Chapitre 2 : « Absence et retrouvailles »

Je refermais la porte derrière mes invités avec une seule idée en tête : aller dans ma chambre me refaire la Saga Harry Potter. Ma mère, son portable à la main, m'intercepta dans le couloir en me disant qu'elle avait quelque chose pour moi. Elle posa son téléphone sur le buffet et monta les escaliers, me laissant seule dans le couloir. Ma petite sœur étant couchée, il n'y avait plus aucun bruit dans la maison jusqu'à ce que… Le téléphone de ma mère vibre. Je le pris pour le lui monter mais par mégarde, j'appuyai sur une touche, qui ouvra un SMS de Papa :

« Daniella, je ne vais pas rentrer pour le moment. J'ai besoin de temps pour digérer tout ça, tu comprendras. »

Je n'en croyais pas mes yeux. Je ne savais que faire du téléphone et, alors que je m'apprêtais à le remettre en place, ma mère descendit des escaliers et me demanda :

« - J'ai reçu un message ?

- Ou… Oui… C'est… C'est Papa…

- Qu'est-ce qu'il se passe ma grande ? »

Elle comprit mon choc lorsqu'elle lut à son tour le SMS .

« - Ne t'inquiète pas, ça va lui passer. Ca a été difficile pour lui tu sais. Mais il t'aime. Il t'aime toi et Orianne, il nous aime... En attendant, j'ai un autre cadeau pour toi ! »

Elle déposa à mes pieds un vieux carton poussiéreux qui avait l'air d'être lourd. Je l'ouvris et découvris à l'intérieur de vieux livres… de sorcellerie.

« - Ce sont les bouquins scolaires de ton père. Ils les avaient gardés pour je ne sais pour quelle raison. Je les ai découverts il y a quelques jours, je le soupçonne de les avoir ressortis en voyant arriver tes 11ans. Ils ne sont peut-être plus actuels, mais tu pourras sûrement apprendre quelques sorts dedans !

- Merci Maman… Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime ma chérie. Bonne nuit.

- Bonne nuit Maman ».

Mais cette nuit là, au lieu de dormir, je pensais. Toute la nuit, j'ai pensé à mon enfance, à la journée, au futur, à mon père… Et le lendemain, je voulu m'entrainer à lancer quelques sortilèges.

« - Oculus Reparo !

- Ah ah ! Maintenant je pourrais casser mes lunettes sans que ce soit grave ! dit ma sœur avec enthousiasme.

- Oh ça non ma petite. Ta sœur ne sera pas toujours là pour les réparer et, en tant que moldue, c'est mon porte-monnaie qui devra le faire alors ne t'y fies pas ! » intervint ma mère.

Nous rigolions toutes. Toutes seules. Mon père n'avait toujours pas réapparu. « Avec toute cette rancœur, je me demande pourquoi le Choixpeau ne l'a pas envoyé à Serpentard ! » pensais-je. J'étais un peu en colère contre lui. Lui qui prêchait l'importance de l'honnêteté et du courage, il bafouait tout ça en se comportant ainsi.

Dans les semaines qui suivirent, ma mère repris contact avec ma grand-mère maternelle, au grand plaisir de ma sœur et moi.

« - Les filles ! Mamie Gaëtane nous accompagnera au Chemin de Traverse pour acheter les fournitures de Samantha !

- Ouiiiii ! Youpiiiii ! » répondions nous en cœur.

Nous étions super heureuses de revoir Mamie qui, grâce à sa joie de vivre et de nous retrouver, comblait le vide que Papa avait laissé. En effet, il n'était toujours pas revenu.

Ma grand-mère emménagea chez nous quelques jours avant le 1er Septembre, et nous avons visité le Chemin de Traverse Orianne, Maman, Mamie Gaëtane et moi, dans la joie des retrouvailles. C'est ma grand-mère qui a tout acheté, m'a expliqué le principal et le plus important à savoir ainsi que le fonctionnement de la monnaie magique :

«- Celles en or sont des Gallions… Il y a dix-sept Mornilles d'argent dans un Gallion d'or et vingt-neuf Noises de bronze dans une Mornille. C'est facile à retenir !

- Oui… Bien sûr Mamie… répondis-je dubitative.

- Ah ah ! Tu t'en souviendras et t'y habitueras vite, tu verras ! »

Mais c'est ma mère qui vint avec moi dans la Boutique d'animaux pour choisir celui qui m'accompagnerait pendant que Mamie Gaëtane alla avec Orianne dans la Boutique Weasley.

« - J'aimerais avoir une chatte s'il te plait Maman.

- Tu aimes les angoras ? Il y en a tout plein là-bas ! »

Adorant les chats angoras, je me dirigeai avec ma mère vers le rayon qu'elle m'avait indiqué. Plusieurs chats miaulaient et attendaient impatiemment que quelqu'un les achète. Des marrons, des bleus, des gris, des noirs, des tigrés. Le choix ne manquait pas, mais une seule m'attira l'attention : une petite chatte toute blanche, angora aux yeux marrons-verts, comme moi ! Je m'approchai de la cage. Elle s'approcha de moi, me regarda intensément et miaula. Rien ne manquait pour me faire craquer ! Ma mère me l'acheta.

« - Je vais t'appeler Hermione » dis-je en caressant la petite minettes qui ronronnait de plaisir dans mes bras.

A la sortie de la boutique, ma sœur et ma grand-mère nous attendait. Cette dernière me dit :

« - Tu viens avec moi ? Il est temps d'aller acheter ta baguette magique !

- La baguette ! Je l'avais oubliée ! Prends Hermione, Orianne ».

Je confiai ma nouvelle amie à ma petite sœur et me dirigeai chez Ollivander avec ma grand-mère.

« - Bonjour ! fit-elle joyeusement en rentrant dans la boutique.

- Bonjour Madame Baron, répondit calmement le vieux vendeur. Cela faisait longtemps !

- Oui… Et j'en suis désolée, croyez-moi… Mais aujourd'hui, je ne viens pas seule, je suis avec ma petite fille, Samantha !

- Bonjour Monsieur Ollivander.

- Bonjour Mademoiselle Baron, vous venez pour votre première baguette je suppose ?

- Oui, c'est ça. Que dois-je faire ?

- Venez prêt du bureau, je vais vous faire essayer quelques baguettes. Voyons… Aubépine et dragon ? »

Je pris la baguette qu'il me tendait. Celle-ci me chauffa les mains et je la lâchai aussitôt.

« - Mmmmh… non… marmonna Ollivander. Essayez celle-ci ».

Je pris l'autre baguette qu'il voulait que j'essaie. Elle était faite de bois de hêtre, avec un cœur en ventricule de dragon. Je la pris, fis un geste et la baguette vola à travers la boutique pour foncer vers une étagère pleine de boites où reposaient des baguettes qui attendaient le bon maître. La baguette de hêtre rentra donc dans l'une de ces boites, qui s'ouvrit en tombant sur le parquet grinçant de la boutique. Je trouvais cette baguette belle et passa quelques secondes à la contempler. En allant ramasser l'autre baguette, Ollivander me regarda :

« - Voudriez-vous essayez celle-ci ? » dit-il en me désignant la baguette tombée au sol.

Sortie brusquement de mes pensées, je marmonnai un « oui » timide et me saisit de la baguette. Lorsque je la pris, inutile de faire le moindre geste, un souffle à la température parfaite fit le tour de mon corps, jusqu'à mes cheveux bruns-roux qui se soulevèrent.

« - Il semble que cette baguette vous a choisie Mademoiselle Baron. Mmmh… 26.75 centimètres, bois de hêtre et crin de licorne, raisonnablement souple… Cela vous fera 15 gallions s'il vous plaît ».

Sans discuter, je payai le vieux vendeur et, ma baguette à la main, sortis de la boutique en compagnie de ma grand-mère qui, sur un ton jovial, me lança :

« - Ah ah ! Toujours aussi mystérieux ce vieux Olly ! »

Puis le jour du grand départ arriva. La veille, je n'ai pas dormi, malgré la fatigue et la parfaite conscience du long voyage qui m'attendait. La gare était blindée, et Hermione et moi n'arrêtions pas de nous faire bousculer par des hommes d'affaires moldus, plus pressés les uns que les autres. Maman tenait Orianne par la main et Mamie Gaëtane m'aidait à pousser mon lourd chariot. Nous nous trouvions à présent devant un mur entre les voies 9 et 10. Il était 10h45. Devant ce mur, je ressentis un stress m'envahir… Ma grand-mère comprit ce qu'il se passait et tenta de calmer mon appréhension :

« - Ne t'inquiète pas Samantha, tout va bien se passer. Tu vas fermer les yeux, courir droit devant toi et tu te retrouveras devant ce train magnifique. Je serai avec toi. Orianne et Daniella ne peuvent pas passer ».

Je me tournai vers ma mère, puis lui dit au revoir.

« - Aller, bon courage ma fille ! me dit ma mère, les larmes aux yeux.

- ça va aller Maman, ne t'en fais pas.

- J'ai confiance, tu vas assurer ! Donne-nous de tes nouvelles régulièrement quand même.

- Bien sûr Maman ! Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime ma chérie ».

Je me tournai à présent vers ma petite sœur, qui avait l'air de m'admirer, autant que de m'envier.

« - Mais moi aussi je veux y aller ! Et comment ça se fait que mes pouvoirs ne se soient pas encore manifestés !

- Il faut que tu attendes Orianne. Tu n'as que 9ans, tu as encore le temps ne t'en fais pas. Aller, je dois y aller maintenant. Prends soin de toi et n'embête pas trop Maman hein.

- Oui, oui…

- A bientôt !

- A bientôt Sam ! » me répondirent-elle en cœur.

Pour me motiver et me montrer courageuse, je décidai de faire le décompte à voix haute pour que Mamie et moi foncions dans ce mur.

« - Allez ! 3… 2… 1… C'est parti ! »

Je suivis les conseils de ma grand-mère, je fermai les yeux et serrai sa main. Et alors que je m'étais préparée psychologiquement à un choc, il ne s'en fit ressentir aucun. Nous nous étions retrouvées toutes les deux sur les quais. Devant moi se dressait ce train mythique, le Poudlard Express, entouré de vapeur. De nombreux chariots passaient devant moi, des agents s'occupaient de charger les bagages de jeunes sorciers, pressés ou non, qui montaient dans le train et se précipitaient pour trouver des wagons de libres. Je vis quelques jeunes amis qui se retrouvaient, d'autres qui disaient au revoir à leurs parents, les larmes aux yeux. Je vis d'autres sorciers qui, comme moi, observaient le train sans bouger, perdus dans leurs pensées. Une jeune fille m'attira l'attention. Elle était blonde, les cheveux raides et faisait à peu près la même taille que moi. Elle avait sûrement mon âge. Elle disait au revoir à son petit frère, blond lui aussi, en lui ébouriffant ses cheveux bouclés. Son père la serra fort dans ses bras, il avait l'air très fier d'elle. J'aurai tant aimé que mon père soit là lui aussi, qu'il me dise qu'il était fier de moi, sûr que j'allais faire des prouesses et qu'il m'embrasse. L'espace d'une seconde, je lui en voulus. Puis je vis la mère de la jeune fille. Elle avait l'air grave, les cheveux blonds bouclés, un grand chapeau pointu noir sur sa tête, elle adressa un simple « au revoir » à sa fille. Et elle en fit de même pour son fils, le frère de la jeune fille blonde, qui était un peu plus âgé qu'elle. Ils se ressemblaient tous, de part leurs cheveux blonds et leurs yeux bleus brillants. Il était donc peu probable d'affirmer qu'ils n'appartenaient pas à la même famille. La jeune fille blonde suivit son frère dans le train, où celui-ci retrouva quelques amis. La voix de ma grand-mère me sortit de mes observations :

« - Ton train part dans cinq minutes Samantha. Il est temps de me dire au revoir, non ?

- Oh. Oui bien sûr ! A bientôt Mamie, je suis vraiment contente de t'avoir retrouvée, tu sais. Tu m'avais beaucoup manqué…

- Moi aussi si tu savais ! Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime ».

J'entrai dans le train seulement 2minutes avant qu'il ne démarre. Ce qui me laissa tout juste le temps de trouver une fenêtre de libre pour m'y pencher et dire au revoir à ma grand-mère.

Il fallait que je trouve une place où m'asseoir afin de me reposer avant l'arrivée au Château. Toutes les cabines étaient pleines… Seulement, j'étais seule, je ne connaissais personne et découvrais ce nouveau monde donc je n'avais pas envie de « me taper l'incruste » dans des groupes de sorciers expérimentés. Je n'avais lancé que quelques sorts jusqu'ici et, même si je les avais tous réussi parfaitement, j'avais des lacunes à propos du monde magique. Après avoir fait et refait le tour des cabines, je dû me résigner à m'installer dans une cabine où se trouvait… La jeune fille blonde du quai !

« - Excuse-moi, est-ce que je peux venir ici s'il te plaît ?

- Euh oui tu peux. Mon frère Lucas et son pote Mario sont allés chercher des friandises, ils vont revenir après.

- J'te remercie, les autres cabines sont pleines à craquer !

- Ouais, mon frère m'a dit que c'était comme ça l'année dernière aussi…

- C'est ta première année à Poudlard ?

- Oui. Lucas et Mario sont en deuxième année eux. Toi aussi ?

- Oui… Je suis un peu stressée…

- Moi aussi, je ne sais pas dans quelle maison je vais être envoyée ! Mais j'espère être à Gryffondor, comme mon frère.

- Ah ton frère est à Gryffondor ? Mon père y était.

- Ah oui ? Tu iras peut-être toi aussi !

- Oui, peut-être…

- Au fait, comment tu t'appelles ?

- Ah oui. Samantha. Et toi ?

- Sonia ! Sonia Damer.

- Hello girls ! lança d'un ton jovial un garçon aux chevaux noirs bouclés en entrant dans la cabine.

- Salut, répondis-je gentiment.

- T'es qui toi ? me dit un garçon aux cheveux très courts, presque rasés.

- Euh… Je m'appelle Samantha. Tu dois être Lucas ? C'est ta sœur qui m'a dit qui tu es.

- Oui, et le tarré à côté, c'est Mario.

- Hé ! Sonia, défends moi !

- C'est ton pote, pas le mien, qu'est-ce que tu veux que je dise ? » répondit-elle avec un sourire.


Réponses aux reviews :

[...]

Kujou : Moi aussi j'aimerais bien y aller x) Nan mais sérieux, juste t'imaginer à leur place quoi... Bref, comme tu dis ^^ Je ne sais pas trop comment ni pourquoi l'idée de dire que la Saga HP est sortie dans le monde moldu... En fait cette idée ne me plaisait pas du tout, mais je voulais faire en sorte que Samantha n'arrive pas trop paumée à Poudlard, qu'elle en connaisse un minimum. Tu vas voir que beaucoup de choses vont lui arriver donc si en plus elle doit tout découvrir à propos du monde sorcier/magique, ça aurait été galère.. Mais bon, l'idée te plaît et elle est ) ponctuelle donc c'est cool (: Oh oui continue ! Et n'hésite pas à me laisser ton avis surtout ;) Même si Histoire d'une Sorcière est terminée et complète, je continuerai de répondre aux reviews ;)