Bon apparemment ça plaît bien alors je continue. Comme promis, voici le deuxième et avant-dernier chapitre .3.

Réponses aux reviews :

USBurgerLover50 (c'est la capitaliste dont je parlais dans le chapitre précédent en fait) : Bah il est très bien, ton OC, même si j'ai tordu sa personnalité de base xD et ouais il bouscule Alfie c'est un thug wsh watcha gonna do


Amérique avait une réputation bordélique bien méritée mais les réunions de ses 50 États se faisaient toujours avec une minutie rigoureuse, presque digne de celle d'Allemagne. Ils étaient tous là, certains dormant sur la table, d'autres discutant vivement et d'autres s'ennuyant et regardant les mouches voler, tous assis autour d'une grande table ovale.

Alaska soupira en rejoignant sa place attitrée, entre Nebraska comme toujours habillée en paysanne qui arrosait une plante verte et Texas qui cachait sa demande d'indépendance sous la table. Alfred invita ensuite Sealand à s'asseoir à la seule place libre qu'il restait. Et c'était pas mieux : A sa gauche, Floride et Alabama se tapaient sur la figure pour savoir qui avait copié le drapeau de qui et à sa droite, Hawaï essayait de lui vendre un collier de fleurs.

Bref, c'était tout aussi étrange et varié que les réunions mondiales auxquelles Peter avait l'habitude d'assister. Il avait même une légère impression de déjà-vu.

La réunion passa rapidement, le sujet principal étant l'unité nationale face à Trump qui représentait une menace pour certains et une aubaine pour d'autres. Alaska resta l'un des rares à se taire et attendre que le temps passe, comme s'il sentait que le sujet ne le concernait pas.

« Nicholas ? Tu veux ajouter quelque chose ? L'interpella Dakota (du Sud ou du Nord ? Personne ne pouvait les identifier), qui cherchait visiblement du soutien pour la défense du président.

- Je m'en fous, soupira le concerné, ce à quoi Alfred se pinça la lèvre d'un air agacé avant d'intervenir.

- Bon, qu'est-ce qui se passe ? Tu fais constamment la tête mais là tu es infernal, c'est pire que d'habitude.

- J'ai une seule revendication. Une seule. Je veux voir Russie. »

Un soupir collectif s'échappa de l'assemblée, comme si ce genre de requête était une habitude chez la jeune nation aux cheveux cendrés. Cependant, Sealand avait les yeux rivés sur lui depuis le début et sentait bien que ce n'était pas un simple caprice ou une provocation envers Alfred ; ça semblait être un besoin nécessaire, à ne surtout pas négliger.

« Pourquoi tu voudrais le voir alors qu'il t'a abandonné ? Il ne tenait pas à toi, commenta Californie qui n'avait rien dit jusque là, de sa voix habituelle perchée et hautaine qui rappelait à Peter l'attitude de Paris.

- Mais qu'est-ce que vous en savez ? Si ça se trouve, il… »

Et hop, le débat était reparti. Il suffisait d'un rien. Alaska soupira, blasé, et se leva de sa chaise pour quitter la salle discrètement pendant que tout le monde débattait vivement dans le dos de la nation russe. Sealand voulut le suivre mais Alfred le devança. Peter se retrouva donc à écouter aux portes, devant une salle un peu à l'écart au bout d'un couloir où Alfred avait attiré son jeune 49e état pour lui parler.

« Pourquoi toujours autant de secrets et de silence ? S'énerva Alaska, à peine arrivé, en se débattant sauvagement pour se dégager de l'étreinte de l'américain.

- Et toi pourquoi tu donne jamais de chance à mes efforts quand j'essaie de me comporter comme une figure paternelle avec toi ?

- T'es pas mon père et tu le sera jamais.

- Et bien figure-toi que si. »

Le silence retomba brusquement, tandis que Sealand ouvrait légèrement un peu plus la porte pour voir Nikolaï sidéré et blanc comme un linge face à Alfred, dos à l'européen qui ne voyait pas ses réactions. Mais il entendait sa voix trembler.

« Mais tu croyais quoi, Alaska ? A l'époque, le monde était dangereux et sinistre et ma population mourait de faim, tu penses vraiment que j'allais accepter de m'occuper d'un poids supplémentaire si je n'y tenais pas un minimum ?

- Mais…

- Russie ne pouvait pas s'occuper de toi. Il était en guerre contre Angleterre, il n'avait plus d'argent et Arthur était sur le point de faire de toi sa colonie. Alors Ivan t'a donné à moi pour éviter de t'infliger ça.

- Il m'a vendu ! Contre sept pauvres millions de dollars !

Alaska s'arrachait littéralement les cheveux, il ressemblait à un dingue.

- C'était une somme titanesque, à l'époque. Et comme je te l'ai dit, il n'a pas eu le choix. Si Arthur s'emparait de toi, il avait une base pour m'envahir depuis le Canada et pour Ivan, il n'aurait eu qu'un détroit de trois kilomètres à traverser. Aujourd'hui il est devenu vieux et recalé dans le classement, mais avant c'était un grand Empire et il semait vraiment la terreur partout.

- … »

Ça semblait plus logique, maintenant. Et Nikolaï semblait s'adoucir, à mesure qu'on apaisait sa soif dévorante en répondant à ses questions. Mais il en restait une qui n'était toujours pas réellement sortie de l'ombre.

« Est-ce que… Je suis vraiment, réellement votre fils ? A tous les deux ? »


J'aime mettre des pauses en plein milieu des dialogues, c'est ma passion c:

Allez, à demain pour la fin.