Bonjour bonjour !

Voici le premier chapitre comme prévu !

Merci pour l'accueil du résumé hier, merci à ceux qui sont passés, ceux qui ont décidé de suivre ou/et de mettre en alerte, ceux qui ont laissé un mot ! Ca fait très très plaisir !

Je rappelle que le RATING est M donc ceux qui ne se sentent pas prêts, PASSEZ VOTRE CHEMIN, MERCI.

Je vous laisse avec la note de l'auteur, suivie du chapitre ^^ Bonne lecture :)

Note de l'auteur :

Les détails de la géographie et de l'endroit où Stiles est Prince sont complètement nébuleux dans cette fic donc... plissez des yeux ? *bat des paupières*

Plus de tags vont probablement être ajoutés à mesure que l'histoire progresse, mais j'adorerais savoir ce que vous en pensez !

J'ai réalisé un photocomposer ~

Il est posté sur mon tumblr ici avec un lien vers la fic si vous voulez la partager !

Stiles se dirige vers sa chambre à l'étage de l'aile est du palais lorsque les cris commencent. Une des fenêtres est ouverte pour tenter de faire entrer une brise non existante et le crissement caractéristique des portes du palais qui s'ouvrent perce au travers, hérissant les cheveux de sa nuque. Il manque de lever les yeux au ciel, ça n'a pas encore été réparé, lorsqu'il réalise que le groupe de voix qu'il croyait provenir d'un groupe de touristes particulièrement bruyants venus pour prendre des photos au niveau du portail du palais provient en fait d'entre les murs.

Il fixe les deux gardes chargés de la sécurité au bout du couloir.

« Votre Altesse, je ne pense pas que vous devriez—».

Mais Stiles ne prête pas attention aux gardes inquiets, se précipite à la fenêtre et se penche en avant pour voir la cause du vacarme.

La sécurité fait irruption dans la cour, se déplaçant jusqu'aux portes ouvertes du palais avec leurs armes levées. Du point de vue de Stiles dans l'aile est, il ne peut pas voir l'assaillant derrière le mur, il se décide donc rapidement.

Il baisse la main du garde le plus près qui cherchait à l'éloigner de la fenêtre pare-balles à peine ouverte et se précipite dans le couloir.

« Votre Altesse, revenez ! »

Revenir ? Et les laisser l'amener de force encore plus loin dans le palais et loin de la scène ? Peu probable. C'est la chose la plus excitante qui lui arrive cette année.

Leurs voix font écho derrière lui comme ils le poursuivent mais ils ne le rattrapent pas. Les portraits, un par un, défilent à toute vitesse, accompagné par le bruit menaçant d'un vase ridicule au bord d'une table, mais ça n'incite pas Stiles à ralentir.

A la sortie de l'aile, il vire à gauche, survolant presque la fin des escaliers et passant les dernières marches en un bond. Le bruit sourd de ses pas sur le tapis se transforme en claques sur le carrelage de l'entrée, et devant, quelqu'un crie, non plus de la colère précédente mais d'apoplexie.

« Pourquoi vous l'avez laissé entrer ? Je m'en fiche si ça apporte une poule aux œufs d'or, ça n'a pas d'importance ici ! La sécurité de Sa Majesté passe en premier ! »

L'intrigue est presque étouffante et Stiles file devant Hughes, le Chef de la Sécurité du Palais, prenant une nuance de violet effrayante alors qu'il continue à crier dans son talkie-walkie en même temps qu'il court vers l'entrée principale.

« Stiles ! » lui crie Hugues — et il doit réellement être en train de devenir fou s'il en oublie les titres officiels — mais Stiles peut voir son père debout juste devant l'entrée principale, et si les gardes du corps ne sont pas en train de sauter devant lui sur le sol pour protéger son corps, c'est que le danger ne peut pas être si terrible. Sa mâchoire se décroche face à ce qu'il voit, le Roi lançant son bras en l'air pour l'empêcher de tomber tête la première dans les escaliers lorsqu'il dérape pour s'arrêter à côté de lui.

Se tenant, sûr de lui, au centre d'un cercle de sécurité armée et qualifiée, un Alpha complètement transformé attend.

Il a la taille d'une berline, noir d'encre avec une lueur de rouge dans ses yeux, visible même à la distance de Stiles.
Et, franchement, la taille de la bête est impressionnante — la plus grande qu'il n'ait jamais vue en personne — ce qui est d'autant plus remarquable est le voir lâcher un cerf mort de ses puissantes mâchoires, la gorge déchirée laissant s'écouler le sang sur le cimier royal en or incrusté au centre de la cour semi-circulaire. Puis il laisse tomber un second cerf mort de ses épaules monstrueuses, saisissant la gorge abîmée avec ses dents et le jetant sur le premier.

Stiles n'est sûrement pas un expert en coutumes des loups-garous, mais tout le monde sait qu'un loup-garou revendiquant son compagnon apporte une offrande, preuve de sa capacité à subvenir aux besoins, et il s'agit d'un devoir d'Alpha — du moins dans leur pays — de présenter rien de moins qu'un cerf. Mais cet alpha qui en a apporté deux... Stiles n'a jamais entendu quelque chose comme ça.

Son cœur fait des bons dans sa poitrine comme s'il s'était pris un seau d'eau glacée. Et s'il s'agissait d'un genre de défi, la version loup-garou de jeter son gant ? Et s'il était un de ses loups-garous fanatiques qui pensent que les combats à mort pour choisir un chef devraient remplacer la monarchie ?

Les articulations de l'alpha commencent à éclater, son corps frémissant alors qu'il rétrécit et se contorsionne, la fourrure s'estompant et les griffes et crocs disparaissant. Cela se poursuit jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un homme, faisant craquer son cou. Cela prend un moment à Stiles pour réaliser que la transformation est terminée parce que, même si la fourrure est partie, la plupart de son corps est toujours saupoudré de poils noirs : sa poitrine, ses bras, son ventre, son —

Stiles peut sentir son visage le brûler pendant qu'il essaie de regarder absolument partout sauf la nudité exposée sans complexe. Mais une fois le choc de la situation dénudée passé, c'est son visage qui attire Stiles, l'ombre d'une barbe de trois jours et la coupe nette de ses pommettes. L'alpha sourit, vif et affamé, les yeux anciennement tintés de rouge sont maintenant pâles et dansent avec euphorie. S'il s'agit réellement du commencement d'une Revendication, Stiles sait que c'est censé être un des jours les plus importants dans la vie d'un loup-garou, et celui-ci paraissant être sur la fin de sa vingtaine, il semblerait qu'il ait attendu depuis un long moment.

Du sang recouvre tout son menton, gouttant de sa mâchoire sur sa poitrine, la dernière preuve restante qu'il est responsable des corps des animaux majestueux bien disposés à ses pieds. Stiles est habituellement un de ceux qui détournent le regard du gore, mais il y a quelque chose dans la disposition, un contraste primitif avec l'arme humaine maintenant pointée sur la poitrine de l'Alpha, que Stiles se retrouve sous le charme.

« Qui prononce cette Revendication devant Luna, déesse de la Lune ? »

Stiles sursaute quand son père récite la première réplique de l'échange qui signale l'annonce d'une Revendication, mais doit ensuite retenir un grognement. Il est conscient que ces mots — probablement traduits de manière incorrecte et différemment selon à qui l'on demande — font seulement partie d'une tradition antique et plus aucun loup-garou ne croit vraiment en une telle déesse aujourd'hui, mais cet Alpha semble avoir essayé d'y mettre un peu d'authenticité. Il n'est pas encore midi, pour l'amour de Dieu ! Le ciel ne va pas s'assombrir d'ici encore neuf autres heures. Pauvre Luna qui doit probablement essayer de dormir un peu.

Quoi qu'il en soit, c'est une bonne chose que son père retrouve toujours ses esprits. Si quelqu'un avait raté le début de l'échange, cela aurait été une insulte impardonnable, particulièrement ici avec un Alpha. Et particulièrement avec cet Alpha, le plus grand frimeur à jamais frimer. En revanche, Stiles suppose, avec un loup complètement transformé de cette taille, un unique cerf aurait été comme un Alpha moyen offrant un lapin. Au moins, avoir eu le Roi comme initiateur du rite serait quelque chose que l'Alpha pourrait raconter à ses enfants un jour.

« Derek Hale. » Sa voix n'est pas aussi profonde que ce à quoi Stiles s'attendait. Il avait pensé qu'il sentirait les vibrations de celle-ci jusque dans ses orteils — cela dit peut-être qu'il garde cela pour ses ordres d'Alpha.

« Et qui Luna, déesse de la Lune, bénit-elle pour recevoir cette Revendication ? »

Stiles est trop occupé en son for intérieur à lever les yeux au ciel à l'entente du mot « béni » — c'est sans aucun doute contestable considérant quelqu'un auquel on est sur le point de dire qu'ils vont devoir passer le reste de leur vie, cela basé sur l'instinct incompréhensible de quelqu'un d'autre — ainsi quand l'Alpha répond il décide qu'il n'y a aucun moyen, aucun moyen qu'il l'ait entendu correctement.

« Son Altesse Royale, le Prince Héritier de Beacon. »

Un silence tellement assourdissant, comme si ses mots avaient transformé tous ceux qui écoutaient en pierre, couvrant la cour toute entière. Pas une seule personne ne bouge. Pas une autre ne respire. Jusqu'à ce que Stiles soit le premier à briser ce silence.

« QUOI ? »

J'espère que le premier chapitre vous aura plu ! N'hésitez pas à critiquer (au sens premier du mot) !

Bonne semaine !