Bonjour, Bonsoir :D
A part les personnages qui sont sortit tout droit de mon imagination, les personnages légendaires du film « The King Arthur » de Fuqua, ne m'appartiennent pas ...
Ce premier chapitre, je l'espère vous entraînera dans mon monde... Si vous avez des questions, suggestion, n'hésitez pas, je ne mord pas XD
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture & vous dis à bientôt ^^
Chapitre 1
21 septembre / 1h46'
Aujourd'hui, je vais fêter mes 24 ans, bien que cela ne m'enchante guère, je pense que je n'ai pas trop le choix...
Vieillir ne m'a jamais réussi, et bien que je reste quelqu'un de très jeune mentalement, je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours détesté me prendre une année en plus, même si ce jour signifie qu'on va faire la fête.
Bref, il est presque 2 heur du mat' et je ne dors toujours pas... Je suis bloquée sur le pc à écouter de la musique celtique...
J'ai toujours été très attachée à cette culture, les celtes, les légendes, les mythes, tout ça! J'ai été élevée dans, si je puis dire, les anciennes traditions.
Je suis ce qu'on appelle de nos jours « wiccanne » En Europe, c'est considéré comme une secte... Mais croyez moi (ou pas) c'est loin d'être le cas.
Les anciennes croyances m'ont étés inculquées par ma grand-mère, aujourd'hui décédée...
Mes parents quant à eux, ne sont croyants de rien du tout, pour eux, c'est juste du « m'as-tu vu ! » - Vive les années 60 et les pâquerettes si vous voulez mon avis!
C'est bien pour cela que j'ai été baptisée chrétienne et qu'on m'a obligée à faire ma profession de foi quand j'étais gamine... Je suis certaine que ma grand-mère n'aurait absolument pas approuvé si elle avait encore été de ce monde quand j'avais 12 ans! Elle me manque tant parfois... Mais je sais qu'elle à toujours un œil sur moi de là où elle est.
Mes ancêtres étaient Gaulois, après avoir immigré de ce qu'on appelle aujourd'hui la Belgique, pour ensuite s'installer en Angleterre, et enfin sur les côtes Irlandaises, où ils sont devenus ce qu'on nomme de nos jours « Les guerriers Celtes » .
Mon arbre généalogique est impressionnant !
Si les vœux d'anniversaire se réalisaient réellement, je ferais celui de retourner dans le temps... Là où la magie régnait, où le mystique avait sa place, où la vie était moins matérialiste... Moins... tout ce qu'elle est aujourd'hui. Je déteste ce monde profondément, je ne m'y suis jamais sentie à ma place... Comme si une force indescriptible me poussait vers ces temps lointains.
Ce soir, quand je soufflerais mes 24 bougies, comme chaque année, je ferais le même vœux ! En priant pour que cette fois ci, il ce réalise.
Le temps avait passé si vite aujourd'hui que je ne m'étais pas rendu compte qu'il était presque le moment de partir. J'avais passé un temps fou à préparer mes affaires, et bien entendu j'avais du me préparer en vitesse pour être à l'heur quand Morrigann arriverait.
Depuis plusieurs années, je m'étais lancée dans la reconstitution historique, vivre comme à l'époque de mes ancêtres était une passion qui me prenait énormément de temps et surtout d'argent... Acheter des tissus pour confectionner des vêtements d'époque, acheter du matériel pour vivre en camp... Chaque week-end était pour moi comme une échappatoire à la vie de tout les jours... Ce que quelqu'un comme moi ressent quand elle met le pied sur un camp médiéval ? Je ne peux pas vous le décrire avec des mots... C'est comme si... j'étais de retour à la maison !
Morrigann et moi étions issue de la même famille en quelques sorte. Par l'alliance d'une arrière arrière grand mère pour ma part et d'un arrière arrière grand père pour elle ... Mais nous étions liées comme les deux doigts d'une main... Comme deux sœurs inséparable.
Toute les affaires fin prête, il ne me restait qu'à charger la voiture. Morri' arriva chargée comme un âne, bien que la plupart du matériel se trouvait dans mon garage, nous voyagions avec une garde-robe complète de vêtement, ainsi que nos armes... Oui oui j'ai bien dis « armes » !
Cela vous paraîtra certainement « bizarre » mais Morri' et moi savions manier l'épée aussi bien que l'aiguille à coudre.
Après tout, nous étions des guerrières dans l'âme et dans le sang.
Chaque samedi, depuis plusieurs années nous nous entraînions seules ou avec quelques amis, à croiser le fer. Le son de deux lames s'entrechoquant, c'était une sensation de pur bonheur, de l'adrénaline à l'état brut...
Mais notre apprentissage à la culture Celte ne s'arrêtait pas là, nous avions dans notre enfance été « élèves ». Apprendre l'occultisme, l'herboristerie et la mythologie, entre autre, avait été un don du ciel. Même si, pour les enfants de notre âge, nous étions considérées comme des « bizarreries », nous s'en avions que faire... Morrigann et moi nous étions toujours soutenue, et quand un enfant s'en prenait à elle, j'étais toujours là pour la défendre.
«Je pense qu'on a tout...» Me fit-elle remarquer.
«Nous pouvons donc y aller» Dis-je en lui adressant un sourire enchanté.
Chaque vendredi avant un camp, nous étions comme deux enfants attendant impatiemment d'arriver à Disney Land!
La fête se déroulait dans une ancienne abbaye, elle avait été, plusieurs années auparavant, restaurée, mais on y brassait toujours la bière, une partie était devenue un musée, tandis que l'autre était une Brasserie-Restaurant, l'intérieur des bâtiments était devenu un parc... Mais pour l'heure, une fois passé le mur, c'était un voyage dans le temps complet qui s'opérait.
Des artisans installaient leurs étalages sur les abords des chemins de gravier. Quand on s'aventurait un peu plus loin, à droite se trouvait un terrain de joutes équestres et plus loin encore les tentes de différentes compagnies médiévales se montaient les unes après les autres, reconstituant des camps de différentes époques des siècles passés...
Nous saluâmes les personnes connues, tandis que nous portions nos effets dans la zone qui nous était destinée... Tout les clans étaient déjà présents, des amis chers avec qui nous passions les moments les plus intenses de nos vies... Certain étaient déjà habillés, d'autres portaient toujours leurs habits civils.
Le soir, alors que tous furent installés, nous allâmes festoyer à la taverne. Cervoise, hypocras, ainsi que divers boissons artisanales coulèrent à flot... Et tous furent complètement saouls avant même que la lune ne soit à son apogée. L'ambiance était bon enfant, tout joyeux, fêtant ainsi le dernier camp de l'année avant un long hivers, où nous attendrions chacun de notre coté le retour du printemps, où chacun s'affairerait à ce confectionner une nouvelle tenue ou à se procurer du nouveau matériel à entasser en attendant le jour J vers le mois de Mars suivant.
Bras dessus bras dessous, ma «cousine» et moi, retournions à notre tente en chantonnant des chants païennes à tue tête – Vive la scène !
La soirée était étoilée, bien qu'un peu fraîche, mais imbibées d'alcool comme nous étions, cela ne nous importait peu.
« Ce week-end c'est ton anniversaire, et t'as pas fini d'en voir, demain on remet ça... » Me lança t elle en titubant d'avant en arrière avec un sourire sadique sur les lèvres alors que nous arrivions près du feu placé devant notre tente.
« Bah, de toute façon avec tout ce que j'ai dans le sang ce soir, j'ai bien assez pour être bourrée tout le week-end ! » Dis-je en riant, alors que je me laissa tomber sur une chaise près du feu.
Morrigann me lança ma cape, laissée dans notre habitation de fortune et se laissa tomber sur sa paillasse en bredouillant ce qui ressemblait à un chant gaélique. Peu de temps s'en fallu pour que je n'entende que le bruit de sa respiration, je riais doucement en secouant la tête.
M'emmitouflant dans ma cape de laine, je fis tomber le capuchon sur ma tête, de sorte que dans l'obscurité mon visage soit caché. Les bruits des derniers fêtards me parvint et à l'instant même, je me sentais merveilleusement bien. La musique, les cris de joie, l'hilarité de certain, tout cela était en partie ce que je préférais le plus lors des camps.
Généralement cela m'aidait même à m'endormir, mais ce soir là, je n'étais pas vraiment fatiguée...
Quelque chose d'inqualifiable planait dans l'air, et bien que mon instinct ne me soufflait rien de particulier quand à un éventuelle danger, je ne me sentais pas à l'aise. Peut-être était-ce simplement l'effet de l'alcool qui me rendait parano... Mais mes pressentiments n'avaient jamais rien de bon qui vaille !
Dans un moment de délire profond, je m'accroupis devant la tente et attrapais mon épée glissée soigneusement dans son fourreau de cuir. Bien qu'il fut catégoriquement interdit de s'en servir en dehors des combats/spectacles, cela aidait généralement à dissuader un éventuel fauteur de trouble de venir mettre fin à cette ambiance conviviale et fraternelle qui régnait sur le camp.
Fouillant dans ma besace, je trouvais enfin l'objet de ma recherche, je plaçais le doux poison à mes lèvres et d'un coup de briquet allumais ma cigarette toute en prenant une bouffée.
«Savez vous que ce poison finira par vous tuer?» me demanda une voix dans l'obscurité.
Je sursautais, prise au dépourvu et surtout de derrière – n'ayez pas l'esprit mal placé !
Je me hâtais à me lever, empoignant le fourreau de mon épée dans ma main gauche, prête à dégainer de l'autre – Non non je ne suis pas dangereuse... Faut juste pas me surprendre quand j'ai une arme à proximité...
Voyant une lueur métallique ce dégager du fourreau, l'homme s'empressa de dire :
«Oh, du calme ma petite, rengaine ton arme, nous ne somme point au moyen-âge!»
Me rendant compte de la stupidité de mon geste, je lâchais ma belle Iseult, et me réinstallai sur mon siège.
«Moyen-âge ou pas, on ne vous à donc jamais appris à ne pas surprendre les gens de la sorte» dis-je en tournant le dos à l'homme toujours adosser à un arbre dans l'ombre de la nuit. «Au lieu de rester caché, venez donc prendre place à mes cotés, Monsieur le médecin!» répliquais-je d'un ton purement ironique.
L'homme vint prendre place sur un siège en face de moi, mettant, les flammes du foyer, qui brûlaient toujours intensément, entre nous. Je ne pouvais distinguer que son menton carré, recouvert d'une barbe naissante sous le capuchon de sa longue cape d'ébène. Bien que cet homme me paraissait plus que mystérieux, je sentais, s'échappant doucement de lui, une aura réconfortante. L'avais-je déjà rencontré dans le passé ?
Comme si il avait lu dans mes pensées, l'homme étira ses lèvres dans un sourire en coin qui fit accélérer les battements de mon cœur. Sous la lumière rougeâtre des flammes, j'avais cette impression étrange de connaître ce sourire. Mais je n'arrivais royalement pas à me souvenir où!
Doucement, il releva la tête, alors que je continuais de l'observer avec méfiance. Quand son regard vert émeraude rencontra le mien, je fus à nouveau submergée par cette sensation de déjà vu.
Comme pour briser l'instant bizarre et complètement surnaturel, l'homme ce leva, et sortant de son mutisme récent me dit:
«Bien, noble damoiselle Ailinn, nous auront certainement l'occasion de nous recroiser bientôt»
Me laissant pantelante de stupéfaction, il prit congé, et sans en rajouter plus, partit dans l'ombre des arbres, où il ne me fus qu'un clignement d'œil pour ne plus l'apercevoir.
Bordel de cul... Fallait vraiment que j'arrête de boire moi!
Essayant en vain de reprendre mes esprits, j'allais me servir une gourde d'eau à l'intendance, à quelques mètre de la tente où dormait toujours profondément Morrigann... Cet homme avait éveillé en moi une flamme qui depuis longtemps s'était éteinte.
Durant ma jeunesse – ouais je sais je suis vieille – il m'arrivait assez régulièrement de faire des rêves, ou d'avoir des «flash» qui me montrait une vie que je n'avais jamais connue. Loin dans le passé... Éveillant en moi ce besoin d'un retour sur mes terres natales, une nostalgie incontrôlable qui me rongeait les veines, et ce souvenir d'un amour perdu, meurtrissant mon cœur au point où j'avais passé des nuits entières à pleurer pour quelque chose qui n'avait jamais existé.
Moi, folle ? ... Je vous le fais pas dire !
Bien entendu, je n'en avais jamais parlé à personne, seule Morri' avait été mon épaule réconfortante dans ces moments difficiles. Pour elle, c'était évident ! Nous avions eu des vies antérieures, comme nous l'enseigne les anciennes croyances, et il arrivait parfois, qu'un «Élu» comme elle aimait l'appeler, était sujet à ce genre de vision. Nous avions tous un but sur cette terre, et dans chacune de nos vies. Évidemment, j'avais été élevée dans ces traditions, et j'y croyais moi-même dur comme fer. Mais là c'était différent... Il venait de se passer quelque chose de bien différent!
Enfin calmée, il fallait absolument que je cesse de suite de retourner le poignard enfoncé dans mon cœur depuis si longtemps, je ne devais absolument pas retomber dans ces contes de fée pour enfant qui me faisait tant souffrir... J'entrai dans la tente, et bien que l'air soit frais, une petite lampe accrochée au bois évitait à l'humidité de s'installer, le sol recouvert de paille et de peaux de bêtes était bien plus que réchauffant. Je me déshabillai en essayant d'ôter toute ces images de mon esprit, j'enfilais une sous-robe en gros coton d'une couleur vert foncé, qui donnait un joli contraste avec la couleur de mes cheveux... Le vert, généralement va plutôt bien aux roux !
Je m'emmitouflai dans mes plaids et essayai de trouver le sommeil. Je me sentais étrangement fatiguée, comme vidée de toute force vitale, car il ne me fallut pas moins de 5 minutes pour m'endormir.
Cette nuit là fut baignée de rêves. Des instants paisibles autour d'un feu, une chevauchée à cheval dans d'immenses plaines – Moi sur un cheval déjà faut le faire ! - des rires, une fête, des personnes que je n'avais jamais vue que dans mes rêves... Je dormis comme un bébé, récupérant toute les forces que j'avais laissée s'échapper la veille.
Quand j'ouvris les yeux, il faisait jour, mais il ne devait pas être plus de 8h du matin. Quand je me retournai pour m'asseoir, je m'étonnais de constater que j'étais seule, Morrigann était déjà levée – Ça par contre c'était bizarre !
Pieds nue, cheveux en bataille, je sortis de la tente, je m'étirai, ce qui me fis un bien fou. La rosé du matin était une odeur que j'appréciais grandement, je ne pris pas la peine d'enfiler mes bottes, et partis vers l'intendance où notre cuisinier s'affairait déjà à préparer le petit déjeuner des troupes de valeureux guerriers qui apparemment dormaient encore tous – Soirée arrosée, matin difficile !
Morri' se retourna vers moi, le sourire aux lèvres tandis que je la regardais sourcil levé, interrogateur.
«Alors ça c'est à inscrire sur le calendrier ! » dis-je en déposant un baiser sur le sommet du crane de Bedwyr.
«Quoi donc?» me demanda ce dernier en continuant de faire passer le café.
«Que ma cousine soit déjà levée à cette heure ci!» répondais-je avant de bailler brillamment.
«Haa... Je t'avoue que j'ai été aussi très surpris» dit-il en riant.
«Mais faites donc comme si je n'étais pas là!» répondit l'intéressée en faisait mine d'être vexée.
Nous avions ri de bon cœur, tandis que Bedwyr nous servit les premières tasses de café, que nous buvâmes tous les trois en silence.
Ensuite, Morrigann et moi étions allées ensemble nous préparer pour la journée.
Le matin était encore frais, mais le soleil commençant à chauffer nous prédisait une superbe journée . Assise sur une peau devant la tente, je m'affairais à tresser les cheveux de Morri'... Avoir les cheveux qui vous gène durant un combat n'est jamais bon, et encore moins quand c'est la sueur qui les colle au visage, certes cela donne un certain style, mais vive la concentration quand ça grattouille de partout!
Nous avions revêtu nos plus jolis vêtements, de nouvelles tenues que nous venions à peine de finir. Elles se composaient d'une sous-robe en fin lin blanc, par dessus une robe en coton, mauve pour ma part et vert pour ma cousine, et un tablier-robe orné de bijoux celtes. Ne me sentant pas à l'aise sans pantalon, j'avais revêtu mon pantalon de combattante en fin lin sous toutes ces couches de tissus. En guise de ceinture, un galon brodé entourait ma taille par deux fois, avant d'être noué sur le coté.
Étant à l'écart de nos amis, je racontais la scène de la veille à ma cousine, qui paraissait aussi incrédule que moi. Bien entendu, Morphée l'ayant emmenée loin, elle n'avait rien entendu.
Quand j'eus terminé le tressage des cheveux roux de Morrigann, elle s'affaira à répéter les mêmes gestes sur moi. Tressant mes longs cheveux bouclés en deux fines nattes qu'elle finirait par unir pour n'en faire qu'une sur l'arrière de mon crane.
Voici donc le premier chapitre déjà fini... J'espère sincèrement que ça vous à plus :-)
En tout cas, perso, je prend un plaisir immense à écrire cette histoire...
Surtout, n'hésitez pas à laisser vos impressions, je prend tout, lancer de tomate, demande en mariage... Tout est bon ^^
Alors, je vous dis à bientôt peut-être :D
Bisous Bisous
Aude*
