PDV Edward
Ca faisait si longtemps que je n'avais pas vu Bella, ma Bella. Je commençais à avoir des hallucinations (bizarre pour un vampire me direz-vous, mais en quoi mon amour pour elle était-il normal), je croyais l'apercevoir dans la rue, entendre sa voix m'appeler, sentir son odeur toujours aussi alléchante. Un vampire pouvait-il souffrir d'aliénation ? J'en avais bien l'impression, je devenais fou loi d'elle. Alice avait essayé de m'appeler plusieurs fois ces dernières semaines, elle avait sans doute vu ma décision, ils m'attendaient sûrement mais il fallait d'abord que je la voie. Je me disais que c'était juste pour m'assurer qu'elle allait bien, mais je savais au fond de moi qu'il n'en n'était rien, ce n'était qu'un prétexte pour pouvoir l'approcher. Je n'étais pas assez fort pour rester loin d'elle, je me rendais compte maintenant de mon erreur, je ne pouvais pas vivre sans elle, car oui, auprès d'elle je me sentais revivre. J'avais besoin d'elle, elle était mon souffle et mon oxygène.
J'avais couru presque toute la nuit, plus je me rapprochais de Forks, plus je me sentais Euphorique. Aux abords de la ville, je m'arrêtais pour vérifier ma tenue. Je faisais une grimace en remarquant un trou sur ma chemise. Il fallait que je me change avant d'aller la voir. J'espérais qu'Esmé avait laissé quelques vêtements à la villa, après tout, nous étions sensé partir le temps que Bella finisse sa dernière année de lycée et parte à la fac. Esmé aimait cette ville, cette région humide et sans soleil. La maison était étonnamment propre et je sentais l'odeur de certains membres de ma famille, comme si ils étaient passés ici récemment. Je me changeais rapidement et allais retrouver mon amour.
Je ne fus pas surpris de sentir l'odeur nauséabonde des loups dans la foret et autour de la maison de Bella. « Quand le chat n'est pas là, les souris dansent » disait le proverbe, et Jacob Black avait semble t-il bien dansé. Il avait profité de mon absence pour se rapprocher de Bella, comme presque tous les adolescents mâle de la région j'en suis sûr. J'imaginais facilement sa déconvenue quand il nous verrait Bella et moi, aussi proche qu'avant. Mais il fallait que je me calme, je ne savais pas comment Bella allait réagir en me voyant. Allait-elle ma sauter dans les bras ? Me repoussera t-elle ? Non, j'écartais immédiatement cette possibilité, bien que je méritais qu'elle me repousse pour l'avoir abandonné, je suis sûr qu'elle comprenait mes raisons. Et je savais qu'elle m'aimait, peut-être pas autant que moi, mais bien au-delà de ce dont étaient capable ses semblables.
Je n'entendais rien venant de sa maison, mais cela ne m'étonna, la voiture de patrouille du chef de police n'était pas dans l'allée, il avait déjà du partir. Je n'entendais jamais Bella de toutes les façons donc pour le moment rien d'anormal. Que devais-je faire maintenant, sonner à la porte ou tout simplement grimper à sa fenêtre pour la rejoindre dans sa chambre ? La bienséance voulait que je sonne, alors soit. Au bout de trois sonneries je me dis que soit elle n'était pas là, ce qui m'étonnerait fortement vu l'heure matinale, soit elle était profondément endormi, dans quel cas je ne voulais pas la réveiller, peut-être rêvait-elle de moi. Cette pensée me fit sourire. Je décidais donc de grimper à sa fenêtre afin qu'elle me voit à son réveil.
Sa chambre était vide, et le plus surprenant était que je sentais l'odeur du cabot dans la pièce, mais je ne m'en inquiétait pas, Bella était si douce, si innocente qu'elle avait du l'inviter à monter dans sa chambre pour… discuter. Mais je sentais qu'il y avait autre chose, une odeur particulière que j'ai déjà senti mais en d'autres lieux et sur d'autres personnes, je fus un moment pris d'effroi. Non, ce n'était pas possible, pas elle. Il y avait sûrement une explication, mais peut-être que…non. Il fallait que j'appelle Alice, que je sache ce qu'elle avait vu.
Les Cullen
Les Cullen étaient tous rassemblé dans le grand salon de leur maison d'Alaska, ils l'avaient acheté en prévision des futures années de fac de Bella à l'époque où tout allait bien dans leur existence. Aujourd'hui, ils vivaient leur moment le plus sombre depuis bien longtemps. Tous angoissaient et ne savaient pas quoi faire. Alice avait mis toute la famille au courent des ses visions et de la décision d'Edward d'aller rejoindre Bella. Depuis deux jours qu'ils savaient, ils avaient essayé à mainte fois de joindre d'Edward pour le prévenir de ce qu'il se passait à Forks, sans aucun résultat.
- Nous devrions y aller. Dit Emmett. Nous devons l'intercepter avant qu'il ne la rejoigne, qu'i sache à quoi s'attendre.
- Il a raison Carlisle. Dit Jasper. Je connais l'ampleur des sentiments d'Edward envers Bella, sa décision risque de l'anéantir. Nous devons le rejoindre.
- Edward est resté seul si longtemps, je pensais qu'il allait enfin avoir droit au bonheur et je trouvais que Bella ferait une très bonne compagne pour lui. Comment les choses ont pu autant dégénéré ?
- C'est ma faut Esmé, si je n'étais pas si faible rien de tout cela ne serait arrivé, Edward et Bella seraient ensemble aujourd'hui. Je ne mérite pas de…
- Si l'histoire d'Edward et Bella a eu cette fin, c'est parce qu'elle n'était pas celle qui lui fallait. Une humaine, pffff
- Arrête de cracher ton venin Rosalie, Bella aimait Edward, et le fait qu'elle soit humaine n'interférait pas avec ses sentiments. Le fait qu'elle choisisse Jacob ne veut pas dire qu'elle ne l'aime plus. Et puis tout n'est pas fini.
- Tu les as vu se remettre ensemble ?
- Oui.
- Quand ?
- Je ne sais pas exactement, tout est confus, beaucoup de décisions doivent être prise et trop de personnes sont concernés. Mais plus le temps passe, plus ma vision s'éclaircit, et je pense qu'elle est sur la bonne voie.
- Que devons nous faire alors ? Demanda Carlisle.
- Nous devons rejoindre Edward, et tu devrais acheter une maison pas loin de Dartmouth.
- Vous irez à la fac ?
- Je n'en suis pas sûr mais Bella si.
- D'accord, Esmé appelle tout de suite une agence immobilière. Emmett, Jasper, Alice et moi nous irons à Forks. Quand à toi Rosalie…aide Esmé, il faut préparer notre déménagement
- Ok. Répondirent-ils tous en chœur.
Forks
- Alice ?
- Oui Edward.
- Je suis à Forks.
- Nous le savons.
- Nous ?
- Toute la famille, j'y suis aussi avec Carlisle, Emmett et Jasper. Nous étions chassé quand tu es venu, je n'avais pas prévu que tu passerais à la maison. Nous sommes à la maison, viens et je te dirais tout ce que j'ai vu.
