I'm sorry for my English but I'm French... But, Thank you for review !

La suite arrive bientôt. ^^


Chapitre 1 : Épreuves

_ Messieurs, si vous êtes ici aujourd'hui c'est que vous avez la volonté et la foi d'acquérir la force, la puissance et la réputation d'un samouraï. Seulement, peu d'entre vous seront dignes de poursuivre l'entraînement de l'étoile d'or, car il vous faudra surmonter les épreuves imposées à ce jour, tel est le discours d'un des moines guerriers du monastère.

Sous ma casquette, je regarde d'un œil discret les participants. Il n'y a que des hommes, évidemment hormis moi, tous sont de tailles, d'âges et de contrées différents.
Nous devons être une bonne centaine à participer, c'est pourquoi j'arrive à me fondre dans la masse surtout avec l'accoutrement que j'ai mis.

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Il y a encore quelques heures, j'ai faillit ne pas pouvoir venir… Toshiro sentant que je préparais un mauvais coup tenait absolument à savoir ce qu'il n'allait pas.
Crâne d'œuf est loin d'être facile à duper, il voyait bien que ces trois derniers jours je l'avais évité, m'entraînant de plus en plus et ne lui disant plus rien. Je savais pertinemment que j'aurais des problèmes avec lui…
Je n'avais pas envie de mentir à ce garçon que je considérais comme mon frère pourtant je ne pouvais rien lui dire sur ce que je prévoyais de faire. Je n'eu guère le choix cependant quand il me demanda ce que mon père m'avait dit ou fait pour que je me mette dans un tel état. Je lui ai simplement répondu en le regardant droit dans les yeux :

_ Il ne pourra jamais m'apprécier, je ne suis qu'une fille… J'ai juste… besoin de m'aérer l'esprit.

J'ai fermé les yeux un bref instant, le temps de reprendre ma respiration. Un laps de temps très court mais assez pour que Toshiro m'attrape la main et me fixe d'un regard intense comme je ne lui en avais jamais vu encore. Surprise, je me perdis un court instant dans ses yeux noisettes.
Un homme, il en était devenu un.
C'était ce que j'y avais lu avant de reprendre ma main, détourner mon regard gêné et le quitter ainsi pour, quelques minutes après, couper mes cheveux, enfiler un gros sweat et mettre une casquette.

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_ Il y a trois épreuves en tout à passer, continue le moine, chacune vous testant sur un point précis et indispensable pour suivre l'entraînement. Pour ceux qui auront la chance de réussir la première, vous en apprendrez plus sur la suivante. En attendant, voici la première épreuve : celle de force !

De grandes portes s'ouvrent devant nous, laissant entrevoir un couloir où les gens se pressent et se bousculent. Dix par dix, des hommes rentrent dans une salle. Lorsqu'enfin arrive mon tour, un homme nous accueille et explique :

_ Vous avez ici des sortes de « punching-ball » qui vont mesurer votre force. Si vous faites moins de 50 points de pression, vous sortirez à gauche et on vous guidera jusqu'à la sortie. Pour les autres, vous prendrez celle de droite et on vous expliquera la suite. Messieurs, il vous suffit de frapper le plus fort possible. Mettez-vous à un poste.

Les participants avec moi s'exécutent, et nous nous alignons chacun devant une machine. Un mec grand et à l'allure costaud me toise du regard et se targue :

_ MOUHAHA… C'est quoi c'te crevette ? Hé, p'tit, tu ferais mieux d'aller jouer ailleurs ! Tu pourrais t'blesser ! Dis, tu m'écoutes le morveux ? … Tu veux pas que j'appelle ton pôpa pour qu'il vienne te chercher ?

Je ne bronche pas, mais excédée par sa remarque, je frappe d'un grand coup sec. La machine s'emballe alors puis annonce le chiffre de 88. Le gros balaise laisse tellement sa bouche grande ouverte, qu'il pourrait gober des mouches.
Stupéfait, un des moines vient et demande à un autre :

_ Il n'y avait pas un problème avec celui-là ?
_ HAHA, rigole l'homme à côté de moi, j'le savais qu'une crevette pareille ne pouvait pas faire un tel score !
_ Effectivement, fit l'autre en regardant son bloc note, il faut rajouter quatre points au score. Ce qui fait un score de… 92, le meilleur jusque là ! Vous pouvez aller à droite jeune homme.
_ QUOI ? S'écria la montagne de muscle hébétée. Comment est-ce possible ? Attend la crevette, m'interpelle-t-il alors que je m'éloigne. Tu vas voir mon score !

Je patiente et le regarde alors qui à son tour, tape sans retenue et fait un nombre de… 46 points.

_ Que du vide… aussi bien dans les bras que dans la tête, affirme-je calmement en tournant les talons et laissant les deux moines le calmer alors qu'il s'époumone des injures à mon égard et sur l'épreuve.

J'arpente un autre couloir, un peu long, qui débouche vers l'extérieur. Sur la place, il n'y a déjà plus de la moitié des participants qui ont été rejetés. Nous attendons que tous les participants soient passés avant d'entamer la prochaine épreuve. Quelques moines nous surveillent et le silence règne comme jamais je ne l'avais entendu.
L'attente est longue, mais au bout d'une heure, on nous annonce enfin :

_ Voici la deuxième épreuve qui testera vos réflexes. Le jeu est simple, il vous suffira d'attraper ce laser, de viser et de tirer sur les cibles portant une croix rouge. Attention, les cibles peuvent se mouvoir et ne pas être de la bonne couleur ou de la bonne forme. Seuls ceux qui auront atteints toutes les cibles pourront accéder à l'étape suivante.

On nous passe alors des lasers ressemblant à des fusils. Bizarre, pense-je, des moines avec du matériel aussi sophistiqué, ce n'est pas chose courante. Je me serais plutôt attendu à un tournoi entre participant…
L'épreuve se déroulant dans une pièce immense ressemblant à une jungle et en solo, personne ne vient déranger ma concentration. Malgré la peur de rater une cible ou d'en viser une mauvaise, l'adrénaline dans mes veines, permet de décupler mes forces et d'agir avec précision au bon moment.

En un rien de temps qu'il faut pour le dire, j'accède à la dernière épreuve. Où là, encore une fois, j'attends à nouveau sur la même place avec d'autres personnes. Quelques discussions s'élèvent, je reste silencieuse. Mais un peu fatiguée, je m'assois en tailleur à même le sol et tente d'enlever les touffes d'herbes sur mon pantalon.

_ Qu'est-ce tu fous par terre ? Me demande alors une voix inconnue. Tu ne vois pas qu'tu déranges ?
_ J'vois pas qui je pourrais déranger, réplique-je en levant un œil vers cet homme.

Il est aussi jeune que moi, je dirais quatorze ou quinze ans, un regard gris, des cheveux noirs corbeaux et un air qui dit : « caractère de cochon »…

_ Si moi, tu m'déranges ! Pousses tes fesses l'avorton !
_ Tu n'as qu'à me contourner, dis-je après avoir vérifié à gauche et à droite.
_ Non, j'veux passer tout droit !
_ Tu cherches la bagarre ? L'interroge-je alors l'air sceptique.
_ Ouais, je m'ennuie…
_ Si la dernière étape, c'est de te botter les fesses, j'en serais ravie ! Mais là, je m'en balance, alors va trouver quelqu'un d'autre.
_ Tsss… T'es pas drôle… Et puis qui t'dit que c'est pas moi qui vais te laminer ?

J'hausse les épaules en guise de réponse. Il soupire alors, tourne les talons et va direct interpeller une autre personne. Cette dernière semble très sereine. J'ai l'impression qu'il va se prendre encore un râteau. Bingo ! Je sourie, au moins il m'a fait passer le temps cet idiot.
Sur la centaine de personnes au départ, il n'en reste plus qu'une vingtaine… De quoi vous donner la chair de poule. Je me relève car on nous explique la dernière épreuve.

_ Le but est simple, il suffit de trouver la sortie du labyrinthe. Vous partirez tous en même temps. Vous pouvez ou non vous alliez avec d'autres personnes, comme les combattre. Mais sachez que votre parcours sera semé d'embûches et qu'il vous faudra répondre à cette énigme : « Lorsque le vent soufflera, les deux singes réunis soutiendront le portique de l'amour grandissant. ».

Je jette un œil furtif aux alentours. Y'aurait-il quelqu'un comprenant cette phrase ? Tout le monde semble dubitatif… Je constate par la même occasion que le type de tout à l'heure me regarde. Que signifie son grand sourire ?
Je sens que je ne suis pas au bout de mes surprises alors que mes pas m'entraînent, mêlés à ceux des concurrents, vers un labyrinthe inconnu avec pour seule arme, mon intelligence. Je suis mal barrée…