Note d'auteur : Et maintenant, la suite ! OvO ( wah, tavu comment qu'c'est lonnnnng :D )
J'essaie de pratiquer couramment le langage jeune. Non sans difficulté. Mais vous n'en verrez pas traces dans mes fics, heureusement pour vous.
Je précise que ce lemon ( où ça un lemon ? ) est plutôt.. Rating M. Merci Grimmynette. ( y a pas idée d'avoir un pseudo si compliqué à écrire :P )
Bonne lecture !
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Ezio et Cesare étaient enfin arrivé dans l'immense villa de ce dernier. Le trajet avait été silencieux, malgré la radio qui frôlait le mode "mute" tellement le volume était bas. Aucun n'avait osé parler après ce qu'il s'était passé. Ezio en était presque trop gêné et Cesare ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait pris ce gamin avec lui. Normalement il laissait ses victimes à Juan pour que les clients puissent aussi y goûter mais c'était différent pour Ezio. Il ne voulait pas qu'on le touche. Ce môme était trop précieux pour qu'on puisse s'en approcher.
Ezio ne se sentait pas bien en compagnie de cet homme brun, si perturbant. Il avait d'un seul coup perdu toute son assurance, qui habituellement ne lui faisait quasiment jamais défaut. Il essayait d'éluder au maximum ce qui c'était passé en dirigeant ses pensées vers des perspectives plus rassurantes - sa fuite probable, ou l'état de ses compagnons de fortune par exemple. Qu'étaient-ils devenues maintenant? Il avait compris que ses anciens compagnons étaient été "mangés" par les vices des hommes fortunés qui s'étaient déjà trouvés dans cette pièce qu'il n'avait pas eu par "chance" à devoir y entrer comme ses ex-camarades. Il se demandait s'il les reverrait un jour. Il se concentra de nouveau sur son environnement.
C'était une villa pour le moins ordinaire, une villa ni trop grande ni trop petite, elle ne donnait pas l'impression d'être habitée - semblait même morte. De l'extérieur elle donnait un aspect neutre, et Ezio put constater, lorsque Cesare ouvrit la porte en tapant sur le tableau de commande à l'entrée un code qu'il ne put voir, que cet endroit était aussi ordinaire qu'en aspect extérieur. Seule une grande cheminée tranchait un peu dans ce neutre, froid et trop propre. Ezio en vint même à se demander si son " maître " habitait réellement ici. Ce dernier n'avait, tout comme lui, pas lâché un mot depuis longtemps. C'était assez inquiétant, mais Ezio n'avait aucunement l'intention de briser le silence. Il se sentait presque souillé par ce qui s'était passé, et il ne pu s'empêcher de frissonner malgré le feu qui ronflait paisiblement dans la cheminée - que Cesare venait d'allumer pendant que lui restait planté comme un piquet - en songeant que s'il était à ce beau brun mystérieux, et manifestement bien monté, il devrait faire cela plusieurs fois. Ça ne lui déplut qu'à moitié cependant.
– Je tiens à te le dire, tu ne pourras pas t'enfuir d'ici. Tous ici sont qualifiés pour pouvoir arrêter quelqu'un qu'il s'est infiltré ou qui cherche à s'enfuir d'ici. Mais tu as de la chance, vu que je vis seul, tu auras ta propre chambre mais tu porteras les vêtements que je désire. Tu seras à mes ordres, tu seras mon serviteur. Je veux que tu manges avec moi à la même heure et si je veux que tu viennes dans ma chambres pour assouvir mes besoins, tu viens et tu ne me désobéit pas. Compris ? avait sorti Cesare de but-en-blanc en cassant le silence qui se faisait de plus en plus lourd.
Ce silence pensant aurait peut être dû rester ainsi. La belle assurance de l'Italien fondait complètement sous la voix cassante et qui n'attendait pas de réplique de Cesare. C'est à peine s'il osait lever les yeux. Il songea à l'aspect qu'il devait avoir, à l'image qui devait renvoyer et se ressaisit. S'il voulait avoir une chance de s'en sortir, il ne devait pas courber l'échine devant lui. C'était manifestement pour son arrogance qu'il avait été sorti du lot, qu'un seul homme l'avait encore touché alors que ses compagnons d'infortune avaient déjà dû être pris par plusieurs. Il eut une certaine peine à imaginer l'état de ce gamin tout chétif qui ne quittait pas son frère au bras manquant, alors que lui même ne lâchait pas du regard celui qui semblait être le meneur. Fort de ces réflexions, il lança un regard de défi à son acheteur, ce qui sembla ne pas duper le Borgia. Il inspirait la peur à tous, et il voyait bien dans les yeux qui se voulaient méprisants qu'il était mal à l'aise.
Cesare s'était approché du jeune italien dont les mains tremblaient de plus en plus à chaque pas que faisait son maître. Voulant cacher ces dernières, il les plaça dans son dos et se laissa prendre le menton - encore une fois dans la soirée - par l'espagnol. Il tentait tant bien que mal de soutenir ce regard perçant et à la fois brûlant qui lui dévorait la rétine et finis par détourner les yeux, impuissant. Il n'osait pas parler, il avait peur de se refaire dévorer les lèvres et la langue s'il ouvrait la bouche. Il gardait les yeux baissés - il ne voulait pas voir ce visage. Curieusement Cesare ne s'en formalisa pas, un peu de respect ferait le plus grand bien à ce garçon. Au début de la soirée il avait été trop gentil avec lui, il l'avait bien senti et avait la ferme intention de remettre les choses à leur place.
Il admira le visage fermé de l'Italien. Beau, incontestablement. Ses cheveux longs pendaient de chaque côté de ses mâchoires, et Cesare fut amusé lorsqu'il se rappela qu'il détestait ces hommes qui laissaient pousser leur cheveux. Cela leur enlevait toute crédibilité. Mais d'un seul coup, il était désarçonné de ses convictions. Le jeune homme en face de lui était tout sauf efféminé, et sa stature ne laissait pas de doute quand à sa virilité. Il garda dans un coin de sa tête l'idée de l'humilier un peu, lorsqu'il aurait le temps de lui trouver une tenue bien féminine.
Cesare s'écarta du jeune homme au grand plaisir de ce dernier qui ne montra en aucun cas son soulagement. Le plus âgé appela son majordome, Micheletto, via un téléphone qui se trouvait près des portes. Ce dernier arriva en un rien de temps, se pliant en deux pour saluer son maître et s'approcha de ce dernier. Cesare lui avait chuchoté quelques paroles à l'oreille avec un sourire narquois tandis Micheletto était impassible. Ezio, lui, avait relevé légèrement les yeux pour voir la scène et suite au sourire de son acheteur, il appréhendait de plus en plus son futur dans cette villa.
Le domestique resta inexpressif, mais n'en scruta pas moins l'achat de son maître. Évidemment il était habitué à ce que le Borgia soit assez versé dans cette branche du commerce - qui rapportait gros ceci dit - mais ce jeune homme, outre sa beauté, n'avait rien à faire dans la villa du brun. Les putains restaient dans les sous-sols d' Abstergo, et même si Micheletto n'y avait jamais mis les pieds, force était de constater que l'Italien en était un. Mais le domestique n'était pas en position de protester, aussi il acquiesça en entendant l'ordre murmuré de son maître et disparut en claquant l'une des nombreuses portes de la pièce. Le Borgia invita Ezio à s'approcher du feu - il ne faisait pas particulièrement froid, mais c'était pour attirer son attention pendant que Micheletto allait chercher ce qu'il lui avait demandé. La journée n'était pas encore achevée, même s'il était sans doute près de vingt heures, et Cesare n'avait pas l'intention d'aller se coucher si vite.
Le brun s'était assit sur un des grand fauteuils qui se tenaient près de la cheminée et avait fait signe à Ezio de venir s'asseoir sur ses cuisses. Ce dernier avait obéit mais avait été hésitant. Il avait de plus en plus peur et ses pensées se brouillaient horriblement et ne pouvait donc pas réfléchir correctement pour se calmer. Il évitait soigneusement le regard de cet homme si perturbant et même terrifiant. Le jeune s'était juste posé sur les jambes de son maître, les mains sur les épaules de l'autre. Ces dernières sentaient à travers le tissu les légers tremblements du jeune garçon. Il frissonnait de peur tandis que Cesare frissonnait de plaisir et de satisfaction en voyant l'italien perdre tous ses moyens. Cesare prit un malin plaisir à contempler son acquisition attendre sa prochaine action, tendu comme un arc. Il ne pouvait pas l'attaquer - il perdrait la vie immédiatement et il le savait - et cela lui conférait un avantage monumental.
" – Tu es à moi, Ezio.''
L'interpellé dut reléguer au placard son honneur pour ne pas protester. Il n'était la propriété de personne! Comme s'il l'avait entendu, le Borgia descendit avec une lenteur exaspérante le long du dos de l'Italien. Il sentit sous ses doigts quelques cicatrices, à travers le mince vêtement qui ne tarda pas à rejoindre le sol et en dessina quelques unes, mais sans pour autant laisser au jeune homme le temps de se soulager. Il descendait, inexorablement. En même temps, le brun approcha son visage du torse de l'Italien qui se soulevait à fréquence étrange. Ses mains restèrent immobiles aux creux des reins du jeune homme, et il commença à apprécier de ses lèvres la chair qui s'offrait à lui.
Ezio se laissait faire et regardait Cesare le tripoter, de toute façon il n'avait pas le choix. C'était ça ou pire, il l'avait bien comprit. Cela se voyait dans les yeux de son maître. Il savait que le brun voulait le torturer, sexuellement et autrement. Ses mains tremblaient de plus en plus et à son grand damne, il commençait à apprécier les caresses. Pourquoi n'était-il pas plus dégoutté que cela? Pourtant il avait été embarqué, acheté et maintenant il servait d'objet sexuel pour cet homme! Mais cet homme en question... malgré sa perversité et son côté terrorisant, paraissait un minimum doux à travers ses caresses. Pour l'instant, en tout cas.
Le Borgia sentait bien la gêne chez son vis-à-vis. Il restait raide sous ses caresses, mais ça n'allait pas durer. La respiration du jeune homme se faisait plus anarchique et cela l'excitait encore plus de voir qu'il commençait à succomber. Sans plus de cérémonies, Cesare laissa ses mains s'engouffrer sous le pantalon, ce qui arracha malgré lui un cri mi-indigné mi-surpris d' Ezio. Cependant toute résistance était impossible, alors il laissa le brun le caresser tandis qu'il soupirait en silence des légères morsures qu'il sentait pointer sur son torse.
Soudain, les deux hommes entendirent quelqu'un taper à la porte, ce qui déçu grandement les deux protagonistes. Ezio était enfin sortit de ce plaisir qui commençait à embrumer son esprit et tenta de s'écarter du Borgia tout en essayant de retirer la main de son vis-à-vis qui se trouvait contre son membre. Cesare avait un peu plus resserré son emprise sur l'érection naissante du plus jeune qui dû se retenir de gémir sous l'empire qui s'était soudainement faite plus insistante. La poigne de l'espagnol au niveau de ses reins s'était faite aussi plus forte, empêchant l'italien de s'enfuir. Cesare lança un "Entrez!". Avec le fauteuil, il était dos à la porte et donc aussi à son interlocuteur. Au moins le dossier en cuir cachait les attouchements que subissait Ezio. Par contre, ce dernier voyait bien la personne qui était entré. C'était une fois de plus Micheletto, avec une étrange... robe dans les bras?
Micheletto ne montra pas la moindre surprise face à ce qui se présentait devant lui - à savoir son maître qui tripotait allègrement le jeune homme qui se tortillait sur ses genoux. Il déposa simplement le paquet qu'il tenait sur le dossier du siège sans un mot. Il se retourna et disparut aussi vite qu'il était venu, et personne ne put voir l'éclat de haine qui brilla dans ses prunelles sombres.
Sans attendre le départ de son domestique, Cesare attrapa le paquet et le donna à Ezio sans prendre le temps de l'examiner - il savait parfaitement à quoi ressemblait le vêtement. Il lui dit d'une voix doucereuse : " Tiens-ça.. " en lui tendant le paquet. Ezio l'attrapa, interloqué, et esquissa un haussement de sourcils devant ce qu'il vit. Il comprit soudain ce qu'attendait de lui son maître et saisit qu'il ne pourrait rien y faire. Il amorça donc un geste pour se lever et enfiler cette CHOSE. Il comprenait parfaitement où en voulait venir le brun - et cela l'agaça prodigieusement. Il manqua de lâcher un " Rah ! " rageur quand Cesare l'empêcha de se lever. Il voulait manifestement l'habiller lui-même. Très bien, qu'il en soit ainsi.
Cesare avait déjà commencé à déshabiller Ezio, laissant de côté l'érection de ce dernier qui en demandait plus. Le Borgia avait même déchiré le pantalon en toile du jeune italien pour ne pas avoir à le lever pour retirer ce qui était maintenant en lambeaux. Ezio était maintenant nu et extrêmement gêné - même si l'espagnol l'avait déjà vu sans ses vêtements. Le brun aida le plus jeune à enfiler sa robe et sera légèrement les lacets du corset pour que l'italien puisse quand même respirer correctement. Le Borgia prit les bas qui étaient avec la robe et les enfila délicatement aux jambes d' Ezio tout en caressant l'intérieur des cuisses quand il finissait de les mettre. Il finit par lui placer sur la tête le ruban de servante qui allait avec la robe.
Ezio ne pouvait se voir en entier - heureusement pour sa santé mentale - mais il savait bien qu'il était ridicule. il n'était absolument pas conçu pour porter ce genre de vêtement, et même en tant qu'homme. Il savait que cet accoutrement ridicule était uniquement pour le bon plaisir de Cesare, son humiliation était totale. Le Borgia avait réussi à lui faire passer le message : Tu es à moi.
Ezio se rappela soudain qu'il avait encore comme seule arme sa fierté, aussi il releva la tête, sans pour autant réussir à se défaire de la désagréable sensation de pouvoir qu'avait le brun sur lui. Il lâcha cependant une protestation lorsque la main du Borgia claqua sur sa cuisse, et rougit d'autant plus quand il s'aperçut qu'ainsi, sur ces genoux face à lui, il était totalement à sa merci.
La protestation d' Ezio n'avait fait qu'exciter encore plus Cesare. Il prit les bords en dentelle blanche pour soulever la jupe et glissa sa tête sous la robe et s'occupa de l'érection du plus jeune avec sa bouche. L'italien était complètement à la merci de Cesare. Il ne voyait son maître lui faire ces caresses intenses mais il les sentait bien. Elles étaient tellement bonnes pour le membres qui n'attendait que ça. Il gémissait et éjacula rapidement dans la bouche de son acheteur.
Ce dernier sortit de dessous jupe et releva Ezio encore tremblant de son orgasme pour qu'il puisse se lever à son tour. "Vu que tu as éjaculé trop vite à mon goûts, tu restera sans rien sous ta robe..." avait-il prononcé avec amusement et un léger sarcasme devant les yeux suppliant d' Ezio. "... Et si je vois que tu as désobéis, ta nouvelles robe sera encore plus courte et là tes fesses seront vraiment à l'air" avait-il continué d'un ton plus provocateur qui fit rougir Ezio.
L'humiliation était complète maintenant. S'il voulait rester en vie il serait obligé de se plier aux fantasmes tordus du Borgia. Mais s'il devait être totalement à sa merci, il devait également lui résister un peu. C'est pour cela qu'il le fixa d'un air en colère. Mais ça n'eut pas l'effet escompté. Cesare éclata de rire et claqua allègrement une fesse bien en vue de l'Italien. Ezio resta droit sur ses pieds, bien décidé à ne pas courber l'échine. Cesare remarqua sa résistance, et s'approcha. Il remit ses bras à leur endroit initial et attrapa à pleine mains ce qui était à sa portée. Il adorait cette sensation formidable d'avoir tous les pouvoirs sur le bel Italien, et il allait bien s'amuser.
" Ta résistance ne sert à rien à part à m'exciter. Ne joue pas au plus fort, tu sais très bien qui est le gagnant." prononça le Borgia avec un sourire de vainqueur. Il s'écarta du jeune homme et quitta la pièce.
Ezio restait là, planté sur ses deux jambes. Des larmes étaient montées à ses yeux. Vu que son maître était parti, il pouvait enfin lâcher toute la tension qu'il avait eu depuis qu'il était arrivé dans cette maudite ville américaine. Une larme coula le long de sa joue, sa vie allait devenir un enfer et il l'avait compris bien avant cette totale humiliation, cette honte si lourde qu'il avait désormais sur les épaules. Il finit par s'essuyer la joue et partit dans les couloirs de la grand maison.
Le vent circulait dans ses immenses couloirs où trônaient des portraits de la famille Borgia. Ezio l'avait bien sentit, le vent s'engouffrait sous sa robe, rafraîchissant sa partie intime et le faisant frissonner. Sa tenue n'avait absolument rien de pratique, mais il savait que s'il se changeait, il y aurait des représailles de la part du brun. Et s'il y avait une chose qu'il ne pouvait pas faire, c'était s'attirer les foudres de son maître. Cette pensée le mis tellement en rage qu'il en tremblait de tout son corps.
Il fit cependant assez vite le tour de la maison. Grande, mais sans être immense. Il parvenait à se repérer sans trop de difficultés. Soudain il passa devant un miroir qui couvrait toute la surface de l'un des murs du couloir dans lequel il se trouvait. En apercevant son reflet il cru défaillir. Ri-di-cu-le. Il eut envie de tout déchirer, cette dentelle blanche affreuse, ce satin noir, ce porte-jarretelles immonde... mais ce serait se rendre encore plus vulnérable qu'il l'était. Il dépassa le miroir d'un pas rageur et s'aperçut qu'il était retourné dans le salon.
Il s'approcha de la cheminée qui crépitait n'avait qu'une envie : Tout brûler. Il sera les poings et tenta de se calmer. Comment pouvait-il supporter cela? C'est vrai, il ne le supportait pas! Subir les fantasmes de ce cinglé ou mourir. À moment-là, il préférait finalement mourir. Une seule soirée était passé et il ne pouvait pas surmonter cela. Que sera donc la suite? Au bout de deux semaines, il se baladera nu avec un ruban rose en nœud papillon autour du sexe?
Une main glaciale qui s'était posé sur son épaule le sortit de ses pensées. L'italien se retourna et vu le majordome de Cesare. Ce dernier avait un tic aux commissures des lèvres, comme si il se retenait de sourire. Le jeune l'avait bien comprit, il était tellement ridicule que même l'homme qui paraissait le plus impassible du monde se retenait de rigoler - ce qui le fit haïr encore plus Cesare.
- Le dîner est servi monsieur et monsieur Borgia désire que vous soyez à table avec lui, avait dit Micheletto le plus calmement du monde.
Ezio se rappela soudainement qu'il était enfermé dans cette villa, et que la fuite n'était pas envisageable. Il devait d'abord gagner sa confiance pour qu'il lui lâche un peu la bride. Il grimaça en se représentant avec son maître, à réaliser tous ses plus vils fantasmes, simplement pour avoir la garantie de sa vie. Il suivit cependant Micheletto, laissant un mètre de distance entre lui et le majordome. Les pas de Micheletto étaient rapides et silencieux, ce qui étonna l'Italien. Pour un domestique il était.. particulier. Brun et barbu, d'une certaine façon il ressemblait à Cesare, sauf qu'il ne dégageait pas la même impression. Ils n'échangèrent pas de paroles - était-ce vraiment utile ? - et Micheletto lui ouvrit une porte, qu'il referma une fois qu' Ezio la passa.
L' Italien resta immobile, examinant d'un air méfiant la table recouverte d'une nappe blanche, complètement impersonnelle. Toute cette ambiance neutre commençait à lui taper sur le système, mais évidement au milieu de tout cela, Cesare tranchait complètement. Ezio détesta immédiatement le sourire que le brun lui adressa. Cet accoutrement ridicule lui retirait le peu de crédibilité qu'il avait. C'est donc d'un pas agacé qu' Ezio alla s'asseoir, sur un geste de Cesare, qui s'amusait comme un fou.
Le jeune homme était en face de son acheteur qui arborait un sourire de gosse qui pouvait enfin utiliser son nouveau jouer. Ils étaient à une table ronde assez large mais pas trop pour un semblant de dîner aux chandelles. L'italien examina la pièce, elle n'était pas très grande, elle était au moins deux fois plus petites que le salon au grand étonnement du jeune garçon. Cesare le fixait, ce gamin était presque trop mignon dans cette tenue. Il était bien plus beau qu'une femme d'une beauté aussi impressionnante que celle de sa sœur. Ezio n'avait pourtant rien de féminin mis à part cette robe de servante et il était pourtant comparé à une femme. Quelle étrangeté pour le Borgia. Ce dernier sortit de ses pensées quand il vit les domestiques poser les assiettes. Les plats avaient étaient aphrodisiaques à la demande de Cesare. Son chef cuistot connaissait très bien les épices et savait les quelles mettre dans les plats qui étaient à la base simples.
Cesare n'eut évidement aucune gêne en pensant que ce n'était pas très éthique. Ezio se doutait que la nourriture n'aurait rien de bon pour lui, aussi, une fois assis, il ne mangea pas pour autant. Mais ce n'était pas dans ses projets de mourir de faim. Il vit Cesare attraper un fourchette et le regardant, attendant sans doute qu'il fasse de même. Il se calqua donc sur ses mouvements.
Le Borgia avait demandé une assiette sans épices. Il n'avait pas besoin d'aphrodisiaques, contrairement à son vis-à-vis. Il mangea donc, regardant l'italien manger aussi. Il cachait sa satisfaction sous un visage impassible. Il avait encore gagné. Ezio avait mangé toute son assiette sous le regard victorieux de Cesare mais ne remarqua rien, évitant le regard de son maître.
Ce silence pesant était bien installé et comptait bien rester. Ezio frottait ses jambes nues l'une contre l'autre, espérant gagner un peu de chaleur. Mais curieusement un autre type de chaleur commençait à l'envahir. Le repas avait été succulent, il en aurait même repris s'il n'avait pas senti le regard noir de son maître fixé sur ses moindres faits et gestes. Il semblait attendre quelque chose. Comme si Ezio allait soudainement faire quelque chose d'inattendu. Cesare douta un instant de l'efficacité des aphrodisiaques, mais bientôt une gêne manifeste sur le visage d' Ezio le rassura. On aurait dit un enfant pris en faute. Car en effet, l'Italien tentait de calmer l'afflux de sang malvenu, sans succès évidemment. La peur le prit, mais le désir prit le dessus. Il ne sut que faire, tandis que sa jupe se relevait précisément à son entrejambe, le démasquant irrémédiablement. Ezio tenta de rester immobile, et Cesare attendit patiemment que sa retenue vole en éclat.
– Quelque chose ne vas pas? demanda Cesare avec un léger amusement.
– Si si, tout.. va bien, bafouilla Ezio tout en évitant le regard de son acheteur légèrement rougissant. Ses mains étaient sous la table, attendant le dessert. Il cachait son érection de ses mains, il ne voulait pas que l'on voit cette bosse sous sa jupe. En plus Cesare commençait à lui faire du pied, ce qui le perturbait encore plus. Normalement, il l'aurait repoussé du pied ou aurait enlevé ses jambes mais là, il en voulait plus. Répondant aux caresses insistantes.
Le Borgia souriant doucement extérieurement tandis que intérieurement, il criait victoire. Les épices aphrodisiaques faisaient leurs effets. Il voyait sous ses yeux un Ezio rougissant, tremblant, la respiration saccadée. Ce qu'il aimait. Mais il voulait le torturer un peu. Il attendrait la fin du repas pour cela.
Ce désir était insupportable. Il n'avait qu'une envie, baiser, n'importe qui, n'importe où. Son esprit lui insufflait des pensées, des images qui ne le calmaient pas pour le moins du monde. Il essayait de penser à des choses qui feraient redescendre son excitation et la bosse par la même occasion. Il avait beau redoubler d'efforts, rien n'y faisait. Cesare prenait un malin plaisir à contempler Ezio perdre le contrôle de lui même. Il voyait son regard fuyant, le rouge qui commençait à s'étaler sur ses joues, la lèvre qu'il mordillait inconsciemment. Ce jeune homme était dévoré par son excitation - ou plutôt les aphrodisiaques - et essayait de se cacher, ce qui le rendait d'autant plus désirable aux yeux de Cesare.
Ce dernier fut tenté de ne même pas attendre jusqu'au dessert, mais il parvint à se contenir. Après tout, c'était l'Italien qui devait craquer, pas lui. Et il ne comptait pas le laisser se satisfaire facilement - ce serait trop facile. Ezio manqua de gémir en sentant que son membre était tendu à l'extrême. S'il regardait ne serait-ce qu'une seule fois le Borgia, c'en était fini de son maigre contrôle. Il respirait par à coups, et il entendait presque le rire narquois du brun. Il n'en pouvait plus, et bientôt il se retrouverait à littéralement le supplier de le laisser calmer sa virilité. Et Cesare le savait - il jubilait.
L'espagnol remonta son pied le long de la jambe du plus jeune. Son pied était calé entre les cuisses d' Ezio qui les resserra par réflexe. Le tissu gris de la chaussette de Cesare se frottait aux cuisses et au membre en érection de l'italien qui ne pu s'empêcher de gémir d'un coup devant le chef cuistot qui déposait les parts de gâteaux au chocolat. La honte montait suite à cela en voyant Cesare remercier l'homme du regard. Il le savait, Cesare avait tout prévu. De la honte montait encore mais ne pouvait en aucun cas égaliser le désir qui se dissipait dans son corps et qui se réfugiait surtout à son bras-ventre.
L'homme était enfin parti, laissant les deux autres dans la pièce. L'atmosphère était devenu depuis longtemps lourde. Devant sa part de gâteau, Ezio n'osait plus toucher à quoi que ce soit, de peur de mourir par cette torture sexuelle. Il avait comprit que cela venait de ce qu'il avait mangé et ne voulait pas être encore plus excité qu'il ne l'était déjà à cause de la nourriture. Enfin, c'était soit ça, soit les mains de Cesare... ou même les deux à la fois.
Cesare comprit qu' Ezio avait fait le lien et regretta presque que ce gâteau ne fusse pas mangé. Il demanda donc avec ce qu'il pouvait d'innocence, afin d'ajouter à son désir :
" - Tu ne manges pas ? "
Ezio se garda bien de répondre, s'il ouvrait la bouche il dirait des choses qu'il regretterait presque instantanément. Cependant il sentait que bientôt il serait incapable de se maîtriser plus, aussi il profita de ces derniers instants de semi conscience. Il pressa l'érection contre une des cuisses de l'Italien à l'aide de son pied, sans le lâcher des yeux. Il guettait le moment où Ezio serait tellement à bout qu'il le réclamerait, et ce serait bon, oh oui, ce serait merveilleux.
Ezio pesait quand à lui le pour et le contre, ce qu'il faisait lentement vu son membre pressé. Il cherchait à déconcentrer Cesare - surtout pour qu'il retire son pied nom de dieu ! - et se saisit donc du gâteau dans son assiette. Il manqua de le faire tomber plusieurs fois mais il le mangea. Cela eut l'effet escompté, Cesare cessa la pression et lâcha un grognement appréciateur en voyant le gâteau s'engouffrer dans la bouche de l'Italien. Ce dernier eut une nouvelle bouffée de chaleur et crut défaillir.
Cesare, pendant sa pression sur l'érection d' Ezio, avait mangé sa part de gâteau. Il se leva, et fit lever aussi Ezio. Ce dernier était mal à l'aise et surtout à bout. Il n'en pouvait plus. Son érection formait une bosse très explicite que remarqua Cesare avec satisfaction. Il prit la main du plus jeune et le fit sortir de la petite salle à manger et l'amena dans sa chambre. L'autre main de l'italien avait servait pour cacher un minimum son érection. Le Borgia le poussa sur le lit, le faisant tomber sur le dos.
Ezio s'était presque laissé faire. Allongé sur le lit, il regarda le plus âgé monter à quatre pattes sur lui. Il le voulait, il voulait le sentir en lui, ne plus avoir cette sensation qui le torturait depuis peu. Le brun s'était penché pour l'embrasser. Sous les effets de ces drogues naturelles, Ezio répondit directement à l'échange. Leur débat langoureux lui faisait le même effet que les caresses de Cesare plus tôt dans la journée et ne préférait pas imaginer comment il réagirait par la suite. Il se frottait les cuisses, tentait de coller son bassin contre celui de son acheteur. Il n'en pouvait plus, il allait mourir de plaisir...
Au point où il en était, il pouvait clairement dire ce qu'il voulait. Ezio lâcha d'une voix suppliante et méconnaissable : " S'il te plaît... ". Cesare étouffa son rugissement de plaisir en embrassant son partenaire, qui se faisait plus entreprenant que jamais. Il voulait qu'il le prenne tout entier, et si ça continuait il allait le lui dire explicitement. L'italien libéra son maître en défaisant son pantalon, et il put constater non sans une certaine fierté que le brun en était au même point que lui.
Voir l'italien réagir ainsi et l'entendre le supplier l'exciter encore plus. Il voulait maintenant se sentir en plus. Il avait abandonné l'idée de le torturer encore plus avec un vibromasseur et glissa ses mains sous la robe d' Ezio pour la relever. Le membre en érection de sa victime était sublime... Il caressa l'intérieur des cuisses du plus jeune qui ne pouvait s'empêcher de gémir. Quand il sentit les mains de Cesare sur son membre et l'entrée de son intimité, il ne put s'empêcher de crier encore plus fort. Mon dieu que c'était bon ...
Cesare s'écarta des lèvres si tentante d 'Ezio pour descendre lécher son intimité. Il ne pouvait pas le pénétrer à sec. Il le léchait et le pénétrait avec sa langue et quand ce n'était pas sa langue à l'intérieur d' Ezio, c'était ses doigts. L'italien criait de plus en plus fort à cause de ses caresses, de ces coups de langues qui le faisait fondre. D'une voix pleine de désir, il lui supplia " Viens en moi Cesare... j'en peux plus... J't'en supplie". Le Borgia ne se fit pas prier et abandonna ses gestes pour embrasser de nouveau Ezio, lui laissant un voir même plusieurs suçons dans le cou et le pénétra d'un coup.
Ezio cria de douleur mais aussi de désir suite à la pénétration. Cesare avait un peu attendu pour que le plus jeune s'habitue à sa présence en lui. Il commença à bouger, faisant des va-et-viens, entrant et sortant de cette intimité - à la demande de l'italien. C'était exquis, et enfin Ezio était soulagé. Enfin, pas encore. La main de Cesare s'activait sur son membre pendant qu'il continuait ses coups de hanches en lui, qui venait frapper à chaque fois ce point si particulier qui allait faire hurler l'Italien. Ils ne pensaient plus, ils n'étaient que deux entités irradiant de plaisir. Le Borgia se sentait merveilleusement à l'étroit et se sentait monter.
Il sentit dans sa main pulser le membre d' Ezio et sut d'expérience qu'il allait venir. Dans les derniers instants il le pilonna comme jamais, et ce fut dans un cri commun qu'ils retombèrent l'un sur l'autre, à bout de souffle, couverts de semence et vannés. L' Italien ne voulait pas réfléchir, et d'avance il savait que demain il se traiterait de tous les noms. " Mais demain c'est tellement plus tard... " songea Ezio en se laissant s'assoupir.
De son côté le Borgia se leva sans vérifier l'état de son achat - très rentable ! - et se rhabilla après s'être essuyé avec les draps. Il sortit de la pièce et se sentit d'un coup mal.
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A suivre
