« J'étais une petite poupée de porcelaine,
Immobile avec mes membres artificiels.
Je ne connaissais ni l'amour, ni la haine
Juste le sentiment d'être éternelle...
Joue avec moi, joue avec moi !
Mes fils sont devenus tes mains,
Tu me faisais marcher moi, petit pantin.
Je pensais que peut-être tu m'aimais,
Mais pour toi, je restais un simple jouet... »
[Alice]
.LA BOITE A MUSIQUE.
– Chapitre 2 : Mélodie pour une poupée –
Je n'avais aucun regret. A vrai dire, j'avais toujours pensé que sacrifier ma vie pour sauver celle d'une personne que j'aimais serait pour moi la plus glorieuse de toute les fins. J'avais peur, bien sur. Car même si je me montrais courageuse face aux évènements, je n'en restais pas moins humaine. Et la peur était un sentiment humain. Cependant, j'étais certaine d'avoir fait le bon choix. Nul n'aurait pu me blâmer pour pareille conduite car à mes propres yeux elle me semblait exemplaire...
Cela faisait maintenant sept jours que je croupissais dans ces cachots. Ou peu être était-ce huit ? La lumière ne perçant pas ici, la notion du temps m'était devenue complètement étrangère. Comme je m'y étais attendue, Sasori prenait un malin plaisir à me torturer. On aurait pu croire qu'il aurait plus vite fait d'expédier la chose en me tuant sans plus attendre. Ca ne m'aurait d'ailleurs pas plus attristé que ça de mourir... Malheureusement, ce psychopathe dégénéré avait une toute autre conception de ce que devait être une vengeance. En quelques heures à peine, il avait fait de mon corps un amas de plaies, de sang et d'os brisés qu'il s'amusait à soigner de temps en temps pour que je ne meure pas dans l'immédiat. Etait-ce donc cela sa «vision de l'art» ? Une femme jetée à terre que l'on s'amuse à torturer sans relâche ? Il n'y avait bien que lui pour imaginer un tel spectacle «esthétiquement merveilleux»... Mais toute cette souffrance ne suffirait certainement pas à me faire regretter mon choix. Il semblait d'ailleurs, que ma détermination se lisait clairement dans mon regard, le rendant à chaque fois un peu plus fou de rage. Après tout, Sasori était le genre de personne qui n'aimait pas attendre. Et sûrement attendait-il que je perdis la raison sous ses coups, jusqu'à le supplier de me mettre à mort. Ce qui n'était pas près d'arriver...
Une fois encore ma séance de torture s'apprêtait à commencer. C'était devenu un rituel. J'entendais les pas de mon bourreau se profiler au loin, avant qu'il n'entre dans cette cellule ou l'atmosphère était alourdie par l'odeur du sang. Puis il me frappait avec violence et haine jusqu'à ce que je ne sois même plus capable de penser correctement... J'entendais donc le martellement de ses pas résonner contre les murs des sous-sols. C'était comme le compte à rebours qui me menait droit à la douleur... Lorsqu'il entra dans le cachot, j'étais piteusement allongée au sol, encore meurtrie par les coups qu'il m'avait portés quelques heures plus tôt. Sur ce point là, ma fierté m'avait totalement quitté et pour être honnête cela m'importait peu.
Je sentis son regard dur et jubilant se poser sur moi. Il ne m'était pas nécessaire de le regarder en face pour deviner le rictus infâme qui se dessinait sur ses lèvres. Je ne bougeais pas. Non pas que je n'en eus pas la force, mais simplement parce que je savais que cela ne me servirait à rien. J'acceptais peut être qu'il me frappe sans broncher, mais il était hors de question que je me lève. Il n'aurait manqué plus que ça ! Moi, Sakura Haruno, marcher vers cet immonde et répugnant individu, me placer devant lui et le supplier de me battre... Inconcevable. Il s'approcha donc de moi, et me tira violement par les cheveux. Mon visage se retrouva face au siens. Ses yeux me transperçaient comme des lames de rasoir, et je pouvais lire dans ces iris un message qui voulait tout dire... «Prépare-toi à souffrir»
Il m'assena un premier coup au visage, provoquant un violant craquement dans mon cou qui se tordit d'une manière inquiétante. Je ne réagissais toujours pas, laissant mon visage de profil. Une deuxième main vint heurter mon autre joue, changeant momentanément l'orientation de ma tête. Il relâcha son emprise sur ma chevelure, me laissant à genoux sur le carrelage froid et poussiéreux. Un pied percuta violement mon abdomen et me projeta contre le mur d'en face. La pierre se fendit lorsque mon corps atterrit à son encontre. Ca faisait tellement mal ! Mon visage se déforma sous la douleur et je retombais mollement par terre. J'entendis alors le rire du criminel fendre mes oreilles... Ce son était répugnant.
« - Et bien, Sakura ? Tu as mal quelque part ?
- ...Non. »
Il cessa de rire et se jeta sur moi à une vitesse qui dépassait l'entendement. Ses poings heurtèrent de nouveau mon visage et il martela mon corps comme si je n'étais qu'un vulgaire punching-ball. Ma douleur était trop grande pour que je puisse me retenir d'hurler. Des cris de douleurs à moitiés étouffés par le sang qui glissait dans ma gorge émergèrent alors de ma cavité buccale sans que je puisse les contrôler. Je le voyais sourire à travers les larmes qui s'écoulaient de mes yeux à moitiés clos. Puis soudain, il s'arrêta. Je le regardais alors perplexe. D'habitude ça durait plus longtemps... Un sourire mauvais de faufila sur ses lèvre, tandis qu'il se relevait, me saisissant une nouvelle fois par les cheveux pour m'obliger à me tenir debout.
« - Tu n'es pas aussi divertissante que je l'espérais Sakura... Frapper un corps à moitié mort n'est pas une chose très intéressante. Tu pourrais au moins riposter de temps en temps... Ou peut-être préfèrerais-tu que j'en finisse maintenant avec toi ? »
Bien sur je n'attendais que ça. Les humains sont des choses fragiles... Les femmes le sont encore plus. Ma capacité de résistance avait depuis fort longtemps dépassée sa limite et la mort aurais été pour moi synonyme de délivrance. Mais mon orgueil ne me permettait pas de le lui dire. Car après tout, cela n'aurait représenté qu'une humiliation de plus, et je ne tenais pas à lui faire ce plaisir. C'est donc pourquoi je restais silencieuse... Le calme demeura pendant de nombreuses minutes. Je sentais le regard malsain de Sasori fixer mon corps. Ou plutôt ce qu'il en restait. Mes larmes coulaient à flot sur mes joues et la douleur me sciait plus que jamais.
Je sentis bientôt un courant d'air agité quelques mèches de cheveux à la naissance de mon cou. Il me fallut un peu de temps avant que je ne comprenne qu'il s'agissait en réalité du souffle de Sasori. Il s'était penché sur moi et sa bouche se trouvait à quelques millimètres de mon oreille. La proximité de nos deux corps me fit tressaillir. J'en étais profondément dégoûtée. Il me murmura alors quelques paroles que j'eues beaucoup de mal à comprendre.
« - Sakura... Je crois qu'il est temps que tu deviennes une œuvre d'art. »
Allait-il me tuer ? Je n'en savais que trop rien mais je l'espérais de tout mon cœur. Je fermais donc les yeux, comme pour montrer que j'attendais le coup fatal. Cependant, il sembla croire que je venais de perdre connaissance. Je l'entendis jurer derrière moi, apparemment très en colère. Ce qui se passa ensuite m'étonna au plus haut point. Je sentis mon corps se faire soulever dans les airs et être plaqué contre quelque chose de dur à l'odeur sucrée. Je me résignais néanmoins à ne pas ouvrir les yeux, de peur que Sasori m'en veuille d'avoir joué la comédie. J'entendis des pas résonner dans mon dos, comme s'ils étaient miens. Cependant, ils ne pouvaient l'être car mon corps était toujours collé contre cette chose dure au parfum si délicieux, m'empêchant de bouger. Cette posture aurait pu être agréable si la douleur qui sévissait chacun de mes membres avait disparue...
L'étreinte qui m'enserrait se relâcha doucement et je me sentis tomber sur quelque chose de divinement mou. Je ne bougeais plus, savourant cette sensation si particulière que j'avais cru ne plus jamais avoir l'occasion de connaître... Mes muscles se détendirent petit à petit. Mais seulement un peu car mes blessures ne me permettaient pas de goûter pleinement à la quiétude qui m'entourait. Néanmoins, cette souffrance ne suffit pas à me maintenir éveillée et je me laissais donc aller dans un profond sommeil...
Lorsque je me réveillai, la première chose que je vis était un immense plafond de pierres grises usées par le temps. La seconde fut que je me trouvais dans un endroit qui n'avais absolument rien d'anodin, puisque sur chaque mur étaient pendus de multiples objets de boiserie. Et enfin la troisième était que mon corps avait été soigné dans son intégralité. Je me relevais donc prudemment, cherchant des yeux une trace que l'ennemis aurait pu laisser... Mais rien. L'air ici était frais et agréable, non pas comme dans cet affreux cachot qui empestait la chair meurtrie. Le lit sur lequel je me trouvais était des plus banals mais me semblait incroyablement confortable. Peut être parce que la banalité avait des airs de paradis lorsqu'on venait tout juste de quitter l'enfer.
Je me levais doucement et marchais à travers la pièce. Etais-je encore à l'Akatsuki ? Rien ici ne pouvait me porter à y croire. Il était cependant peu probable que j'en sois sorti... Et je compris que mes craintes étaient fondées lorsque je remarquai que la porte d'entré était fermée à double tours. Revenant sur mes pas, j'observais de plus près les outils disposés sur les cloisons et les étagères qui meublaient la chambre. Absolument tous semblaient avoir été conçus pour tailler le bois...
Une image commença à prendre forme dans mon esprit, me glaçant d'effrois. Je me souvins alors que Sasori utilisait des poupées entièrement faites de bois durant ses combats. Un jour, n'avait-il d'ailleurs pas appelé ça de «l'art éternel» ? Je comprenais maintenant. Chaque chose prenait progressivement forme dans mon esprit et mon corps n'en était que plus effrayé. Lorsqu'il m'avait dit «devient un objet d'art»... Cela signifiait-il qu'il avait l'intention de faire de moi l'une de ses poupées ? La torture n'avait donc été qu'une distraction avant la sentence finale ? Il l'avait déjà fait avec le Kazekage de Suna... Il n'aurait donc aucun mal à le refaire avec moi. J'en restais pétrifiée... Moi, sous les ordres de cet infâme pantin ? Moi, me faire manipulé comme un vulgaire objet par ses mains souillées du sang de tous les innocents qu'il avait tué ? Moi, devenir une arme qui n'aurait pour but que de le servir à jamais ?... Impossible !
La porte s'ouvrit brusquement derrière moi, m'extirpant des mes pensées toutes plus angoissante les unes que les autres. Je me retournai pour faire face au nouveau venu, prête à me battre s'il le fallait. Un jeune homme à la chevelure blonde californienne et aux yeux bleus de nacre pénétra alors dans la chambre... Deidara. Sous son apparence angélique et particulièrement efféminée, cet homme cachait un tempérament cruel comparable à celui de Sasori. Il me fixa un instant, l'air surpris. Peut-être ne s'attendait-il pas à me trouver éveillée ? Nous restâmes un long moment immobiles avant qu'il ne se décide à prendre la parole.
« - Salut, hm... »
Je m'étais attendue à tout sauf à ça. Un sourire aussi gai et lumineux que celui de Naruto se dessina sur ses lèvres. Jouait-il un rôle ou quelque chose comme ça ? Avec les membres de l'Akatsuki il y avait toujours anguille sous roche et je n'aurais pas été étonnée de le voir fondre sur moi pour me frapper... Cependant il n'en fit rien et resta silencieux. Bien qu'il fût un criminel, mes parents m'avaient élevés dans un respect irréprochable des bonnes manières. Je décidais donc de lui répondre pour faire honneur à leurs mémoires.
« - Bonjours.
- Dans notre cas ce serait plutôt bonsoir, hm. Il est neuf heures... hm.
- Oh... Je vois.
- Je suis venu t'apporter à manger, hm. »
Il me tendit un plateau remplit de nourriture à l'air incroyablement délicieuse. Je le fixai avec des yeux incrédules... Etait-il sérieux ? La tentation aurait très certainement eut raison de moi si je n'avais pas pressenti le piège à plein nez. Après tout, cela faisait maintenant plus d'une semaine que je n'avais pas eut un repas digne de ce nom, et celui-ci était des plus alléchant. Mais il aurait été facile pour eux d'y incorporer un quelconque poison. Sasori était un as dans ce domaine, je le savais. Deidara sembla deviner mes intentions et se mit à rire. Contrairement à ce que vous pouvez croire, c'était un rire amical et rassurant. Jamais encore je ne l'avais entendu produire un tel son. D'habitude, cela ressemblait plutôt à un ricanement nerveux qui suintait d'orgueil et de vanité.
« - Ne t'en fait pas il n'y a aucun poison là-dedans, hm. Tu as raison de te méfier mais je t'assure qu'il n'y a rien à craindre, hm. La seule chose que tu risques en avalant ça, c'est de te retrouver avec une indigestion ou un truc comme ça, hm... Je ne suis pas très doué en cuisine, hm. »
Il se gratta la joue avec un air incroyablement mignon placardé sur le visage. J'en restais abasourdit. Avait-il reçu un coup sur la tête ? Le Deidara que je connaissais était quelqu'un de froid et d'orgueilleux... Rien à voir avec la personne que j'avais sous les yeux ! Cependant, mon ventre criait famine et j'étais au bord de l'évanouissement. Il me restait donc deux possibilité : Mourir de faim, ou mourir empoisonnée... Rien de très réjouissant je vous l'accorde. Il me tendit le plateau et je le saisissais maladroitement, encore hésitante quand à mon choix. Il m'invita à m'assoir sur le lit à ses côtés. J'acceptais, trop étonnée pour dire non.
Le repas était délicieux. Bien qu'il n'eut rien de très extraordinaire, il me fit un bien fou. Deidara me regarda manger sereinement... C'est la que je me rendis compte d'une certaine chose le concernant : Il avait à peine la vingtaine, ce qui était incroyablement jeune pour un criminel de classe S ! L'idée m'effleura l'esprit de lui demander pourquoi était-il considéré comme tel... Mais je n'en fis rien. Le vexer aurait été la pire chose à faire ! Une fois mon repas finit, je lui tendis le plateau et lui adressai quelques paroles en signe de reconnaissance.
« - Merci... C'était délicieux.
- Tu trouves, hm ? Je n'ai pas l'habitude de cuisiner alors j'avais peur que ça ne te plaise pas, hm. D'habitude c'est toujours Konan qui fait à manger mais elle est en mission aujourd'hui, hm.
- Konan ?
- Oui. C'est une criminelle tout comme nous autres. Mais honnêtement, elle aurait mérité une meilleure vie que celle-ci, hm.
- Je vois... Et toi ? Tu aimes être un criminel ? »
Je portais momentanément ma main à ma bouche, pensant avoir dit une bêtise. Il me regarda un instant, les yeux ronds, tendit que mes joues rosissaient un peu sous l'effet de la gène. Quelques secondes plus tard, il décocha un sourire et poursuivit la conversation d'une voix rassurante.
« - Ne sois pas gênée, c'est normal de chercher à savoir qui sont tes ennemis, hm... Et bien oui j'aime être un criminel, hm. Non pas parce que je trouve que tuer des gens ou agir comme une brute est quelque chose de divertissant, hm... C'est seulement... Un passe-temps, hm. Si j'étais un ninja normal, mon art ne serais pas reconnu par les plus grands, hm.
- Ce n'est pas une solution... Pourquoi avoir intégré l'Akatsuki ? Tu n'as pas besoin d'en faire parti pour être un criminel. »
Ses yeux se brouillèrent un instant et il demeura silencieux. Je cru avoir dit quelque chose de fâcheux et la gène s'installa une fois de plus sur mes pommettes. Voyant qu'il ne répondait pas, je cherchai un moyen de revenir sur ma question pour ne pas qu'il s'énerve.
« - Hum... Désolée. Je n'aurais pas du te demander ça.
Il se redressa en un sursaut. Etait-il perdu dans ses pensées ? Portant une nouvelle fois sa main à son visage, il se gratta la joue dans un sourire maladroit. Ce qu'il pouvait ressembler à Naruto parfois !
« - Non, ce n'est pas ça, hm... Je réfléchissais juste, hm.
- Ah...
- Et bien en fait, hm. Ca peut te paraître étrange étant donné que tu es une ennemie mais... L'Akatsuki c'est comme une grande famille, hm. On passe pour des personnes cruelles lorsqu'on est à l'extérieur mais ici c'est notre maison, hm. On peut montrer qui on est vraiment sans que les gens ne nous jugent, hm... Regarde-moi par exemple : J'ai des bouches sur les mains. Kisame est à moitié poisson et je ne parle pas de Zetsu l'homme-plante ou de Sasori qu'on pourrait confondre avec Pinocchio, hm ! Tu trouves ça normal, hm ?
- Oui c'est... un peu étrange je te l'accorde.
- Un peu, hm ? C'est carrément monstrueux tu veux dire, hm ! Les gens s'enfuient en nous voyant et pas seulement à cause de nos bandeaux rayés, hm !
- Ca doit être... dur parfois. Je te comprends un peu tu sais. Moi avec mes cheveux roses et mon front surdimensionné je me faisais aussi rejeter étant petite. Mais bien sur ce n'est pas grand-chose à côté de ce qui a du vous arriver à tous...
- Hm ? De quoi tu parles, hm ? Tes cheveux sont très beaux de cette couleur, hm. Ca te donne une personnalité qui t'es propre, hm. Et ton front n'a rien de bizarre crois-moi, hm. »
Je sursautai en l'entendant dire ça. Il affichait un immense sourire au travers duquel il m'était facile de retrouver celui de Naruto : Un sourire franc, joyeux et innocent. Décidément, Deidara n'avais rien de l'affreux criminel que je m'étais imaginé. Il était même très agréable de se retrouver en sa compagnie... Et pour la toute première fois depuis des jours et des jours, je décidais de sourire. Mes lèvres s'étirèrent doucement sur mon visage, révélant une série de dans blanches comme neige. Deidara me regarda un instant, l'air mal à l'aise. Il se releva précipitamment, le regard emplit d'inquiétude. Puis il sortit en trombe sans dire quoi que ce soit...
Je ne comprenais rien de sa réaction. L'avais-je froissé en me comportant de la sorte ? Mes yeux restèrent longuement fixés sur la poignée qu'il avait précédemment saisie... Pourquoi avait-il réagi ainsi ? Je n'eus pas vraiment le temps de m'attarder sur cette question que la porte s'ouvrit de nouveau, laissant apparaître le dernier homme sur terre que je désirais voir en cet instant : Sasori. Son visage était comme toujours impassible et ses yeux s'arrêtèrent un instant sur moi. Je baissai mon regard au sol, incapable de me contenir. Allait-il de nouveau me frapper ? Ou peut-être allais-je devenir une poupée ? Mon corps se mit à trembler violement... Qu'allait-il me faire ?
