Bonsoir tout le monde !

Voici la suite de Chantage et sentiments et j'espère qu'elle vous plaira.

Harry-Snape-Malfoy : J'ai bien reçu ton message au sujet d'Hermione. Malheureusement, maintenant que je l'ai intégré dedans, je ne peux plus faire marche arrière. Cependant, j'ai décidé de donner un rôle plus important à Blaise Zabini. Quand à l'idée de rendre jaloux Draco, tu n'auras malheureusement pas l'occasion d'y assister, car cette histoire sera très courte, donc les événements avancent vite. J'espère tout de même que tu apprécieras ce chapitre!=)

Hakuronchu : Moi aussi j'aime lorsque Draco est machiavélique, mais je ne supporte pas quand une seule personne domine le jeu. C'est pour cette raison que Harry ne sera pas qu'un pauvre petit serpent sans défense devant le méchant Basilic!^^, Mais je te laisse découvrir tout ça tranquillement, en espérant que tu apprécieras autant ce chapitre que le suivant.

Bof : Mon cher (ou ma chère) Bof. Je dois avouer que j'ai hésité à te répondre. Premièrement, tu critiques mon histoire, mais tu n'en as même pas compris le sens. NON ! Draco n'a pas torturé Harry. Il lui a simplement mis une claque le premier soir et basta. Ce sont les autres qui ont interprété le geste à leur sauce. Donc il ne faut pas dire que mettre Draco et Harry dans la même chambre, parce que Draco a torturé Harry c'est dû n'importe quoi. Deuxièmement, je vais dans la facilité parce que je me rends compte qu'il y a plein d'histoire qui traîne en longueur et que je n'aime pas ça. De plus, à la base c'était censé être un One-shot, mais il était trop long pour ça. Pour finir, désolé que mon histoire soit si banale, faut dire qu'avec les 3900 fanfictions écrite sur eux ce n'est pas facile de faire dans le nouveau. Mais bon, soit, je tenterais de faire de ma prochaine fic une histoire moins banale.

Florence Baker : Oui je sais!^^ J'espère réussir à garder ce côté vicieux tout le long de mon histoire!=)

K.S : Comme je l'ai dit un peu plus haut à Bof, avec 3900 fanfictions, je pense qu'on commence tous à tourner en rond. Cependant, je tâcherai de faire une histoire plus innovante pour la prochaine fois. En réalité, j'ai déjà quelques idées. J'espère que ce chapitre te plaira!=)

Guest : Patience mon cher (ou ma chère) il arrive. Comme je n'aime pas qu'il n'y en ait qu'un seul qui domine l'autre, bien sur que Harry va avoir plus de mordant. Aller, j'espère que ce chapitre te plaira!=)

Smells Like Spirit : Que tu crois ! Comme je l'ai dit aux autres, je n'aime pas la dominance dans un seul sens. Donc Harry va avoir du répondant. Je ne sais pas si cette information te plaira ou pas!^^ En tout cas je te souhaite une bonne lecture!=)


La semaine qui passa fut très intense pour Harry. Non pas parce que Malfoy lui avait demandé quelque chose, mais au contraire, il ne lui avait encore rien demandé. Cette situation le rendait nerveux, il avait l'impression de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Il secoua doucement la tête, ses mèches brunes et désordonnées flottant autour de lui. Il devait se concentrer. Debout au milieu de la chambre, il tentait de reproduire un sort de protection qu'Hermione lui avait montré. "Avant de savoir attaquer, il faut surtout savoir se défendre, sinon tu perdras rapidement le combat", avait déclaré Hermione.

Harry avait expliqué à la jeune femme que sa magie était instable et qu'il risquait de ne pas bien maîtriser le sort. Il lui avait donc demandé de se cacher quelque part en attendant qu'il effectue le sortilège. Heureusement d'ailleurs, car au lieu d'un sort de protection, ce fut un sortilège d'explosion qui sortit de sa baguette. Lorsqu'il avait vu la boule de feu se diriger vers le mur il s'était mis à plat ventre, les mains croisées sur sa nuque. Mais là encore sa magie avait décidé dans faire qu'a sa tête et au lieu d'une terrible explosion qui aurait pu leur faire du mal et ameuté tout le château, il y eut un "pop" et la salle se couvrir de fleur de toute sorte et de toutes couleurs.

Hermione lui avait expliqué qu'il devrait sûrement se concentrer plus longtemps que les autres et elle lui avait conseillé de faire du yoga.

-Du yoga!? avait demandé Harry perplexe.

-Cette pratique est très connue pour détendre le corps et l'esprit. Tu dois te sentir bien avec toi même si tu veux avoir une chance de t'en sortir. Je pense que tu n'as pas assez confiance en tes capacités et tu laisses ta magie faire ce qu'elle veut.

Son ventre grogna et Harry posa une main dessus dans l'espoir de le calmer. Cependant, ce dernier commençait à en avoir marre que son propriétaire saute les repas. Il devait manger! Harry soupira en s'apercevant qu'il n'arriverait plus à rien pour ce soir. Il s'apprêtait à sortir pour se rendre aux cuisines lorsque la porte s'ouvrit avec fracas. Malfoy pénétra d'un pas furieux dans leur chambre.

-Où est-ce que tu étais crétin! s'exclama Malfoy.

-Heu... ici. Pourquoi?

-Est-ce que c'est vrai que tu traînais avec la Sang-de-Bourbe cette après-midi?!

Harry avait effectivement passé son temps libre avec Hermione. LA jeune femme était d'une agréable compagnie et m'était tout en œuvre pour l'aider en DCFM. L'insulte de Malfoy sur les origines de son amie déplut fortement à Harry.

-Ne l'appelle pas comme ça!

-J'appelle qui je veux, comme je veux, Potter! Et tu n'as pas répondu à ma question.

-Oui, j'étais avec elle et je ne vois pas en quoi ça te regarde!

Le ton montait entre les deux hommes et la tension autour d'eux était presque palpable. Draco se tenait droit devant Harry, aussi raide que la justice. Une justice mal faite si vous vouliez son avis. Alors que lui, il tremblait comme une feuille et il était aussi rouge que Malfoy était blanc.

-Je t'interdis de la revoir, déclara soudain Malfoy.

-QUOI! Mais... non... je refuse! s'écria Harry.

Aussitôt, de violentes crampes d'estomac s'emparèrent de lui, le ramenant dans une réalité qu'il avait oubliée. Il se devait d'obéir à Malfoy. La douleur était telle qu'Harry tomba à genoux sur le parquet, ses bras enroulés autour de son estomac. Une main se glissa autour de son menton et le força à lever la tête pour croiser le sourire sarcastique de Malfoy. Ce dernier s'approcha de son oreille et souffla:

-Il semblerait que tu as oublié notre pacte mon petit pote Potty.

Puis sans un regard en arrière, Malfoy quitta la chambre pour aller rejoindre Blaise dans la salle commune des Serpentards.

De son côté, Harry se releva avec difficulté, la douleur disparaissant petit à petit. Cependant, il était hors de question qu'il ne voit plus Hermione, il avait besoin de son aide! Si Malfoy pensait qu'il allait lui obéir au doigt et à l'œil, c'est qu'il était vraiment trop confiant ou trop bête.

Certes, il avait fait un pacte de sang, mais si Malfoy ne faisait pas attention aux ordres qu'il donnait, alors certains d'entre eux pourraient largement être détournés. Un sourire machiavélique ourla les lèvres d'Harry. Personne ne se méfiait de lui parce qu'il avait toujours était discret, mais il était loin d'être un faible comme beaucoup le pensaient. Il n'était pas lâche non plus, il était simplement seul. Et lorsqu'on est seul, on ne fait pas et ne dit pas n'importe quoi, n'importe comment. Il n'y avait pas que Malfoy qui avait perdu quelque chose à cause de sa cape d'invisibilité...


Hermione Granger regarda avec étonnement la lettre tomber devant elle. C'était mercredi matin. Ses parents, étant peu fans du fonctionnement postal sorcier, ne lui écrivaient que le lundi. Elle était donc sûre que cette lettre ne venait pas de ses parents.

Méfiante, elle jeta plusieurs sorts sur l'enveloppe pour s'assurer qu'elle n'avait pas été ensorcelée. Une fois sûre de ne pas prendre de risque, elle ouvrit la lettre et un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle reconnut l'écriture d'Harry.

"Chère Hermione,

Tu me vois désolé de t'avoir évité pendant tout ce temps. Loin de moi l'idée de ne plus te voir. Malheureusement, comme tu le sais je partage ma chambre avec Malfoy et ce dernier a découvert quelque chose sur moi que j'aurais souhaité garder secret. Tu l'auras compris, j'ai fait un pacte de sang avec lui. S'il te plaît, n'en parle pas, ça risquerait de me retomber dessus et je préfère éviter les colères de Malfoy.

Comme tu t'en doutes, il ne voulait plus que je te voie. Je suis content de constater par moi même qu'un pacte de sang est moins fort qu'un serment inviolable. Toi et moi savons très bien que le serment m'aurait interdit tout contact avec toi.

Je ris donc silencieusement en ce moment de la stupidité de mon camarade de chambrée, qui doit penser avoir réussi à nous tenir éloignés l'un de l'autre.

J'en profite également pour te dire que je me moque de tes origines. Ma mère était également une née Moldu, je porte donc peux d'importance à ce genre de chose.

Si une relation épistolaire secrète avec moi ne te dérange pas, alors je t'invite à mettre ta réponse dans le livre de référence: 3852DCFM.

Hp"

Hermione referma la lettre. Elle était ravie d'avoir des nouvelles d'Harry. Comme il l'expliquait dans la lettre, ils ne s'étaient plus revus depuis maintenant une semaine. Malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète au sujet de Malfoy.

Bien qu'elle venait de découvrir un Harry un peu plus Serpentard, elle savait que le prince des verts et argents ne serait pas content s'il venait à apprendre la tricherie d'Harry. Et comme ce dernier le soulignait dans sa lettre, il valait mieux pour lui qu'il se tienne éloigné des colères de Malfoy. Hermione rangea la lettre dans sa poche et même si l'envie était forte de jeter un coup d'œil vers la table des Serpentard, elle se retint de peur que Malfoy se doute de quelque chose.


Harry stressait. Assis au fond de la salle, il attendait avec une peur bleue les résultats de son dernier examen de potion. Il s'était craqué, il en était sûr. Lorsque le dernier élève sortit, il sut que c'était à son tour, mais il attendit tout de même que son professeur l'appelle.

-Harry Potter appela le professeur Snape.

Il serait bien resté à sa place, mais il devait se lever pour aller chercher son travail. Il se plaça devant le bureau de son professeur, ses yeux faisant des allées retour entre ses chaussures et son professeur. Ce dernier avait un regard vraiment trop intense pour lui, plus que Malfoy...

-Encore un travail lamentable monsieur Potter. Où êtes-vous allé chercher que le philtre d'amour avait des vertus aphrodisiaques et quand rajoutant deux millilitres de bave de Strangulot on pouvait obtenir du Véritasserum!

-...

-Parler plus fort monsieur Potter, je ne vous ai pas entendu!

-J'ai trouvé l'information dans un livre de la bibliothèque.

-Êtes-vous en train de rejeter la faute sur madame Pince, monsieur Potter?!

-NON! Non, pas du tout. Mais je vous assure que j'ai trouvé cette information dans un livre de la bibliothèque, je l'ai même emprunté.

-Très bien monsieur Potter. Vous avez de la chance que les cours soient finies, comme ça nous allons pouvoir vérifier vos dires.

Le professeur Snape ferma le carnet qui contenait les notes de ses élèves et demanda, ou plutôt ordonna à Harry de le suivre. Ils se dirigèrent tous les deux vers la bibliothèque et Harry montra le livre dont il s'était servi pour faire son devoir. Madame Pince, qui avait été mise au courant par le professeur Snape, vociférait des propos fort peu aimables envers deux jumeaux.

-Vous parlez des frères Weasley? demanda le professeur Snape en lisant quelques passages du livre.

-Oui, ces deux petits chenapans s'amusent à faire des farces dans toutes l'école, et ce même dans ma bibliothèque. Ce n'est pas la première fois, mais ils ne laissent jamais aucune preuve.

-Eh bien! cette fois-ci ce n'est pas le cas, sourit vicieusement Snape. Quant à vous, monsieur Potter, je veux bien admettre que vous puissiez avoir été induit en erreur par cet ouvrage. Cependant, vous auriez dû faire preuve de bon sens dans la mesure où nous avons abordé le philtre d'amour l'année dernière. Vous vous êtes contenté d'un simple copier-coller du livre. Je garde donc votre note et comme punition pour m'avoir rendu un devoir aussi médiocre, basé sur un livre tout aussi médiocre, je veux pour demain matin sur mon bureau la réponse à la question suivante: entre une racine de mandragore et le poil d'un loup-garou, lequel possède la capacité de soigner les maladies du cœur?

Harry regarda son professeur de potion partir, les yeux écarquillés. Il était vraiment dégoûté par cette matière et par ce professeur de malheur. Il remercia sincèrement madame pince lorsque celle-ci lui donna un bout de papier avec la question de Snape dessus. Heureusement qu'elle l'avait écrite pour lui, car il s'en souvenait déjà plus.


-Potter! s'écria Malfoy depuis son lit. Éteins cette putain de lumière.

-Désolé, mais je dois terminer mon devoir.

-C'est un ordre, Potter!

Harry jura en silence, éteignit la lumière et se servit de sa baguette pour l'éclaircir.

-Tu te moques de moi!

-T'as qu'à fermer tes rideaux, bordel! s'énerva à son tour Harry.

-Je n'ai pas envie. Maintenant, éteins ta lumière!

Excédé, Harry perdit le peu de calme qui lui restait. Il se leva soudain et alla lui même tirer les rideaux de Malfoy. Il eut la satisfaction de voir les yeux de ce dernier s'écarquiller de surprise et d'indignation, avant que les rideaux cachent son visage.

Il venait juste de se remettre au travail lorsqu'une poigne l'attrapa violemment par les cheveux et le força à se lever.

-Tu te crois malin, Potter?! siffla Malfoy. Tu sais ce que j'en fais de ton devoir?

Il attrapa le parchemin presque fini et le jeta dans les flammes de la cheminée, sous le regard horrifié d'Harry.

-NON! Pourquoi... t'es vraiment qu'un... va crever, Malfoy!

Harry voyait rouge et c'est pour cette raison qu'il ne pensa pas aux conséquences de son acte. Et lorsqu'il le réalisa, le mal était déjà fait. Malfoy se trouvait par terre, une main posait sur sa lèvre en sang. Son propre poing lui faisant mal.

Il aperçut les yeux flamboyants de colère de Malfoy et il partit en courant de la chambre. Mieux valait pour lui qu'il mette de la distance entre le terminal et lui pour la soirée, voire même jusqu'à la fin de l'année.

Il se dirigea vers la salle sur demande, le dernier refuge qui lui restait. Il était déjà minuit et il devait refaire son devoir depuis le début. Des larmes de colères vinrent humidifier ses yeux, mais il les chassa rapidement à coup de battement de cils. Il ne devait surtout pas penser à Malfoy et se concentrer sur son devoir.


Depuis deux semaines, Malfoy le laissait en paix et il n'y avait pas eu de représailles de sa part ce qui étonnait un peu Harry. Ses notes en DCFM avaient légèrement augmenté, mais il était toujours aussi nul en potion.

Ça faisait déjà un mois qu'il avait eu son entretien avec Snape et il ne voulait vraiment pas être collé jusqu'à la fin de l'année. Surtout, que son professeur de potion serait très bien capable de poursuivre les heures de colle sur sa dernière année !

Harry soupira, il devait vraiment se concentrer sur cette matière. Malheureusement, son esprit dériva une fois de plus vers un certain blond qui le rendait complètement chèvre. Lorsque Malfoy avait accepté le marché d'Harry – ne rien dire sur ses vols en échange de son obéissance –, il avait cru ou plutôt fantasmé, que ce dernier lui demanderait des trucs cochons.

Mais ce dernier se contentait de lui donner des ordres qui lui simplifiaient la vie. "Potter, recopie mes devoirs." "Potter, va me chercher à manger. " "Potter, arrête de faire du bruit."

Rien de bien excitant.

Harry soupira de nouveau. Il avait fini par se dire que son physique ne devait pas plaire à Malfoy. Il regarda ses cours de potions et tenta de se replonger dedans lorsque Malfoy entra précipitamment dans la chambre. Son souffle était erratique et sa tenue complètement défaite. Quand à ses cheveux toujours impeccablement coiffés ils étaient dans un désordre qui rivalisait avec celui d'Harry.

-Maudit McGonagall! s'écria Malfoy avant de se tourner vers Harry. Potter, suce-moi!

-Par...Pardon?

-J'ai failli me faire surprendre avec mon coup de ce soir et l'on n'a pas pu finir. Comme j'ai horreur des travaux manuels, suce-moi.

Harry n'en croyait pas ses oreilles ni ses yeux lorsqu'il vit Malfoy se placer devant lui et baisser son pantalon et son caleçon pour laisser voir une verge gonflée et d'une dimension très impressionnante. Harry déglutit avec difficulté et songea qu'il ne pourrait jamais tout mettre dans sa bouche. L'odeur forte que dégageait cette queue l'attirait aussi efficacement que du sucre attirant une abeille.

-Bon alors! C'est pour aujourd'hui ou pour demain, s'impatienta Malfoy.

Harry ne résista pas, depuis le temps qu'il rêvait de ce genre de chose. Il se mit à genoux devant Malfoy et approcha sa bouche pour entourer le gland de ses lèvres et se mettre à le téter. Le gémissement que Malfoy laissa échapper l'encouragea à poursuivre. Il glissa sa langue autour de la chair rosée et récolta un peu du liquide qui suintait de la fente. Puis il aspira la verge un peu plus loin dans sa bouche. Il sentit une main glisser dans ses cheveux, mais au lieu de lui faire mal comme d'habitude, les doigts étaient doux et l'encourageaient à aller et venir autour de ce sexe, lui montrant gentiment le rythme à prendre. La respiration d'Harry était de plus en plus laborieuse à mesure que son excitation grandissait et que la queue de Malfoy s'enfonçait plus loin dans sa bouche. Il posa une main sur son entrejambe et voulut se caresser, mais la voix de Malfoy l'en empêcha.

-Arrête. Regarde-moi à la place.

Harry leva les yeux comme Malfoy le lui avait demandé et une larme de frustration roula sur sa joue. Harry n'avait jamais connu aucune expérience sexuelle de quelques manières que ce soit. Il ne voulait pas, lorsqu'il se réveillait avec la gaule le matin, se masturber lui-même. Dans sa tête, il partait du principe que s'il se mettait à faire ce genre de chose, cela ajouterait encore plus de poids dans la balance de la solitude. Harry sursauta lorsqu'il sentit le pouce de Malfoy essuyer délicatement la larme qui avait coulé sur sa joue.

Il était foutu.

Harry savait qu'il avait un faible pour Malfoy. Ce dernier l'avait envoûté petit à petit au fil des années. Le charmant de loin sans s'en rendre compte. Mais, même si les sentiments d'Harry étaient proches de l'amour, ce dernier n'avait pas assez côtoyé Malfoy pour qu'il s'agisse vraiment de ce sentiment. Tandis que, là, alors qu'ils cohabitaient dans la même chambre, que Malfoy le traitait mal et qu'à l'heure actuelle il avait son sexe dans sa bouche, Harry pouvait le dire. Il était amoureux de ce connard.

Sa queue s'érigea un peu plus dans son pantalon lorsqu'il croisa les yeux gris acier de son camarade. Il gémit sous ce regard et il sentit Malfoy éjaculer dans sa bouche. Il avala tout, même s'il ne trouvait pas le goût très bon. C'est en voyant Malfoy se rhabiller qu'il réalisa pleinement ce qu'il avait fait. Le sentiment de la honte s'empara rapidement de lui pour avoir fait ce genre de chose et l'idée de devoir prendre une douche froide pour soulager sa verge gonflée lui donna envie de vomir. Il se leva pour aller dans la salle de bain, mais Malfoy le retint par le bras et le plaqua dos à son torse.

-Malfoy, qu'est-ce que tu...

-Chut, souffla-t-il dans son cou.

Il défit le pantalon d'Harry et glissa une main à la peau douce dans son caleçon; Harry crut défaillir lorsque sa queue se retrouva doucement malaxée entre les doigts de Malfoy. Il ne mit pas longtemps à éjaculer ce qui fit rire Malfoy:

-Précoce, Potter.

-C'est ma première fois, se défendit Harry, les joues quand même rouges de gène.

-Attends, Potter, tu es en train de me dire que tu t'es jamais masturbé! s'exclama Malfoy avec surprise.

-Heu... oui. C'était ma première fois... pourquoi?

-Comment ça, "pourquoi"! Potter, tout garçon normalement constitué s'est branlé au moins une fois dans sa vie.

Vexé, Harry partit se coucher. Il bouda encore plus lorsque Malfoy se rit de lui.


Harry se dirigea vers le secteur défense contre les forces du mal de la bibliothèque de Poudlard. Il attrapa le livre de référence 3852DCFM et regarda autour de lui avant de l'ouvrir. Il feuilleta frénétiquement les pages, étonné de ne trouver aucune réponse de la part d'Hermione. Depuis qu'il lui avait écrit la lettre, la jeune femme et lui s'écrivaient tous les jours. Un petit rire moqueur s'éleva dans son dos et Harry comprit où était le problème. Ils auraient dû changer de livre. Il se mordit les lèvres en se traitant mentalement d'abruti, puis il respira un bon coup et se tourna vers la personne derrière lui. Son visage exprimant la neutralité la plus totale.

-Et bien, quelle expression très serpentarde que nous avons là monsieur Potter, ricana Blaise Zabini.

Harry le connaissait bien. Il s'agissait du tombeur de Serpentard, également connu pour ses coups de battes légendaires lors des matchs de Quidditch et surtout, meilleur ami du prince des Serpentards: Draco Malfoy.

-Que puis-je pour toi Blaise? demanda poliment Harry, alors que la panique faisait des ravages dans son cœur.

Si Malfoy venait à apprendre la vérité au sujet de sa relation épistolaire avec Hermione, il ne donnait pas cher de sa peau. Dire que la veille il l'avait sucé! Il voulait que sa relation avec le blond continue dans cette voie-là, mais nul doute que Malfoy le ferait souffrir.

-Pas la peine de jouer à ce jeu-là avec moi. J'ai ici une lettre, écrite par une Sang-de-Bourbe et adressé à un certain Harry. À ton avis, comment va réagir Draco lorsqu'il sera que son toutou c'est joué de lui? susurra Blaise.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, Blaise. Malfoy m'a ordonné de ne plus voir Hermione et c'est ce que j'ai fait, mais il ne m'a pas interdit de lui écrire.

Contre toutes attentes, Blaise éclata de rire et lui tendit la lettre qu'il avait trouvée dans le livre.

-Dire qu'il m'aura fallu attendre sept ans pour voir le célèbre Draco Malfoy berné par un petit serpent. Je ne dirais rien pour ta petite magouille Potter, mais en échange je veux que tu récupères le livre porno gay que Draco m'a piqué. Oh! et un conseil, t'en que j'y pense, Potter. Si j'étais toi, je ferais attention à ne pas me balader seul dans les couloirs...

Harry était étonné par les propos de Blaise, mais avant qu'il n'ait pu en demander plus, le métis s'était déjà éclipsé. Il répondit rapidement à Hermione, lui demandant de ne plus écrire dans ce livre et lui donna les références du prochain. Puis, il retourna dans sa chambre où il chercha le fameux livre que Blaise voulait.

Ce n'est que lorsqu'Harry quitta la chambre pour rejoindre la grande salle qu'il comprit les paroles que le métis lui avait soufflé avant que partir de la bibliothèque. Devant lui se tenait Pansy Parkinson, ainsi que Crabbe et Goyle les deux armoires à glace de Poudlard.

-Potter, il parait que Dray partage ta chambre maintenant? demanda sèchement Parkinson.

-Ça se pourrait...

Harry avait été harcelé durant sa première année, jusqu'à ce que Dumbledore juge la situation vraiment catastrophique et décide de lui offrir une chambre en dehors du dortoir. Une chambre rien que pour lui. Après ça, les Serpentards, n'ayant plus leur souffre-douleur à porté de main, avaient fini par se tourner faire d'autres victimes.

Harry avait peut-être une réputation de paria, de faible et de peureux, mais personne ne savait qu'il était responsable de la chute de Timoti dans les escaliers du cinquième étage. Chute qui lui avait valu un aller simple à Saint-Mangouste durant les vacances de Noël.

Pauvre Timoti, il n'avait pas dû s'amuser beaucoup cette période-là.

C'était un exemple parmi tant d'autres, mais il ne faut pas s'y tromper. Harry Potter était loin d'être un saint. Et si les gens passaient outre son statut de paria, ils le remarqueraient rapidement.

-Tu te crois drôle Potter!

-Je ne cherche pas à te faire rire Parkinson. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je vais rejoindre la grande salle et me remplir le ventre.

Harry tenta de partir, mais Goyle l'attrapa par le col de sa robe et le plaqua contre le mur. Sa tête tapa contre la pierre, lui donnant un furieux mal de crâne.

-Je veux que tu déménages. Mon Dray ne peut pas partager la chambre d'un Veracrasse comme toi.

Malgré la douleur, Harry réussit à rire des paroles de Parkinson. Il la regarda droit dans les yeux et une ridicule bouffée de jalousie s'était emparée de lui lorsque Parkinson avait prononcé "mon Dray". Alors il ne put résister à la tentation, bien qu'il sache dans quel état il allait finir pour avoir dit de tels mots, mais la vengeance était trop forte.

-Ton Dray?! Mais ma pauvre Parkinson, Draco ne sera jamais à toi. Tu n'as pas le service trois pièces nécessaires pour lui plaire. Et même si c'était le cas, il est déjà bien trop accro à moi pour sortir avec une mocheté pareil. Pourquoi crois-tu qu'il partage ma chambre? Il a parlé de ta façon insupportable de toujours le coller comme une vraie sangsue pour avoir l'autorisation de Dumbledore. Mais entre toi et moi, la vraie raison, c'est que maintenant il peut me baiser autant qu'il veut -Harry la regarda des pieds à la tête- chose qu'il ne fera jamais avec toi.

Harry eut la satisfaction de voir Parkinson blêmir au fur et à mesure de sa tirade, mais lorsque son visage se contracta sous la colère, il sut qu'il allait devoir en payer le prix fort.

-Je t'interdis de me parler sur ce ton, Potter! Il semble que tu ne saches plus trop où est ta place, laisse-moi te le rappeler. Crabbe, Goyle, faites-vous plaisir.

Les deux acolytes firent craquer les os de leurs mains de manière tellement clichée que cela fit rire Harry. Quitte à se faire frapper, autant garder la face. C'est d'ailleurs pour ça qu'il répondit haut et fort à Parkinson.

-Mais je sais où est ma place. Dans le lit de Draco sa queue me limant comme un fou pour me donner le meilleur orgasme de ma vie. Tu sais ce qu'est un orgasme Parkinson? Vu ta tête...

Harry ne termina pas sa phrase, Goyle venait de lui enfoncer son poing dans l'estomac. Harry tomba à genoux, mais malgré la souffrance il tenta de mettre la main sur sa baguette. Il constata alors avec horreur qu'il l'avait laissé dans la chambre. Un autre coup vint rencontrer son visage, puis ils s'enchaînèrent, lui faisant toujours plus mal.


Blaise Zabini était un Serpentard à part. À la différence de ses camarades, il était une personne loyale et fidèle, surtout envers ceux qui le mérité. C'est à dire, dans cette école, personne mise à part Draco Malfoy.

Leur amitié avait mis du temps à se faire, mais une fois qu'ils avaient appris à se connaître, ils étaient devenus comme les deux doigts de la main. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il était au courant de l'attirance étrange de Draco pour le paria des Serpentard.

Un soir, Draco était venu le rejoindre en haut de la tour d'astronomie et ils avaient tranquillement bu un verre de whisky pur feu.

-Alors comment ça se passe avec Potter? avait demandé Blaise.

-J'ai envie de lui.

La révélation avait été tellement surprenante que le métis s'était étouffé avec sa gorgée. Il avait fixé Draco avec des ronds comme des soucoupes, ce demandant un instant si son ami n'avait pas était lobotomisé.

-Quoi?! s'était-il écrié après avoir retrouvé son souffle.

-Je n'arrive pas à me l'expliquer, mais à chaque fois, que je le voie, j'ai envie de l'embêter. J'adore lorsqu'il plisse les lèvres sous la colère ou encore le vert de ses yeux lorsqu'il est en larmes. Je crois que je suis amoureux.

-Quel amour!

-Oh la ferme! Je sais très bien que c'est stupide. Surtout que cet effronté et un vrai sauvage! Il m'a frappé hier soir.

Heureusement pour Blaise, il n'avait pas encore bu lorsque Draco avait fait cette révélation, sinon il se serait encore étouffé.

-Il t'a frappé?! Mais pourquoi? Quoiqu'en y réfléchissant tu es tellement imbuvable que je suis sur qu'il avait une bonne raison.

-Tu te souviens de ce chaton que ton frère avait ramené chez vous cet été? Demanda Draco sans tenir compte de la remarque de son ami

-Bien sûr, il est toujours chez nous d'ailleurs.

-J'adorais le mettre sur le dos et lui grattouiller le ventre. J'aimais sentir ses petites griffes s'enfoncer désespérément dans ma peau pour que je le laisse tranquille et quand il pensait enfin pouvoir m'échapper, je prenais un malin plaisir à le ramener vers moi.

-Hmmm...

Blaise n'était pas très sûr de ce que Draco avait voulu dire.

-Eh bien! avec Potter c'est pareil. Je ne supporte pas qu'il soit à quelqu'un d'autre qu'à moi.

-C'est pour ça que tu lui as interdit de voir Hermione.

-Depuis quand c'est Hermione?! Mais oui... je suppose que c'est plus pour cette raison que la pureté de son sang.

Durant cette soirée, Blaise avait donc compris une chose. Draco tenait à Potter et il le voyait comme sa propriété. Donc Blaise se devait de protéger ce qui appartenait à son ami. C'est pour cette raison qu'il avait pris la direction de la chambre de Potter et Draco. Il avait entendu Parkinson préparer un mauvais coup. En allant chercher Potter, il lui éviterait la confrontation.

Malheureusement, il arriva trop tard. Il revenait de la chambre, où personne ne lui avait répondu, lorsqu'un gémissement le guida vers une salle de classe. Il paniqua lorsqu'il trouva Potter par terre, le visage complètement défiguré et couvert de sang. Le corps du garçon tremblait comme une feuille et il était couvert de sueur froide.

Blaise ne mit pas longtemps à réagir. Il devait ramener Potter dans sa chambre, appeler Pomfresh et le nettoyer un peu pour pas que Draco le voie dans cet état. Il allait sûrement être dans une colère noire, mais elle serait toujours moins catastrophique que s'il voyait Potter en sang.


Draco Malfoy mangeait de manière calme et civilisée. Cependant, il ne comprenait pas pourquoi Harry n'était toujours pas là. Recommençait-il à sauter les repas? C'était quelque chose qui énervait prodigieusement Draco. D'une part, parce que son ventre vide ne cessait pas de faire des gargarismes durant la nuit et d'autre part, parce qu'il trouvait son chaton trop maigre.

SON CHATON?!

Le cerveau de Draco ne savait pas ce qu'il devait le plus censuré. Le "son" ou le "chaton"?! De toute façon, l'un ou l'autre il avait fini par s'habituer à ce terme affectueux et très nier, qui surgissait à chaque fois qu'il pensait à Harry.

Il regarda Pansy s'asseoir en face de lui et bizarrement son appétit se coupa net. Il s'essuya sa bouche déjà propre avec sa serviette et s'apprêter a quitté la table lorsqu'il vit Blaise arriver à grands pas vers lui, sa chemise blanche tachée de sang.

-Tu t'es battu? s'étonna Draco.

-Pas moi, répondit son ami en fixant Pansy qui pâlit un peu.

Il se pencha ensuite vers Draco et lui chuchota à l'oreille la raison pour laquelle sa chemise était couverte de sang et à qui ce dernier appartenait. Draco qui n'avait rien perdu du regard que Blaise avait posé sur Pansy, la regarda à son tour avant de demander haut et fort à Blaise:

-Tu sais qui est responsable? demanda-t-il en posant ses yeux gris sur Pansy.

-Je n'ai pas de preuve, mais j'ai quelques idées.

Ils virent tous les deux Pansy pâlir considérablement, mais la jeune fille ne quitta pas la table et ne baissa pas les yeux. Elle se contenta de les regarder comme une idiote, et sa vue insupporta Draco. Il se leva rapidement et suivit Blaise hors de la grande salle.

-Ah! Monsieur Zabini, monsieur Malfoy, s'exclama madame Pomfresh lorsqu'ils entrèrent dans la chambre. Merci, monsieur Zabini, d'avoir été chercher Malfoy. Jeune homme, poursuivit l'infirmière en se tournant vers Draco, monsieur Potter va avoir besoin de soin durant la nuit. Soit vous vous sentez capable de le faire, soit je vais devoir le transporter à l'infirmerie.

-Je m'occuperais de lui.

-Bien... Voici donc ce que vous devrez faire.

Madame Pomfresh expliqua durant les vingt minutes qui suivirent les utilisations des différents potion et onguent qui se trouvait sur la petite table basse.

-Quant à vous monsieur Zabini, le Directeur souhaite vous voir dans son bureau.

Blaise hocha simplement la tête et quitta la chambre avec madame Pomfresh. Une fois seul, Draco prit une chaise qu'il posa juste devant la tête de lit d'Harry. Même si l'infirmière lui avait certifié qu'il allait bien, il savait qu'il ne trouverait pas le sommeil, alors autant veiller sur lui.

À suivre...