Chapitre 2 -My Apocalypse-

Salut les gens! Voilà le deuxième chapitre! Il n'y a pas grand-chose à en dire, c'est plus une transition vers la vrai action qui va commencer (je l'espère en tout cas) au chapitre 3. J'ai pensé à la chanson "My Apocalypse" de Escape The Fate parce que c'est la chanson que j'écoutait lors de l'écriture de ce chapitre et parce que "l'Apocalypse" signifie couramment la fin de tout, mais son étymologie viens de "apocalipsê" en Grec, qui veut dire "Révélation". Voila c'était l'instant culture générale, j'espère que vous apprécierez ce chapitre. N'hésitez pas à me donner votre avis en commentaire!

Les yeux de Luigi cherchent encore une trace de plaisanterie dans les profonds yeux bleus de son interlocutrice, qui restent cependant désespérément sérieux. Il prend donc une profonde inspiration, essaye tant bien que mal de calmer les battements de son cœur qui tambourinent furieusement dans sa poitrine. Après un petit rire nerveux, il se lance

-Eh bien ! Quelle est donc cette situation si dramatique ? Dit-il avec un petit sourire, pour détendre une atmosphère bien trop lourde pour lui.

Daisy le regarde, son sourire disparaît et elle entreprend son récit.

-Jusqu'ici, j'étais une princesse. Mes parents ont abandonné tout titres royaux et j'ai été élevée par mon grand-père. Ce statut de princesse me donnait beaucoup de liberté, je pouvais venir ici, au royaume champignon, et profiter de tous les divertissements possibles avec mes amis.

Mais les temps ont changé. Depuis quelque temps, mon grand-père était malade. Avec mes parents disparus, je suis la seule héritière possible. Cependant, les nobles de Sarasaland ne voulaient pas de moi, ils me jugeaient trop immature, et mon grand-père n'a jamais cédé à leurs exigences. Alors, les plus grands nobles de Sarasa ont décidé de s'allier pour mener un coup d'état, avec à leur tête, le seigneur Gros.

Luigi essaye pendant quelques instants de suivre le récit, mais est vite perdu par le caractère dramatique de la situation. Il ose cependant demander

-Mais nous, qu'est-ce-qu'on fait là ?

-Hier, lui répond Daisy, Gros a pénétré dans le château, et s'est assis sur le trône et s'est fait proclamer nouveau roi de Sarasa. Il y a beaucoup de chance qu'actuellement mon grand-père soit mort, et que le royaume fourmille d'assassin me recherchant.

-Mais pourquoi y retourner si c'est l'endroit où tu es le plus en danger ! S'écrie Luigi

-Pour mettre fin à cette usurpation, pour reprendre le trône qui me vient de droit, pour être la reine que je dois être pour mon peuple ! Dit-elle alors fortement. N'est-ce pas suffisant selon toi ?!

Luigi se tait un moment. Après un court instant, Daisy se rend compte que sa colère n'est pas dirigée sur la bonne personne.

-Pardonne-moi... Tu n'y es pour rien dans ces querelles pour le pouvoir.

Le jumeau vert se redresse alors et vient s'asseoir à coté de la princesse. Il essaye d'avoir la présence la plus réconfortante qu'un ami puisse avoir. Plongée dans ses pensées, Daisy le remarque à peine. Les yeux bleus au bord des larmes, elle sert et dessert les poings rageusement. La frustration qu'elle ressent, la colère et la peur la mènent dans un tourbillon de souffrance dont elle n'a pas idée de comment s'en sortir.

-Appelons Mario, lui pourra nous aider...

Malgré ces propos qu'il estime sensés, Daisy tourne vers lui un regard furieux, et se dégage de son contact, comme brûlée par la main qui la consolait.

-Mario ?! Mais Mario est un personnage important du royaume champignon, jamais je ne pourrais asseoir mon autorité en utilisant les forces d'un autre pays voyons ! Et puis, s'il part, à ton avis, qui se fera un plaisir d'attaquer Champiville avec une armée de Goomba et prendre le pouvoir en bonne et due forme ?

-Mais que peux-tu faire, seule ?

De ces mots prononcés, Luigi sent qu'il avait blessé cette jeune femme qui lui répond alors, comme un ouragan

-Non je ne suis pas seule, j'ai le peuple derrière moi ! Des centaines de soldats prêts à se battre ! Et Luigi, ajouta-t-elle d'une voix peinée, je pensais que je t'avais avec moi.

Le rouge monte alors aux joues du vert. Il avait gaffé, il le savait. Il répond alors

-Bien sur que je suis là, je te soutiendrais !

Et sur ces belles paroles, il s'en va vers l'armurerie. Un homme extrêmement musclé lui propose un vaste choix d'armes, parmi hallebarde, épée à double tranchant, hache de guerre, mais Luigi, choisit de rester classique, et repère un énorme marteau qu'il prend immédiatement.

Un appel résonne alors dans le navire. Le capitaine annonce que le bateau vient de se poser et que les troupes doivent se déployer au sol. Luigi, ragaillardit se mit en première ligne, et fut l'un des premiers à poser les pieds à terre, à faire quelques pas.

Ce n'est qu'au moment où il vit l'énorme Bill Ball lui foncer dessus qu'il se maudit pour sa témérité.