ACTE II : L'Âge d'Homme
La Gouine Contre-Attaque !
Hermione, gouine et trempée, s'engouffre dans la grande salle. Sur scène : Harry, l'Homme, s'escrime à satisfaire une rousse suintante. L'attention de la petite assemblée massée devant la scène se tourne vers le halo herminesque de la gouine ;
- J'ai les boules ! J'ai les boules ! hurle-t-elle, tenant les Saints Testicules à bout de bras. Mais, en un instant, elle est stoppée dans son élan pour constater qu'elle les a vraiment :
- Qu'est-ce ? Rêve-je, cauchemarde-je, seum-je ? A quoi Serge ?
Harry dans son halo de connerie semble ici triompher de Patto qui toujours le terrassait !
Longtemps il ne fut que le bouffon potterien de mes moqueries et de mes jeux,
Mais dans cette pisserie rouquine je le retrouve couronné de lauri…ait (hum).
Et de cette étrange sensation que n'en ai-je déjà ressenti le feu ?
Mais jamais sur un Homme je n'aurais pensé porter… hein quoi ? la salle commune ? Heu au sixième, derrière la statue du chevalier borgne… Non, XIIIème siècle. Voilà, voilà, merci… au revoir, bon courage, et surtout bonne continuation ! Bon où j'en était moi ? Ah oui ! God, have I lost the gween in me ?
- Well I Don't Know Buddy, said God from beyond the clouds, But You've Surely Lost My Balls ! (effectivement, les couilles de Dieu avaient roulé aux deux coins de la salle – c'était une pièce bi-angulaire).
Crossover Style !
Frodon arrive.
- Viens, pétasse, il faut aller chercher l'anneau en Mordor pour sauver Dieu !
- Oh, oui ! Prends-moi avec ta Gros'bit de Hobbit, Monsieur Sacquet.
- C'est une Harley en fait…
- On s'en fout, prends-moi quand même.
- Ok… Allez, Hasta la vista baby !
Et ils partent tous deux en direction du Mordor, sur la Harley de Cul-de-Sac.
Hermy, qui n'est plus gouine, tient fermement Frodon le Gros'bit par la Hobbit, et ils traversent la forêt interdite loin du halo connique de Harry. Hermione sait bien qu'elle est maintenant irrémédiablement attirée par ce dernier… Mais elle est sortie de ses rêveries par son compagnon :
- 'Faut aller chercher l'anneau pour l'enfiler sur la relique de la quéquette de Dieu, qui est à Hawaï. Grâce à une procession sacrée, Dieu pourra enfin renaître de Ses Cendres et Défoncer la gueule de Dumbie.
Hermione acquiesce d'un gouinement hypocrite.
Mais, soudain, un "bump" sonore se fait entendre et la Harley dérape sur quelques mètres, projetant Hermione et Grocon dans un fossé.
- Et merde ! s'exclame le nain (qui est en fait un Hobbit), on a dû rentrer dans un cerf… Ah non ; c'est Galadriel !
- AAAAaaaaaaah ! confirme cette dernière dans un cri.
- Bon attends, on va essayer de soulever la moto, essaye de la réconforter, Frodon.
Le joyeux couple s'exécute et tente de relever l'imposant véhicule. Le deux-roues est presque debout, mais Hermione éternue et laisse retomber l'énorme mécanique sur l'elfe brisée.
- Blweurarghg ! borborygmifiotte la créature à moitié morte.
Putaiiin ! T'es conne, espèce de gouine !… Attends on va demander de l'aide à Legolas (en effet, l'elfe joyeux passait par là). Salut à toi, hôte de ces bois, Vertefeuille, Douce-Toison, Grand Manitou des Fourchettes Sacrées, Maj…
- Appelle-moi Lego-anh ! (pire qu'un Maxime de chez La Rochefoucault ce Lego) Putain, c'est la merde les nénettes-anh, impossible de trouver un Zara dans ce bois de merde-anh…
- On a besoin de ton aide, Lego, interrompt Frodon…
- Anh… pour toi ce sera Legolas-anh.
Qu'il est con ce Lego…
- …las-anh ! le reprend l'elfe, pas content.
- Pourquoi on est là déjà ? demande Hermione. Ah oui Gal'… Ah non laisse tomber, elle est morte.
- Putain ça schlingue ! trépigne le Hobbit. On va se prendre une bière ?
- Non-anh, moi faut que je trouve mon Zara-h (en plus la bière ça m'fait du tournis-anh) …
- Bon, repart Frodon, ben alors on va pas s'prendre une bière. De toute façon, nous, faut qu'on sauve le monde. Allez, viens ma cochonne !
La Lothlorién !
Après quelques heures de route, et autant d'elfes et autres licornes renversés, les deux compères arrivent en vue d'une terre totalement inconnue à Hermione, qui pourtant en a lu des bouquins (et en a léché des minous, mais ça c'est une autre histoire…).
- Oh c'est bôôôôôôôôôôôô ! s'exclame la jeune sorcière nouvellement hétéro.
- Bah ouais, répond Frodon, c'est les Gros Arbres, quoi… T'aimes ça les gros arbres, hein ? ajoute-t-il avec un regard pervers à sa copilote.
- Euh, oui, j'essaye de commencer… Et puis pour s'abriter, c'est pratique aussi.
- C'est bien ce que je me disais, marmonne le Hobbit dans sa barbe… C'est une nympho.
- Bonjour et bienvenue en Lothlorién, leur susurre une voix mielleuse à l'oreille.
- Putain, Galadriel ! s'exclame Frodon. Mais alors… c'est Celeborn qu'on a tué ?
- Vous avez tué quelqu'un ? s'effraie l'elfe.
- Non… non… rétorque Hermione, pas très sûr d'elle. On a fait gaffe… On a roulé doucement, en suivant les elfes. On a fait attention de pas écraser tes plates bandes, et on avait des sacs pour faire caca.
- Mais qu'est-ce que tu racontes comme conneries ? s'étonne Frodon. On a chié partout, on a bousillé ses myosotis, et on a pas arrêté d'écraser les elfes. Tiens, regarde, y'a leurs oreilles qui se sont collées au pare-brise.
- Aaaaaah ! crie Galadriel en tombant à genoux.
- Ah, et apparemment on a aussi buté ton mari.
Un temps.
-Ben t'es fier de toi ? gronde Hermione. Maintenant, elle est bel et bien morte.
Frodon et sa belle hétéro finissent par trouver une chambre miteuse pour passer la nuit.
- Bon, ben, on fait quoi ? demande Hermione une fois qu'ils sont allongés.
- Bah on dort, répond le Nain-Hobbit.
- Ah bon ? Quand y'a un mec qui dort dans la même pièce qu'une fille, ils baisent pas ? demande l'hétéro de fraîche date.
- Bah… Ca c'est quand y'a les choux et les fleurs, et que Papa et Maman s'aiment très fort… Et après il lui défonce le cul.
- Ah, ok.
- Décidément, se dit Hermione en s'endormant, les garçons c'est bien plus compliqué que les filles.
En Partant De La Lothlorién !
Après une bonne nuit de sommeil – bien qu'un peu vide de sexe selon Hermione – les deux aventuriers ont repris leur Harley et ont continué leur route vers le Mordor.
Quelques jours de route plus tard, ils arrivent en vue d'une Grande Plaine Désolée.
- C'est l'Mordor, annonce Frodon. C'est vide, hein ?
- C'est moche, renchérit Hermione.
- Ca pue, surenchérit Frodon. Tu aimes ?
- T'es un grand romantique toi, hein ?
- Parle à ma bite.
- Oh ta gueule. Allez, Hue ! fait-elle à l'attention de la bécane.
- Eh, ma moto elle a un nom ! C'est Sam ; j'la monte douze heures par jour.
- Allez, hue Sami !
Et Frodon de chanter gaiement :
Samsagace-euh, Samsagace-euh,
C'est une connasse-euh, c'est une pétasse-euh.
C'est une connasse et une pétasse,
Samsagace ! Y pue trop, c'est dégueulasse !
Emportée par le lyrisme et la virtuosité hobbitesque, Hermione saute de la moto, et se casse à toutes jambes (et se casse toutes les jambes également). Explosée sur le bas-côté elle rampe le plus vite possible…
Attends, attends… Il faut expliquer ce qui se passe dans l'imagerie interne de notre hérogouine hétéro ! Pourquoi sauver Dieu, se dit-elle, alors que je pourrais me taper Harry ? Maintenant que je suis hétéro, ce sera bien, ce sera bon, ce sera chaud ! N'golo, n'golo ! Cette tirade racinienne achevée, revenons à notre histoire… Voilà.
Mais Frodon s'est arrêté. Il fait maintenant face à un être putride: McGollumgal, le grand-père de la vieille McGo:
- McSmeagol, mon vieil ennemi, encore sur ma route, lance le Hobbit.
- Appelle-moi Gollum vieille pute, rétorque cyniquement le tas putride.
- Je crois qu'il est temps de régler nos comptes, dit Frodon en crachant par-terre. [musique: Le Bon, la Brute et le Truand]
Une furieuse partie de Trivial Pursuit s'engage alors entre les deux rivaux. Frodon gagne, mais on s'en fout ; au même titre que le lèche-minou, c'est une autre histoire. Hermione a eu le temps de se casser en marchant sur les mains – en fait non, elle a rafistolé ses jambes à grand coup de baguette magique (poum ! poum ! poum !). Dégouinilante de sueur, elle se met en route vers Poudlard…
Back to the Potter !
Quelques jours plus tôt, dans la classe de Métamorphose de la vieille MacGo…
- Alors, vous voyez, explique la VPE (vieille pétasse écossaise), il faut introduire la baguette comme ça …
Harry, affalé sur sa table, ne prête pas la moindre attention aux explications foireuses de la vieille – ni d'ailleurs à Ron qui met des mains-là-où-faut-pas à Lavande, juste à côté de lui. Il pense à Ginny. Jusqu' à en avoir la gerbe. Depuis qu'il a passé une nuit avec la rousse, il est surnommé le Survivant dans tout Poudlard. Et comme il était déjà connu sous ce nom (parce qu'il avait été le seul à résister aux avances de Voldemort), eh ben ça donne le Survivant 2.0, et ça c'est vraiment un surnom de merde. Bref, il a beau avoir remporté un franc succès avec son slam ginnyesque, il est maintenant la risée de tout le bahut…
- Et hop ! Un bouquet de fleur ! achève MacGo en brandissant un tas ovale et compacte de marguerites.
- Elle l'avait déjà mis avant, chuchote Ron à Harry. Il a encore la forme.
- Ouais, grave, fait le brun, sans savoir de quoi il parle. Dis-moi, demande-t-il au rouquin alors que les élèves rangent leurs affaires, ta sœur… tu saurais pas si elle a des vues sur un mec ?
- Ben si, sur toi, pouffe Ron.
- T'es con … Un autre que moi.
Ben… y'a quelques années elle m'avait parlé de Drago Malefoy, mais enfin bon, ça risque d'être un peu dur pour elle quoi… Tu vois bien de quoi je parle, toi , finit-il en explosant de rire.
Quelques minutes plus tard, Harry, Ron et son œil au beurre noir s'installent dans la Grande Salle à la table des Gryffondor pour déjeuner. Au grand dam de Survivor 2.0 (haha, trop con le surnom), Ginny vient s'asseoir le plus près qu'elle peut de lui, c'est-à-dire sur ses genoux.
- Gin', implore Harry, c'est mes genoux là…
- Et c'est mon cul, répond la rousse. Tu vas bien ?
- Avant ça allait, maintenant moins.
- T'es vraiment trop dégueulasse de dire ça après tout ce qu'on a vécu ensemble.
Derrière le couple s'est formée une ligne de supporters beuglant des : "Suuuuuuuuuurvivor ! " à tue-tête, et tenant des banderoles sur lesquelles on peut lire : "Tiens bon, Harry !", "Respire par la bouche", ou encore "On t'offrira des Pampers® pour Noël : au moins tu seras tranquille pour la journée".
- Tiens, fait mine de s'étonner Harry, je crois que j'ai vu Drago te faire de l'œil !
- Drago ? Où ça ? gobe la rousse en se levant.
- Il vient de partir pour les cachots de Serpentard en te faisant signe de le suivre et en brandissant une capote !
Une demi seconde plus tard, la rousse à quitté la Grande Salle.
Bon, bougonne Harry, je suis bon pour la troisième douche de la journée.
- En même temps, lui glisse Ron, ton idée elle est pas trop conne pour une fois : si, grâce à la bite-tuyau d'arrosage de Drago (lecteur, as-tu suivi ?), ma sœur se fait laver de l'intérieur, se sera une libération pour tout Poudlard.
- Tu veux que j'te fasse l'autre ? marmonne Harry en brandissant son poing.
- Mais j'ai rien dit de méchant ! s'offusque Ron.
- T'en as d'jà, trop dit, et de trop près : j'ai eu l'impression de faire un cunni à Lavande.
Harry l'entremetteuse !
Ron, son œil au beurre noir, Harry et le sien se glissent dans la Salle Commune des Gryffondor.
- Pourquoi t'as tapé si fort ? gueule Harry en se laissant tomber dans un fauteuil.
- Ca t'apprendra à faire des blagues de merde sur moi et Lavande. Y'a pas marqué Neville ici !
- Euh, je suis juste à côté, marmonne l'intéressé.
- Ouais, mais j'm'en fous lui répond Ron en lui foutant une tarte.
- Bon, quand t'en auras fini avec tes conneries, tu voudras bien m'aider régler mes problèmes de pisseuse peut-être ? fait Harry en attrapant le Herald Tribune sur une table basse.
-Ouais… obtempère le rouquin en s'asseyant dans un fauteuil proche. C'est quoi ton plan ?
- Putain, elle est vraiment conne Hermione : il est chiant cet article, dit Harry, déconnecté, après avoir lu le gros titre de la une.
- Bon… Tu voudrais bien faire mine de t'intéresser à la discussion ? On parle de ta survie après tout…
- Ah ! Oui ! Ginny ! se reprend Harry, une lueur terrorisée dans les yeux. Ben je voudrais la maquer avec Drago… Mais bon vu sa cote de popularité et celle de Ginny, autant essayer de tailler une pipe à Nick-Quasi-Sans-Tête…
- Et si on lançait un sortilège de confusion à Drago ? propose Ron. Comme ça, il croirait que ma sœur est potable et sent pas trop mauvais.
- Même ça, ça suffirait pas , même si c'était Voldemort qui lançait le sort.
- Je sais ! On chope Drago, on l'attache dans une pièce noire qu'on remplit de roses, et, après lui avoir fait manger du viagra, on fait venir Ginny.
- Ok, mais les roses, ça suffira pas pour masquer l'odeur… Enfin bon, du moment qu'il est bien attaché et bâillonné…
- Bon, on marche comme ça, alors, fait Ron. Mais faut pas que t'y sois mêlé, sinon tu seras plus crédible… Je me charge de faire venir Ginny à vingt-trois heures dans la salle cinquante-deux, et toi, faudra que t'aies neutralisé Drago, que tu l'aies attaché et que tu te sois cassé d'ici là, ok ?
-Ca roule ma poule. Bonne chance, après tout c'est toi qui a la partie la plus difficile…
The Trap
Harry rencontre Drago:
- Ah salut ! Drago, mon vieil ami…
- Heing? Qui me parle ? J'entends des voix…
- Oh mon Dieu, il est aveugle ! (qu'il est con ce Harry)
- Mais non crétin, je t'ignore.
- Ah, zut… Et ça va durer longtemps ?
- Tant que tu seras un sale orphelin mal-aimé, oui…
- Bon, dis-moi quand ce sera terminé. (Harry ne sait pas ce que c'est qu'un orphelin)
Et Drago se casse, la tête haute, le porc fier (grouink), les hanches ondulantes. Harry se saisit alors d'une batte de base-ball en titane (qui passait par-là), et le frappe violemment derrière la tête ; pour être applaudi par Ron, qui vient d'achever sa mission.
- Ouais génial, Harry, maintenant il nous reste à l'attacher, le bâillonner, et le bourrer de viagra.
- Voilà, maintenant, cette mouche ne l'embêtera plus ; dit Harry, qui avait complètement oublié sa mission, en contemplant une mouche qui s'était posée sur la chevelure blonde du petit sang-pur prétentieux. Hein quoi ? Ah oui, la mission ! Bonne chance à toi ! (il fait mine de s'en retourner à la tour de Griffondor)
- Heu hum, Harry, je te rappelle qu'il nous reste encore quelques trucs à faire… déjà j'ai donné rendez-vous à Ginny à l'heure prévue ; alors maintenant il faut que tu m'aides à ficeler Drago le plus vite possible…
- Heinka ? Kékiképaké ? marmonne ce-dernier, en se réveillant de son état léthargique.
- Bonk ! Harry lui redonne un gros coup de batte sur la tête.
- Décidément Harry, t'as vraiment la main ! s'exclame Ron.
- Décidément, cette mouche ! réplique celui-ci.
A vingt-trois heures pétante (c'est dégueulasse !), en salle cinquante-deux :
La porte s'ouvre lentement, en grinçant, réveillant Drago… Avant de la voir il sait qu'elle arrive ! Il entend Ron murmurer à sa sœur :
- Voilà, c'est là, il t'attend.
Drago retrouve très vite ses esprits: il sait qu'il en va de sa survie. Il sent la rousse en putréfaction s'approcher de lui.
- MMMMMMMM !
- Il te veut, sous-titre Ron.
- Drago, c'est toi ? murmure la rousse tout près de son oreille – son parfum entêtant fait perdre la tête à Drago. Il sent la main moite de Ginny glisser le long de son torse nu, vers le bas, plus bas, plus bas, trop bas…
- TROP BAS !
- MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM !
- Ca lui fait de l'effet, encourage Ron. Touche-le là ! (il est dégueulasse ce Ron).
Mais soudain, Harry ouvre la porte violemment :
- Tu m'as trompé (il fait mine d'être étonné), je casse, je romps, et ron et ron petit patapon (quel pouêt!).
Il sort.
Changement de POV
(comme "pov' mec")
Harry siffle gaiement dans le couloir, libéré d'un poids lourd de 500 kg (300 kg de pisse, 200 kg de rousse) ; et soudain, au détour d'un couloir, il tombe sur Patto et sa Maid in china, engagés tous deux dans une virulente dispute :
- Je t'ai vu avec Peeves (il encule vraiment tout le monde ce clébard) espèce de … [insultes en chinois].
- Miaou ! Fais Patto Penne. (peiné en français) – entre parenthèses il miaule parce que les filles préfèrent les chats.
- Non, tu m'auras pas avec tes petits tours ! J'en ai vraiment marre. Avec les sœurs Patil, le professeur Chourave, plus ses Mandragores, ça fait dix fois que tu me trompes ! C'est fini entre nous !
Et elle s'en va, sa longue chevelure brune flottant derrière elle. Harry, toujours caché à l'angle, se dit intérieurement : Voilà une opportunité de me débarrasser de mon rival pour toujours. Babatte, au pied ! Gentille la batte, viens voir Maman !
Il lève l'arme au-dessus de sa tête, et attend, embusqué, le chi-tali-en. Celui-ci arrive au tournant en sifflotant du Simon & Garfunkel…
Harry lui abat l'instrument sur le crâne, le cerveau gicle dans le couloir. Patto tourne ce qui lui reste de museau vers son maître, et lance, avec un terrible accent italien :
- Oh my God, Harrri, you betrrayed mi ! I trrustid iou like é brrotherr ! I waz iourr Marrrio, iou werrre my Luigi ! And naou I'm dead, bicauz iou kill mi !
Fatigué, Harry qui ne comprend rien à ce monologue, l'achève de deux ou trois coups supplémentaires de batte de base-ball. Ah que l'amour est cruel parfois !
Son larcin achevé, Harry se met en quête de Cho ; qu'il finit par retrouver en pleurs sur un banc dans le parc (passage en mode lover). Il s'assied près de la jeune fille, passe un bras réconfortant autour de son épaule :
- Ha… Harry, articule-t-elle entre deux pleurs. Tu… tu nous as vus, Patto et moi ?
- Ne t'inquiète pas, beauté de l'Empire du Milieu, Amazone qui chevauche mes rêves, lui murmure Harry dans le cou, cette bête sauvage et avide de plaisirs concupiscents (comme Ginny, ouarff ouarff) ne t'importunera plus désormais… Bah ouais, j'lui ai fendu le crâne à coups de batte de base-ball, alors forcément, il est un peu mort… Mais j'ai gardé son zgeg en souvenir, si tu veux !
Et la belle de larmoyer derechef. Cool, se dit Harry, moi qui voulait de la mouille j'ai eu droit à la pisse, et maintenant aux larmes… Que c'est compliqué les filles !
- Désolé, repart le brun d'une voix profonde et chargée d'émotions refoulées. Je ne voulais pas te faire pleurer.
Il continue, en passant un doigt au-dessous des yeux en amandes de la belle pour sécher ses larmes :
- Tu sais… Nous sommes comme des vagues sur l'océan… Passagers, éphémères… Et semblables à ces vagues sont nos sentiments. Patto n'est qu'une de ces vagues qui s'est faite exploser violemment contre un récif, et ce serait te faire souffrir inutilement que de rester attachée à lui. Souviens-toi de lui comme du salaud trompeur, sodomite, tricheur et trop con qu'il était, et non pas comme du chien fougueux que tu as uniquement fantasmé.
- Oh, Harry, c'est beau ce que tu dis, dit Cho en se blottissant contre lui.
Ils restent un long moment à se contempler, puis Cho rompt le silence :
- Je n'avais jamais remarqué que tu avais de si beaux yeux verts…
- On les compare souvent à ceux de ma mère, sourit Harry avec nostalgie.
- Celle qui est morte ?
- Oui, celle-là… Tes cheveux sont sublimes eux aussi, si sombres et lumineux à la fois…
- Oui, je sais. On me dit aussi qu'ils ressemblent à ceux de ma mère…
- Elle est morte ?… Enfin, je veux dire… A-t-elle percuté le récif qui a marqué la fin de sa vie ?
- Non, non, crois pas que tout le monde a la poisse comme toi…
- Dis-moi, Cho, reprend Harry après un silence contemplatif, tu…T'as un copain ?
- Non, le dernier potable que j'ai eu, il s'est fait exploser la boîte crânienne. Mais je compte y remédier…
Elle plonge ses yeux dans le vert rubis de ceux de Harry. Il lui prend doucement le menton. Ils s'embrassent, et plus car affinités.
