Note de l'Auteure : Je suis vraiment....plus que contente. Je ne m'attendais pas à avoir deux reviews pour un petit prologue de rien du tout et vraiment trop court à mon goût...Mais je veux laisser le suspens même si cela m'a été difficile de ne pas faire plus long. Je n'avais rien envie de révéler. Voici donc un vrai chapitre digne de ce nom (je parle de sa longueur hein, je ne me vante pas, j'ai horreur de ça !). Merci à vous tous, et maintenant, bonne lecture ! ;)

Résumé : Suite au décès de sa mère, Bella part vivre avec son père, dans la petite ville de Forks. Du haut de ses 17 ans, ce petit bout de femme reste troublée et boulversée, malgré la sérénité et le calme qu'elle laisse paraître. Sa rentrée au Lycée ne va rien arranger. La mort de sa mère l'a rendu encore plus timide et associable qu'avant, et ne laisse personne l'approcher. Jusqu'au jour où elle fit la connaissance d'Emmett Cullen, cette grande brute au grand coeur, qui devint en seulement quelques jours, son meilleur ami, son confident...Il décide de la sortir de son cocon en douceur, et lui présente le reste de la famille Cullen...Son destin fut scellé au moment précis où elle posa les yeux sur Jasper...

Couple principal : Jasper/Bella

Réponses aux reviews :

meltess : Coucou à toi, et bienvenue dans mon petit univers. Ravie que tu m'ai mise ma première review sur cette fanfiction ! =D Moi aussi j'adore les Jella, et c'est ce qui m'a aussi un peu poussé à commencer par écrire une fanfiction sur eux. Cette idée de fanfiction, je l'ai depuis trois mois maintenant, et elle me tient vraiment à coeur. J'ai déjà plusieurs chapitres en avance, mais je préfère laisser un peu de marge entre eux. Je vous mets celui-là rapidement car le prologue n'a pas dû vous suffir, il était trop court ! . Enfin bref, merci de tout coeur, et j'ai hâte de te revoir me lire !

.92 : Bienvenue également à toi aussi, je te suis énormément reconnaissante d'avoir laissé ma deuxième review ici ! Je suis vraiment touchée que tu trouves ce début excellent, cela me touche le coeur...On ne m'a jamais dis que j'avais un talent d'écriture...Enfin si, mais c'était pour les fanfictions Epistolaire. J'adore les lettres...Merci encore à toi, j'ai également hâte de te revoir passer par ici, tu m'as l'air fort sympathique.

Chapitre 1 : L'enterrement

Il faisait froid, il faisait gris, il faisait sombre...

La pluie ne cessait de tomber. Même le ciel est en larmes. Je croyais que ce genre de phénomène ne se produisait que dans les films. Mon père gronda après moi car je n'acceptais pas son parapluie. Je me fiche d'être trempée, mes joues sont déjà inondées de mes larmes. Autour de moi, les gens me lancent des sourires réconfortants. Leurs regards sont emplis de pitié. Je ne peux pas leur en vouloir. C'est dur de perdre sa mère...Un nouveau sanglot me prit la gorge. Une main inconnue se posa sur mon épaule, un flot de paroles qui se voulaient rassurantes traversaient mes oreilles. J'étouffais malgré moi. Je ne suis pas très...docile avec les gens. Je n'ai effectivement pas l'habitude que l'on fasse attention à moi. Mais aujourd'hui mon père et moi sommes interceptés par plusieurs personnes qui nous présentent leurs condoléances...Cela partait d'un bon sentiment, donc je remerciais chaque personne, tout en essayant de sourire. Mais il m'est très difficile de sourire en ce triste jour...Je vois mon père se coller à moi depuis tout à l'heure. Je sais qu'il veut me soutenir, m'éviter que cette journée ne soit complètement terrible. Ses intentions sont bonnes, mais elles ne servent à rien. Au fond de moi, mon coeur pleure de chagrin. Je savais qu'il était douloureux de perdre un proche, mais je ne pouvais savoir à quel point cela était si violent. Mes vêtements collèrent à ma peau, mais je ne disais rien, je ne fis rien pour me mettre plus à l'aise. Il pleuvait encore, de plus en plus fort cette fois, comme-ci le ciel déversait toutes les larmes de son pauvre corps, du moins s'il en possédait un...

Après quelques minutes, je me permis un dernier au revoir à ma mère. Je déposais une rose blanche sur sa tombe, et sentis sur moi le regard larmoyant de mon père. D'habitude, Charlie ne se laissais jamais aller, c'est donc la première fois que je le vis pleurer autant. Triste et désespéré comme jamais d'avoir perdu la seule femme qu'il eut jamais aimé, il me prit dans ses bras, sachant que j'étais la dernière chose qu'il lui restait, qu'il lui permettait de rester en vie, de surmonter avec un peu plus de force cette douloureuse épreuve. Je m'accrocha à lui comme à une boué de sauvetage. Nous déversions ensemble nos larmes, sous les tristes yeux des personnes qui n'étaient pas encore partis. Je n'avais pas honte de montrer ainsi ma douleur et mon infinie tristesse, mais malgré moi, je me fis la promesse de ne plus craquer en public.

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés comme ça, mais la pluie avait cessé de tomber, et le crépuscule s'annonçait. Quand je m'écarta de mon père, il n'y avait plus personnes aux alentours. Bon sang, on ne pouvait pas nous prévenir que la nuit tombait...? Je souffla un bon coup, et essaya de faire disparaître les traces de mes larmes sechées. Charlie prit la parole :

-Nous devrions rentrer Bella...

J'aquiesçais, incapable de prononcer le moindre mot. Lentement, je rejoignis la voiture que nous avons loué pour notre séjour à Phoenix, tout en jetant un dernier regard derrière moi. Je ne sais pas si c'était mon imagination, mais alors que je fixais la tombe de ma mère, j'entendis un bruit étrange...un rire....cristallin, plein de vie, un rire qui ressemble tellement au sien...Peut-être était-ce elle qui riait. Entendre ce doux rire me fit décocher un petit sourire. Mais je savais au fond de moi-même que ce rire, je l'avais imaginé...Nous devenons tous un petit peu fou à la perte de quelqu'un que l'on aime plus que tout...Le coeur de plus en plus lourd, je montais dans la voiture, et m'endormis subitement, fatiguée de cette éprouvante journée.

******

Mes paupières étaient lourdes...J'eus énormément de mal à me lever. Je venais de passer une nuit épouvantable, chargée de cauchemards. Ce n'était pas vraiment des cauchemards...seulement des souvenirs de mon enfance, et ma mère était présente. C'est plutôt des beaux rêves en fait, mais alors je ne voulais pas me réveiller, pour ensuite me dire que les souvenirs avec ma mère, je n'en aurai plus...plus jamais. Je voulais me raccrocher à ces rêves, me dire que le sommeil est une autre réalité, un autre monde, où tout est possible, et c'est là-bas que ma mère se trouve désormais...Mon coeur se serra, tandis que je me rappelais la journée d'hier. L'enterrement fut pour moi affreux...Je ne voulais garder aucun souvenir. Mes larmes menacèrent de couler sur mes joues. Je n'avais pas envie de me lever...Je veux encore rêver d'elle...Je n'osais me faire à cette idée qu'elle soit partie, et ce pour de bon...Non, elle était encore là, je le savais, quelque part, attendant surement un geste, un signe de ma part pour qu'enfin elle réaparaisse, et que je vante ses mérites de m'avoir flanquer une énorme frousse...Mes yeux se refermèrent tout seuls, refusant de se rouvrir. Je me laissais replonger dans un autre sommeil, dans un autre rêve, où je pourrai la revoir...

******

...Bella....

Une voix lointaine semblait m'appeler...Mais je ne l'écoutais que d'une oreille, mon esprit étant focalisé sur elle...Ma mère...Elle me souriait de toutes ses dents, encore plus belle que dans mes souvenirs. Je lui rendis son sourire contagieux. Elle tournoya sur elle-même, et je me demandais ce qu'elle faisait exactement. Subitement, elle se mit à courir vers moi. Je restais immobile, ne savant pas ce qu'elle attendait de moi. Voulait-elle que je me jette dans ses bras, voulait-elle que je me dirige vers elle également...? Je n'eus pas à me poser de questions trop longtemps, puisqu'elle me percuta brusquement mais doucement. Elle me fixait, un sourire toujours sur ses lèvres. Je m'efforçais de lui parler :

-...Maman ? Mais que...

-TOUCHE ! C'EST TOI !!! fit-elle en m'interrompant.

Elle me toucha l'épaule et partit en courant et en riant. J'en fis de même, la poursuivant. Mon coeur se gonfla de joie. Ce jeu est un des meilleur que j'avais partagé avec Renée depuis mon plus jeune âge. Peut-être un peu trop banal pour certains enfants, mais ce jeu, il était à nous deux...à elle et moi...C'était notre moment préféré, notre moment à nous.

....Bella !!! Bella...!

...Encore cette voix...? Mais d'où peut-elle bien provenir ?....Peu importe ! Je joue à Chat avec ma mère, rien de doit déranger cette partie ! D'ailleurs...Où est ma mère ? Je m'arrêta, me rendant compte que je l'avais perdue. Je poussa un grognement de frustration. Non...Elle ne m'aurait pas de nouveau abandonnée...Elle ne ferait jamais ça, pas pendant une partie ! Inquiète, je me tournais dans tous les sens.

-...Maman ? Maman où es-tu ?!

.....Bella...Bella !!!! Ma chérie, réveille-toi...

...Réveille-toi ? Comment ça ? Mais je suis réveillée ! Que....que se passe-t-il ?...Non, je ne suis pas réveillée...? Et Maman, où est-elle, hein ?!

-MAMAAAAAAAAAAAAAANNN !!!!!...Maman....

Je sentis le sol s'effrondrer, et je poussa un cri d'horreur à glacer le sang. Maman....

******

Ma poitrine se serra, me faisant suffoquer. Je reprenais doucement conscience...de la réalité. Ma dure réalité...Mes yeux s'ouvrirent brusquement, et j'attendais les larmes qui ne tardèrent pas à couler. Mon coeur affolé me semblait qu'il ne se calmerait jamais, tellement il bat. J'eus soudain chaud, très chaud. Je sentis des gouttes de sueurs me tremper le front, et je puais la transpiration. Je sursauta soudainement en me rendant compte de la présence de mon père au-dessus de moi, me regardant avec inquiétude. Il soupira de soulagement.

-Je pensais que tu ne te réveillerai jamais...

C'est ce que j'aurai voulu moi...Je n'ai même pas fini ma partie...Les larmes coulèrent de plus en plus vite et de plus en plus fort. Charlie posa sa main sur mon front. Il fronça les sourcils.

-Tu as énormément de fièvre...

Moi qui d'habitude n'acceptait pas beaucoup qu'il s'inquiète tant pour moi, je devais avouer qu'il n'avait pas tort. J'avais affreusement mal à la tête, et je bouillais. Je reniflais un bon coup, et essuya mes larmes. Je me sentais un peu mal à l'aise de pleurer devant lui alors qu'il avait déjà essayé de ne plus montrer sa peine...Même si au fond de ses yeux, on pouvait voir qu'il s'efforçait de lutter. Je l'admire pour cela Charlie. Il se bat, il essaye de tenir debout pour ne pas tomber. Moi, je ne fais que m'enfoncer...Je me fais une promesse de ne plus pleurer....Du moins pendant la journée d'aujourd'hui. J'ai déjà que trop verser mes larmes hier. Mais pourtant la douleur est là, bien forte et bien présente, au fond de mon coeur. Je n'ai que 17 ans, et je viens de perdre ma mère...

-...Quelle heure est-il ? demandais-je. Je devais dormir pendant longtemps...

-C'est pour ça que je te réveille, sinon je t'aurai laissé dormir. Il est 15h. Tu dois manger quelque chose.

Avant même que je ne lui dise que je n'avais pas faim, il sortit de la chambre le plus vite possible, signifiant que je ne pouvais pas protester. Je soupira. Bon, je l'avoue j'avais un petit peu faim. Mais je souhaitais rester au lit...Qu'il me laisse tranquille, je suis fatiguée. Tandis que je me reposais ma tête sur l'oreiller, j'observais le plafond. Qu'il est moche, d'ailleurs...Tout comme cette chambre. Ce n'est pas ma chambre, je ne suis pas chez moi. Cette maison, nous l'avons loué pour la durée de l'enterrement. Si j'avais bien compris mon père, nous partirons ce soir, notre vol pour Forks est à 19h15. J'espère que je ne vais pas faire de crise de larmes dans l'avion, je ne saurai me le pardonner plus tard...

******

C'est en traînant des pieds que je suivais mon père à travers l'aéroport. Je déteste les aéroports...Tous ces gens qui se pressent d'embarquer rapidement, le stresse emplie la salle...Tout le monde est agité, et j'ai horreur de ça...Pourquoi ne peuvent-ils pas simplement être calme et concentré ? Je crois que ça leur éviterait de paniquer pour un rien ! C'est inutile...Charlie commença d'ailleurs à m'énerver, toujours à vouloir prendre ma main afin que je ne me perde pas en cours de route ! Je grognais...Je voulais sortir d'ici au plus vite, je n'étais pas à l'aise. Charlie se fichait bien de savoir ce que je pensais, il me traîna désormais derrière lui avec une vitesse fulgurante. Il ne veut pas louper l'avion. A cause de sa vitesse, nous arrivâmes en avance. Et voilà...Je déteste attendre aussi. Je sens que je vais étouffer, je n'en peux plus...Je me suis assise sur un siège, mon père s'installant à côté de moi. En face de moi était assise une petite fillette d'environ une dizaine d'années, et qui tenait fermement la main de sa mère, tout en câlinant celle-ci. Mes yeux me piquèrent...Non ! Pas ici, pas maintenant ! Je m'étais promis de ne pas pleurer aujourd'hui, mer** ! Je décida donc de fermer les yeux, pour ne plus avoir à supporter ce douloureux spectacle qui me ramenait 7 ans en arrière...

Charlie n'avait pas de quoi s'inquiéter, notre avion arriva avec une demi-heure de retard, et nous embarquâmes donc à 20h, après avoir fait les vérifications nécéssaires...D'avance épuisée par le voyage, je soupira un long moment, et entreprit de m'endormir, même si ce fut peine perdue avec toutes les zones de turbulences que nous traversâmes. Finalement après quelques minutes, le sommeil m'emporta plutôt facilement. Je souriais d'avance. J'allais encore la revoir...