Titre : histoire de coordination 2 : quand on joue avec le feu…
disclaimer : méchante Kazuya Minekura pas prêteuse..
Rating : MA (AH AH AH AH rire sadique je savais pas que ça existait comme rating ça, j'en profite pour faire un récit bien pervers !!! -enfin bon, pas si pervers que ça finalement, mais bon, on est dans le mood ou on l'est pas, snif'-)
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Warning : pas pour les enfants, pour un public avertit, langage cru, descriptions explicites, et papouilles entre hommes donc si vous préférez les romances gentilles passez votre chemin !
Personnages : Nii, professeur fou et sadique de son état, Kogaiji, Prince yokai tout feu tout flamme qui a du mal à s'accepter maintenant (après ce qu'il a fait le chapitre précédent on peut comprendre…)
Couple : Nii/Ko, comme aux échecs, on prend une revanche ?

Note : il devait pas y avoir de suite, mais finalement je me suis laissée tentée/convaincre et voilà ! Donc petit sondage, après ces lectures, voulez-vous encore une revanche ? N'hésitez pas à me le dire, je pourrais encore me laisser tenter…..


Quand on joue avec le feu…

Kogaiji faisait les cent pas dans sa chambre.

Son fidèle homme de main Dokukakuji le suivait des yeux l'air perplexe. Pour lui la journée avait été plutôt banale, tranquille, presque ennuyeuse pourrait-on dire. Pas de voyage, pas d'offensive contre le groupe de Sanzo, pas de réunion, d'énigme à résoudre, de combat en tout genre. Alors il avait refait le tour de la forteresse Tenjiku afin de ne pas être totalement inactif. Cette forteresse était très intéressante, elle se révélait chaque jour à celui qui se donnait la peine de chercher un peu. Son architecte devait s'être basé sur le plan d'un labyrinthe pour la construire. Ce qui n'était pas vraiment logique, si la bâtisse se retrouvait assiégée les risques étaient grands, comme par exemple un passage inconnu des résidents qui mènerait à l'extérieur mais que les ennemis pourraient trouver. Dokukakuji était persuadé que les ressources de la forteresse étaient largement sous-exploitées. C'est pourquoi il s'y promenait dès qu'il avait du temps de libre. Il emmenait à chaque fois un petit carnet avec lui et y notait toutes les découvertes qu'il avait fait dans la journée. C'était pour lui un passe-temps comme un autre dans cette forteresse aux résidents plutôt ennuyeux. Bon, il l'aimait bien son prince, mais c'était pas vraiment un rigollot et la dévouée Yaonne était si dévouée qu'elle avait tout le temps l'air de s'excuser. Ririn mettait un peu plus d'ambiance, mais fallait aimer les gamins. En ce qui le concernait il les aimait bien. Mais à longueur d'année, tous les jours, ça faisait un peu beaucoup à force. Il vieillissait pensa-t-il, avec son frère il avait plus de patience, il lui aurait décroché la lune s'il l'avait pu ! La situation était très différente aussi.

Pour en revenir à sa journée, elle avait été riche en découvertes ! En descendant vers les cachots il était tombé sur un couloir sombre. Seules des empreintes de pas dans la poussière qui recouvrait le sol indiquait qu'il n'était pas complètement abandonné. Il s'y engagea avec nonchalance. Il y avait beaucoup de portes en bois, toutes plus ou moins délabrées. Il avait essayé de les ouvrir mais la plupart restaient closes. Il réussit quand même à pénétrer dans quelques une. Des pièces renfermant le parfait attirail de l'alchimiste ayant vécu au moins 300 ans en arrière, contenant des vieux flacons en verre ébréchés, cassés, recouverts de poussière et de toiles d'araignée, renfermant parfois des substances séchées, craquelées. Des chambres aux vieux draps rongés par les mites, au mobilier qui misait sur la duré pour s'effondrer par terre silencieusement. Mais au bout du couloir, une porte particulière attira son attention. Elle était en bois et d'une belle couleur orangée, cuivrée. Les gonds et la serrure étaient dorés, même si le travail restait grossier. Il s'en approcha. Il sentit la chaleur émanant de la pièce, comme si on était en train de brûler un grand feu à l'intérieur. Il y avait aussi du bruit. Alors que sa main allait toucher le bois vernis pour pousser la porte, celle-ci s'ouvrit, cédant le passage à un lapin. Dans la semi obscurité du couloir sa blancheur faisait mal aux yeux. Dokukakuji fit un bond en arrière. Le lapin ressemblait aux terrifiantes peluches que le professeur fou avaient toujours avec lui. Quand sa tête pivota vers lui, Dokukakuji entendit clairement le petit grincement que ce mouvement produisit. Ainsi donc Nii avait créé la version automate de ses peluches. Mais cela n'expliquait pas ce qu'elle foutait ici, le professeur ne connaissait quand même pas ce couloir ? La réponse vint d'elle-même lorsque Nii lui-même, passant par l'entre bâillement de la porte, sortit de la pièce. En n'importe quelle situation il gardait toujours sa blouse blanche de savant. Il s'accouda contre le mur en souriant à Dokukakuji, la cigarette au coin des lèvres.
« -Qu'est-ce que le serviteur du prince yokaï vient faire par ici ?
-Je me promenait.
-Vous n'avez rien de mieux à faire ? S'étonna le professeur, pas de mission à accomplir bravement, pas de sutras à récupérer… victorieusement, pour une fois.
Il acheva sa phrase sur une bouffé de nicotine que Dokukakuji se prit en plein nez. Il serra les mâchoires, il trouvait la présence du professeur agaçante pour ne pas dire inquiétante.
-Je pourrait vous retourner votre première question. C'est quoi ce couloir d'abord ?
-Mm… Nii regarda distraitement ses ongles, une vieille demeure a toujours des passages inexplorés, enfin presque si ce n'est le zèle de certains serviteurs à lambiner au lieu de se rendre utile. Mais ça tombe bien que vous passiez par là, j'ai un message à faire passer à votre maître.
-Allez-y.
Nii sortit une enveloppe de sa poche et la lui tendit.
-Un message écrit voyons, je ne vais quand même pas confier des messages officiels ou même officieux à des simples hommes de mains. Ah, dites-lui quand même que les griffures cicatrisent bien. Il comprendra. »
Quand le professeur retourna dans l'étrange pièce, Dokukakuji cru apercevoir une grande table de banquet. Il cru aussi voir Nii se passer la main dans le dos, comme s'il avait là une blessure mal cicatrisée. Mais la porte se referma et il se trouva seul dans le couloir avec l'enveloppe au nom de Kogaiji dans les mains. Et c'était quoi ce message « les griffures cicatrisent bien », il y avait quelque chose de louche là-dessous.

Il avait donné l'enveloppe au prince et fait passé le message. Kogaiji avait ouvert l'enveloppe d'un coup de ses ongles démesurément grands. Il semblait énervé. Dokukakuji n'osait toujours pas demander ce que le message de Nii signifiait, ni quelles étaient les griffures dont il parlait. Mais il soupçonnait des choses. Ko était en proie à une étrange agitation, se frottant nerveusement les mains.
« -Ko, je ne sais pas ce qui se trame mais je n'aime pas t'imaginer traitant avec ce type. C'est un psychopathe !
Ko s'arrêta et le regarda dans les yeux, un feu couvait sous ses prunelles
-Je sais ce que je fais. Il recommença à arpenter la pièce et fit un signe de la main à Doku, laisse-moi seul maintenant. »
Dokukakuji s'éclipsa de la pièce, il se demanda s'il ne devait pas rester là à monter la garde devant la chambre du prince. Mais la façon dont celui-ci venait de le congédier l'avait un peu irrité. Il pouvait se débrouiller tout seul, lui il allait encore se promener un peu, et dans les tours cette fois !!!

Un fois seul Ko s'assit son bureau. Courbé, les mains repliées devant son visage il était en proie à un grand dilemme. Il se rappelait bien ce qui s'était passé il y a une semaine à peu près. Il avait essayé de se convaincre que c'était un coup de fièvre qui l'avait poussée à tant de témérité. Mais les résultats n'étaient pas très concluant, de plus il en rêvait encore la nuit au point de se réveiller les draps mouillés. Il ne voulait pas admettre qu'il avait besoin de ça. Envie de…. Mais l'ennui écrasant de la forteresse jouait contre lui. Il soupira et relu la lettre du professeur. Elle s'ornait d'un dessin de lapin suivit du texte :
« je tente une revanche ce soir à 22h30 dans la cuisine de l'ancien bâtiment, vous y êtes naturellement convié mon Prince, nous comptons sur votre présence. »
Il grinça des dents, froissa la lettre et la jeta à travers la pièce en se levant brusquement.
-NAN JE VIENDRAIS PAS !!!
Il regarda la boule de papier froissé rebondir contre une commode avant de rouler sous le lit. Tout son corps était tendu. Tout son corps vraiment. Il baissa les yeux, l'inconvénient des pantalons blancs, à par le fait que se soit très salissant, c'est qu'on devine tout en dessous. Surtout quand ils sont moulant comme les siens. Dans sa position Ko estima heureux qu'il soit seul dans la pièce. Il se rassit rageusement. Des brides de souvenirs de la semaine précédente l'assaillirent. La pièce de dissection, les main liées du professeur… Il avait honte et en même temps un désir le submergeait. Et il était aussi en colère, car il le savait, entre-temps Nii avait vu sa marâtre… Il regarda l'heure, 21h30. Il allait bientôt être temps d'y aller. Pourquoi Nii parlait-il de revanche ? Bien sur Ko avait largement dominé la situation la dernière fois. Allait-il lui faire payer ça ? Comment ? Le prince yokai sentit un frisson grimper à l'assaut de son échine. Pourquoi, parmi toutes les personnes présentes dans la forteresse fallait-il que ce soit Nii ?

Les escaliers de pierre descendaient en colimaçon. Une flamme dans les mains pour éclairer le chemin, Ko se demandait encore ce que Doku était allé foutre là-bas ! Ces pièces appartenaient à l'ancienne forteresse sur laquelle celle qu'ils habitaient maintenant était construite. Presque personne ne les connaissait, dame Guyokumen elle-même devait ignorer leur existence ! Ko les avaient découverte en jouant avec sa mère quand il était petit. Et Nii, qu'est-ce qu'il foutait dans cette vieille cuisine ? Bon sang vivement que se soit fini !!! Enfin, peut-être que…. Ko se secoua la tête, ses longs cheveux de flamme frôlant les murs de l'étroit couloir. La porte était devant lui. De la lumière dansante filtrait sous la porte et une chaleur émanait de la pièce. Une odeur de nourriture et de cendre emplit ses narines. Il s'arrêta, éteignant la flamme en serrant le poing. Il regarda la porte avec un air de défi, qui savait le genre de choses horribles que Nii avait mit derrière ? Il avait un peu peur maintenant, le professeur allait lui faire payer ce qu'il avait fait la dernière fois, mais il n'allait pas se laisser faire, oh non !

Ni savait que le prince arrivait, il avait placé ses « yeux », comme il les appelait, dans le couloir. Des automates pourvus de caméras qu'il avait mit dans des recoins sombres (et dans la salle de bain du yokaï de feu), depuis l'arrière pièce de la cuisine il avait suivit la progression de Kogaiji sur ses écrans. Il savait le prince juste derrière la porte, rassemblant ses forces avant de rentrer. Tout était prêt, il se dirigea vers les lourds panneaux de bois cuivré de son pas nonchalant. Il tint les anneaux dorés de chacun des deux panneaux de la porte, prit son élan et les ouvrit en même temps accueillant son invité avec un large sourire. Le yokai de feu fit un pas en arrière sous la surprise, mais il s'y attendait un pas. Il n'ignorait pas le côté théâtral très prononcé du professeur fou.

Ce qui s'offrit à la vue de Ko est plutôt compliqué à décrire, mais essayons.

Tout d'abord le visage du professeur avec sa blouse virevoltant autours de son corps mince, entouré d'une lumière mielleuse, épaisse, d'un doré un peu orange. Comme si les flammes venaient de lui sauter à la figure. La table longue de banquet de bois grossier semblait occuper un espace infini. Un peu partout des tâches blanches déambulaient, bougeaient, s'approchaient. Quand le prince prit le temps d'y regarder à deux fois il s'aperçu que c'était en fait des automates lapins affublés de petits costumes, l'un de serveur, l'autre de fou du roi… Une fumée blanchâtre s'encastrait au plafond. La cheminée au fond ressemblait à un braisier tout droit sortit des Enfers. La table supportait d'énormes plats de victuailles diverses, entrecoupés de chandeliers dorés aux chandelles blanches coulantes. Enfin il remarqua les deux seules chaises postées autours de la table à chacune des extrémité.
Le visage du prince yokai se rembrunit. Le professeur se mit de côté et, par une courbette, l'invita à entrer. Il fit alors son premier pas dans l'antichambre des Enfers, accompagné par un automate habillé d'un costume noir à nœud papillon qui le guida à sa chaise, celle qui faisait face à l'entrée de l'autre côté de la pièce, celle dont le dossier était noircit par la proximité des flammes de la cheminée.

Let's go !

Nii s'assit sans se presser sur sa chaise. De chacune des extrémités de la table, les deux protagonistes se voyaient plus petit que d'habitude. Ko avait du mal à juger le professeur, ses yeux étaient cachés derrière ses lunettes qui reflétaient le joyeux braisier de la cheminée. Les lapins firent le service. L'ingéniosité et le talent du professeur excellaient une nouvelle fois en de parfaites idioties. Dans un concert de grincements et de bourdonnements mécanique, les plats furent apportés à Ko. Il fixa méchamment le lapin et jeta un regard plein de dédain à son assiette. Il reporta son attention sur le professeur sans toucher à la nourriture.
« -A quoi ça rime tout ça ?
Nii sourit et porta sa fourchette à sa bouche.
-Un banquet mon Prince, rien que pour vous.
-Un banquet de deux personnes ? En quel honneur ?
Les lapins s'étaient arrêtés, leurs têtes se tournèrent vers le Prince comme s'ils avaient pu comprendre quelque chose. Cela gênait le yokai de feu. Pour se donner une certaine contenance il se cala au fond de son siège et posa ses mains sur les accoudoirs. Nii redressa ses lunettes.
-En votre honneur bien sur !
-Qu'est-ce que vous me voulez ? Allez, dites-moi pourquoi cette mise en scène grotesque ? En disant cela il fit un geste négligent du côté du lapin le plus proche de lui qui s'enflamma aussitôt. Un sourire étira ses lèvres, Nii quant à lui avait l'air peiné.
-C'est pas très gentil ça, je me suis donné du mal pour vous accueillir ainsi !
-C'est grotesque… »

Ko commençait à se lever. Il avait été idiot de répondre à cette invitation, il ne savait plus exactement ce qu'il comptait y trouver. Mais alors que ses bras quittaient les accoudoirs, deux lapins surgirent derrière lui et entravèrent ses mouvement. Ils le forcèrent à s'appuyer au fauteuil et l'y attachèrent solidement avec des lanières de cuir. Ko tenta de se dérober à leur étreinte mécanique mais rien n'y fit, ils était rudement costaux les automates ! Il sentait le squelette d'acier sous la fourrure synthétique d'un blanc immaculé. Ses yeux lançaient des éclairs qu'il dirigea vers le professeur, les mâchoires crispé sous la colère et la frustration.
« -C'est quoi ce bordel ? Hurla-t-il »

Nii se leva et alluma tranquillement une cigarette. Il monta sur sa chaise et se tint debout sur la table, contemplant le prince de haut. Un sourire malsain illuminait son visage.
« -Ça mon Prince, vous vous en doutez, c'est ma revanche. Vous ne m'avez guère laissé agir la dernière fois, souvenez-vous.
Ko se débattait, il essayait de briser les lanières de cuir. C'était pas vraiment dans ses goûts d'être ainsi réduit à l'impuissance. Nii avançait sur la table, contournant les plats, enjambant les chandeliers.
« -J'ai pensé qu'un petit repas en guise d'hors d'œuvre était plutôt bienvenu, ça m'attriste que vous n'ayez pas apprécié, mais c'est pas grave, je vais essayer de me rattraper sur la suite.
Il était maintenant au milieu de la table. Ko serrait les poings à s'en faire blanchir les jointures. Il donnait des secousses à la chaise, mais ses entraves étaient toujours là, bien solides.
-Vous voyez mon Prince, et je pense que vous partagerez mon opinion, cette forteresse est fort pratique, mais il y manque quelque chose. Je crois que nous sommes d'accord sur la nature de cette chose étant donné la fougue dont vous aviez fait preuve.
Nii se trouvait maintenant juste en face de Ko. Ses yeux étaient toujours cachés par les flammes dansant sur ses lunettes. Il s'accroupit face à Ko.
-Mais tout va bien, vous le savez n'est-ce pas ? Vous avez bien reçu mon petit message « les griffures cicatrisent très bien ».

Ko avait la tête baissée, la vision un peu voilés par ses cheveux rouges. Il bouillonnait de rage et le sourire du professeur aggravait encore plus son état. Nii se rapprocha de lui, si proche que Ko sentait l'odeur du tabac. Le professeur écarta délicatement les mèches rouges qui cachaient en partit le visage de Ko.
-Détendez-vous votre seigneurie. A chacun son tour n'est-ce pas, sinon ça ne serait plus drôle.
Il aspira de la fumée qu'il n'avala pas. Au lieu de ça il prit le visage de Ko d'une main, l'obligea à relever la tête, et, posant ses lèvres sur les siennes, en força l'entré, expirant alors sa fumée dans la bouche du Prince en même temps qu'il y darda sa langue, trouvant celle de Ko et la caressant malgré la volonté de l'autre qui recommençait à se débattre.

Quand le professeur s'écarta Ko recracha la fumée acre de cigarette en toussant douloureusement, chaque expiration lui faisant un mal de chien. Il cracha par terre pour s'ôter le goût de nicotine de la bouche puis il fusilla du regard le professeur et lui hurla à la figure.
« -En ma présence une pièce devient non-fumeuse connard !
-Vraiment, je n'ai jamais eu connaissance d'une règle aussi absurde.
-Ben maintenant vous la connaissez ! »
Nii jeta son mégot dans les flammes derrière Ko. Il leva ses deux mains vides bien en évidence sous le nez du Prince pour lui montrer qu'il n'avait plus de cigarette à la main.
« -Vous allez me détacher maintenant ?
-Sinon quoi ? Tu vas aller le dire à ta maman ? Oups, pardon, à ta belle-mère peut-être ?
-Tu te rappelle pas ce que je t'avais dis la dernière fois ? Souffla Ko entre ses dents.
-Mm… tu veux dire, quand tu l'avais traité de « vieille carne » ou de « femme répugnante » ?
-Joue pas au con, tu sais très bien ce que je veux dire !
-Ah oui, quand tu m'avais ostensiblement ordonné de na pas te parler d'elle, c'est ça ?
Ko renifla et acquiesça. Le professeur était en train de le torturer, il n'y avait pas d'autre mot.
-Tu es à ce point jaloux ?
Ko soupira.
-Tu crois que je suis allé la visiter cette semaine ?
Ko ne bougea pas, fixant le sol.
-Réponds-moi petit Prince, tu crois que je lui ai fais l'amour cette semaine ?
Ko restait immobile, sentant la colère monter en lui.
-Alors….. ?
Nii soupira à son tour, il se releva et commença à déboutonner sa blouse. La tête de Ko était toujours baissée, mais ses yeux effectuèrent un mouvement vers le haut, c'était quand même intéressant ce qui débutait. Nii laissa choir sa blouse et s'attaqua à sa chemise, dévoilant une partie de son torse blanc. Il s'accroupit de nouveau et offrit un immense sourire au Pince.
-Qu'est-ce qui t'ennuie autant dans l'idée que j'ai des rapports sexuels avec elle ?
Ko y réfléchit. Il y avait déjà pensé. Mais quand il y songeait, il voyait aussi bien que s'ils avaient été devant ses yeux sa marâtre gémir sous Nii, jouir autours de lui, ses mains se contractant convulsivement, et lui éjaculant en elle dans un râle, leurs peaux se touchant, leur sueur se mêlant…. Stop. Ko ne voulait pas aller plus loin.
-C'est le fait que se soit elle ? Que tu sois tombé amoureux de moi ? Ou alors simplement par ce que je prend du bon temps dans cette forteresse alors que toi tu te contente de te morfondre devant la statue qu'est devenue ta mère ?
Ko tressaillit et rua pour tenter de prendre Nii à la gorge et de l'étrangler. Mais les liens étaient très solides.
-Arrête tes conneries ! Je m'en fous d'elle, je m'en fous de toi !
-Je vois, donc c'est le fait que d'autres arrivent à prendre leur pied alors que toi tu reste dans ton coin qui t'embête.
-Non, ça m'est égal !!!
Nii se retourna et laissa glisser sa chemise jusqu'à ses coudes. Les cicatrices des griffures faisaient des traces rougeâtres au milieu de l'immensité blanche de son dos. Ko ne pu réprimer un petit sourire, il n'y était pas allé de main morte.
-Vois-tu mon dilemme cher Prince, elle m'a bien convoqué mais la vue de ces traces l'aurait rendue folle de rage. Q'en penses-tu, c'est pas mignon ça, la belle-mère et le beau-fils ne supportant que je sois à l'un ou à l'autre !
Il refit face à Ko.
-J'ai tellement de succès que je vais finir par rougir si ça continue !
Ko allait protester quand Nii l'embrassa de nouveau à pleine bouche. Mais cette fois ce fut bien plus agréable, sans la fumée de cigarette.
-Tais-toi un peu petit Prince, je t'ai pas fais venir ici pour bavarder.

Il se laissa glisser sur le rebord de la table, et enjamba Ko, passant ses jambes sous les accoudoirs du fauteuil. Ses bras s'enroulèrent autours de son cou et sa bouche descendit dans sa nuque. Ko avait la tête rejetée en arrière, les yeux grands ouverts sous la surprise.
Une main commença à lui caresser le torse en douceur. Elle le chatouilla un peu, mais cessa quand il commença à se tordre un peu sur son siège. La main aux doigts agiles s'aventura vers son bas-ventre, passant et repassant à la lisière de sa ceinture.
Il l'embrassa encore, puis s'éloigna un peu de lui, se tenant à bout de bras au dossier. Un sourire immense illuminait son visage, il restait là à le regarder sans rien dire. Ko trouvait cela étrange, sa méfiance qui s'était endormi un petit peu pointa de nouveau le bout de son nez. Nii eu un petit rire.
« -Tu m'aimes dans le rôle de la femme aimante n'est-ce pas petit Prince ?

Ko eu un hoquet de surprise, mais avant qu'il ait pu dire quoi que se soit, Nii lui montra ce qu'il avait dans la main. Une seringue, elle était sûrement planquée derrière le fauteuil ou un des lapins venait de lui apporter. Le tube de verre était remplit d'un liquide transparent.
-Qu'est-ce que….
Mais le professeur lui avait déjà enfoncé l'aiguille dans le bras. Ko retint un cri de douleur lorsque le liquide pénétra dans son corps, ça le brûlait.
-Mais putain, c'est quoi ce truc…
Il sentait des fourmis dans sa main, ça remontait le long de son bras pour se propager dans tout son corps. Ko fixa sa main et essaya de bouger les doigts, mais ils étaient comme engourdis et ne répondaient qu'avec peine à sa sollicitation. Ses yeux se retournèrent vers Nii qui jubilait assit sur le bord de la table en face de lui.
-Oui mon Prince, je crois que tu as compris. C'est un sérum paralysant. Tu n'as pas à t'inquiéter, le liquide est éliminé assez rapidement par le corps et il n'y a pas d'effets secondaires… normalement.
-Normalement, fit Ko entre ses dents, sa mâchoire s'engourdissant à son tour.
-Oui, bien sur, tu sais ce que c'est, ça dépend des personnes. Personnellement c'est la première fois que je l'injecte à un yokaï de feu, qui sait ce que ça peut donner.
Il se releva et défit les liens qui retenaient Ko à son siège. Le prince leva pesamment son bras qui n'avait pas été piqué, l'autre refusant tout mouvement. Mais il ne parvint qu'à le lever de quelques centimètres avant que Nii ne le plaque de nouveau à l'accoudoir.
-Allons, il ne sert à rien de résister. Tu vois, mon fantasme c'est de réduire ceux qui croient avoir le pouvoir, à mon pouvoir. Tu as eu le pouvoir la dernière fois, maintenant c'est à moi de te montrer quels sont mes jeux favoris !
Ko ne pouvait plus parler, mais dans son for intérieur il pensait « quel détraqué, quel psychopathe, quel vicieux… ». Ko avait peur de ce qui allait lui arriver….

Nii balaya ce qu'il y avait sur la table à sa portée. Les plats tombèrent violement à terre en tintant et leurs victuailles se répandirent sur le sol. Le professeur se mit derrière Ko et avec une force qu'on ne pouvait lui soupçonner, le souleva de son siège pour l'accouder à la table. Avec un peu plus de mal, il réussit à le hisser sur le bois polit. Ko aurait bien voulu serrer les dents de dépit. Il avait maintenant le menton éraflé et des hématomes allait bientôt orner son torse. Nii l'allongea et le tourna dos contre la table. Il commença alors à le déshabiller. Les yeux du Prince yokaï tournaient dans tous les sens, essayant vainement de voir ce qui se passait. Cela ne servait à rien, il savait ce qui se passait, car si le sérum l'avait paralyser il ne l'avait pas rendu insensible.

Il était maintenant nu comme un vers. Sa tête roula sur le côté, il était tout près d'un chandelier et voyait la cire rouge qui s'égouttait sur la table. Nii se releva et s'alluma une cigarette. Il donna un coup de pied à une coupe qui s'écrasa par terre. Il souriait toujours, d'un air vicieux. Il s'assit près de Ko et caressa son torse.
« -Ah, soupira-t-il, je me demande bien ce que tu ferais si tu n'était pas paralysé. »
Il laissa tomber ses cendres sur le bras de Ko qui ne pu pas même avoir un petit frémissement, et c'est pas qu'il n'en avait pas envie. La cigarette coincée entre ses lèvres, Nii enleva sa chemise qui pendait sur ses bras.

Il souffla sa fumée au visage du Prince qui l'inhala douloureusement ne pouvant faire autrement. Puis il écrasa le mégot contre sa cuisse. Il l'appuya à un endroit, à un autre, puis après quelques hésitations, il l'éteignit tout près de l'entrejambe. Des larmes perlèrent au coin des yeux du visage figé de Ko, des larmes de rage. Nii éclata de rire. En se retournant il vit le liquide lacrymal tracer des sillons sur la peau halée du prince yokaï. Il les essuya avec une douceur feinte.
« -Non mon Prince, ne pleure pas, pas encore. »

Nii se plaça à califourchon sur Kogaiji, le contempla un instant en souriant avant de plonger sur lui pour lui lécher la joue. Il usa ses dents sur la chaire tendre du cou de Ko. Nii semblait vouloir le dévorer vraiment; ses mains étaient avides et plongeaient sur le corps comme un aigle affamé sur sa proie. Le Prince se sentait délicieusement impuissant. Il frissonna lorsque le sang commença à sourdre des morsure infligées par le professeur. Il se laissa porter par ses caresses presque violentes. Et, étrangement, la frustration de ne pas pouvoir se protéger de tels attouchements l'excitait encore plus. Si ses yeux n'étaient pas paralysés, son pénis non plus. Il le sentait se remplir d'une douce chaleur et se relever pour venir lui chatouiller le ventre près du nombril.
Nii releva le torse, il roula sa blouse en boule et la glissa sous la tête du Prince.
« -Voilà, comme ça tu pourras tout voir, ce serait bête de se priver du spectacle de ton corps devenu la poupée de quelqu'un. Peut-être cela te rendra-t-il plus humble. »
En disant cela il s'était penché vers le visage mate. Ko aurait voulu le tuer. Mais sa libido se réjouissait plutôt qu'il soit réduit à l'impuissance, juste pour voir si ce qu'il allait se passer par la suite ne serait pas « encore mieux ». En se redressant, Nii tenait un chandelier. De sa main libre il déboutonna sa braguette et fit sortir son pénis en pleine érection. Il se masturba un moment en regardant Ko droit dans les yeux. Les bougies projetaient des ombres étranges et dansantes sur son corps. La blancheur de sa peau réfléchissait les lumières dorées de la salle. Ko lui trouvait un aspect mielleux alléchant qu'il aurait bien aimé goûter. Le spectacle du professeur se touchant devant lui procurait à Ko de délicieux spasmes de plaisir dans son propre membre. Il lui faisait un peu peur aussi. Nii lui offrit son plus beau sourire et son regard le plus vicieux.

C'est alors qu'il plongea. Ses lèvres humides enveloppèrent le gland tendu et sa langue en caressa le dessus. Il descendit lentement, très lentement sur le pénis de Ko dont seuls son souffle s'accélérant et ses yeux se fermant de temps en temps, trahissaient le plaisir éprouvé par la sensation de la chaleur de la bouche du professeur et la pression de sa langue.
Nii tendit le bras au-dessus du torse caramel du Prince et pencha le chandelier sur le côté. Ko avait maintenant du mal à voir Nii lui faire une fellation à cause des flammes des bougies qui occultaient sa vision. Mais ses yeux se baissèrent vivement lorsqu'il comprit pourquoi le professeur couchait ainsi le chandelier entre eux. De la cire brûlante s'écrasait sur ses abdominaux qui eurent quand même le bon ton de se rentrer rapidement. C'était mieux que rien comme réaction, Ko aurait voulu hurler sa douleur, et son plaisir. Nii reposa le chandelier et remonta pour lécher la peau autours de la cire maintenant solide. Cela faisait comme une tâche de sang. Comme une peinture de guerre, rouge sur sa peau brune.

Nii tourna le Prince de côté, il se mit derrière lui et lui lécha la nuque avant de lécher ses propres doigts. Ko était concentré sur le souffle chaud qui lui chatouillait la cou. Il était dans une mauvaise position. Son bras droit était à moitié coincé sous lui et commençait sérieusement à s'engourdir. Il lutta pour essayer de le faire bouger, et contre toute attente il y réussit ! Le sérum agissait combien de temps ? Il ne se souvenait plus de ce qu'avait dit Nii. Mais même si le mouvement avait été lent, sommaire et difficile, il avait réussit. Les coins de ses lèvres se relevèrent aussi face à cette découverte. Une boule d'espoir victorieuse prit place dans son ventre. Il se figea soudain de nouveau. Nii était en train de lui masser l'anus. Il sentait le chaleur du corps du professeur derrière lui. Sous cette nouvelle caresse Ko se laissa envahir par le plaisir, un gémissement franchit ses lèvres désormais plus figées. Nii avait vu les tremblements qui parcouraient le corps de sa proie. Le sérum n'agissait déjà plus autant, mais ce n'était pas grave, il lui restait encore du temps. Et cet ultimatum l'excitait, arriverait-il à ses fins ou le Prince retrouverait-il tous ses moyens d'actions pour l'expédier au sol ?
Nii lui écarta les jambes.
« -En route mon Prince, je te sens déjà plus détendu qu'auparavant, ne gâchons pas notre plaisir. »
Ko le sentit alors pénétrer en lui. Une brûlure intense et intime lui remonta le long de la colonne vertébrale. Nii avait de quoi se vanter. Le Prince n'était pas habitué à mordre la poussière dans ce genre de rapport. A vrai dire, il n'avait jamais eu cette position, et il n'en avait jamais rêvé. Pourtant maintenant, il adorait se trouver là. Se faire posséder ainsi, sentir un glaive de feu s'introduire dans son corps et bouger en lui. Il rejeta la tête en arrière et gémit. Ses mains se crispèrent sur la table. Ses mouvements étaient lourds et manquaient de force, mais il sentait son corps revenir à la vie. Nii passa une main dans le creux de ses hanches et caressa son pénis. Les mouvements qu'il lui infligeaient étaient assez violents et à chaque coup il rentrait profondément en lui.

Ko ouvrit les yeux en relevant la tête pour en ôter ses cheveux et la sueur qui lui collait comme une seconde peau. Il fut horrifié par ce qu'il voyait. Les lapins qui avaient fait le service étaient maintenant regroupés autours de la table et semblaient regarder la scène. Évidement, ça ne se pouvait pas, ce n'était que des marionnettes. Mais alors qu'il sentait croître encore la chaleur en bas de son dos, il réalisa quel affreux fantasme de voyeurisme tordu le professeur pouvait avoir. Ko se souleva difficilement et lentement sur un coude. Il tenta de ramper, mais le professeur ne la laissa pas partir.

Nii l'avait sentit amorcer le mouvement. Il adorait la sensation de la parois de l'anus de Ko autours de son membre. Le Prince était tout serré, c'était un délice ! Il sentait une telle chaleur monter en lui, les flammes de la cheminée qui avaient déjà bien augmenté la température de la pièce ne pouvaient pas être aussi chaudes que l'intérieur de son Prince. Il le laissa se traîner de quelques centimètres sur la table avant de le plaquer ventre contre le bois. Il se retira un moment, le temps de bien se placer entre ses jambes. Puis il le prit par les hanches et le pénétra de toute sa longueur d'un coup. Ko ferma les yeux en poussant un gémissement. C'était délicieux, l'excitation le parcourait comme des fourmis à l'assaut de son corps, il en voulait plus. Plus, plus vite. Mais en même temps il ne voulait pas être là. La tête nichée au creux de son bras, il releva les yeux et il vit les lapins danser autours de la table, leurs « yeux » tournés vers eux. Ko réussit à relever sa main. Il murmura son incantation et d'un geste il enflamma tout le tour de la table.

Nii sursauta et se protégea d'un bras. Mais son sourire n'était pas partit, son Prince avait de la ressource ! Ça ravivait encore plus son désir, dommage, il ne pourra pas avoir un film entier de leurs ébats, les yeux des lapins devaient être grillés maintenant. Son pénis raidit sortit presque complètement de Ko. Le Prince émit un grognement et souleva ses hanches pour le renfoncer en lui. Nii fut surprit. Il se retira lentement pour le pénétrer de nouveau, lentement.
Ko avait enfoncé ses griffes dans la table qu'il ornait maintenant de belles et profondes griffures.

L'incantation du Prince avait fait naître un beau brasier. Ils étaient entourés de flammes si hautes qu'elles en léchaient le plafond. L'air sur la table était maintenant étouffant. La chaleur était telle que les deux corps se mouvant à la clarté rouge du feu se recouvrait de transpiration. Lorsqu'une main voulait toucher le corps de l'autre, elle glissait dessus. Il fallait que la caresse soit forte, appuyée pour que les peaux entrent enfin en contact. Ko allait maintenant au devant des coup du professeur. Il s'empalait vigoureusement sur son pénis. Le professeur accélérait le rythme. Les mouvements était violents et lascifs en même temps. Plein d'une sensualité ardente. Le crépitement des flammes occupait tout l'espace, se mêlant au soupirs et aux râles des deux amants. Le feu n'était plus autours d'eux, il était en eux.

Nii se colla contre les fesses de Ko, le pénétrant encore plus profondément qu'auparavant. Il tendit un bras et d'une main il engloba les testicules de Ko, remontant le long de son sexe, puis redescendant lentement. Les hanches du professeur se mouvaient toujours, mais les mouvements étaient maintenant très appuyés, très profonds. Ko gémissait à n'en plus pouvoir, il se crispait par à-coups. Nii savait qu'il ne voulait pas qu'il arrête, c'est donc avec un grand sourire qu'il se retira rapidement de Ko. Le Prince tourna la tête et le fusilla du regard, mais Nii le pénétrait déjà de nouveau, faisant glisser lentement son sexe dans l'anus dilaté du Prince. L'excitation de Ko atteignit des sommets qu'il n'avait pas vraiment quitté. Il courba l'échine et c'est alors que l'orgasme explosa dans son corps. Si violent que ses bras ne le retinrent plus. Il s'effondra presque sur la table alors que les jets de sperme souillaient le bois sous lui. Il s'allongea presque dedans. Nii retint ses hanches à son niveau. L'anus du Prince palpitait au rythme des jets de sperme. Le professeur sentait lui-même ses propres battements de cœur dans son membre. Sans tenir compte du prince à demi défaillant, il continua ses mouvements plus rapides et saccadés. Ko gémissait encore sous lui quand il se déchargea enfin, au plus profond du yokaï de feu. Il semblait à Nii que des tâches noires voilaient sa vision. C'était délicieux de jouir ainsi dans quelqu'un. Il laissa retomber les hanches de Ko, son pénis sortit de son corps, et un peu de sperme avec.

Nii se mit debout sur la table et contempla le brasier qui l'entourait. Il reporta son regard sur Ko qui était allongé sur le bois. Il savait que même si des mouvements limités lui étaient permis, le sérum l'empêchait de vraiment bouger.
« -Quelle passion mon Prince ! A quoi as-tu pensé en lançant un tel brasier ?
Ko tourna la tête vers lui en souriant.
-A vous punir.
Nii eu un petit rire.
-A me punir de quoi mon Prince ? Je t'ai pas donné du plaisir ?
-C'est la façon de le donner qui me dérange.
-Arrête de te mentir à toi-même. La plupart des gens sont terriblement excités par ce genre de mise en scène mais ne voudront jamais l'admettre, c'est trop déviant pour eux. Je sais que ça t'as excité. Tu as beau te mentir à toi-même, tu ne peux pas me mentir à moi.
Ko le fusilla du regard, le visage grave et fermé.
-Enfin, c'est pas grave, soupira Nii. Il tendit le bras au dessus de lui et tourna une petite manette. De l'eau sortit des tuyaux au plafond, telle une petite pluie.
-Quand on invite un yokaï de feu à pareille débauche, il faut être prudent.
Il offrit un magnifique sourire à Ko qui su qu'il avait été encore une fois dupé. Nii se rhabillait déjà. L'eau avait éteint le feu de l'incantation. Ko fulminait, si l'incantation avait été bien faite, jamais une si petite pluie n'en aurait eu raison. Mais dans l'état dans lequel il était, le sortilège qu'il avait lancé était faible. Il essaya de se lever, mais ses jambes tremblaient frénétiquement.
Nii s'alluma une cigarette dans l'embrasure de la porte, hors de portée de l'eau.
« -Vois le bon côté des choses petit Prince, tu n'aura pas à te doucher en rentrant dans tes appartements !
Nii éclata de rire et sortit de la pièce en secouant la main en signe d'au revoir. Et alors qu'il s'enfonçait dans les couloirs sombre, sa voix parvint à Ko en écho.
-Au plaisir de vous revoir votre seigneurie, j'espère qu'on n'en restera pas là ! »

Ko rampa difficilement jusqu'au rebord de la table, là où étaient ses habits. L'eau continuait de tomber et ruisselait sur son corps. Il s'aperçu de plusieurs choses. Déjà il avait mal, il était brûlé en plusieurs endroits. Ensuite que les automates lapins étaient toujours là, mais à moitié brûlés, dévoilant ainsi une partie de leur squelette d'acier, ce qui était plutôt horrible. Enfin, il lui vint à l'esprit qu'il n'avait pas marqué Nii comme la dernière fois et que ce coup-ci, il n'avait pas de bonne excuse pour ne pas aller voir sa marâtre.

Ko enfila avec difficulté ses vêtements trempés sur son corps poisseux de sueur. Puis il tituba jusqu'à la sortie. Il laissait la salle comme ça, après tout c'est Nii qui l'avait invité, à lui de se débrouiller pour tout nettoyer. Il tituba dans les couloirs ténébreux, se tenant aux murs. Le sérum était encore un peu actif dans son corps. Il arriva après pas mal de péripéties jusqu'à sa chambre et se laissa tomber dans son lit sans changer ses vêtement mouillés. Il repensa à Nii et se demanda si le professeur avait envie de « remettre les couverts » avec lui. Il ne savait pas s'il avait vraiment envie. Puis il repensa à Dame Guyokumen et une colère sourde s'empara de lui. Prit de rage il se roula en boule sur le côté, bien résolu à dormir.

Plus tard dans la soirée….
Alors que Ko faisait des rêves agités, transpirant et défaisant son lit dans son sommeil, le professeur Nii rembobinait le film de la soirée et se le repassait. Il commençait déjà à en faire le montage dans sa tête. Ah ! Pensa-t-il, il faudrait que j'invente un moyen de communiquer avec le monde entier aussi facilement qu'en claquant des doigts, je pourrais faire partager à tout le monde mes films personnels ! Il partit alors d'un rire de sadique. C'est ainsi que Ko échappa à la honte de se voir diffuser en plein ébat sur internet.

Alors que Ko se grattait le bras dans son sommeil et songeait sérieusement à se réveiller, le brave Dokukakuji se maudissait de ne pas, pour une fois, avoir fait de plan. Il s'était aventuré dans les méandres des tours de la forteresse en se repérant avec des croix qu'il avait fait avec une craie à chaque tournant qu'il prenait. Cela faisait trois fois qu'il retombait sur la même alors qu'il tentait de rebrousser chemin. C'est pour dire à quel point sa soirée à lui avait été passionnante. Il poussa un hurlement de dépit. C'est ainsi que Ko se réveilla en sursaut, persuadé d'avoir entendu quelque chose.

Mais Doku était trop loin, et ce qui l'avait réveillé n'avait rien à voir avec lui. Ko avait le corps qui le démangeait. Il se grattait avec vigueur, jusqu'au sang. Il précipita vers le miroir qui était à côté de son lit et se regarda avec horreur. Qu'est-ce qu'il avait dit le taré de professeur fou sur les effets secondaires du sérum ? Ko était maintenant défiguré par des tas de furoncles sur tout le corps. Chacun fumant légèrement. Il était bon pour ne plus sortir de sa chambre avant un bon moment. Son visage, son torse, ses bras, tout ! Il était défiguré. Il s'assit rageusement sur son lit et poussa un hurlement. Il y en avait un de vraiment mal placé…

Dead End