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Disclaimer (je change d'avis pour ne pas manquer à la tradition): Les personnages de cette fiction ne sont évidemment pas à moi. En revanche l'histoire m'appartient.

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Message à Gr33nimp: D'abord merci pour ta review qui m'a fait plaisir! En ce qui concerne le passé de Blaise, j'y fais d'autres allusions de temps en temps. En fait j'ai quelques chapitres d'avance alors peut être que par la suite, j'en raconterai plus : )

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Chapitre 2

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Il était 21h. Plus qu'une heure avant le couvre-feu.

Blaise avait compris qu'il lui fallait demander de l'aide. Il se sentait menacé mais ne connaissait pas la nature du danger. Pourquoi les Serpentards le regardaient de cette façon? Qu'étaient les sangs-purs? Le mieux à faire était de se renseigner auprès d'une personne avisée.

Blaise se dirigea donc aveuglément dans le château à la recherche du directeur de Poudlard...

Au détour d'un couloir, il croisa Neville accompagné d'autres garçons qui inspectaient les couloirs.

-«Ah Neville! » , dit-il en s'approchant avec un sourire, «encore perdu Trevor? ».

Neville hocha la tête, légèrement apeuré.

-« Tire-toi de là, la salle des Serpentards c'est de l'autre côté ! » s'écria un garçon aussi âgé que lui.

-« Je… » Blaise les regarda un instant étonné, «bien. »

Il tourna les talons sans insister mais Neville le rattrapa.

-« Excuse-nous Blaise. C'est..tu sais…tu es un Serpentard ! » dit-il d'une petite voix.

-« Oui et alors ? » demanda Blaise.

-« Alors les Serpentards méprisent les autres maisons et plus particulièrement les Griffondors. » dit Neville d'une traite.

-« Oh… » Blaise sourit, « alors ne dit à personne que je ne vous méprise pas. »

Néville sourit en retour.

-« J'aurai bien couru après Trévor moi aussi (j'adore ça) mais je dois voir Dumbledore, sais-tu où se trouve son bureau? »

Néville fit signe que non…

Ses camarades de chambre observaient la scène avec surprise.

Ron Weasley s'avança vers eux.

-« Mes frères connaissent à peu près tout sur Poudlard » commença-t-il, il s'arrêta comme hésitant à livrer des informations.

-« Ah oui les jumeaux légèrement frappés ? » dit Blaise avec un petit rire, « je me suis assis avec eux dans le train et ils ont essayé de me refiler des trucs douteux qu'ils qualifiaient de bonbons crochus. »

Ron observa un instant Blaise.

-« Pourquoi t'es à Serpentard? »

-« Manque d'affection je crois… » répondit-il avec un sourire ironique.

Les Griffondors qui s'étaient tous approché se mirent à rire.

-« Tu as l'air bizarre » dit Ron, toujours suspicieux.

-« Pourquoi les Serpentards seraient-ils forcément mauvais ? » s'exclama Harry Potter avec un ton de grand sage.

Tout le monde lui jeta un coup d'œil sceptique.

-« En tout cas j'ai besoin de voir Dumbledore, si quelqu'un peut me renseigner ? » reprit Blaise.

-« Près des gargouilles. Il te faut le mot de passe mais je ne le connais pas. Fred dit que ça a toujours un rapport avec une sucrerie. » lâcha Ron. Puis il lui expliqua le chemin et Blaise s'éloigna.

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Il parvint aux Gargouilles après le couvre-feu et attendit quelques instants avec l'espoir qu'une porte jaillit du néant s'ouvre d'elle-même. Espoir déçu…

Soupirant, il fit face à une des gargouilles et lança des noms de sucreries… moldues pour la plupart.

-« Euh… Bon, crochu? Non, dragées crochus ? ou Kinder surprise ! Carambar atomique goût cactus, Limace au chocolat ? Nan.. Hum, au fruit des bois ? Trevor à la framboise ! Hé hé… Oh, j'abandonne ! ».

Il s'assit près de la gargouille, vaincu.

-« Trésor à la framboise? Je ne me souviens pas y avoir jamais goûté. » fit le vieux directeur d'une voix tranquille.

Blaise se redressa avec lenteur.

-« Vous pouvez vous en passez Professeur, si je peux me permettre… Professeur, je voulais vous parler ! »

-« Il m'avait bien semblé… Suivez-moi dans mon bureau. »

Il passa par une porte dérobé qui n'était assurément pas présente cinq minutes plus tôt. Ce qui le mena dans un grand bureau qui avait l'air au premier abord désordonné mais lorsqu'on s'y approchait de plus près, on pouvait voir que chaque chose semblait trouver sa place dans un ordre étrange pour un oeil novice. Il y avait une cage dorée qui ne contenait rien si ce n'est un curieux petit miroir et dont les portes étaient ouvertes, des petites chaises miniatures bleues qui s'alignaient en cercle sur le côté droit du bureau, des livres poussiéreux à chaque angles de la pièce et d'autres objets étranges et multicolores qui n'étaient rien de connu aux yeux de Blaise.

Il s'assit sur la chaise que lui désignait le directeur et attendit que ce dernier, qui l'observait sereinement, prenne la parole.

Cela n'arriva pas...

Blaise se lança.

-« Euh… Eh bien professeur, j'ai été envoyé à Serpentard. »

-« Charmant. »

Silence

-« Cela vous pose un problème quelconque? » demanda enfin Dumbledore.

-« Pas vraiment… Mais je ne connais rien ou presque au monde magique et j'ai l'impression que ça pourrait se retourner contre moi. »

Dumbledore parut surpris.

-« Vous êtes un enfant de moldu? »

-« Oui. »

-« Oh! Alors je ferai mieux de faire remplacer le choixpeau, il a certainement perdu la tête… Enfin, on a que ça en même temps. »

Blaise considéra le directeur avec étonnement.

-« Surtout prenez garde de ne pas révéler à vos camarades vos origines mon garçon… »

-« Expliquez-moi monsieur. »

-« Vous ne savez rien du conflit qui oppose les sorciers sur leurs origines? »

-« En fait non. »

Dumbledore prit la parole pour un long moment et Blaise se montra attentif. Il apprit l'histoire des fondateurs de Poudlard, celle de Voldemort et d'Harry Potter et l'opinion des sorciers dits de « sangs-purs » sur ceux de conditions inférieures.

-« Une dernière question professeur. »

-« Je t'écoute. »

-« Dans mon dortoir, il y a ce Drago Malefoy. Qu'est-ce-que le nom de Malefoy a de si important? »

-« Ah ça… Les Malefoy sont une famille très respectée et très riche dans le monde sorcier. Le père du jeune Malefoy était un des fidèles de Voldemort et même s'il a été acquitté depuis, il reste un homme puissant qu'il ne vaut mieux pas se mettre à dos. »

Blaise hocha la tête en signe de compréhension.

-« Merci pour toutes ces informations professeurs. »

-« Je vais vous créer une généalogie de descendance pure. Vous êtes suffisamment en danger comme ça. Prenez bien garde à ce que vous dites et soyez extrêmement méfiant avant d'accorder votre confiance à qui que ce soit. Vous n'avez pas le comportement d'un Serpentard. »

-« Merci beaucoup.» répéta Blaise en se levant.

-« Une dernière chose: je vais vous envoyer une lettre par hibou qui vous renseignera sur votre nouvelle descendance et ainsi votre nouvelle histoire. Seul vous pourrez lire cette lettre… »

Blaise hocha la tête et se retira…

oOoOo

-« Mot de passe? » s'enquit le pantin désarticulé du tableau.

-« Caligula » chuchota Blaise.

Le portrait s'effaça et Blaise entra dans la salle commune vide ou presque.

-« Bientôt minuit… » lança une voix traînante.

Blaise se retourna et lui fit face.

-« Il ne fallait pas vous inquiéter vous savez… »

-« Commence pas ! » coupa Drago, glacial.

Blaise le regarda en silence.

-« Alors d'où viens-tu? Tu n'as pas répondu tout à l'heure. » demanda Drago avec hauteur.

-« Mon cher, s'il me prenait l'envie de faire des confidences, ce n'est certainement pas vers vous que je me tournerais. ».

Il vit avec satisfaction Drago serrer les poings. L'autre sembla réfléchir puis…

-« Bien. A partir de maintenant, tu n'existes pas pour moi et je ne t'accorderai aucun regard. »

-« Vous me brisez le cœur seigneur Malefoy. Laissez-moi une chance de me faire aimer de vous. »

-« Va te faire voir, Zabini. ».

Drago disparut dans les escaliers qui montaient au dortoir.

oOoOo

Dans la salle commune des Serpentards, Blaise avait pris place dans un des sofas près de la cheminée et laissait ses pensées dériver tandis qu'il contemplait les flammes verdoyantes s'agiter magiquement.

Il se rappela le jour où il avait appris qu'il était sorcier. Sa mère n'avait jamais pris au sérieux l'étrange nouvelle mais elle voyait d'un bon œil le fait qu'une école requiert son fils pour une année où il vivrait loin d'elle. Cela n'avait pas chagriné Blaise. Il n'avait aucun lien avec sa mère, celle-ci ne le tolérait que parce qu'elle n'avait d'autres choix.

Quant à lui, il était heureux de changer d'univers. Il s'était senti léger de quitter Londres et sa demeure luxueusement impersonnelle... mais à présent l'insouciance le quittait comme il repensait aux paroles de Dumbledore.

Il se leva soudain alors que quelque chose le frappait… Pourvu que personne n'ait fouillé dans mes affaires ! Il se précipita en vitesse dans son dortoir et, le plus précautionneusement possible, tira sur son sac en essayant d'étouffer les bruits. Heureusement, les deux abrutis ronflaient bruyamment. Blaise s'éclipsa avec son sac et le porta en salle commune. Il ouvrit celui-ci et s'empara de ses livres préférés. Il regarda tristement l'exemplaire de Lestat le Vampire avant de le jeter au feu. Les autres suivirent immédiatement. Blaise ressentit cela comme un sacrilège de les brûler mais il ne pouvait garder aucun objet moldu. Il vérifia plusieurs fois le contenu de ses bagages et se résigna à jeter lampes torches, montre, vêtements moldus et autres.

Il ne put cependant pas se débarrasser de ses carnets de notes où il écrivait des petites histoires déformées de la réalité. Alors il passa une partie de la nuit à chercher un endroit où les dissimuler.

Blaise reçut la lettre de Dumbledore le lendemain soir. Après le repas dans la grande salle, il s'était précipité dans sa chambre pour lire tranquillement l'ouvrage sur l'histoire de Poudlard, emprunté à la bibliothèque plus tôt dans la journée.

Il s'assit sur son lit et s'empressa de décacheter la lettre.

Blaise Zabini,

Né le 25/03/80 à Portovenere, Italie

Mère: Miranda Zabini

Père: Inconnu

Suivait un descriptif complet des différents déménagements de la mère de Blaise et de ces différents mariages, sorciers et moldus (peu importait pourvu que l'heureux élu sois fortuné) qui finissaient tous par la mort malencontreuse de l'époux.

Blaise sourit en pensant qu'on était pas loin de la réalité.

Miranda Zabini était décrite comme une puissante sorcière de condition noble, extrêmement riche et qui tirait ses pouvoirs de sa beauté redoutable. La lignée était de sang-pur bien qu'on ne pouvait être certain que son fils le soit également même si cette dernière l'affirmait haut et fort. Miranda Zabini quitta l'Italie cinq ans après la naissance de son fils unique pour s'installer en Angleterre après trois remariages presque consécutifs.

Blaise acheva la lecture de sa vie fictive et se sentit rassuré. A présent il existait des faits concrets pour prouver sa condition.

oOoOo

Depuis le jour où il sut ce que signifiait vivre parmi les Serpentards, Blaise n'eut de cesse d'être sur ses gardes et d'en apprendre le plus possible sur le monde sorcier afin de ne pas être pris en défaut durant une conversation sur un sujet purement sorcier.

Il dévalisa la bibliothèque, lisant toutes les nuits pour apprendre le plus possible de sorts, surtout ceux utilisés le plus couramment et se décida à rester silencieux la plupart du temps lorsqu'il se trouvait avec les Serpentards. Il fuyait également les élèves des autres maisons et lançait des regards noir à tous sans exception.

Blaise s'était malencontreusement trahi plus d'une fois comme le jour où apprenant l'existence réelle des dragons, il n'avait pu s'empecher de tressaillir, ou encore le jour où il avait fait un bref salut à Neville avant d'entrer en cours de métamorphose. Seul Drago Malefoy l'avait remarqué et avait froncé les sourcils. Ce dernier, tenant son engagement, l'évitait consciencieusement. L'attitude de Blaise ne semblait pas douteuse aux Serpentards qui trouvaient naturel que Blaise les rembarre constamment alors que celui-ci n'éprouvait que du mépris à leur égard.

Plus de deux mois passèrent ainsi. Rien ne changeait. Et Crabbe avait décidé de garder sa tête rasé parce que Malefoy lui avait dit que ça faisait plus stylé. L'hiver approchait et Blaise s'accordait une promenade solitaire autour du lac. Il n'avait pas eu de conversation normale avec quelqu'un depuis tout ce temps si on omet les brèves interventions de Pansy que Blaise cherchait à éviter un peu. Il croisait bien quelques Gyffondors de son année et qu'il appréciait mais il ne pouvait s'attarder longtemps.

Blaise était le seul Serpentard à ne jamais les insulter mais bien sûr en public, il n'ouvrait pas la bouche si ce n'était pas absolument nécessaire. Ainsi cet état de fait passait inaperçu. Il se sentait triste bien qu'il ne puisse pas faire autrement. Une amitié avec un Serpentard aurait été dangereuse et puis, de toute façon, il ne tenait pas spécialement à passer du temps avec un abruti fini (crâne rasé ou non) ou avec un narcissique royal.

C'est à cela qu'il pensait lorsqu'il entra dans le cachot qui servait de classe au professeur Rogue.

- « ASSEYEZ VOUS PAR DEUX! PLUS VITE QUE CA! » beugla Rogue qui, visiblement, n'était pas de bonne humeur.

Blaise s'installa à la table du fond comme à son habitude. Mais Rogue vint le remorquer jusqu'au premier rang comme de coutûme. Il s'assit à côté de l'élève favoris de son professeur, allias Drago Malefoy, en grommelant des paroles indistinctes. Rogue le plaçait immanquablement au premier rang afin de garder un œil sur lui. Dès le premier jour, Blaise avait sentit qu'il n'était pas dans les bonnes grâces de son professeur de potion. Etait-ce dû au fait qu'il l'avait surprit glisser un mot à Neville, l'élève bouc émissaire de Rogue ?. Ou peut être parce qu'il s'était permis de rabrouer le bon roi Dragobert sous ses yeux ? En tout cas, depuis ces jours malheureux, Rogue lui lançait des regards furibonds à tout va lorsqu'il n'était pas déjà occuper à s'acharner sur Potter ou Londubat.

- « Aujourd'hui vous allez préparer une potion relativement simple. Si simple que même un benêt aux joues joufflu devrait pouvoir le réaliser sans l'assistance du bon samaritain échevelée.» déclara Rogue en lançant un regard morne sur la classe qui dans l'ensemble n'avait rien compris à la critique sous-entendu.

Blaise fit ce qu'il put pour garder un visage impassible sous le rire goguenard de Malefoy. Il aimait bien Neville malgré sa maladresse. Celui-ci l'avait beaucoup aidé lorsqu'il lui avait demandé de lui répertorier les objets magiques de sa connaissance ainsi qu'une liste de tous les animaux magiques. Cela avait pris plus d'un mois à Neville qui avait pris son travail au sérieux et avait fait beaucoup de recherches. Blaise s'était adressé à lui sachant que Neville le ferait sans se poser beaucoup de questions.

- « La potion compatio! » s'écria Rogue en agitant sa baguette vers le tableau qui se couvrit d'inscriptions, « elle a des effets empathiques, ceux qui la boivent peuvent ressentir les émotions de l'autre… Voici les ingrédients, vous avez 1h39! ».

Sans se faire prier, les élèves s'activèrent. Hermione Granger fit perdre 15 points aux Gryffondors en précisant qu'il s'agissait d'une potion de troisième cycle et donc pas au programme des premières années. Neville fit perdre 20 points de plus en renversant son chaudron sur la table à sa droite. Celle de Pansy et Millicent. Tout trois durent être conduit à l'infirmerie ayant été touché par le liquide douteux qui s'écoulait du chaudron.

Blaise acheva la potion tandis que Drago clamait haut et fort que Neville était un danger ambulant et que trop de stupidité pouvait nuire aux autres.

Blaise ajouta une mèche de ses cheveux et une de ceux de Drago. Puis il planta là son camarade qui continuait de pester contre les Gryffondors et amena un échantillon de potion au professeur Rogue qui lui lança un regard mauvais.

-« Bien. Vous pouvez le tester. Nous verrons si vous avez effectivement préparer une potion compatio. »

Blaise s'en retourna vers Drago et tous deux burent en grimaçant l'infâme potion. Puis ils attendirent…

Rien ne se passa.

-« Tu ressens quelque chose ? » demanda Drago avec ce même dédain qu'il avait lorsqu'il était forcé de lui parler.

-« On va voir si ça marche. » dit Blaise brusquement. Il s'approcha de Drago et le giffla avec force.

Ils crièrent en même temps. Drago sentit le bonheur de Blaise à son geste malgré la douleur de la gifle. Il voulut se jeter sur Blaise mais ce dernier anticipa le mouvement et bloqua ses bras avec rapidité. Blaise éprouva l'impuissance mêlée de colère insatiable qui parcourait son adversaire.

-« Tu sais quoi Zabini ? T'as un problème, un gros problème... T'es complètement félée! ».

Blaise éclata de rire. Il ressentit l'étonnement profond de Drago et rit plus fort encore. Rogue les réprimanda et annonça quelques minutes plus tard la fin du cours.

Blaise rangea ses affaires en silence. En relevant la tête, il croisa le regard de Drago et une onde d'incertitude et de douleur le traversa. Blaise en resta stupéfait. Il s'aperçut que quelque chose de similaire avait touché Malefoy qui l'observait avec un air perdu.

-« Pour une fois, vous avez presque l'air touchant Monseigneur. » lui dit Blaise avant de s'éclipser en hâte. Il eut tout de même le temps de ressentir la rage de Malefoy le brûlait.

Il se réfugia à la bibliothèque, sûr que Drago n'y viendrait pas à cette heure. Eprouver les émotions de quelqu'un avait quelque chose d'intimement malsain et de dérangeant. Il n'aimait pas ça. Il avait également peur de trahir des sentiments que son visage impassible ne reflétait habituellement pas.

Il passa dans les rayons au hasard, faisant du repérage de livres qu'il n'aurait probablement jamais le temps de parcourir… Il regagna la grande salle seulement lorsqu'il fut l'heure du dîner.

Blaise s'assit à côté de Pansy. Comme d'habitude, elle lui raconta les détails de sa journée. Pas très intéressant, néanmoins il s'efforçait de lui prêter attention.

Pansy avait pleins de défauts, cependant Blaise sentait qu'elle n'était pas méchante.

Elle manquait vraiment de caractère et était facilement influençable mais n'était pas mauvaise.

-« Et puis après j'ai été récupéré mes bracelets magiques dans les toilettes de mimi Geignarde. Maman m'a dit que mes bracelets étaient magiques mais moi je n'ai pas trouvé en quoi. »

-« Hum » acquiesça Blaise.

-« Mais maintenant je dois trouver une autre cachette parce que je t'ai dit où c'était. »

-« Je n'irai pas te les voler » promit Blaise d'un ton absent.

-« Ah… » Elle demeura un instant silencieuse. « Tu fais quoi pour Noël ? » lui demanda-t-elle.

Surpris, il ne répondit pas tout de suite.

-« Rien je suppose… Je reste ici en tout cas. »

-« Oh, tu ne rentres pas chez ta mère? »

-« Je serai bien mieux ici… Et toi tu fais quoi? » lui demanda Blaise très vite. Il n'aimait pas parler de lui et fuyait les questions personnelles.

-« Ben moi je rentre à la maison. On fait toujours une grande fête de famille avec mes cousins et tout ça… ».

Blaise finit son repas en écoutant des histoires de Noël chez les Parkinson. Il écouta plus attentivement que d'ordinaire, il ne connaissait pas les coutumes de Noël chez les sang-purs. Après le repas, il se laissa entraîner dans une promenade autour du lac et lui posa d'autres questions qui dérivaient peu à peu sur la vie quotidienne de sa famille. Pansy pourrait devenir une alliée songea-t-il avant de se reprocher aussitôt de vouloir se servir d'elle. Il reporta la conversation sur un sujet plus commun. En l'occurrence, la nouvelle coupe de cheveux que Pansy envisageait "pour se faire belle" pour les fêtes de Noël.

A 21h précise, il se rendit dans son dortoir, s'empara d'un livre et lorsque les autres arrivèrent, il se coucha en même temps qu'eux.

Aucun des garçons n'échangeait un mot avec Blaise, probablement sous ordre de Drago. Comme chaque nuit, il attendit que les ronflements de Crabbe et Goyle commencent. En général, il ne fallait pas plus de 5 minutes. Puis venait une longue heure d'attente avant que Drago ne commence à s'agiter sous l'effet d'un quelconque mauvais rêve. Il ne connaissait personne qui avait des nuits plus sombres que les siennes. Blaise se releva sans faire de bruit et descendit les escaliers.

Il approcha un fauteuil dans un coin de la salle commune, grimpa dessus et murmura un sort d'agrandissement. Le fauteuil s'éleva pour atteindre deux fois sa taille. Il promena les mains sur le plafond et poussa doucement. Un côté de celui-ci s'ouvrit et il attrapa ses carnets. Il remit le plafond en place. Et se mit à relire ce qu'il avait déjà écris, ses plans de vie les plus improbables, les parodies des personnes qu'il aimait le moins et ce qu'il ferait dans toutes sortes de situations ridicules. Il s'agissait surtout d'écrits stupides mais penser à des situations stupides l'avait toujours réconforter. Quand il eut finit, il regarda le feu et se mit à rêvasser.

Les autres nuits, il venait ici avec ses livres et s'efforcer de rattraper ses faibles connaissances sur les sorciers célèbres et leur hauts faits ainsi que sur l'histoire de la magie plus globalement.

Lorsqu'il retourna se coucher, Drago avait cessé de s'agiter. Il s'installa sur son lit. Se releva un bon moment plus tard et s'approchant de Goyle, hésita un instant.

Il sortit sa baguette, la pointa sur le garçon.

-« silencio » tenta-t-il. Les ronflements ne s'entendirent plus. Blaise laissa échapper un petit cri de joie. Il s'approcha alors de Crabbe et réitéra le sort.

-« Deux mois de souffrances qui auraient put être évité plus tôt si j'y avais pensé. » murmura Drago.

Blaise se retourna.

« Je sais que je suis indispensable à votre bien-être. » chuchota-t-il.

Blaise s'était attendu à un accès de colère mais fut pris par surprise en entendant ce qui ressemblait à un rire étouffé. Mais Malefoy se reprit bien vite.

-« Tu finiras par payer tes impertinences, Zabini. »

Blaise se coucha sans répondre.

Le lendemain matin, deux Serpentards eurent la désagréable surprise de se réveiller incapable d'articuler le moindre mot. Malefoy les laissa en panique une partie de la matinée avant de les délivrer du sortilège pour le cours de métamorphose.

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