Disclaimer : Teen wolf n'est pas à moi, l'histoire l'est.
Raiting : M
NDA : Et voilà donc le chapitre promis ! J'ai été agréablement surprise par vos réactions huhu ! Je suis contente que ça vous plaise. En réalité j'ai eu l'idée d'un one-shot et je me suis décidé à y derverser touuuute mon énèrgie négative, parce qu'à chaque fois que j'écrise un truc, ça démarre avec de l'humour, et ça finit dans le sang et les larmes xD ! Aimer ou ne pas aimer était censé être une fic drôle, maiiiis bon ._. . Donc histoire que Moody Jenny ( qui en prends le chemin ) ne finisse pas en drame, j'utilise ce one-shot biiien biiien dépriment. J'attends avec joie vos commentaires/mp, pour me guider, je pourrais toujours modifier un petit peu ce que j'ai écrit si l'ambiance ne vous plaît pas !
Encore un grannnnd merci à ma béta, Rinkachirikitateku qui a eu du boulot ( 50 pages d'un coup je crois, je ne sais plus, je lui avait envoyé tous ce que j'avais écrit en ce temps donc bon, fiouuuu ), et merci à ano, titou, axou et à akane, que je mentionne ici car je ne peux pas les remercier directement, voilà ! Merci également aux lecteurs de passages, et à tous les autres ! Sur ce, bonne lecture ! ( oui j'ai conscience qu'il est 00:30 et que personnes ne lis à cette heure là sauf les gens comme moi xD ).
Jeanna
Scott a fait plus que me demander pourquoi je ne l'avais pas retenue, il m'as carrément accuser de ne pas vouloir son bonheur. Ce à quoi j'ai simplement répondu : « hm. ».
Encore une fois, à quoi bon fournir des efforts inutiles ?
Exactement.
Enfin bon, après coup il c'est excuser et m'a payé un muffin myrtille – qui était plutôt bon d'ailleurs -.
Il a fini par partir rejoindre Alison avant qu'elle ne rentre chez son père pour les vacances de noël et moi je suis passé m'acheter à dîner.
Là je travaille, encore, à la bibliothèque.
Certains trouverais ça triste que je mange seul presque tous les soirs, mon père et Scott ont toujours du mal à l'accepter d'ailleurs, mais j'ai juste vraiment besoin de pouvoir me retrouver seul de temps en temps, penser à tout un tas de choses futiles vous voyez ?
Alors, oui, je fais peut-être pitié avec mes nouilles et mes beignets aux crevettes mais honnêtement, j'en ai pas grand chose à foutre.
Je commence à peine à croquer dans un de ces succulents beignets quand je sens mon portable vibrer contre ma cuisse :
De +337 89 78 86 14 :
Reçus à 21h43 :
Rdv dns ta chmbr. 3 mins.
Derek.
Je fixe l'écran de mon téléphone puis me lève sans un mot. Je rassemble mes affaires et sors de la bibliothèque en direction du campus.
Pourquoi diable est-ce que je répond à l'appelle de ce sale trou du cul lâcheur de meilleur ami ? Et puis c'était quoi ce numéro ? Il me contact en inconnu maintenant ?
Cette ironie.
Bien, disons simplement que je ne suis pas un trou du cul lâcheur de meilleur ami, moi, et que quand il a besoin d'aide, j'aide.
Aussitôt que j'ouvre la porte, Derek bondis hors du lit pour me rejoindre à l'entrée. Je n'ai même pas le temps d'enlever mes pompes, qu'il est déjà là à me bassiner avec ces « t'étais où ? » et « ça fait 3 heures que je t'attends ». Ce à quoi je hume. Encore.
« Stiles. Il faut que je te parle. C'est super important. »
J'enlève ma veste et l'accroche au porte manteau puis le fixe, sans vraiment le voir. Je pari qu'il va encore me sortir que Kate a piqué une crise de jalousie, ou encore qu'elle a trop traîné avec son meilleur ami, Wilson.
Blah, Blah, Blah.
« Hum.
- Je.. »
Il semble hésitant. Il se gratte l'arrière du crâne gauchement, ses sourcils se fronçant compulsivement tandis qu'il se mord la lèvre nerveusement.
C'est un truc qu'il faisait tous le temps avant, quand il était stressé.
Avant, ouais.
Il soupir avant de lâcher une espèce de petit rire hystérique, à peine audible :
« Kate m'a largué. »
Je le fixe longuement.
« Quoi ?
- Oui, je sais ce que tu vas dire, il reprend, j'aurais dû mieux la traité. C'est vrai qu'avec les qualifications pour les quarts de final je l'ai un peu négligé, mais j'aurais jamais pensé qu'elle me quitterai pour ce salopa-
- Attends, quoi ? »
Il me fixe l'air de dire : « mais t'es con ou quoi ? ».
« Kate m'a quitté, et comme j'ai essayé de te l'expliquer, monsieur-je-suis-en-politique-mais-je-comprend-pas-quand-on-me-parle, c'est ma faute parce qu-
- Pourquoi ?
- Comment ça, ' Pourquoi ' ?
- Pourquoi est-ce qu'elle t'a quitté ? Je répète, las. »
Il marque une pause, avant de partir dans ce qui ressemble fort à un récit tragique.
Et Kate est parfaite par ci, et elle mérite mieux que moi par là, et c'est ma faute et Blah, Blah, Blah.
Habituellement je l'aurais juste ignoré, mais ce soir, je suis fatigué, j'ai des devoirs et il bloque l'entrée.
Je sais que je ne suis personne pour jugé du comportement de l'autre pouffiasse, mais Derek a passé sa chienne de vie à essayer de la satisfaire. Elle n'est jamais contente, le traite comme une espèce de chien-porte-monnaie qu'elle balance dès qu'il est vide ou qu'il a chié sur le tapis.
Et lui, qu'est-ce qu'il fait quand elle le quitte pour un autre bobo de merde ?
« Kate est une connasse.
- Je te demande pardon ? »
Son ton est menaçant et, là, comme ça, avec l'éclairage ambiant, on dirait presque que ses yeux sont dépourvu d'iris.
Pour mon bien, je ne devrait vraiment pas trouver ça sexy.
« Non, rectification, c'est une garce, une putain, une profiteuse, une veuve noire ET une connasse.
- Sti-
- Elle t'utilise à sa guise, baise avec la moitié du campus, te rabaisse en permanence et toi tu la suis comme une espèce de vieux caniche boitillant.
- Stiles, si tu continue je vais être obligé de te frapper. »
Il a le regard dur et insistant, sa mâchoire et ses poing se contractent simultanément.
Mais moi tout ce que je peux entendre, ce sont des mots, des paroles, et les écouter serait un bien trop grand effort.
Blah, Blah, Blah.
« Et ensuite quoi ? C'est pas Prescott qui va t'écouter pleurnicher comme une fillette sur ta chiennasse qu'il c'est probablement tapé ! C'est pas Jake, ou Jackson, qui vont rappliquer ici pour se faire insulter ET frapper par un connard insensible qui n'a pas les capacités intellectuelles nécessaire pour voir plus loin que le bout de sa queue ! Si t'as pas envie que quelqu'un soit sincère avec toi une fois dans ta vie, alors ne demande pas de putains de conseils Derek ! En réalité, on sait tous les deux qu'aussitôt qu'elle aura pomper l'autre connard, tu lui tombera dans les bras comme le premier des imbéciles, alors honnêtement, tu devrais me remercier de t- »
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que mon dos heurte le mur juste derrière moi. J'en ai le souffle coupé, la douleur explosant dans mes cottes, me faisant gémir péniblement.
« Oh-oh merde, Stiles, j'suis désolé j'ai pas- »
Il tente un mouvement en ma direction mais je le repousse sèchement, lui lançant un regard noir. Je me tiens l'épaule tentant vainement de soulager la douleur lacérante qui y prend maintenant place, me faisant oublier, pendant un temps, celle présente dans ma cage thoracique.
« Je pense que tu devrais t'en aller, maintenant.
- Stiles je-
- VAS T'EN ! »
Il me regarde, blessé, comme si j'étais celui qui venait de l'envoyer valser contre un mur. Il s'humidifie les lèvres avant de rire doucement.
« Écoute je sais que t'es en colère mais-
- Dégage, je murmure
- Tu vas vite te rendre compte que c'était une erreur de ta part de me provoquer et-
- DEGAGE BORDEL ! ».
Il serre les dents, fixant le sol d'un air meurtris. Il passe nerveusement sa main dans ses cheveux les ébouriffants au passage :
« Tu, il rit jaune, tu ne peux pas me faire ça, pas à moi.
- Et pourquoi pas hein ? Parce que tu es Derek Hale et que on ne repousse pas Derek Hale ?!
- Non c'est-
- MAIS ALORS QUOI ?
- PARCE QUE TU M'AIMES ! »
Je le fixe, interdit, mon besoin en oxygène bien vite oublier. Il ne peut pas avoir deviné, j'ai été discret, je l'ai caché pendant toutes ces années.
Il n'aurait jamais profité de mes sentiments comme ça, pas Derek.
Pas celui que tu as connus, non.
J'ignore la petite voix au fond de ma tête et j'opte pour le pousser en dehors de la chambre. Il m'agrippe les biceps m'empêchant plus ou moins efficacement de le faire sortir de la pièce – faut dire qu'ouvrir une porte et dégagez un mastodonte de 78 kilos en même temps, c'est pas de la tarte.-.
« Je t'ai dit de t'en aller, bon sang Derek !
- Stiles, tu peux pas faire ça, tu vas le regretter ! Tu m'aimes.
- Arrête de dire ça comme si ça allait tout arranger ! »
Je retiens avec peine les larmes de rage qui menacent de couler et continue de le pousser, en vain.
Comment est-ce qu'il ose utiliser ça contre moi ? Je sais qu'on ne se voit plus autant qu'avant, dieu, qu'on ne se considère plus autant qu'avant, mais on est amis !
On est amis non ?
« Stiles, tu m'aimes. »
Je le pousse de toutes mes forces – donc pas grand chose – avant de lâchement abandonner, préférant m'affaler contre le mur, glissant jusqu'au sol ou je m'assois, la tête entre mes mains qui n'ont de cesse que de triturer mes cheveux.
J'ai envie qu'il s'en aille, je ne veux plus jamais le voir, jamais, jamais, jamais, jamais...
Il s'accroupit à mes côté, me murmurant des choses que je n'entends pas.
Blah, Blah, Blah, Blah...
Je te déteste, Derek Hale. Je te hais, tellement, tellement fort...
J'aurais préféré que tu meurt avec ton oncle dans cet accident de voiture, j'aurais préféré ne jamais te revoir, j'aurais préféré que tu n'ai jamais existé, que je ne t'ai jamais rencontré...
Je te déteste...
Je voudrais que tu meurt.
Il continue de me murmurer furieusement des choses que je ne comprends pas, des mots que je n'entends pas.
« Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Qu'est-ce que je peux faire, Stiles ? »
Disparaître. Je veux que tu disparaisse.
Je ne comprend avoir parlé à haute voix qu'après qu'il ai quitté la pièce, laissant planer le claquement sourd de la porte dans toute la chambre.
Gio, mon partenaire coréen est le premier à remarquer que quelque chose cloche.
Il est 10 heures du matin, et la voix monotone de Mr. De Voûte n'aide pas vraiment mon moral à s'éclaircir.
Et voilà que je parle comme un connard de troubadour. Fait chier. Fait bien chier.
A 10h généralement j'ai, soit 3 heures consécutives de sociologie avancé, soit 2 heures et 45 minutes d'économie des marchés.
Oui, oui, 2 heures et 45 minutes. Faut croire que même le prof' se fait chier.
Je suis en pleine contemplation des graffitis peuplant ma table quand une voix me fait sursauter.
« Tu es sur que ça va ? »
C'est Gio.
Je lui souris gauchement, tentant de lui faire croire que , oui, tout va bien, que je suis heureux, et que l'épisode Derek qui c'est passé il y a une semaine est bel et bien derrière moi.
Il me tapote l'épaule amicalement, l'air de dire, ça ira tu verras.
Gio a toujours été quelqu'un de sympas.
J'veux dire, je le connais pas vraiment très bien, c'est juste mon partenaire de projet en littérature. Je sais seulement qu'il adore la robotique – bonjour le cliché – que ses parents ont divorcé après qu'il soit sorti du placard et qu'il a une petite sœur de 15 ans, mais à part ça, black out total.
Je sais aussi qu'il est très attirant. Mais vraiment, très attirant.
Il a les yeux en amande qu'il a hérité de sa mère je crois, mais il a définitivement le teint et les traits italiens de son père. Et est-ce que j'ai parlé de son sourire ? Mon dieu son sourire ! Il est juste tellement URGH ! Tellement parfait ! Bordel, il a des tâches de rousseurs brunes ! Des putains de tâches de rousseurs et il arrive à être sexy en diable, à être masculin à un tel point que personne ne savait qu'il était gay – même pas moi – avant qu'une idiote lui pose la question !
Comment ça c'est cliché de croire qu'un gay est forcément efféminé Mais alors pas du tout, ce n'est absolument pas ce que je viens de dire.
Du tout...
Mon regard se fixe à nouveau sur son visage, ses lèvres plutôt pales mais qui collent avec son teint hâlé.
Entre nous, je crois que sa beauté se trouve dans sa façon d'être, de se tenir. En bref, non seulement son visage est attrayant mais en plus de ça le gars dégage des phéromones de gnou en rut toute la putain de sainte journée !
Je me demande vraiment comment j'ai fait pour ne pas passer mon temps à la mater en cours avant ça...
Ah oui, c'est vrai, Derek...
Je me demande s'il a des abdos. Derek avait des abdos, ça c'est clair, mais Gio lui ? Je devrait peut-être le stalker sur instagram et twitter ce soir ? Avec un peu de chance il aura mis une photo de lui en calbut'.
Je me demande si il fait du sport . Il a l'air d'être musclé au niveau des bras en tout cas, il fait peut-être de la boxe ? Ou du taïkwendo ?
« Tu t'amuses ?
- Mnghein ? »
Je me redresse brusquement tout en toussant pour couvrir mon embarras :
« Je, non, ouais enfin . Hmmngh. »
Il éclate de rire, ses yeux pétillants de malice et-
Quand je parlait de troubadour, j'ai probablement omis le poète engagé.
« Ça te dirait qu'on aille manger un morceau ? Et comme ça on pourrait travailler sur notre devoir ?
- Euh, ouais.. Ouais j'veux bien ouais. »
Il me souris encore une fois avant de se tourner vers le tableau et de prendre des notes.
Euuuuh, qu'est-ce qu'il vient de se passer là ? Est-ce qu'il vient de m'inviter à sortir ?
Travailler sur notre devoir.
Ah. Bien, de toute façon, je n'ai plus vraiment de cœur à briser, si vous voyez où je veux en venir. Mon dieu j'ai l'impression de sonner comme une petite pleurnicharde à qui on aurait refuser un ours en peluche. C'est décidé, on ne revivra pas l'épisode Derek – foi de Stilinski -.
Nous ne materons point ce plaisant popotin !
Je passe le reste de l'heure à compter ses cils et à me demander si je ne suis pas entrain d'imaginer tout ce qu'il vient de se passer .
« C'est définitivement un rendez-vous ! S'écrit Alison assise sur mon lit.
- Putain, un peu que c'en est un ! La rejoint Scott, lui aussi installé sur ma literie. »
Je soupir, me pinçant l'arrête du nez tentant vainement de repousser la migraine qui pointe le bout de son nez.
« Vous pouvez arrêter de raconter n'importe quoi ?
- Mais c'est la vérité ! S'indigne la brunette, enfin on invite pas quelqu'un à dîner pour un projet !
- Déjeuner, Alison, à déjeuner.
- Peu importe, elle balaie mon argument d'un geste vague de la main. Il te veut, un point c'est tout. »
Scott hoche vivement de la tête tandis que je me renfrogne et enfile mon pull par dessus ma chemise.
« Il te veut, répète Scott d'un ton ferme. Il veut tremper le biscuit, tremper son pain au pot, il a la bistoquette* humide, il veut tirer la charrue AVEC tes beu-
- Attend quoi ?! Mais ça existe même pas comme expression c'est tir-
- Tremper sa nouille dans ta sauce- Aïe Alison ! »
Il se retourne brusquement vers la-dite Alison se frottant le bras là où, semble-t-il, elle l'aurait pincé.
« Ce que Scott veut dire, elle lui lance un regard avisé, c'est que ce Gio est sûrement très attiré par toi. »
Un moment passe.
« Physiquement, je veux dire. »
Scott murmure un, « mais c'est la même chose » avant de se taire quand Argent lui lance à nouveau un regard perçant.
Je soupir, décidant de lâcher l'affaire, après tout peu m'importe, je sais de quoi il retourne.
Je regarde l'heure une dernière fois avant de remettre mon manteau et de me diriger vers la porte, bien vite coupé par la voix d'Alison :
« Tu comptes y aller comme ça ? »
Je jettes un œil à ma tenue cherchant où j'aurais pu foirer.
J'ai exactement les mêmes vêtement que tout à l'heure, à l'exception que je viens d'enfiler un pull bleu marine par dessus ma chemise.
« Euh, oui ? Je tente, hésitant.
- Mais c'est exactement la même chose que tout à l'heure !
- Non non ! J'ai rajouté un pull ! »
Je ne lui laisse pas le temps de protester que je lance un « Aller, à plus tard ! Et ne forniquez pas sur mon lit ! » et sors de ma chambre.
J'étais seulement passer prendre mon pull – hey ! On se les pèles en Hiver ! - et un peu de monnaie pour ma place de parking. Franchement, je ne vois pas l'intérêt de me faire tout beau tout propre, j'ai passé l'âge.
Et puis, c'est pas comme-ci c'était un rendez-vous.
D'accord, admettons.
Même si ça en avait été un, la personne en face ne devrait-elle pas nous aimer comme nous sommes ?
Poète le retour !
Non, sincèrement, à quoi bon bien m'habiller si, au final, c'est pour qu'il me voit – de nouveau – en cours sapé comme un sac le lendemain ? Sérieusement ?
J'entends presque la voix de Lydia me signifier que, si, c'est important de laisser une image positive de soi auprès des gens.
Mais Lydia est en faculté de commerce, moi en économie.
Entre nous, pour quelqu'un qui passera sa vie derrière son bureau, je ne voit pas l'intérêt de s'habiller comme si j'allais à un défilé de mode.
Ah ! C'te bonne blague. Et puis comme je n'arrête pas de le dire : Ce n'est pas un rendez-vous.
Absolument pas. En aucuns cas.
Jamais.
Fort de ces pensées, je me dirige vers le point où il m'a demandé de le rejoindre plus tôt ce matin.
Quand j'arrive près du restaurant, je l'aperçois immédiatement me faire de grand signe, son stupide visage toujours aussi stupidement magnifique.
Je souris gauchement en retour avant de le rejoindre.
« J'ai déjà choisis nos tables, c'est toujours bondé sinon. »
Je lui souris de nouveau avant de le suivre jusqu'à notre table. Table sur laquelle m'attends déjà ma commande : Oignons Bajhi, Samossa et Nashedar Balti.
Oh mon dieu, ça sent tellement bon...
« C'est bien ce que tu m'as demandé de prendre tout à l'heure non ?
- Oui, oui c'est bon t'inquiètes pas. »
Il me sourit de nouveau et nous commençons à manger. Le repas se passe extrêmement bien, il est drôle, gentil et très très beau. Est-ce que j'ai dit que je le trouvais beau ? Oui ? D'accord.
Non, mais il l'est. Beau je veux dire.
Nous parlons de tout et de rien, j'apprends que oui, il fait bien du sport, Kalarippayatt je crois. Apparemment ce serais un sport ancestral indien – je prends note d'aller chercher sur internet plus tard-. Il est passionnée par la culture indienne et ces traditions.
On passe notre temps à rire à tel point que j'en ai mal aux joues.
Je n'ai pas rit comme ça depuis des années, et c'est plutôt dur à admettre.
Il me fait goûter à son plat, mais peut on parler de goût quand la seul chose que je peut sentir c'est le feu envahir ma bouche.
Pendant un instant, j'ai été dragon.
Il rigole et pique quelque chose dans mon assiette à son tour, avant d'avaler une énorme boucher de son plat sous mon regard ébahi.
Le petit salopio avait prix un plat épicé de niveau, et je cite, 8 !
« Si je garde des séquelles, tu me pleureras jusque dans ta tombe.
- Oh, non ! Mon dieu qu'ais-je fais, ton si délicat Palais Stiles ! Une si jolie bouche, quelle dommage. »
Non, je n'ai pas rougis après qu'il m'ait dit ça, et non, je n'ai pas fait exprès de me mordre les lèves pendant tous le reste du repas afin de les empourprer.
Non, il ne fixe absolument pas mes lèvres pendant tous le reste du repas.
Pas du tout.
Quand nous avons terminé de manger et que j'ai insisté pour payer ma part, nous partons.
Nous marchons pendant un moment, la nuit est tombé depuis longtemps déjà, et on fini par se retrouver sur le stade de l'établissement.
C'est celui où j'avais l'habitude d'assister aux matchs de Derek. Enfin jusqu'à ce que je comprenne que c'était inutile de venir, puisque de toute manière il ne venait jamais me saluer. J'ai fini par arrêter d'y aller, et il ne l'a jamais mentionné.
C'est peut-être mieux comme ça.
Je soupir intérieurement, et, refusant de gâcher le moment, je tente d'amorcer une conversation :
« Au final, on a absolument pas avancé sur notre projet...
- Hm, il hume, mais tu t'es amusé, c'est l'important.
- Je te trouve bien fier, comme si tu étais le premier à me faire rire! »
Il ricane ses yeux brillants sous la lumière des lampadaires du stade.
« Tu n'avais pas l'air très bien depuis quelque temps. T'avais cette espèce d'aura sombre autour de toi. »
Il semble peser ses mots avant de continuer :
« Ouais, enfin plus que d'habitude quoi.
- Hey ! J'ai aucune aura sombre ! Seulement mon côté ténébreux, sauvage et mystérieux . »
Nous rigolons tous les deux en cœur avant qu'un son ne nous fasse sursauter au loin :
« Hey les tantouzes, pas de cirage de baguette sur le terrain ! »
Gio se retourne brusquement vers Jackson suivit de près pa-
Et merde.
« Stiles ?
- Hey, Derek, c'est ça ? »
Je tente de retenir Gio mais celui-ci me repousse gentiment vers l'arrière :
« Tu devrait peut-être dire à David Gay tha qu'il faut la retirer de son cul, avant d'essayer de l'utiliser, la baguette. »
Jackson amorce un mouvement dans la direction de Gio, mais Derek le retiens par les épaules, l'empêchant de ce fait, de réagir.
Je prend Gio par le bras et le traîne dans la direction opposée, non sans entendre Derek qui me demande de l'attendre devant les vestiaires dans 15 minutes.
Le vestiaires c'est un peu comme notre sanctuaire, on avait l'habitude de sécher les cours et de s'y retrouver pour passer le temps quand on était petit. Bien sûr ce n'est plus la même école, -ni les mêmes vestiaires -mais le geste est là.
Visiblement, c'est sa manière de s'excuser, de dire qu'il faut en parler, et qui sais, peut-être de redevenir comme on était avant tout ça.
Gio me raccompagne jusqu'à mon bâtiment, et quand je rentre dans ma chambre ce soir là, je n'en ressors pas.
Voilà ! J'espère que ça vous aura autant enchanté que le début ! Les choses vraiment sérieuses commencerons bientôt niark niark niark ! N'hésitez pas me donner vos avis en mp/commentaires etc... Et on se retrouve bientôt pour un nouveau chapitre !
Jeanna
Côté étoile :
* : Non c'est pas un faute de frappe, ça se disait comme ça à une époque xD
