Chapitre 2 : Accord tacite

Le lendemain matin, il faisait beau et les oiseaux chantaient et volaient d'arbre en arbre dans le royaume du Prince Harry. Le soleil était déjà bien levé et les rayons étaient filtrés par les rideaux vaporeux de la chambre du jeune homme.

Harry, caressé par ses quelques rayons, se réveilla et s'étira tel un chat. Il se sentait bien malgré la soirée de la veille. Il était de nouveau de bonne humeur et toujours autant désespérément amoureux de son précepteur qui le détestait depuis ses onze ans.

Aujourd'hui, après sa toilette, Harry avait revêtu une tunique blanche qui contrastait avec sa peau halée. Elle révélait ses fines jambes et son corps efféminé. Ses cheveux rebiquaient et ondulaient légèrement lui donnant l'air d'un ange. Il ceintura sa taille d'une chaîne dorée enroulée autour d'un lacet de cuir brun.

La matinée avait déjà bien commencée quand il sortit de ses appartements afin de profiter des merveilles du parc. En passant devant le salon, il fit signe aux domestiques qu'il allait se promener. Il alla s'asseoir sous un chêne. Un domestique étala une couverte brodée d'or sur l'herbe fraîche. Le temps était idéal pour se laisser aller au soleil, se baigner et manger des fruits frais et quelques douceurs du pays.

Harry n'avait pas envie de parler à quiconque encore moins à son précepteur. C'était son jour de repos et il ne voulait voir personne à part peut être ses amis en fin de journée, s'il était encore de bonne humeur.

Il prit son petit déjeuné en regardant le lac et la nature vivre leur vie. Pendant les heures qui ont suivis, Le Prince Harry lut, dessinait et se laissa bercé par la musique de la nature appuyé contre un arbre. C'est les yeux fermés et le sourire aux lèvres que le Prince Drago vint le rejoindre devancé par Severus.

- Prince Harry ? Vous avez de la visite. Annonça-t-il impassible

Son cœur avait raté un battement quand il avait vu ce visage angélique et si innocent. Ce n'était encore qu'un enfant. Son ventre se tordait sous la pensée qu'il couchait depuis plusieurs mois avec un enfant.

Harry papillonna des yeux et leva son regard vers celui qui l'avait dérangé. Les deux hommes se fixèrent un bon moment avant que Drago mal à l'aise toussota doucement signalant sa présence.

- Qui êtes-vous ? Demanda doucement Harry

- Le Prince Drago Malefoy, Prince Harry. Annonça Severus

- Merci monsieur. Vous pouvez nous laisser.

Severus se pencha légèrement vers les deux princes pour faire une révérence et partit à grand pas vers le château là où Minerva l'attendait pour rejoindre Albus et les Malefoy.

Maintenant, allait avoir lieu une grande discutions pour savoir s'il fallait oui ou non fiancer les deux Princes.

Severus souffrait déjà de la séparation qui aurait lieu dans peu de temps. Ce soir déjà il allait devoir mettre fin à sa liaison avec son ange qu'il avait déchu par amour.

- Severus est ce que vous allez bien ? Vous êtes blême. S'inquiéta Minerva sur le chemin vers le bureau d'Albus.

- Oui, ne vous inquiétez pas. Dit-il d'une voix sans appel

Dans le parc, Drago se tenait droit comme un « i » et Harry remit ses spartiates qu'il avait enlevé pour se sentir plus à l'aise. Il s'accrocha au bras que lui tendait Drago et ils marchèrent le long du lac.

- Saviez-vous que nous allions sûrement se fiancer ? Commença Drago

- Non je n'en savais rien. Pourquoi mon grand-père aurait choisit un homme au lieu d'une femme ? Demanda Harry, intrigué

- Peut-être a-t-il eu des doutes sur vos préférences ? Proposa le Prince blond

- Malheureusement je pense que je vais refuser ces fiançailles, mon cher.

- Et comment cela ? Ce n'est pas vous qui décidez Harry.

- J'ai une personne auquel je tiens et ce n'est pas vous. Je ne peux épouser une personne que je n'aime pas.

- Qui est-il ?

- Vous ne la connaissez pas.

- Une femme ?

- Peut-être bien.

- Cela change tout, je n'épouserais pas une personne qui n'aura pas les mêmes préférences.

- Je vous propose qu'on aille couper court aux arrangements de nos familles.

- Allons-y !

C'est sur ces mots que Drago et Harry accoururent jusqu'au bureau d'Albus afin d'annuler ces fiançailles. Drago arrivé le premier et Harry peu de temps après, il n'avait pas voulu se pressé de peur de tomber et de se faire mal.

- Mes enfants ! S'exclama Albus ou papi gâteau pour les intimes

- Grand-père, madame, monsieur Malefoy. Salua Harry, Nous avons quelque chose à vous dire. Dit-il en regardant Drago fixement

- Nous ne voulons pas nous fiancer. Annonça Drago

- Pardon ? S'étonna Albus, Le contrat est déjà signé, les garçons !

- Mais … Nous n'avons donc pas notre mot à dire ? s'écria Harry

- Calmez vous Harry ! Intima Minerva

- Mais ne nous pouvons pas nous marier ! Harry …

- Laissez Drago, ce n'est rien. Coupa le concerné, Nous allons nous promener.

Il tira Drago par le bras et l'emmena dans ses appartements. Il demanda à un domestique qu'il croisa de lui servir du thé pour deux ainsi que quelques douceurs. Arrivés dans le salon privé, Drago explosa :

- Comment avez-vous pu laissé faire cela ! Je ne veux pas épouser un homme à femmes !

- Si il n'y a que ça qui vous inquiète, j'ai les mêmes préférences que vous. Cracha Harry

- Où est le problème à notre union alors ?

- Je suis amoureux, Drago et nos relations de pourrons jamais dépasser l'amitié entre vous et moi. Lui confia son futur fiancé

- Le prendrez-vous comme amant ? Demanda le blond

- Je ne sais pas. Il ne m'aime pas alors je pense que non.

Désolé pour son ami, Drago l'enlaça pour le soutenir dans cette épreuve.

Alors que le soleil se retirait, Les deux adolescents descendaient dans le hall. La famille Malefoy devait rentrer chez eux.

- Vous m'écrirez ? Demanda Harry

- Evidemment ! Dit Drago en roulant des yeux

Les adultes regardaient la scène de loin pensant que les deux jeunes hommes étaient ensemble à présent. Seul Severus ne se réjouissait pas de se rapprochement flagrant. Intérieurement il bouillait et s'imaginait toutes les scènes possibles qui avaient dû avoir lieu dans les appartements du Prince. Il partit précipitamment lorsque Drago pris Harry dans ses bras quelques secondes et déposait un baisé sur le front du plus petit.