Bon! Premier chapitre posté! : D J'espère ne pas avoir fait trop de fautes et/ou de phrases difficiles à comprendre (j'ai un style assez particulier)...

Je sais que le couple Yumi/William peu en rebuter plus d'un, moi la première il y a encore un mois de çà ^^", mais là j'ai été inspiré pour ça alors bon... Désolé s'il y a des incohérences mais ça fait longtemps que j'ai n'ai plus regardé le dessin animé et je fais au feeling selon mes souvenirs...

Bref, n'hésitez surtout pas à commenter, au contraire! : D

Sur ce, je l'espère, BONNE LECTURE !


- Yumi ? Je... Je peux m'asseoir à coté de toi ? Je... C'est la seule place libre...

Regardant le jeune homme debout face à sa table, la jeune Japonaise soupira. Elle n'aimait pas être dérangée durant ses moments de solitude et encore moins par lui ! Par ce garçon qui savait si bien la mettre dans tous ses états de par sa simple présence.

- William... Je t'en prie.

Le jeune homme aux cheveux de jais se sentit rougir devant le peu d'enthousiasme évident que laissait apercevoir la jeune-femme face à son intrusion, mais s'assit néanmoins timidement à ses côté. Depuis plus d'un an qu'il avait été libéré de l'emprise de X.A.N.A, William n'avait plus jamais été le même. Le collégien à l'origine si extravertie était désormais plus renfermé qu'Ulrich lorsqu'il s'acharnait à rejeter Sissi… Son année passée loin du monde réel l'avait à jamais marqué et son traumatisme, inconnu des personnes extérieurs, ne pouvait être comprit. Si bien que la major partie des élèves le prenaient aujourd'hui pour un bipolaire à tendance suicidaire. Après tout, quelle autre raison pouvait transformer un nouvel élève jovial et prétentieux en gentil benêt puis finalement en dépressif asocial ? X.A.N.A... Mais ça, personne ne l'aurait cru. Cette ignorance des causes précises de l'état du jeune homme (même les anciens lyoko guerriers ne savaient pas avec exactitude ce que William avait vécu sur Lyoko) eut tôt fait de le réduire à l'état de reclus. Si au début certains de ses camarades étaient venus lui parler et avaient essayé de le réconforter, ils eurent tôt fait d'abandonner en remarquant le peu d'intérêt que le garçon semblait porter à leurs vaines tentative, renfermant encore un peu plus ce dernier dans sa solitude. Certaines rumeurs disaient qu'à force de traîner avec Ulrich celui-ci avait déteint sur William, ou encore qu'il essayait par tous les moyens de plaire à Yumi en testant divers caractères, mais l'une comme l'autre de ces théories tombaient indéniablement à l'eau. D'une part car même si Ulrich était d'un naturel réservé et taciturne, il ne rejetait pas les gens pour autant (sauf bien sûr Sissi, mais ça, c'était une autre histoire) et d'autre part car il ne parlait à personne et pas même à Yumi, ce qui limitait grandement ses chances d'un jour conclure..

Quelques jours après leur retour à la vie normale les 5 amis avaient décidés d'un commun accord de pardonner à William pour sa bêtise passé et d'aller lui parler tous ensemble afin de lui permettre, s'il le voulait, de rejoindre leur groupe (après tout, ils étaient tous des compagnons d'armes gardant un même secret), mais celui-ci les avait rejeté avec temps de véhémence qu'ils avaient jugé préférable de le laisser seul un moment... Bien sûr, la tristesse et le désespoir émanant du garçon touchaient chacun des membres du petit groupe, mais si William ne voulait pas de leur aide, la seule chose qu'ils pouvaient faire pour lui était d'attendre et de prier pour que le temps apaise ses blessures... Quelles-qu'elles soient... Une année s'était écoulée depuis ce jour depuis et l'état du garçon n'allait pas en s'améliorant.

- Désolé...

Murmura celui-ci en sortant ses affaires de son sac, le regard fuyant. Il s'excusait à la fois du désagrément présent et de tous ceux qu'il leur avait causé par le passé. Il était désolé oui, désolé d'avoir été si égoïste et si bête, désolé d'avoir insisté pour conquérir le coeur de Yumi quand bien même savait-il pertinemment ne pas la mériter, désolé de tout et surtout désolé d'être en vie. S'il n'avait pas été si présomptueux, il n'aurait pas clamé sa force et son envie de se battre à leurs côtés dans le seul but de mettre des bâtons dans les roues d'Ulrich en passant le plus de temps possible avec Yumi. S'il n'avait pas eu cette fierté mal placée, il aurait écouté les conseils de Jérémie et des autres vétérans de Lyoko au lieu de foncer tête baissée dans la gueule du loup. Il voulait frimer et voilà ce que cela lui avait apporté... Jamais l'avenir du monde n'avait été sa motivation première, seul son propre bonheur lui importait à cette époque, et Lyoko était un moyen pour lui d'impressionner la jeune fille qu'il convoitait. Ou plutôt, la jeune fille qu'il voulait mettre dans son lit. Car pour William l'amour n'était qu'un mot sans réelle signification jusqu'à son retour du monde virtuel. Si les autres lyoko-guerriers avaient dû se donner tant de mal à en finir avec X.A.N.A c'était de sa faute et il le savait. Si eux pouvaient lui pardonner, lui-même ne le pouvait pas. Yumi, quant à elle, suivait en direct le plongeons du garçon vers les enfers. S'il croyait être discret en portant des manches longues en plein été... Les marques sur ses poignets meurtris, la jeune fille ne les avait que trop bien vu... Son cœur se serrait un peu plus chaque jour lorsque son regard croisait celui de ce jeune homme au bord du gouffre, tandis qu'Ulrich avait doucement quitté son cœur... Elle l'aimait toujours certes, après tout il était celui de leur groupe qui lui ressemblait le plus et qui la comprenait le mieux, mais ce qu'elle pensait être de l'amour se révélait être tout autre chose. Une forme d'amour qui ne l'était pas. Il était plus qu'un meilleur ami pour elle, il était Ulrich ! La seule personne pour qui elle serait capable du pire comme du meilleur ! Bien qu'ils n'en aient jamais réellement parlé, trop réservé l'un comme l'autre, elle savait que pour le brun aussi c'était cette sorte d'amour qui prédominait, et elle savait également vers qui le cœur de son ami tournait. Ils n'avaient pas besoin de mots pour communiquer, chacun connaissait l'autre mieux que lui-même, et un simple regard en disait plus long sur leurs sentiments qu'une conversation ne l'aurait fait. La Japonaise savait également qu'Ulrich n'était pas encore prêt à accepter cette partie de lui qu'il cherchait à fuir, aussi se promit-elle de l'épauler le jour où il serait capable d'assumer fièrement ses préférences sexuelles. Après tout, même s'ils aimaient chacun une autre personne, le lien si particulier qui existait entre eux deux ne c'était jamais brisé.

- Pas de problèmes.

Sa voix était dure et William se tassa encore un peu plus sur sa chaise. Toute son arrogance d'antan avait définitivement disparu, laissant place à une coquille vide manquant à chaque instant de se briser en mille morceaux. Yumi s'en voulu pour son ton cassant et se mordit une fois de plus la lèvre. Elle ne voulait pas lui faire de mal, mais c'était plus fort qu'elle. Elle n'avait jamais su comment se comporter face à une personne si mal en point, et la découverte de ses sentiments pour lui ne l'y aidait pas. Sa seule défense face à sa propre faiblesse était l'attaque... Putain de fierté ! Finalement William et elle-même n'étaient pas si différents qu'elle aurait bien voulu le penser. Regardant du coin des yeux le jeune homme de 16 ans jouer discrètement avec son stylo, elle se surprit une fois de plus à regretter son caractère passé. Le William à l'origine sans aucune limites n'osait même plus regarder qui que ce soit dans les yeux... C'est vrai que c'est de ce William solitaire que Yumi était tombée amoureuse, mais c'était celui effronté qu'elle souhaitait maintenant voir à ses côtés... William avait toujours été un mystère pour elle, à la fois chevaleresque et puéril, et désormais dépressif, qui était-il ? Ne pouvait-il pas exister un juste milieu ? Soufflant une nouvelle fois d'exaspération, la jeune asiatique reposa sa tête sur ses mains, devenue trop lourde pour elle a force de réflexions, et se força à se concentrer sur le cours de Math. Deux heures, il fallait qu'elle tienne deux heures. Deux putains d'heures sans parler à William sous peine de craquer et de briser son masque d'impassibilité si durement forgé. Du coin de ses yeux, elle pouvait apercevoir la main du garçon posé mollement sur sa propre cuisse, et dégluti d'appréhension devant son envie pressente de l'attraper dans la sienne, en caresser le dos du bout de ses doigts. Frissonnant, elle serra les poings avant de finalement craquer.

- Tu comptes rester encore longtemps comme ça ou tu vas te reprendre ?

Sursautant à l'entente des mots de la jeune fille, William faillit en lâcher son stylo sous l'effet de la surprise. Depuis quand ne s'était-elle pas adressé à lui sans que cela ne soit réellement nécessaire ? Sûrement depuis un an, depuis qu'il les avait tous rejeté... Et bien que les paroles prononcées par Yumi n'aient pas été des plus chaleureuses, William sentit son cœur manquer un battement alors que les larmes lui montaient aux yeux sans qu'il ne puisse les retenir. Honteux de sa propre faiblesse, il sentit celles-ci redoubler et se cacha la tête entre ses mains. Yumi quant à elle n'avait pas bougé d'un iota en voyant son voisin fondre en larmes, trop choquée d'avoir, d'une part, adressée la parole au jeune homme, et d'autres part, de la réaction si violente de celui-ci. Ne sachant que faire elle se maudit intérieurement d'avoir ouvert sa gueule. Elle aurait dû continuer à se taire, quitte à le regretter plus tard... Regardant, les yeux légèrement écarquillés, le jeune homme inonder son visage roussit de ses larmes dans le brouhaha de la classe, elle secoua un instant sa tête avant de finalement se lever de sa chaise et apostropher sa prof en criant :

- Madame ! Je crois que William ne se sent pas bien ! Je peux l'amener à l'infirmerie ?

Se tournant vers l'origine de l'appel, l'enseignante ouvrit un œil de surprise devant le spectacle qui s'offrait à elle, avant de finalement acquiescer.

- Allez-y.

Prenant la main de William dans la sienne, Yumi le tira vers la sortie de la salle sous le regard mi- amusé mi- dégoûté des autres élèves. Le jeune homme, quant à lui, tentait tant bien que mal de calmer la rougeur qui était apparu sur ses joues au contact de l'Asiatique, se laissant traîner comme un vulgaire pantin désarticulé. Arrivée un peu plus loin dans le couloir la jeune geisha plaqua finalement le garçon contre un des murs, les dix bons centimètres séparant leurs visages comblés par les semelles compensés de Yumi et le dos voûté de William, et explosa.

- BON ! Là, j'en ai assez! Un an ! Une putain d'année passée à te regarder t'autodétruire ! Je pensais que ça allait s'arranger avec le temps, mais à parements, ce n'est pas le cas... Alors vas-y, parle ! Dit moi ce qui ne va pas ! Accouche ! C'est X.A.N.A c'est ça ?! Il est mort William ! Il est mort et toi tu es en vie ! Personne ne t'en veux pour quoi que ce soit, on est tous inquiet pour toi merde ! Même Ulrich se ronge les sangs de te voir si mal en point.

- ...

L'anciennement Xanatifié ouvrit la bouche comme pour répondre, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Celle-ci était si serrée qu'il sentait que s'il cherchait à l'ouvrir il allait régurgiter le peu de nourriture qu'il avait réussi avaler durant la journée. Le moindre geste ou la moindre parole allait le liquéfier sur place. De toute manière, même s'il parvenait à parler, lui-même ne savait pas quoi dire pour justifier son état... Pourquoi était-il comme ça, après tout ? … Aucun mot ne pouvait réellement décrire ce qu'il avait vécu durant ses quelques mois loin du monde réel, et personne ne pouvait véritablement comprendre ce qu'il y avait ressenti. Il était rentré dans un cercle vicieux : Plus le temps passait, plus il se sentait seul, et plus il se sentait seul, plus le temps passait sans que personne ne viennent à lui... Il baissa piteusement la tête.

- William, j'avoue ne pas savoir qui tu es réellement... Es-tu le jeune homme chevaleresque que tu essayais d'être avec moi à tes débuts ? Celui effronté et fier qui pavanait devant Ulrich ? Ou encore le gamin immature qui fonçait au-devant du danger sans plus réfléchir aux conséquences ? Qui es-tu réellement William ? Dis-le-moi s'il te plaît... Je t'accepterais qui que tu sois, mais cesse de te cacher, cesse de t'infliger ça !

Tirant sur la manche du garçon elle lui exposa ses propres poignets mutilés devant les yeux, se retenant de ne pas, elle-même, fondre en larmes. Le jeune homme autrefois si fier et si sûr de lui convulsait maintenant sous les sanglots, maintenue debout, contre le mur, par une Yumi dans un état presque aussi pathétique.

- Où est donc passé le don Juan clamant haut et fort qu'il me prendrait à Ulrich, hein ?

S'approchant encore un peu plus de William, la jeune fille laissa doucement ses mains venir se loger dans le creux de son dos avant de l'attirer contre elle dans une étreinte emplie de tendresse. Le garçon se crispa un instant en sentant ce corps féminin collé contre le sien. Après tant de temps passé sans le moindre contact humain, il ne savait plus comment réagir, mais finit par relâcher ses muscles et soulager sa peine dans les bras de Yumi. Celle-ci caressant délicatement son dos et ses cheveux tout en lui murmurant des mots réconfortants