Lord of the Authority FR

Coucou d' abord un grand, grand merci pour vos reviews qui me rassurent et me poussent à continuer plus vite. Je ne m' attendais pas à ça et vous m' encouragez. ..

Merci à Sarah (ma 1ère review ça compte), à Dawn266, Guylaine, Cecyle B, Adore Youu et aussi à tous ceux qui m' ont mis en alerte ou en favorite.

Voilà le chapitre 2, bonne lecture!!!!

Chapitre 2 :

J' avais l' impression de flotter.

J' avais l' impression de flotter dans une petite rivière mais au courant vigoureux. Elle m' entraînait où elle soleil au dessus de moi était aveuglant. Je n' y voyais rien. Je voulais sortir de cette rivière mais le courant me retenait.

Puis j' ouvris les yeux. Tout était sombre autour de moi. Pendant un moment, je fixai un plafond métallique, me demandant où j' étais. J' avais la sensation de bouger mais ce plafond restait dans mon champ de vision. Je compris rapidement que j' étais dans une voiture.

J' étais toujours comateuse, mais pourquoi? Pourquoi étais-je si fatiguée?

J' essayai de me souvenir où j' étais. De toute évidence, ce n' était pas la maison, et ce n' était ni la voiture de mon père, ni celle de ma mère, l' odeur était trop agréable. Comment étais-je arrivée là? Je ne me souvenais de rien. Mon cerveau tournait au ralenti et je tentai de donner un sens à ce qui m' entourait.

J' entendais de la musique et des voix. C' étaient des voix masculines. Jeunes et inconnues. Ils parlaient de s' arrêter pour faire le plein et une pause pipi.

"Est ce que l' une de vous doit aller aux toilettes?" demanda quelqu' un.

"Ce sera notre dernier arrêt avant un bon moment. Je ne le gâcherais pas si j' étais vous." ajouta une autre voix. Elle sonnait plus profonde, plus âgée.

"Bella, on s' arrête," j' entendis dire Lauren de quelque part dans la voiture.

Soudain, la voiture s' arrêta. Jessica et Lauren rampèrent jusqu' à l' endroit où j' étais allongée. "Allez Bella, lève toi" me supplièrent elles. Elles essayèrent de me relever mais on leur ordonna de bouger.

C' est à ce moment là que je vis deux hommes qui me disaient vaguement quelque chose. L' un avait de longs cheveux blonds et l' autre avait le temps basané. Je ne pouvais mettre un nom sur ces visages mais je pouvais y associer une émotion. La peur.

Alors mes souvenirs refirent surface. Nous avions été kidnappées.

"Tu peux marcher?" demanda l' homme rasé.

"On la tient."

Je sentai qu' on me traînait vers la station BP qui était devant nous. "Je crois qu' elle va être malade."

Jessica et Lauren m' entraînèrent vers les toilettes pour femmes et me déposèrent sur le sol sale et froid. Je me hissai au rebord de la cuvette et vomis brutalement.

Tout me revint d' un coup. Je me souvenai du sans abri qui avait essayé de me violer, du coup de feu, et des faux policiers. Ils nous avaient enlevées! Mais pourquoi? Que pouvaient ils attendre de nous? Nos parents n' étaient pas riches. Ils n' auraient pas un sou de nos familles.

" Tu vas bien?" demanda Lauren.

Je hochai la tête et me frottai le nez. "Combien de temps j' ai dormi?"

"On ne sait pas. Je suis réveillée depuis midi. Je pense qu' il doit être quatre heures et quart." me dit Jessica.

On frappa à la porte. "Ca va là dedans?"

"Ca va" répondit Jessica " Si vous voulez pisser, c' est le moment. On ne s' arrêtera plus que quand on sera à court d' essence."

Je me décalai de leur passage pour qu' elles puissent à leur tour utiliser les toilettes. Ma gorge me brûlait d' avoir vomi et mes mains étaient moites. Je me remis debout et marchai vers le lavabo. On entendait un vacarme ahurissant à l' extérieur. On entendait des gens crier. Puis il y eut plusieurs coups de feu, et la boutique redevint silencieuse. Nous nous étions figées.

"Dépêchez vous!" hurla une voix, en cognant la porte. Je m' écartai de Jessica pour qu' elle puisse se laver les mains. Nous ouvrîmes la porte rapidement et l' homme à la peau mate vint à notre rencontre. Il avait un pistolet à la main.

"On y va."

Il se saisit de Jessica et moi par le bras et nous tira vers l' exté poussai un gémissement à la vue de la caissière effondrée sur le comptoir. Ses yeux étaient grand ouverts et du sang dégoulinait de sa bouche.

"Vous l' avez tuée!" hurla Lauren.

"Elle voulait pas nous faire le plein gratuit," ajouta le blond. Ils nous tirèrent jusqu' à un grand van blanc. Il n' y avait plus personne.

Le coriace se précipita ouvrir la porte du van et nous balança à l' intérieur. Lauren et moi heurtions la cloison. Lauren ne fût pas jetée ausi violemment. L' homme aux cheveux blonds monta à l' intérieur du véhicule et ferma la porte coulissante derrière moi. "Ok, alors maintenant que vous êtes toutes réveillées, on va devoir faire en sorte que vous vous teniez tranquilles."

Ma gorge se serra quand je le vis prendre de la corde, un rouleau de scotch et trois bandanas. "Alors qui passe la première?"

Nous pleurnichions toutes les trois en nous éloignant le plus possible de lui. Il soupira et empoigna Lauren qui était la plus proche. Il s' empara de ses cheveux en une poignée et la força à ouvrir la bouche. Je fermai les yeux pour ne pas avoir à regarder ce qui allait suivre. Jessica commença à crier derrière moi mais ses hurlements furent vite étouffés.

"Bien, chérie , t' es la dernière."

Il saisit mes cheveux et me les tira en arrière. Je criai et tentai de me dégager. Il enfonça le bandana dans ma bouche et en noua les extrémités derrière ma tête. je tirai avantage de ses mains occuppées et projetai vivement mon corps contre le sien. Il se cogna à la paroi derrière moi et gémit.

"Sale petite garce" grogna-t il. Il me poussa violemment en avant et je tombai sur le sol, me cognant le menton. Avant que j' aie pu réagir, il était sur moi et tenait mes mains derrière mon dos. Je criai sous le bâillon et me débattait sous lui. J' essayai de me retourner et de ruer mais rien n' y faisait. Finalement, je relevai mon coude et l' enfonçai dans sa mâchoire. "Putain!"

Il me cogna la tête et se releva. Je geignai et roulai sur le dos. Il m' asséna un coup de pied dans les côtes, puis un coup de poing en plein visage.

"Ca t' apprendra à me chercher" gronda-t il, me plaquant contre le mur. Il me giffla, puis me colla un coup de poing dans le bide. Il me relâcha alors que je me repliai sur moi même. Je heurtai le sol et m' amochai le coude. je me sentai engourdie pendant un moment puis ça commença à faire mal. Tout mon corps me faisait mal. L' homme s' accroupît près de moi et releva ma tête en me tirant par les cheveux. "Essayes encore une fois ce genre de choses et je ne serai pas aussi sympa."

Il relâcha ma tête et se dirigea vers l' avant du van.