque secondes de cette soirée mais, depuis qu'il s'était enfui comme un voleur de chez Caroline, il ne faisait que se repasser la scène en boucle dans sa tête sans pouvoir raisonner correctement.
Il se sentait tellement ridicule qu'il en aurait presque ri lui-même.
Il releva le visage et posa le menton sur ses mains jointes.
Face à lui, sur la table basse du salon, se trouvait le verre de bourbon qu'il avait abandonné un peu plus tôt dans la soirée.
Il l'attrapa et le vida entièrement espérant que l'alcool lui ferait oublier le sentiment de frustration qui grandissait en lui.
Le liquide descendit lentement dans sa gorge et une chaleur bienfaisante se propagea dans son corps.
L'hybride s'enfonça dans son siège et laissa tomber son verre au sol en songeant qu'il n'aurait jamais du revenir à Mystic Falls.
Il avait suivi Elijah de façon irréfléchie alors qu'en restant à la Nouvelle Orléans, le souvenir de Caroline se serait sans doute estompé au fil des années.
Maintenant qu'il l'avait revue, il était totalement déchiré et perdu.
Il se sentait à la fois heureux et voulait retourner là bas pour s'excuser et en même temps il voulait se sortir la jeune vampire de la tête.
Pourquoi tout était si compliqué lorsqu'il s'agissait d'elle ?
Pourquoi ne l'avait-il pas simplement embrassée alors que c'était ce qu'il voulait au plus profond de son être ?
Il grogna et se leva pour quitter le salon.
Ressasser tout cela lui donnait mal au crâne et peut être qu'une bonne nuit de sommeil lui remettrait les idées en places.
Il entra dans sa chambre et s'allongea directement sur son lit.
La tête dans l'oreiller, il ne pouvait s'empêcher de revoir les lèvres de Caroline, si parfaites et délicieusement tentantes, se rapprocher des siennes.
Il se mit à rire en réalisant qu'à la place d'être dehors avec son frère pour chercher une pauvre gourde qui leur servirait de repas, il s'était enfermé ici pour fantasmer sur une fille avec laquelle il avait ruiné toutes ses chances.
Epuisé, il ferma les yeux en songeant qu'en plus de mille ans d'existence, c'était la première fois qu'il avait la sensation de s'être fait dévorer le cœur.
Ce qui réveilla Caroline au petit matin, ce n'était pas l'odeur des croissants chauds et du café. Ce n'était pas non plus le corps d'un bel apollon lové contre le sien.
C'était tout simplement les cris hystériques de l'animatrice d'une émission de téléshopping qui s'extasiait devant un objet totalement inutile.
La jeune fille ouvrit un œil puis l'autre et s'aperçut, après quelques secondes, qu'elle s'était endormie sur le canapé.
Le soleil illuminait déjà toute la pièce et elle plissa les yeux pour s'habituer à la clarté.
Elle tendit le bras pour attraper la télécommande et éteignit rapidement la télévision.
L'esprit encore brumeux, elle bailla et se tourna sur le dos pour s'étirer.
Sa nuit avait été plutôt mouvementée et elle s'appuya péniblement sur ses coudes pour observer l'horloge qui affichait sept heures trente.
Sa mère avait certainement dû oublier de la réveiller car c'était ce qu'elle faisait toujours lorsqu'elle s'endormait dans le salon.
Elle se leva péniblement et traina les pieds jusqu'à la cuisine où elle enclencha la cafetière.
Le bourdonnement de la machine résonna dans la pièce et elle préféra se rendre à la salle de bain en attendant que le café soit prêt.
Elle ferma la porte derrière elle et observa son reflet dans le miroir. Ses cheveux étaient emmêlés et la couverture avait laissé des marques sur sa joue droite et ses bras.
- Tu as une sale mine ma grande, se lança-t-elle tout haut.
Elle se rinça rapidement le visage, remit de l'ordre dans sa crinière blonde et se brossa les dents.
Son corps lui semblait lourd et elle se rappela qu'elle avait grandement besoin de sang.
Ayant pris sa douche la veille au soir, elle s'habilla directement et enfila, au dessus de ses sous-vêtements, un jeans moulant, un top bleu pâle et des sandales.
Elle se maquilla légèrement puis revint dans la cuisine.
Elle se dirigea vers le frigo pour y chercher un petit quelque chose à grignoter mais elle s'arrêta soudain lorsqu'elle remarqua enfin la veste de Klaus qu'elle avait abandonnée sur une chaise, la veille au soir.
Elle s'approcha et la survola des doigts.
Hier, après avoir attendu quelques minutes dehors, en espérant sans doute le voir réapparaitre, elle était rentrée et avait laissé le manteau ici en se demandant si elle n'avait pas rêvé.
Pourtant, le cuir dégageait encore son odeur et Caroline frissonna.
C'était tellement étrange de l'avoir senti si près d'elle la veille et de l'avoir vu disparaitre aussitôt.
Il avait pris la fuite si rapidement, qu'elle était presque sûre, pendant un moment, d'avoir halluciné sa présence.
Seulement, le vêtement qu'elle tenait à présent dans sa main lui rappela que trop bien que ce n'était pas une illusion, qu'il s'était tenu à côté d'elle et qu'ils avaient même failli s'embrasser.
Et c'était frustrant de s'être fait planter comme ça sans aucune explication de la part de l'Originel.
Une flopée d'émotions se propagea en elle. La peur, le regret, la colère, le désir…
Elle voulait savoir ce qu'il s'était passé dans la tête de Klaus et pour ça il n'y avait qu'un moyen.
Elle fila dans le couloir en tenant toujours la veste de l'Originel dans la main et attrapa la sienne ainsi que son sac.
Elle claqua la porte derrière elle et monta en voiture direction le manoir Mikaelson.
Klaus marchait encore et encore sans jamais retrouver son chemin.
Lui qui avait pourtant des sens décuplés, tournait en rond depuis bien trop longtemps dans ces bois sombres.
Il ne comprenait pas comment il avait pu atterrir ici et se demandait même s'il était encore à Mystic Falls.
Il ne reconnaissait rien autour de lui.
Les arbres avaient tous l'air identiques, les fleurs et les brindilles au sol également.
Il vint d'ailleurs à se demander s'il ne tournait pas en rond ou s'il ne s'agissait pas d'un piège.
Il commença à perdre patience lorsqu'enfin il aperçut une lueur au loin.
Il la suivit aussi vite qu'il pouvait mais les branches et les ronces essayaient de le ralentir en se dressant sur son chemin et en lui lacérant les bras et le visage.
Il ne prêta pas attention au sang qui coulait. Ses blessures cicatrisaient, d'autres apparaissaient mais il ne voulait pas perdre cette lumière de vue car c'était peut être sa seule issue de secours.
Cette forêt était un véritable labyrinthe et c'était bien la première fois qu'il se sentait oppresser dans un lieu comme celui-ci.
Sa part animal était sur le qui-vive et se méfiait de tout ce qui l'entourait.
Il avait l'impression de courir après quelque chose d'inaccessible depuis des heures et il faillit abandonner sa course lorsqu'il déboula enfin au pied d'une légère butte au dessus de laquelle brillait l'halo qu'il pourchassait.
Il observa les alentours à la recherche d'une quelconque habitation mais il se trouvait toujours profondément enfoncé dans les bois.
L'Originel tenta de gravir l'obstacle face à lui pour prendre de la hauteur mais il n'y parvint pas.
Ses pieds et ses mains glissaient et, à chaque fois, il revenait au bas de cette ridicule colline.
Au final, cette lueur ne l'avait conduit nulle part mais il comptait bien retrouver son chemin et ce même s'il devait y passer la nuit.
Il tourna les talons, prêt à partir, lorsqu'un grognement se fit entendre.
Il pivota rapidement et là, face à lui sur le talus, se dressait un loup.
Les iris jaunes de la bête étaient plongés dans les siennes et Klaus comprit que ce n'était pas qu'un simple loup.
Il s'approcha légèrement, le sourire aux lèvres, lorsque l'animal se mit à grogner de plus belle en montrant les dents.
Apparemment, l'Originel ne l'effrayait pas et Klaus réalisa qu'au-delà de cette butte se trouvait peut être le chemin de la délivrance.
Il n'avait donc plus le choix, ennemi ou non, ce loup-garou allait devoir mourir car c'était lui l'alpha et ce n'était pas ce pathétique animal qui allait l'empêcher de passer.
Il s'avança encore plus près mais au premier grognement s'ajouta un deuxième puis un troisième et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ne parvienne plus à les différencier les uns des autres.
Sur la minuscule colline se tenait toute une meute de loups aux babines retroussées et aux dents aiguisées.
Réalisant qu'il s'agissait bel et bien d'un piège, Klaus cessa de bouger un instant et élabora rapidement une tactique pour venir à bout du groupe de lycanthropes.
Il plia les genoux en position d'attaque et retroussa également les lèvres.
Il s'apprêtait à sauter sur le premier loup qui oserait l'approcher mais ceux-ci restèrent en retrait.
Certains se reculèrent même laissant de ce fait une place au centre de la meute et un homme s'avança lentement.
Il ne le reconnu pas immédiatement à cause de la lumière qui scintillait toujours au dessus de leurs têtes mais lorsque ses yeux s'habituèrent enfin, il n'eut pas de mal à identifier Tyler.
Klaus réalisa enfin ce qui se passait.
La meute qui se tenait devant lui était la sienne et Tyler lui avait volontairement tendu une embuscade.
Il n'avait jamais eu autant envie de tuer ce salaud qu'à cet instant.
Le brun dévoila un large sourire et vint se placer à hauteur du premier loup.
- Et bien Klaus, ne t'a-t-on jamais dit que c'était dangereux de se balader en forêt durant la nuit ? dit-il en passant une main sur le crane de l'animal qui se tenait à ses côtés.
Celui-ci se calma aussitôt mais garda néanmoins les yeux braqués sur l'Originel.
- N'es-tu pas fier de tes hybrides ? reprit Tyler. Nous sommes une belle armée non ?
- Une armée de bâtards, cracha Klaus alors que le brun en face de lui souriait de plus en plus.
- Je sais que tu dois être déçu. Ca doit être frustrant de vouloir monter une meute et de la voir se retourner contre soi mais, que veux-tu, pour dominer l'animal il faut un maitre qui sache se faire respecter.
Klaus fusilla Tyler du regard en regrettant intérieurement toutes les fois où il aurait pu le tuer et où il ne l'avait pas fait.
- Oses descendre jusqu'à moi et je te montrerai comment je me fais respecter, hurla l'hybride.
Tyler se mit à rire ce qui eu pour effet d'agacer encore plus l'Originel.
Il s'apprêta de nouveau à bondir pour lui arracher le cœur ou pour lui briser le cou mais une main, douce et chaude se posa sur son épaule et le retint.
Klaus tourna les yeux et fut surpris de reconnaitre Caroline à ses côtés.
Elle l'observa un instant et l'Originel sentit toute sa chaleur irradier jusque dans son corps.
- Caroline, murmura-t-il en étant soudainement apaisé.
Mais celle-ci ôta sa main et détourna son regard de lui.
Elle s'avança jusqu'à la butte, qu'elle gravit sans difficulté, et vint rejoindre Tyler qui enlaça vulgairement sa taille.
Klaus sentit de nouveau le froid se rependre en lui et la colère ressurgit encore plus forte et douloureuse que tantôt.
Il ne voulait plus simplement tuer Tyler, il voulait le détruire et faire de son corps un tas de poussières.
Mais il ne pouvait pas bouger.
Il avait les yeux rivés sur le couple mais aucun de ses muscles ne réagissaient.
Il se sentait vulnérable et savait qu'il avait tout perdu par sa faute.
Résigné, il se laissa tomber à genoux et observa son armée et son amour lui être dérobés.
Tyler serra le corps de Caroline encore plus étroitement contre le sien avant d'avoir un dernier regard pour lui.
- Alors c'est qui le minable maintenant ? dit-il en ricanant.
Il claqua ensuite des doigts et la meute de loups se jeta sur lui.
Klaus se réveilla en sursaut dans son lit.
Il mit quelques secondes à comprendre qu'il ne s'était rien passé et qu'il ne s'agissait que d'un rêve.
Il était chez lui, toujours à Mystic Falls et non dans une forêt en train de se faire dévorer par ses propres hybrides.
La sueur coula sur sa nuque et il se rallongea lentement tout en gardant les yeux grands ouverts.
Quelque part en lui, il avait mal et il n'arrivait pas à faire taire cette douleur.
Mais le plus surprenant, c'était ce sentiment de peur qu'il ressentait et qu'il n'avait plus éprouvé depuis des siècles.
