Bonjour bonsoir !
Pardonnez-moi pour cette longue absence … ! Je me suis totalement déconnectée de ce site pendant les vacances et … Je suis enfin de retour ! Voici donc le second chapitre de ma nouvelle fiction ! J'attends vraiment vos avis, car l'histoire se développe enfin vers quelque chose de plus précis … D'ailleurs, merci au guest pour sa petite review ~ Je me répète, mais cela fait toujours plaisir. N'hésitez pas à me poser des questions sur les personnages aussi !
(pour info, je devrai poster le chapitre 7 de "La menace de l'Est" dans peu de temps !)
BONNE LECTURE !
Disclaimer : L'univers d'Hetalia et ses personnages ne m'appartiennent pas.
- Pas trop secouée mademoiselle ?
- Non.
Face à une réponse aussi sèche et peu agréable, le marin n'osa pas poser plus de questions à la jeune femme. Et il faisait bien. Rosalie était d'humeur massacrante. Presque sanglante. Si elle avait pu, elle se serait jetée sur l'un des hommes présents sur le petit navire et l'aurait étranglé à mains nues. Sous sa peau, elle pouvait sentir les palpitations de son cœur, remontant jusqu'à sa gorge, son cou, ses mains. Ces dernières tremblaient presque. De rage, de vengeance. De tristesse surtout.
- Trahie. Abandonnée. Jetée … se murmura-t-elle.
Tout autour d'elle, de l'eau. A perte de vue. Les vagues venaient s'écraser contre la coque du petit bateau a moteur, dans une mélodie presque berçante. Au haut de la cabine semi-ouverte, un petit drapeau breton flottait dans le vent et la brise salée. Quatre hommes se trouvaient à bord avec elle. Ils lui avaient gentiment proposé de prendre place dans la cale, à l'abri des bourrasques et de l'écume, où elle pourrait se reposer sur la banquette. La blonde avait refusé, préférant se mettre à l'arrière de l'embarcation, observant de loin les côtes françaises qui s'effaçaient dans le lointain et la brume.
- … Vous êtes certaine qui vous ne voulez pas quelques soins tout de même … ? tenta un des marins qui épaulait l'homme à la barre.
- Hum, ça ira, ne vous inquiétez pas.
Le nez encore un peu en sang, et la lèvre ouverte. Voilà ce que lui avait laissé son jumeau comme cadeau d'au revoir. Elle aurait préféré un câlin, ou une tendre embrassade. Réflexion faite, elle aurait préféré ne pas se séparer de lui du tout. Mais visiblement, Louis n'était pas de cet avis. C'était donc en se remettant du choc qui avait précédé leur, rapide, séparation, que Rosalie s'était réveillée à bord d'un bateau, en direction de l'Angleterre. Son frère l'avait bien eue. En cet instant, il pouvait se trouver n'importe où en France. Elle, était bloquée ici, transportée de l'autre côté de la Manche comme une vulgaire marchandise. La blonde souffla silencieusement.
Quelques heures plus tard, le petit navire atteignit finalement l'Angleterre, accompagné de lourds nuages de pluie.
Les marins bretons avaient décidé de se rapprocher le plus possible de la capitale, Londres, et avaient pris le risque de débarquer à Brighton. A peine arrivés au port, les quatre hommes à bord s'empressèrent de rassembler leurs affaires, et de plier bagage. Ils avaient quitté leur pays, leur Bretagne, leur village, leur famille. Parce qu'ils y croyaient. Cet appel de De Gaulle. Ils voyaient là une opportunité de fuir l'envahisseur, tout en luttant, à l'abri. Rosalie s'étonna à les trouver forts, et formidables. Ils déchargèrent le bateau en quelques minutes. Un des hommes aida la jeune femme à descendre, jetant un regard à ses blessures au visage d'un air protecteur.
- Vous venez avec nous à Londres mademoiselle ? lui demanda ce dernier une fois qu'ils furent tous à terre.
- Non messieurs … J'ai une amie à rejoindre dans un village non loin d'ici, mentit-elle. Mais le voyage fut très agréable … Encore merci à vous.
Elle les salua d'un signe de la main, et s'éclipsa rapidement dans les rues d'une ville dont elle ignorait tout.
La française se perdit au moins trois fois avant de sortir de la ville. Finalement, dans le début de l'après-midi, elle réussit à trouver une voiture qui pouvait la déposer à Londres.
Calée à l'arrière dans une confortable banquette de cuir, elle fit le point sur sa situation.
Rien n'allait. Elle était seule, son frère ne voulait plus d'elle à ses côtés, l'Allemagne l'avait emporté sur la France, et elle se trouvait dans un pays qu'elle ne connaissait pas. Du moins pas avec ce corps. La blonde fit un effort et tenta de se rappeler les rudiments d'anglais qu'elle connaissait, et utilisait quand elle ne faisait qu'un avec Marianne, ainsi que les paysages, rues, ou lieux qu'elle pourrait reconnaitre. Malheureusement dans son esprit, il n'y avait que lui : Angleterre, Arthur. Un déluge de souvenirs la submergea, tandis qu'elle était ballottée au fond de cette voiture. Elle se revit, du moins Marianne, aux côtés de Francis et du grand Guillaume le Conquérant, tenter d'apprendre le français aux représentants de l'Angleterre, Alice et Arthur. Elle revit ce dernier tenter de l'impressionner pendant la Guerre de Cent Ans, puis laisser lâchement brûler la jeune Jeanne. Enfin, ce fut sur les flots qu'elle se vit se battre à l'épée avec le britannique, cherchant à savoir qui repartirait avec le navire de l'autre. Finalement, tout s'effaça dans un nuage de brume. Rosalie était née. Rosalie avait eu son propre corps et le rêve était devenu cauchemar. Elle ne côtoyait plus les rois, ne partait plus a l'aventure et a la guerre. Non. Elle passait ses journée à se cacher, à fuir, à séduire des inconnus et à pleurer.
Elle essuya les larmes qui commençaient a couler au bord de ses yeux d'un geste rapide. Elle n'était plus la jolie Marianne. L'âge d'or était terminé depuis des décennies désormais. Aujourd'hui, elle était Rosalie. Reine de la solitude, mais pouvant cacher quelques piquants. La jeune femme porta la main à son cœur. En plus de quelques faibles battements de la part de l'organe en manque d'affection, elle sentit les contours de sa dague, rangée dans la poche intérieure de sa robe. La peur et la tristesse pouvait bien la tourmenter tous les jours, elle continuait de lutter malgré tout.
Le chauffeur de la voiture lui appris qu'il ne se rendait pas en centre-ville et la déposa a deux miles de l'entrée de Londres. Rosalie comprit a peu près toutes les indications que le vieil homme lui donna en anglais et le remercia d'un signe de la main, suivant ensuite à pied depuis le bord de la route, les voitures et autres véhicules qui se rendaient dans la capitale. Le soir n'allait pad tarder à tomber, et elle enfila bien vite son châle sur les épaules, ne portant rien d'autre que sa robe d'été blanche.
Quand elle atteignit enfin l'entrée de la ville, elle s'aventura, un peu hésitante dans des rues inconnues. Londres était très vivante, peut-être même trop pour Rosalie. La nuit était à peine tombée, et pourtant, les commerces et bars ne semblaient jamais avoir été aussi actifs. La française vit des familles sortir en riant d'un cinéma, des hommes d'affaires rentrant chez eux leur mallette en cuir sous le bras, une petite foule sortir de la bouche de métro la plus proche, ou encore des jeunes gens se rendre à un dancing et un bar. À côté de ses personnes et des ces couleurs, Rosalie semblait grise. Un certes, joli gris, mais une couleur triste et sombre tout de même. Elle esquiva deux jeunes femmes à vélo qui rayonnaient de beauté et de bonne humeur, et laissa ses pas la guider à un endroit plus reculé de la ville et, elle l'espérait, moins animé.
En se dirigeant vers l'Est, elle passa devant un jeune homme vendant des journaux.
- La France désormais sous l'emprise Allemande ! Hitler va t-il s'en prendre au Royaume-Uni ? Toutes les informations en page trois ! hurlait-il.
La blonde aurait aimé pouvoir brûler tous les journaux, les réduire en cendre, les faire s'envoler, et effacer en même temps les trois derniers jours qui venaient de s'écouler. Elle se contenta de passer son chemin, une fois de plus, et de s'enfoncer dans des quartiers un peu plus sombres.
- • -
Il devait être aux alentours de vingt-trois heures, et Rosalie marchait depuis maintenant de longs kilomètres dans cette ville que son corps ne connaissait absolument pas. Elle s'était enfoncée dans un quartier reculé, bien loin de la City, ou des belles ruelles de Westminster. Elle serrait fermement son châle sur ses frêles épaules, priant pour que la pluie ne tombe pas tout de suite. Sur les bords des ruelles, des filles de joie attendaient, accoudées aux fenêtres, qu'un client vienne les aborder. Des clochards dormaient à même le pavé, souvent gémissants et mal en points. Seules les entrées de quelques bars ou bistro apportaient un peu de chaleur au quartier. Cependant, "l'humanité" n'était sûrement pas le mot pour définir ces rues. Rosalie vit un enfant, habillé des haillons, surgir d'un escalier, et voler le morceau de pain qu'un autre petit garçon, plus jeune et bien plus faible, venait de trouver. Ce dernier tenta de se défendre, mais l'autre lui colla une violente beigne avant de partir en riant. Rosalie était peut-être une ombre, la part mauvaise de Marianne, mais elle n'approuvait pas pour autant tout le mal du monde. Le petit garçon en pleurs sembler refletter sa propre image. Peut importe le mal qu'elle se donnait, d'autres, meilleurs que les ombres, comme Marianne, viendrait toujours piétiner ses efforts même sans le vouloir et la faire basculer dans le malheur. Juste parce qu'elle n'était pas supposée mériter ce bonheur. Ce pain. Dans un élan de générosité et un sourire crispé, elle tendit son châle au petit garçon en pleurs. Il se calma en voyant que la jeune femme lui donnait quelque chose. Ses yeux ronds firent des allers-retours entre le morceau de tissu et la française, puis il prit la fuite avec sa nouvelle acquisition, l'arrachant presque des mains de la blonde, sans un mot. Elle resta là, plantée au milieu de la rue sous la lumière de l'entrée d'un bar, un peu brusquée et déçue que sa bonne action du jour ne se soit pas déroulée comme prévue.
- Bah quoi miss ? Tu t'attendais à un "merci" peut-être ?
Elle leva les yeux vers l'homme qui venait de lui parler. Il se tenait debout, accoudé au petit escalier menant a l'entrée du bar. La lumière était placée juste dans son dos, et la jeune femme ne pouvait distinguer sur le coup qu'une masse de cheveux ébouriffés.
- Les gens ne m'adressent jamais la parole en général, répondit-elle à la fois surprise et amère.
- Oh, tu n'es pas du coin toi. Ton accent n'est pas mauvais cependant.
Il descendit les deux marches, et s'avança vers la française avec un semblant de sourire.
- Au moins, on est deux à qui personne n'adresse la parole, continua-t-il une fois à ses côtés.
Ce fut à cet instant qu'elle put enfin voir correctement son interlocuteur. Ses cheveux fous roux tiraient presque vers le rose, et ses yeux bleus pétillaient. Il abordait un nœud papillon, ainsi qu'une chemise et un cardigan très vif. Tout son être semblait hésiter entre l'élégance et la folie. Mais ce qui marqua immédiatement la française fut son visage. Si l'on en oubliait les tâches de rousseur qui constellaient ses joues, il ressemblait traits pour traits ... À Arthur Kirkland.
- Non ... se murmura-t-elle.
- Attends ... Tu me rappelle quelqu'un miss ... C'est quoi ton prénom dis-moi ?
Son cerveau arrêta de fonctionner. Pourquoi ? Pourquoi devait-elle tomber sur lui ... ? Ou du moins, sur ce qui semblait être sa part d'ombre ? Elle passa par toutes les émotions : la gêne, la timidité, l'effroi, la colère. Son habituelle froideur reprit cependant le dessus.
- ... Rosalie. Tu me rappelles quelqu'un aussi.
- C'est fou ça ... Je ne connais aucune Rosalie mais ...
Sans prévenir, il lui attrapa le visage entre ses deux mains. La française étouffa un cri de surprise, et se raidit complètement. Le nouveau venu planta ses yeux dans les siens, comme s'il sondait son âme. Au bout de quelques secondes, elle se reprit et porta sa main à sa poitrine.
- Lâche-moi espèce de malade ! cria-t-elle en sortant sa dague qui siffla dans la nuit.
L'homme recula d'un pas, surpris. Après un instant, ou seule la respiration lourde de Rosalie se fit entendre, il porta sa main à sa joue gauche. Il saignait. Mais il ne semblait pas pour le moins surpris. Il continuait de sourire. Comme si tout était normal. Comme s'il avait prévu que les choses allaient prendre cette tournure.
- Pardonne-moi, je ne me suis pas encore présenté ... Je suis Oliver. Et je dois admettre que tu m'intéresses beaucoup, Rosalie ... dit-il en brisant le silence d'une voix mielleuse.
Quelque chose n'allait pas. D'ordinaire, les hommes étaient prêts à tout pour la jeune femme. Ils étaient capables de tout, lui donner leur fortune, abandonner leur femme, voire même tuer, pour attirer l'attention de la belle française et l'avoir dans leur lit. Mais c'était toujours Rosalie qui avait les rênes, et elle seule décidait. Elle choisissait ses victimes, les séduisaient, leur faisait perdre la tête, et elle décidait de quand une relation devait se terminer. Elle était la maitresse de son propre jeu de séduction. Car même en vivant cachée, et mal-aimée de la société, elle arrivait toujours à ses fins avec des hommes de l'ombre. Des voleurs, des brigands, même des hommes d'affaire peu scrupuleux. En 150 années, elle avait vu passer du monde dans son lit ... Mais aucune de ses victimes n'avait su combler le manque d'affection et d'attention dont elle souffrait. Les hommes voyaient en elle une drogue. Comme de l'opium, elle les consumaient un a un. À chaque fois, elle avait le contrôle. Mais pas ici.
L'anglais ne semblait pas insensible à son attraction, mais c'était lui qui guidait ses émotions. À cette pensée, elle se mit à trembler violemment. Elle ne contrôlait plus rien.
- Est-ce que tout va bien ... ? demanda-t-il sur le même ton en voyant ses tremblements.
- Ne ... Ne m'approche pas.
- Je ne vais pas te faire de mal ... Du moins pas maintenant. Je veux juste essayer de trouver à qui tu me fais penser.
- Personne. Ça doit être une erreur. Maintenant ... Laisse-moi partir tranquillement, continua-t-elle en essayant de calmer sa respiration.
- Hum ... Je suis pourtant certain que nous nous sommes déjà croisés. Mais je vais réfléchir de mon côte dans ce cas.
Pétrifiée, elle le vit tendre sa main vers son visage. Elle ferma instinctivement les yeux, essayant de rester menaçante avec sa dague. La française sentit juste l'une de ses mèches de cheveux être délicatement soulevée. Quand elle rouvrit les yeux, elle était seule dans la nuit. Le cauchemar était parti. Au même instant, la pluie se mit à tomber.
Merci de votre lecture, j'espère que cela vous à plu !
Oliver est donc la version 2p d'Arthur, et la version que je m'en suis faite est trèès proche de celle véhiculée dans le fandom. Il ne sera peut-être cependant pas aussi sanglant que dans certaines fictions.
J'ai hâte de cous présenter la suite, qui va entrer totalement dans le vif de l'intrigue ! Le lieu et les personnages principaux vous ont été présentés. Il ne reste plus qu'à voir où ils vont vous mener … !
J'espère pouvoir poster la suite dans deux ou trois semaines, mais sachez que si l'attente se fait plus longue cela ne signifie pas que j'abandonne mes écrits ! J'ai vraiment envie d'aller au bout de mes projets, eeet si vous voulez voir si je suis toujours en vie, il suffit d'aller checker mes comptes tumblr ! : theoncomingfrenchie et fibrylleart (pour mes dessins)
Encore merci à vous, et à très bientôt ! J'attends vos retours !
BISES
Rosie
