Auteur : kayly silverstorm

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Adventure/Drama

Disclaimers : Tout l'univers de Harry Potter appartient à JK Rowling. L'histoire que vous allez lire appartient à kayly silverstorm. Quant à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : Sophia...Merci Sophie!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


Et exceptionnellement, un deuxième chapitre, parce que je réalise que c'est très très dur de se faire un avis sur un prologue aussi court et que cette histoire mérite vraiment la peine d'être lue (et reviewée :D) et que ce deuxième chapitre donne déjà le ton de ce qui nous attends par la suite donc j'espère que ça incitera plus de monde à suivre cette histoire par la suite. Je le répète pour ceux qui me connaissent pas, un chapitre chaque dimanche soir puisqu'elle est entièrement traduite! Enjoy!


- Chapitre 2 -

La fille fut la première à se réveiller.

Albus, une fois informé, avait décidé de placer les deux étrangers à l'infirmerie et de ne pas impliquer le Ministère pour le moment. Bien que Sirius avait clamé que ce n'était pas prudent - son ami était un chouïa paranoïaque -, Severus pensait lui aussi que deux adolescents inconscients, sans leurs baguettes, ne représentaient pas une menace pour Poudlard. Alors Sirius était parti rassembler les membres de l'Ordre actuellement dans le château, pendant qu'Albus et Severus avaient pris positions pour surveiller l'infirmerie.

Ils s'étaient préparés à une longue attente mais ils avaient clairement sous-estimé la résilience de leurs visiteurs. Et maintenant la fille était réveillée.

Un instant ses yeux étaient fermés et les sorts médicaux indiquaient qu'elle était inconsciente, l'instant d'après, ses yeux étaient grands ouverts. Elle cligna des yeux, se concentra, et sauta au bas du lit, trébucha, manqua de tomber et se rattrapa de justesse à la tête de lit de sa main gauche alors que son bras droit se plaçait en parfaite position d'attaque/défense.

Elle cligna à nouveau des yeux, avant de fixer sa main et son holster vide avec une confusion sincère, comme si ça faisait des années qu'elle ne s'était pas retrouvé sans baguette. Elle refit le même geste, comme si sa baguette apparaîtrait soudainement de nulle part, ce qui, bien sûr, ne fut pas le cas, puisqu'elle était bien en sécurité dans la poche de Severus.

C'est seulement à cet instant qu'elle releva la tête et les remarqua pour la première fois. Un autre clignement d'yeux. Elle était soit incroyablement lente d'esprit ou très vive.

"Okay," dit-elle finalement d'une voix rauque mais pas déplaisante - un mezzo-soprano. "Soit c'est la pire tentative d'imitation au monde, ou alors les choses viennent de devenir vraiment compliquées."

Oui. Définitivement pas les premiers mots auxquels Severus s'était attendu. Mais Albus resta aussi calme que d'habitude.

"Peut-être devrions-nous commencer par votre nom, ma chère?" suggéra-t-il. "J'ai découvert que les présentations étaient bien souvent la meilleure des choses à faire dans ce genre de situation."

Durant toutes ses années d'étudiant, de camarade et enfin d'ami du grand Albus Dumbledore, Severus n'avait entendu ce ton de voix échouer que deux fois. La première fois avec une très vieille dame, très irritable, qui avait refusé de croire que Minerva McGonagall n'était pas son chat perdu, et la seconde fois avec Alastor Moody (1), qui était une force de la nature.

Maintenant, il avait l'honneur d'assister à une troisième fois.

"J'ai bien peur de devoir refuser de coopérer jusqu'à ce que j'ai récupéré ma baguette," dit calmement la femme. "Certainement pas. Mais je serais ravie d'entendre vos vrais noms."

Si Albus fut perturbé par cette réponse, il n'en montra rien.

"Albus Dumbledore, Directeur de Poudlard, École de Sorcellerie, et voici mon bon ami, Severus Snape, Maître des Potions et chercheur reconnu."

Un autre clignement de paupières. Puis elle commença à fouiller dans ses poches et en sortit un petit rectangle de bois miteux.

"Seriez-vous prêts à répéter ça sur un rail de vérité?"

Alors elle était lente. Et pas qu'un peu folle, songea Severus, en soupirant intérieurement. Mais un coup d'œil à Albus lui dit que le Directeur semblait sincèrement surpris par la tournure que prenait ces événements, fixant le bout de bois avec des yeux légèrement écarquillés. Certes, il avait toujours été un peu fou lui aussi, mais...

"Où est-ce que vous avez trouvé ça?" lui demanda Albus. "Il n'existe que trois de ces artefacts, et ils sont inestimables! Leur usage est restreint uniquement aux rituels, et pour de bonnes raisons, ajouterai-je."

"Oui, oui, je sais." La jeune fille fit un geste de la main pour repousser ses protestations. "Sans oublier que le Veritaserum est décidément plus efficace et ajoute un important élément psychologique au processus. Mais vous savez certainement à quel point c'est difficile de préparer du Veritaserum sans un laboratoire stable? Ce truc doit bouillir pendant vingt-trois virgule sept jours, pour l'amour du ciel. On ne pouvait pas vraiment se trimbaler avec. Et puisque nous cambriolions le Ministère de toutes façons..."

"Vous avez cambriolé le Ministère?" l'interrompit Severus.

Un autre clignement d'yeux.

"Vous ne le saviez pas, hein?" demanda-t-elle alors. "Je suppose que ce n'est donc pas une résurrection mystérieuse, alors. Bon, le rail de vérité?"

Albus tendit la main et la fille lui donna le bout de bois sans la moindre hésitation. Albus l'examina,, le tapota de sa baguette, et la regarda à nouveau avec l'indignation d'un Indania Jones barbu.

"Vos noms?" répéta-t-elle gentiment, et après un hochement de tête hésitant d'Albus, ils placèrent tous deux un doigt sur le rail et répétèrent leurs noms et leurs professions.

Lorsqu'ils eurent finis, quelque chose changea sur le visage de la fille. Il devint moins dur, moins méfiant, et une pointe de désespoir y apparut. Elle prit une profonde inspiration, hocha la tête, et se tourna vers son compagnon encore inconscient.

Ce n'est qu'à cet instant que Severus réalisa qu'elle ne l'avait pas regardé, pas une seule fois, qu'elle ne leur avait pas tourné le dos, pas même une seconde, jusqu'à ce que leurs identités aient étés confirmées.

Mais maintenant, elle n'avait d'yeux que pour lui.

"Qu'est-ce qui ne va pas, chez lui?" demanda-t-elle. "Est-ce qu'il ira bien?"

"Parfaitement bien, ma chère." Albus n'avait pas encore regagné la sérénité totale qu'il affichait habituellement, mais c'était en bon chemin. "Il souffre tout simplement d'épuisement magique, tout comme vous."

"Et les autres? Où sont-ils?"

Le sourire de Dumbledore diminua.

"J'ai bien peur que nous n'ayons trouvé personne d'autres avec vous, Mademoiselle..."

Elle ferma les yeux, et le désespoir sur son visage enfla.

"Bordel!" murmura-t-elle. Rien d'autre.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, cependant, son parfait contrôle était de retour. Severus commençait vraiment à se poser des questions sur cette fille.

"En quelle année sommes-nous?" demanda-t-elle, et alors que Severus se demandait s'il devrait intervenir, l'interrompre, et exiger de connaître son nom et les raisons de sa présence à Poudlard, inconsciente dans la neige, elle s'approcha. Beaucoup.

Tout d'abord, elle inspecta Albus, qui l'inspecta tout autant, sans la moindre perturbation. Mais c'était la nature d'Albus.

"Décembre 1999, ma chère," lui répondit-il plaisamment, comme si elle n'était assez proche pour compter chacun de ses poils de nez.

Elle hocha la tête. "Pas de voyage dans le temps, alors," marmonna-t-elle dans sa barbe, avant de se tourner vers Severus pour l'examiner encore plus attentivement.

Ce fut une expérience désagréable, et c'est pas peu dire. La fille était bien plus petite que lui, et ses cheveux ébouriffés sentaient la sueur, l'humidité et quelque chose de sauvage et de dangereux.

Elle l'observa les yeux plissés et en silence, avant de froncer les sourcils et de tourner lentement autour de lui.

"Votre robe est...rouge," dit-elle finalement, une pointe étrange d'accusation dans la voix.

"Bordeaux!" protesta Severus. Le rouge était ringard. Le bordeaux, cependant, avait de la classe.

"Et qu'est-ce que vous avez fait à vos cheveux?" lui demanda-t-elle avec une fascination horrifiée.

Snape leva une main vers sa tête.

"Rien du tout! Qu'est-ce qui ne va pas chez vous, mademoiselle! Je les ai juste lavé et séché comme tous les matins..."

"Ah, je vois," dit-elle en hochant la tête avant de reculer. "Un monde parallèle. Ça doit être ça."

Les lèvres d'Albus tressaillirent. "Vous êtes venue à cette conclusion en voyant les cheveux de Severus?"

"Croyez-moi, vous en auriez fait autant," répondit-elle, avant un qu'un sourire excité n'étire ses lèvres.

"Mais c'est fascinant!" s'exclama-t-elle et elle sembla soudainement rajeunir de plusieurs années. "Ça a été théorisé, bien sûr, mais je n'ai jamais lu la moindre hypothèse convaincante de...peut-être quand on a...et ensuite le dragon...oh, oui, oui, ça doit être ça, mais comment... Il faut que je relise Bedsdoel!"

"Vous avez lu Bedsdoel?" lui demanda Albus au même moment où Severus demanda "Quel dragon?", et il y eut donc un moment de confusion.

"Ben, je ne l'ai feuilleté qu'une fois lorsque je cherchais..." Son enthousiasme disparut abruptement. "Mais pas besoin de parler de ça pour le moment. Je suppose que vous voudrez organiser une réunion de l'Ordre, si ce n'est pas déjà fait, et je préférerai ne pas avoir à m'expliquer deux fois."

"Bon écoutez-moi bien..." commença Severus, bien déterminé à reprendre le contrôle de la situation. Ça n'allait pas continuer comme ça. Mais Albus, qui étudiait la jeune fille très attentivement, posa une main sur son épaule.

"J'ai été très indulgent jusqu'à présent," dit-il sérieusement, et sa voix était lacée d'autorité et de pouvoir. "Mais j'ai bien peur de devoir insister maintenant, ma chère. Je vais avoir besoin de votre nom ainsi que de celui de votre compagnon, les raisons de votre présence à Poudlard et les raisons pour lesquelles vous savez des choses qu'aucun étranger ne devrait savoir."

La fille croisa le regard d'Albus et adopta la même expression sérieuse que lui.

"Ces réponses prendront du temps, Professeur," lui dit-elle calmement. "Je ne vous les donnerais pas tant que mon compagnon ne sera pas réveillé, et certainement pas tant que nous n'aurons pas récupéré nos baguettes. Mais ça, ça devrait suffire à vous convaincre de me faire confiance."

Elle s'approcha du Directeur, se mit sur la pointe des pieds et lui murmura quelque chose à l'oreille.

Le visage d'Albus pâlit suffisamment pour être assorti à sa barbe. Il fixa les cheveux roussis qui n'atteignait que son menton, et continua à la fixer alors qu'elle faisait un pas en arrière et lui tendait la main.

"Nos baguettes, s'il vous plaît," demanda-t-elle doucement. Et comme dans un rêve, avec des gestes lents et saccadés, le Directeur tendit la main et lança un accio silencieux sur les baguettes rangées dans la poche de Severus, avant de les tendre à la fille.

"Merci," dit-elle en en glissant une dans son holster et en gardant l'autre dans son poing serré. "Je vais réveiller mon ami maintenant."

"Albus?" appela doucement Severus dès qu'elle leur eut tourné le dos.

Albus cligna des yeux et secoua la tête avec ahurissement avant de croiser le regard inquiet de Severus.

"C'est probablement un signe de vieillesse d'être aussi surpris d'être surpris," dit-il. "Je ne sais pas si nous devrions avoir hâte d'entendre ses explications, ou les redouter, Severus."

Severus connaissait bien assez son vieux mentor pour savoir qu'il valait mieux ne pas insister pour le moment. Bien qu'Albus adorait discuter longuement de choses inconséquentes, il pouvait être fermé comme une huître lorsqu'il s'agissait de choses importantes. Alors il se concentra sur la question vraiment importante du moment.

"Alors nous pouvons leur faire confiance?" demanda-t-il.

Albus soupira.

"Je l'espère sincèrement, mon ami," répondit-il doucement. "Parce que si cette fille souhaite nous faire du mal, j'ai bien peur que notre avenir soit en danger."


(1) Moody: Maugrey


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