Bonjour à tous, toutes

Voici en avance le deuxième chapitre de cette histoire

Petit disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais sont l'oeuvre de notre Déesse J.K.R. Je ne touche aucune rémunération ou quelconque bénéfice que ce soit pour cette fic, juste le plaisir de vous faire plaisir !

Warning : scènes de viol et violence, dans ce chapitre et/ou dans d'autres ! Que les âmes sensibles ou les mineurs passent leur chemin, je vous rappelle que cette fic est de rating M et ce n'est pas pour rien !

Merci à mes premiers reviewers : Croyance Moreau, EldaThren et SuperSuperbus :)

Je suis ravie que le premier chapitre vous ait plu, et j'espère que la suite vous donnera toujours cette même satisfaction !

Merci aussi à mes premiers followers :) vous êtes tous super !

Je vous dis à tout en bas,

Lessa !


Chapitre 2 une terrible révélation :

Pendant ce temps, chez James l'ambiance était légère, détendue.

Loin de se douter du malheur qui frappait son ami, le Gryffondor revenait en sueur d'une course de balai effrénée avec son père.

La chaleur de l'été s'abattait doucement sur l'Angleterre, annonçant un début de grandes vacances en bonne et due forme.

Il avait prévu d'inviter ses trois amis pendant les vacances, mais avant cela Sirius et lui devaient retrouver Rémus pour la prochaine pleine lune.

Suite à l'incident avec le Serpentard, Sirius avait juré de ne plus jamais laisser seul le lycanthrope pour affronter ses pleines lunes.

Se dirigeant vers sa salle de bain, il prit une douche fraîche, et retourna à sa chambre.

Une chouette noire, entrée par sa fenêtre laissée ouverte, l'attendait patiemment.

Il reconnut de suite la chouette de son ami Sirius, cela faisait déjà trois fois qu'il lui écrivait depuis le début de la semaine de vacances d'été, et on n'était que jeudi, les cours ayant pris fin le mercredi d'avant.

Il récupéra une grosse graine pour oiseaux, dans son tiroir et lui donna en échange de la lettre qu'il prit dans son bec.

Il l'ouvrit aussitôt et lut les mots, de plus en plus soucieux de son ami :

Cornedrue,

Comment vas-tu depuis avant-hier mon ami ?

J'ai attendu patiemment une réponse de Rémus à ma lettre, mais toujours rien.

Qu'en est-il de ton côté ?

As-tu eu des nouvelles de Rémus ?

Cela fait maintenant trois lettres que je lui ai écrites, auxquelles il ne m'a pas répondu.

Je suis vraiment inquiet James.

Crois-tu qu'il ait finalement changé d'avis et me déteste pour mon acte ?

Je m'en veux James, je m'en veux tellement. Je ne veux pas perdre Rémus, il est trop important pour moi.

Penses-tu qu'une visite surprise chez lui changerait quelque chose ?

Je suis désespéré, Rémus n'est pas quelqu'un qui a l'habitude d'ignorer un courrier, surtout quand il vient de l'un de nous.

Je sens qu'il se passe quelque chose.

Donne-moi ton avis s'il te plaît mon ami, j'attends de te lire.

Maraudeurement tien,

Patmol

James soupira, il savait que son ami chien culpabilisait énormément pour avoir révéler à leur pire ennemi le secret de leur ami loup, et même si les trois maraudeurs s'étaient évertués à lui prouver qu'ils ne lui en voulaient pas, Sirius s'en voulait assez pour eux, même plus.

Et l'angoisse devant le silence de Rémus le mettait dans tous ses états.

James termina de s'habiller, s'installa à son bureau, récupéra une plume et travailla à répondre au garçon.

Il était d'avis qu'il fallait laisser un peu de temps au loup pour se remettre de l'évènement datant maintenant d'il y a deux mois.

Son silence ne l'inquiétait pas spécialement pour l'instant, mais il est vrai qu'il comptait surveiller ça de près.

Bien qu'il n'en voulût pas à Sirius, le jeune garçon avait été marqué par l'incident, s'en voulant particulièrement à lui-même d'avoir mis la vie d'un élève en danger.

Peut-être que Rémus était occupé ? Peut-être qu'il profitait d'un moment en famille avec son père avant de revenir vers ses amis ? Peut-être était-il encore plongé dans ses bouquins ?

Il écrit en ce sens à son ami, pour la troisième fois, sans lassitude aucune, et reçut dans la soirée une réponse.

Sirius était plus qu'inquiet, la prochaine pleine lune, qu'ils avaient prévu de passer tous les trois était dans moins d'une semaine, et ils n'avaient réglé aucune formalité.

Où la passer ? Quand se rejoindre ? Rien n'était encore au point, fit remarquer Sirius, en ne manquant pas de relever dans sa lettre que, venant d'un garçon aussi organisé que Rémus, cela était étrange.

Peu à peu, au fil des courriers, son idée faisait chemin chez le cerf.

Et une graine d'inquiétude germa chez lui à son tour.

Une réponse vite griffonnée avant d'aller dormir avertit Sirius qu'ils attendraient encore deux jours.

S'ils n'avaient alors toujours pas de nouvelles de leur ami, ils iraient directement chez lui.

Les jours parurent longs pour James, et il ne douta pas que chez Sirius le temps devait être aussi une torture.

Deux jours après, sans toujours aucune nouvelle du loup, James, venant de se lever, occupé dans la cuisine, entendit un Pop caractéristique d'un transplanage dans son salon.

Il s'y rendit, non sans avoir rebouché le pot de confiture pour le sandwich qu'il se préparait et en croqua un morceau tout en rejoignant celui qu'il pensait être Sirius.

Son ami était effectivement là.

Habillé d'une longue robe de sorcier bordeaux, d'un pantalon en toile beige et d'une chemise noire. Ses cheveux ébouriffés, une barbe de quelques jours sur les joues.

-Sirius, James s'exclama en s'avançant pour l'enlacer, on ne t'a jamais dit que ça ne se faisait pas de transplaner chez les gens ?

Répondant à son étreinte, l'autre lui répondit :

-Mais je suis un peu comme chez moi ici ! Comment vas-tu mon ami ?

-Mieux que toi, c'est quoi cette allure ? On dirait un vagabond !

-Rhâ ! Ne te moque pas, je suis si inquiet pour Rémus que j'en oublie le reste. Et tu n'y mets pas, j'ai assez de mon père sur le dos pour ça.

James pinça les lèvres. Il refusait de penser que l'inquiétude de son ami puisse être présager quelque chose de grave.

Les deux s'assirent sur un sofa moelleux, trop moelleux pour avoir envie d'en sortir, et James conjura une théière à distance qui leur apporta un thé glacé à la pêche dans les belles tasses en porcelaine provenant d'un héritage familial. Si sa mère voyait ça elle deviendrait folle !

En buvant une gorgée, Sirius changea soudainement d'attitude, moins détendu, sa mine se fit sombre, inquiète.

-Dis Cornedrue, comme tu l'as dit dans ton courrier, en l'absence de réponse de Rémus, on va chez lui aujourd'hui ?

Hésitant mais de son avis malgré tout, James acquiesça.

-Ok, soupira-t-il, j'avoue que je commence aussi à m'inquiéter, on mange et on y va dans le début d'après-midi. Mais Sirius, on transplane près de chez lui, pas chez lui, menaça-t-il tout en souriant.

-Ok, se détendit légèrement le jeune chien, as-tu prévenu Peter de tout cela ?

-Non, il est parti en vacances avec ses parents, et je ne voulais pas le déranger, il m'avait dit à Poudlard qu'il réussirait peut-être à être là pour la deuxième pleine lune, il doit nous confirmer ça plus tard. Je pensais vous inviter d'ailleurs tous les trois d'ici fin juillet.

Sirius hocha la tête.

En entendant les parents de James revenir du marché sorcier, ils allèrent les aider à décharger.

Ceux-ci étaient ravis de voir l'ami de leur fils, et ils l'invitèrent tout naturellement à rester manger sans se douter des véritables raisons de sa venue.

Et prétextant vouloir aller faire leurs devoirs de vacances avec Rémus, ils se hâtèrent de déjeuner, et pour James de se préparer.

Vers quatorze heures les garçons partirent.

Ils avaient obtenu le droit de transplaner tout récemment, en juin, à la fin de leurs buses et ils devaient avouer que cela leur facilitait drôlement leurs déplacements, notamment pour se voir les uns les autres.

Comme convenu, ils arrivèrent près de la forêt qui longeait la résidence des Lupin.

Le temps y était plus frais, on était en montagne, en hauteur, et passer l'été là alors que la canicule régnait dans toute l'Angleterre était un vrai confort.

Tous deux fébriles, ils s'étonnèrent de trouver la maison étonnamment calme, tandis qu'ils s'approchaient.

Alors que James et Sirius n'avaient pas réussi à décider qui des deux allaient parler, un silence inquiet régnait entre les deux garçons, d'ordinaire si gais. Ils espéraient tomber tout simplement sur Rémus en sonnant à la porte et voir qu'en fait tout allait bien, que son silence ne relevait que d'un bête souci, hibou perdu, plume cassée, encre sèche, mais ils n'arrivaient pas à se convaincre eux-mêmes des arguments qu'ils avançaient, le silence de Rémus n'était définitivement pas normal, ils en étaient désormais certains.

Ils finirent par sonner à la porte d'entrée, et un homme assez grand, d'environ cinquante ans ouvre la porte.

Ils reconnurent immédiatement le père de Rémus, qui leur sembla quelque peu pâlir à leur vue.

-James, Sirius ? Que puis-je faire pour vous ?

Son ton était poli, sans être chaleureux.

-Monsieur, nous nous inquiétons car nous n'avons pas de nouvelles de Rémus.

Tandis que James parlait, Sirius tentait de jeter des coups d'œils indiscrets à l'intérieur de la maison.

Voyant cela, l'homme avança sur le perron et referma la porte derrière lui.

Son regard se voulait noir et il murmura rapidement à l'intention des deux jeunes Gryffondors :

-Votre ami, il dit cela sur un ton méprisant, est désormais à la place où il aurait toujours dû être. Vous n'imaginez pas les ennuis que sa condition m'a créés. Oubliez-le si vous voulez mon avis, vous ne le reverrez pas de sitôt. Je l'ai vendu à un marchand d'esclave, il y a quelques jours. C'est comme ça que doivent être traités les monstres comme lui. Si personne n'a pu le mater même pas à Poudlard, alors je ne voulais pas garder cette chose et sa dangerosité chez moi.

Alors qu'il s'apprêtait à leur donner congé, James le regarda interdit, et lui demanda sur un ton exagérément poli.

-Je ne sais pas ce que vous avez fait de Rémus, mais pourrions-nous au moins récupérer ses affaires, histoire de ne pas gaspiller ?

L'homme renifla avec dédain, mais accepta.

Il rentra dans la maison pour en ressortir quelques longues minutes plus tard avec un sac minuscule ensorcelé.

-Y'a tout là, il leur jeta presque le sac au visage, que Sirius rattrapa, déguerpissez maintenant, et oubliez cette abomination, vous ne vous en porterez que mieux !

Sirius sentit la colère qui dominait James, mais l'attrapant par le bras, il lui fit signe de partir, alors que la porte se refermait sur eux.

De rage, le cerf explosa :

-Il a fait quoi ? C'était son fils !

-James doucement, tenta de le calmer Sirius en vain chez qui régnait la même colère qu'il tâchait toutefois de maîtriser pour mieux réfléchir.

-Il l'a vendu ! Il a vendu Rémus par la peur...

-Et pour l'argent, compléta le chien, atone.

-Quoi ?

-Un loup-garou, jeune, comme Rémus, ça attire pas mal de malades, des hommes qui veulent casser du loup, renseigna Sirius au bord de la nausée, mon père m'en a déjà parlé une fois. Son père a des problèmes d'argent, tout le monde le sait, et vu qu'à cause de moi Rémus a failli devenir un meurtrier, son ton est amer, va savoir où est Rémus maintenant, tout ça par ma faute.

Un frisson de peur vint remplacer la colère de garçon.

Une douche froide semblait couler le long de son dos

-Que devons nous faire James, demanda-t-il, alors qu'ils marchaient, un peu hagards, dans la forêt

-Le retrouver et le sortir de là, en espérant qu'il ne soit pas déjà vendu

Ils savaient que si Rémus trouvait un maître, le sortir de cet enfer serait quasi impossible.

Les deux garçons se mirent d'accord, ils passeraient le reste de la semaine ensemble, cela leur permettrait d'élaborer un plan pour retrouver leur ami.

Revenus chez James, Sirius s'installa sur le lit.

La mère de James leur proposa de leur préparer un goûter, mais ils refusèrent poliment, ayant urgemment besoin de se retrouver seul à seul.

- Tu as récupéré ses affaires ? demanda Sirius en s'installant naturellement sur le lit de son ami, les mains posées à plat derrière lui.

Il ne semblait pas comprendre pourquoi.

-Si on le retrouve, tu crois qu'il aura envie de retourner chez son père les chercher ? répondit James en levant un sourcil interrogatif

Sirius hocha la tête, songeur.

-Et ton père ne t'aurait pas dit où se vendent les esclaves ? demanda avec aigreur James

-Non, sûrement un endroit qui attire les malades. Certainement pas au chemin de traverse, dit-il ironique. Comment on s'y prend ?

-Je n'en sais rien Sirius, mais ne disons rien à mes parents, je sais qu'ils sont plutôt ouverts d'esprit, beaucoup plus que ta famille, mais de là à accepter qu'on parte en guerre contre les droits du père de Rémus, j'ai de sacrés doutes. En plus ils ignorent sa condition, je suis sûr qu'ils seraient effrayés, et probablement contre le fait qu'on fréquente un loup-garou, finit-il âprement

Dépité, Sirius accepta. Son ami n'avait malheureusement que raison.

Les gens comme Rémus n'étaient pas encore bien acceptés dans la société sorcière, et il était courant que les hommes et femmes mordus se retrouvaient très souvent dans des situations compliquées, et pour les enfants, bien que cela était extrêmement plus rare, c'était pire, les parents s'en débarrassaient, souvent en les vendant. Ils n'étaient plus considérés comme humains, mais animaux, et pouvaient donc faire l'objet de commerce, d'abandon, de maltraitance, sans que le gouvernement sorcier n'intervienne, sans que cela ne choque personne.

D'ailleurs ils soupçonnaient Dumbledore de savoir pour eux, d'être animagus, pour aider leur ami. C'était d'ailleurs lui qui avait réussi, très difficilement, à convaincre le père de Sirius d'envoyer Rémus à Poudlard, il leur avait raconté une fois, que Dumbledore s'était déplacé lui-même chez eux, ayant reçu la lettre d'admission de Rémus déchirée.

Il avait discuté apparemment plus d'une quatre heures avec son père, et ce n'est qu'après moultes promesses, assurances, et garanties de la part du directeur que son père avait finalement daigné le laisser aller à Poudlard, le sortant de la cave aménagée où Rémus vivait depuis sa morsure. Rémus savait que son père était terrifié de sa condition, mais il n'en parlait jamais, ou très peu, aux maraudeurs par pudeur.

Mais eux ne le jugeaient pas, n'en avaient pas peur, Rémus à leurs yeux était simplement Rémus, leur ami, un maraudeur.

Personne d'autre n'aurait pu comprendre leur amitié avec un loup-garou. Et ce secret faisait de leur amitié une force.

Et chez les maraudeurs, on ne se laissait jamais tomber.

Un pour tous, tous pour les maraudeurs, telle était leur devise.


Un chapitre où Rémus est présent sans y être, ses amis s'inquiètent, arriveront-ils à le sortir de là?

J'espère que ce chapitre vous aura plu, si c'est le cas et que vous voulez me le faire savoir n'hésitez pas à me laisser une petite review ! Ça fait toujours plaisir !

Amitiés, à bientôt

Lessa ! :)