Bonjour à tous, voici le chapitre corrigé et sachez que je me dis: "Mon Dieu, mais comment j'arrivais à faire autant de fautes?" J'en suis navrée pour vos yeux! Une explication: J'étais gosse 14-15 ans et je n'avais pas encore acquis la capacité de me relire ni le logiciel "Antidote"!

Il reste peut-être des fautes, je ne prétends pas être devenu une experte (d'autant plus qu'on ne guérie jamais complétement de la dysorthographie), mais je pense que cela sera plus agréable pour vos yeux!


Chapitre 2 : Début de maladie

Dès que Remus Lupin sentit ses pieds toucher le sol, il tomba à genoux sur une pelouse jaunie par le soleil, il était à bout. on aurait pas dit comme ça, mais le jeune Potter faisait son poids ! Quelques secondes plus tard, Arthur et Bill Weasley arrivèrent en soutenant James Potter. Quand Arthur vit Remus à moitié effondré, il s'inquiéta :

- Remus, ça va ? Tu es blessé.

- Non, Arthur, ça va, c'est juste que je suis à bout de souffle, montre le parchemin à James, pour qu'on puisse leur donner des soins.

- Un parchemin ? fit James surprit.

- C'est pas moi qui l'ai, c'est Molly !

- Très bien, attendez ici, j'amène Harry et je reviens avec le bout de parchemin ! dit Remus en se relevant péniblement avec Harry qui reposait toujours sur ses épaules.

- Hé ! Oh ! Minutes, où amènes-tu mon fils comme ça ? s'exclama James.

- Au Q.G. se faire soigner ! répondit Remus qui filait déjà en courant vers des immeubles qui se trouvaient de l'autre côté d'une route qui passait devant l'endroit où se tenaient les trois hommes. En regardant de plus près, James se rendit compte qu'ils se trouvaient dans un parc.

- On est où, là ? demanda-t-il aux deux hommes qui l'aidaient à tenir debout.

- À Londres, répondit le dénommé Arthur.

- Je vois et où plus précisément ?

- À votre avis, pourquoi Remus est parti seul ? Il doit chercher le parchemin où l'emplacement du Q.G est écrit ! répondit l'autre homme.

- À oui, il y a un gardien du secret, dit James en comprenant soudainement.

À ce moment-là, les autres membres arrivèrent en transplanant, mais Dumbledore n'était pas avec eux.

- Où est Dumbledore ? demanda Arthur à un homme noir. Ce dernier s'avança et répondit d'une voix grave :

- Toujours à affronter Voldemort, il nous a dit de retourner au Q.G. !

- OK, j'espère qu'il s'en sortira…

- Dumbledore est le plus grand sorcier du monde, fit remarquer James s'attirant les regards de toute l'assistance.

- Qui êtes-vous, demanda un homme avec une jambe de bois et un œil qui bougeait. En le voyant, James eut un haut-le-cœur et déglutit difficilement. Il s'en était fallu de peu pour que James ne reconnaisse pas Alastor Maugrey.

- Oh, tu me reconnais pas Alastor, m'en voilà très triste, même cet abruti de Voldemort m'a reconnu, snif, snif, fit James en prenant un regard de chien battu.

- Imbécile, James Potter est mort, alors qui es-tu ?! grogna Maugrey son œil magique tournant dans tous les sens.

- Bonne question, très cher, bonne question, voyons... j'ai trouvé... Merlin l'enchanteur ! s'exclama James.

- Arrête tes conneries et réponds ou c'est un interrogatoire de deux heures avec moi, Dumbledore et Rogue pour les doloris !

- Chouette, avec plaisir, il y aura de la bièraubeurre ? demanda James avec un sourire d'enfant.

Soudain, Alastor Maugrey sortit sa baguette et la mit sous le cou de James.

- Tu veux vraiment que je te fasse souffrir ? gronda l'ancien Auror.

- Tu ne pourras jamais égaler mon ami le serpent visqueux à ce jeu-là, Alastor. Pour ça, il faudrait que tu tues mon fils ! Et vu que tu n'as rien dans le pantalon, comme dises les moldus… fit remarquer James en reprenant son sérieux.

- Je pourrais te torturer pendant des heures et t'arracher tes jambes ! répliqua Fol-œil.

- Tu veux me faire souffrir ? demanda James en regardant Maugrey dans les yeux.

- Ouais ! Je veux te faire ravaler ton insolence, personne n'a le droit de parler comme ça à Alastor Maugrey.

- Dans ce cas, tue Harry devant mes yeux sans que je ne puisse rien faire et on en reparlera.

C'en fut trop pour l'ancien Auror qui donna un coup de pied entre les jambes de James. Ce dernier grogna de douleur et tomba à genoux, les mains sur son sexe.

- C'est mieux comme ça, tu ne trouves pas ? Ça fait mal, hein ?

- J'en ai vu d'autre, répliqua James les dents serrées. Cette fois, ce fut la jambe de bois de l'auror qu'il eut droit dans l'œil gauche. Au même moment, Dumbledore apparut derrière Maugrey et s'exclama :

- Alastor, que se passe-t-il ?

- Ce vaurien n'a aucun respect !

- Je respecte seulement ceux qui me respect, et ce n'ai pas ton cas, chiffe molle ! intervint James toujours plié en deux, son œil saignant abondamment.

- Chiffe molle !

- Seuls les dragons mouillés frappent les gens à terre !

- ça suffi messieurs ! intervint Dumbledore, pourquoi êtes-vous tous encore ici et pas à l'intérieur, demanda-t-il en regardant autour de lui.

- On attend que Remus revienne avec le bout de parchemin où est écrit l'emplacement du Q.G. Répondit Arthur.

- Bon, mais vu que je suis là, inutile d'attendre plus longtemps, fit remarquer Dumbledore avec son calme habituel. Il agita sa baguette et un morceau de parchemin apparut, il le tendit à James et ce dernier le prit en gardant toujours une main sur ses parties intimes.

- Mémorisez-le bien, dit Dumbledore avant de rajouter, Bill, Arthur, aidez James à marcher !

- C'est ce qu'on faisait avant que l'autre ne lui donne un coup de pied dans les couilles, fit remarquer Bill en issant James en provoquant le rire discret de Nymphodora Tonks et le raclement de gorge de son père.

Quand James lut le parchemin, il reconnut l'adresse de la maison d'enfance de Sirius Black et il se demanda vaguement pourquoi le Q.G. se trouvait là. Quand il l'eut mémorisé, le parchemin prit feu. Pendant ce temps, ils avaient traversé le parc et la route et étaient arrivés devant des maisons ternies. Alors que James se répétait l'adresse, une troisième maison apparut entre les numéros 11 et 13.

Remus Lupin arriva à ce moment-là sur le palier de la maison. Il les regarda tous stupéfait et aperçut le professeur Dumbledore, puis hochât la tête et rentra à l'intérieur. Les autres le suivirent et lorsque la dernière personne rentra, la porte se referma et une femme assez rondelette avec des cheveux roux descendit d'un escalier et se précipita vers eux :

- Que Merlin soit loué, s'exclama-t-elle en arrivant à la hauteur de Dumbledore, vous voilà enfin professeur, il faut que vous veniez, Harry ne va pas bien du tout, il a de la fièvre, et délire, vite.

- Molly, calmez-vous, dit Dumbledore d'une voix douce, je vais venir. Puis se tournant vers les autres alors que la femme repartait aussi vite qu'elle était venue :

- Minerva, prévenez Madame Pomfresh de ce qui se passe et demandez-lui de venir ici le plus vite possible. Je vous autorise à lui donnez ce papier (il lui tendit un morceau de parchemin), c'est l'emplacement du QG. (Le professeur McGonagall prit le papier et fila vers les escaliers qui menaient au sous-sol) Kingsley, Tonks, retournez au ministère, il ne faut pas que votre absence soit remarquée.

- Bien, professeur, tenez-nous au courant de l'état du jeune Potter, répondit Kingsley en suivant les traces du Professeur McGonagall en entrainant Nymphodora Tonks avec lui.

- Alastor, rapporte-moi des bièraubeurres et du chocolat en haut, Remus où avez-vous installé Harry ?

- Dans la chambre de Sirius, professeur… Répondit Remus d'une voix hésitante

- Bien, Alastor ? Tu as entendu, alors exécution ! s'exclama Dumbledore alors que Fol-œil restait sur place.

L'ancien Auror partit vers le sous-sol en grommelant des paroles inaudibles.

- Arthur, Bill et vous Remus, suivez-moi.

- Heu, Professeur, on fait quoi de cet homme ? demanda Bill en m'entrant d'un signe de tête James Potter qui était pâle.

- Il vient avec nous.

- Mais…

- Si c'est de l'aider à marcher qui te gêne, Bill, je te remplace, coupa Remus en prenant derechef le bras de son meilleur ami pour le mettre autour de sa nuque.

Bill Weasley fit de gros yeux, ce n'était pas ce qu'il voulait dire, mais déjà le groupe s'engageait dans les escaliers qui menaient à l'étage.

[Pendant ce temps, dans la chambre où reposait Harry]

Lorsque Molly Weasley réapparut dans la chambre où ils avaient emmené Harry, ce qu'elle vit la stupéfia : Ses fils jumeaux, Fred et George tenait le jeune Potter par les bras, Ronald était assis sur ses jambes, sa fille, Ginny passait un chiffon plaint d'eau sur le front du garçon et Hermione Granger hurlait à Ronald de descendre des jambes à Harry et le chat d'Hermione, Pattenrond était couché sur le cœur du malade.

Mettant ses mains sur ses hanches, Molly se mit à crier :

- Vous allez me faire le plaisir de le lâchez immédiatement, et c'est valable pour toi Ronald, descends ! Harry n'est pas un fauteuil.

- on sait, Maman, répondirent les frères Weasley en cœur, mais en s'éloignant de Harry.

- Maman, dit Ginny, il faisait que de se tortiller dans tous les sens, il allait se blesser !

- C'n'est pas une raison ! gronda Molly alors que le jeune Potter se remettait à gigoter. Soudain, ses paroles, jusque-là incompréhensibles devinrent plus précises :

- Non, Sirius… non ! me…laisse…pas, marmonna-t-il.

Tout le monde le regardait se débattre quand le professeur Dumbledore, Bill, Remus, Arthur et James arrivèrent. Sans dire un mot, Dumbledore s'approcha de l'adolescent et s'accroupit à son chevet et posa la main sur sa tête. Poussant un soupir, il se tourna vers les autres qui attendaient qu'il parle.

- Il a beaucoup de fièvre, trop de fièvre, dit le Sage Mage comme si cela voulait tout dire, mais personne ne le comprit sauf une : À ces paroles, James Potter avait encore plus pâli, si c'était possible, puis il se dégagea de Remus et de Arthur et s'approcha de son fils. Il ne ressentait plus aucune douleur, tout son être n'était tourné que vers l'adolescent couché sur le lit.

Lorsqu'il arriva à la hauteur de son fils, James tomba à genoux et pris la tête de son fils dans ses mains et se mit à sangloter :

- Oh! Harry, mon Harry, qu'est ce que ces salopards t'ont fait ? Je t'en pris, ne me laisse pas, pas maintenant qu'on est enfin réuni…

Molly et ses enfants, excepté Bill, ainsi qu'Hermione se demandaient qui pouvait bien être cet homme, au bout de dix minutes, Hermione s'avança vers l'homme et demanda :

- Excusez-moi de vous déranger, mais qui êtes-vous ?

L'homme leva les yeux vers elle et répondit d'une voix qu'il essayait de rendre normale.

- Vous ne me dérangez pas du tout, Miss et pour répondre à votre question, je m'appelle James Potter.

Lorsque les amis de Harry entendirent la réponse de l'étranger, ils se regardèrent, ébahis.

- Mais, le père de Harry est mort quand il avait un an, vous ne pouvez pas être son père !

- Tout le monde a cru que j'étais mort, mais en fait, j'ai été fait prisonnier. Pour le reste, c'est bien trop long à raconter !

- D'accord, mais comment ce fait-il que Harry était avec vous ? Il devait être chez sa tante et son oncle.

- ça, c'est trop secret la façon dont il m'a retrouvé, mais notre elfe de maison, Riki, y est pour quelque chose, d'ailleurs où est-il ?

- Dans la cuisine, répondit Ron, il veut que Rogue lui coupe la gorge parce que c'est un méchant elfe, mais Rogue veut que ça soit Lupin qui le fasse !

- Ron, s'exclama Hermione

- Quoi ?

- Tu ne changeras jamais !

- Rogue ? Severus Rogue ? Il est ici ? s'étonna James qui n'en avait que faire de la dispute Ron/Hermione qui commençait.

- Ouais, lui, répondit Bill, il fait parti de l'ordre et est aussi prof de potion à Poudlard.

- Je croyais que c'était un Mangemort, dit James plus pour lui-même que pour les autres en reportant son attention sur son fils qui s'était mis à trembler.

- Il a rejoint Dumbledore avant la chute de vous-savez-qui et espionne maintenant Celui-dont-on ne-doit-pas-prononcer-le-nom pour lui, dit Bill.

- Je vois…

Le pas claudicant d'Alastor Maugrey et les pas pressés de Poppy Pomfresh, ainsi, que ceux de McGonagall retentirent.

- Ah ! On va enfin savoir de quoi souffre Harry exactement, dit Dumbledore alors que les tremblements du jeune Potter s'accentuaient.

Dès que Poppy Pomfresh aperçut l'adolescent, elle se précipita pour l'examiner, obligeant ainsi James à lui céder sa place.

- Que s'est-il passé pour qu'il soit dans cet état ? Quels sortilèges a-t-il reçus ? demanda-t-elle en commençant à l'ausculter

- James, fit Dumbledore d'une voix douce, vous savez sûrement mieux que quiconque dans cette pièce ce qui s'est passé ?

- Il a été stupéfixé et il a subi un doloris de Voldemort. Ah! Et il est tombé sur la tête, répondit James d'une voix émue.

- Combien de temps a duré le doloris demanda madame Pomfresh qui à présent prenait la température du corps du jeune garçon.

- Difficile à dire, au moins dix minutes…

- Dix minutes, c'est un miracle qu'il ne soit pas déjà mort…

- Harry est un garçon solide, dit Molly les mains sur son cœur.

Alors que Molly Weasley terminait à peine sa phrase, le jeune Potter se redressa en hurlant :

- SIRIUS !

Puis il retomba dans un gémissement et se mit à pleurer et trembler.

James se précipita auprès de son fils et bouscula l'infirmière qui s'était penchée.

- Harry je suis là, tu n'as rien à craindre, n'est plus peur…

- Papa ? murmura Harry d'une voix faible, je l'ai revu tomber, il m'a abandonné, pourquoi il m'a abandonné ?

Puis il se remit à pleurer comme un petit enfant. James pris la main brûlante de son fils et de son autre main lui caressa la tête et demanda à l'insistance :

- De quoi il parle ?

Remus s'approcha et alla prendre l'autre main de Harry et dit :

- De Sirius… Et voyant que James lui faisait des grands yeux, il expliqua mieux. Il y a une semaine environ, Sirius est mort en tombant à travers le voile de la mort. Les circonstances sont trop longues à expliquer…

- J'arrive pas à le croire… dit James alors que les pleures de son fils redoublaient. Oh ! Harry ! Allez viens-là près de moi, dit James en prenant son fils dans ses bras. Il fallut plus d'une heure pour que Harry arrête de pleurer et se rendorme.

Alors qu'un mini réveil posé à côté du lit sonnait 9 heures, James reposa son fils sur son oreiller et regarda autour de lui. À sa grande surprise, ils étaient encore tous là, assis sur des chaises et Remus était toujours auprès du lit, mais il s'était endormi, sa tête reposait sur le côté. James eut un sourire en le voyant et ses yeux tombèrent sur le petit réveil matin et il le reconnut, c'était celui qu'il avait offert à Sirius pour son seizième anniversaire. Il était stupéfait que son meilleur ami l'ait gardé après tout ce temps. James se mit à regarder la chambre dans laquelle ils se trouvaient. Pas de doute possible, c'était bien la chambre de Sirius : il y avait une bannière de Gryffondor près de la fenêtre et sur le mur, au-dessus du bureau, il y avait des photos des maraudeurs quand ils étaient jeunes. Alors que James reportait son intention sur les membres de l'ordre et les amis de son fils, le Professeur Dumbledore se leva et s'approcha et dit d'une voix douce :

- James, je pense que vous devriez allez vous reposer, vous aussi vous êtes blessé.

- Mais Professeur, Harry a besoin de moi…

- La seule chose dont votre fils a besoin, Potter, c'est du repos, s'exclama Mrs Pomfresh qui n'avait pas apprécié d'avoir été bousculée ainsi.

- Je ne l'empêche pas de dormir !

- Il ne s'agit pas que de dormir !

- On se calme ! s'écria Remus que la dispute avait réveillé, si vous croyez qu'on peut se reposer dans une atmosphère pareille ! Et Harry n'a pas besoin que de repos, mais de sa famille et James en fait parie !

- Mais…, fit Mrs Pomfresh outré.

- Remus a raison, Pompom, Je vais installer un autre lit ici et ainsi, James, vous pourrez dormir et être auprès de votre fils.

- Merci Professeur, dit James reconnaissant.

- D'accord, mais tous les autres dehors, s'écria l'infirmière. Sur ce, tout le monde se leva et après s'être assuré qu'on les préviendrait au moindre changement de santé chez le jeune Potter, ils retournèrent à la cuisine.

Il ne resta dans la chambre que Remus, James, Ron, Hermione et Mrs Pomfresh. Cette dernière était outrée :

- Non, mais vous allez me faire le plaisir de sortir immédiatement d'ici !

- Harry est notre ami ! s'écrièrent Hermione et Ron en cœur.

- La famille et c'est tout ! Les amis, dehors et au pas de course !

Voyant qu'ils allaient répliquer, l'infirmière sortit sa baguette et ensorcela deux chaises qui chassèrent les deux jeunes gens de la chambre, puis elle se tourna vers Remus et racla sa gorge. Mais James, comprenant ce que sous-entendait l'infirmière, intervint :

- Remus est mon meilleur ami et je le considère comme faisant partie de la famille !

- Très bien, mais pas de papotage et mettez-vous au lit Potter, il faut que je vous examine !

Grommelant, James obéit et se fit examiner. Son bilan de santé était assez catastrophique, il avait deux côtes fissurées, ses jambes étaient barrées d'éraflures et ses deux fémurs, ainsi que la rotule de son genou droit étaient fissurés. Les ligaments de ses chevilles étaient déchirés et ses poignets étaient en sang, et sans oublier son œil au beurre noir. Il avait également des escarres aux bras et aux jambes.

- Même votre sexe à l'air d'avoir souffert ! s'exclama l'infirmière en secouant la tête alors qu'elle réduisait les fissures.

- ça, c'est la faute d'Alastor Maugrey, répondit James en grimaçant.

- Que s'est-il passé pendant mon absence, demanda Remus qui était impressionné par les multitudes blessures qu'avait son ami.

- Rien, c'est une longue histoire, il m'a demandé qui j'étais et quand je lui ai dit, il ne m'a pas cru.

- Et j'imagine que l'œil au beurre noir est également de lui, devina Remus alors que Mrs Pomfresh étalait un onguent malodorant autour de l'œil de James.

- Tout juste !

Dix minutes plus tard, l'infirmière avait fini de soigner James et lui recommanda de dormir avant d'aller vérifier si l'état de Harry n'empirait pas.

Alors que James allait s'assoupir, Molly Weasley rentra dans la chambre avec un plateau-repas pour deux personnes.

- Madame s'exclama l'infirmière exaspérée.

- J'ai pensé qu'ils devaient avoir faim, se justifia Molly.

- Tu as bien fait Molly, pose-le sur le bureau, s'il te plaît, je vais m'en occuper, intervint Remus qui était assis sur l'une des chaises.

- D'accord, comment va Harry, demanda Molly en allant poser le plateau sur le bureau.

- Comment voulez-vous qu'il aille ? ronchonna Mrs Pomfresh.

- Je m'inquiet, c'est tout, inutile de faire cette tête ! se défendit Molly.

- Il ne s'agite plus, avoua l'infirmière, et c'est bons signes, ça veut dire que la fièvre a baissé.

- C'est une bonne chose, vous restez ici ou vous descendez avec moi ? demanda Molly à l'infirmière.

- Je vais descendre avec vous, au moindre problème, veuillez me prévenir monsieur Lupin, dit Mrs Pomfresh à l'adresse de Remus.

- Pas de problème, répondit ce dernier alors que les deux femmes refermaient la porte derrière elles.

- James, dit Remus en se tournant vers son ami, mais ce dernier s'était déjà rendormi. Remus alla donc s'assoir au bureau pour engloutir son souper et reprendre des forces pour une nuit qui se promettait d'être longue. Ceci fait, il alla s'assoir près du lit à Harry pour veiller sur son sommeil.

Les heures passèrent sans que ni Harry ni James ne se réveillent, lorsque le réveil sonna une heure du matin, Harry se remit à parler dans son sommeil. Remus qui venait de s'assoupir se réveilla et fut en deux, trois mouvements au pied du lit du jeune Potter. Il toucha le front du garçon et se rendit compte qu'il était brulant. Tout d'un coup, Harry ouvrit les yeux et ses derniers se remplir à nouveau de larmes et il murmura :

- Maman…

Avant de pousser un soupir et de fermer les yeux. Remus sentit son cœur se serrer face à la détresse de l'enfant.

- Mon pauvre Harry… murmura le loup-garou en caressant la joue brulante de l'enfant. Le jeune homme frissonna à ce contact et rouvrit les yeux, il tourna son regard mouillé vers ceux de l'homme et Remus put y lire une infinie tristesse et de la douleur.

- Je suis là, Harry, tu n'es pas tout seul ! dit le loup-garou en prenant la main de Harry.

- Tonton, j'ai mal…

En entendant la façon dont Harry l'appela, Remus sentit son cœur se serrer de joie.

- Je sais, murmura Remus, courage, il ne faut pas que tu abandonnes, tu n'es pas seul…

- Remus, j'ai peur…

- Pourquoi, tu n'as rien à craindre, on est au QG, Voldemort ne peut rien te faire.

- De mourir, j'ai froid, j'ai mal, je meure, souffla le garçon en fermant les yeux.

- Harry…

- Aide-moi, j'y arrive plus, dit Harry d'une voix qui devenait de plus en plus faible à chaque mot et le teint de plus en plus pâle.

- Harry, non, il faut que tu t'accroches, Harry, tu m'entends ? Ne laisse pas la mort te prendre ! cria Remus en prenant son neveu dans ses bras et en le secouant. Son crie réveilla James qui se redressa en sursaut et regarda d'où provenait l'appel, puis en voyant Remus secouer le corps de son fils, James prit peur et se précipita vers eux :

- Remus, que se passe-t-il ?

Le loup-garou tourna un regard plain de larmes vers son ami et dit avec peine :

- Je…je…crois…qu'il est…qu'il est…mort…

- Non, ce n'est pas possible, non, Harry, il faut allez chercher madame Pomfresh.

- Non, James, c'est trop tard…il ne respire plus…

- Mais…mais…

[oooooo§§§§§§§§°°°°°ooooo]

Quand Harry ouvrit les yeux, il se retrouva dans un vide immense, tout était blanc, il n'y avait rien, et encore ce mot était trop faible. Harry se releva et regarda autour de lui, il n'y avait personne, pas âmes qui vivent à part lui. Le jeune Potter déglutit, il savait qu'il était mort, il ne savait pas où il était, mais la certitude d'être mort lui donnait tout de même un élément de réponse et il hurla :

- MAMAN !

Mais personne ne lui répondit et il resta là, sans savoir quoi faire et il finit par s'assoir et pleurer comme un petit enfant. Un long moment passa ainsi jusqu'à se qu'un crie lointain lui face redresser la tête et il se sentit partir.


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