Bonjour à tous!

Merci aux reviewers, et à ceux qui ont ont mis cette histoire en favorites ou en follow, ça m'a fait très plaisir! Même topo que la dernière fois: n'hésitez pas à faire des critiques, sur l'histoire ou sur la forme.

disclaimer: Kira est a moi, ainsi que quelque OC sans trop d'importance qu'on pourrait qualifier de "figurants". Le reste est à Oda. Mais vous le saviez, n'est-ce pas?

Le chap suivant ne tardera pas, 1 semaine max.

Ciao!

Chapitre 2

Kira avait vu le Mini Moby Dick partir le lendemain au soir, au loin. Elle était restée une semaine sur Sarigo, avait gagné 3 millions de Berry avec un nouveau pirate recherché, et avait cette fois payé un navire de voyageurs pour se rendre sur l'île suivante. Le confort était bien meilleur que lors de son précédent voyage. Le lit était moelleux, le hublot faisait la taille d'un gros plat, la chaise bleue, ainsi que l'armoire blanche et le bureau blanc, étaient neufs, et les couloirs sentaient encore un peu la peinture fraîche. Les salle de bains communes étaient propres, et prendre un bain lui fit un bien fou. Elle se débrouilla pour en prendre un tous les jours. Elle n'était pas habituée à un tel luxe. Elle devait faire un peu tâche dans ce décors, vu les regards en biais que lui lançaient parfois les autres passagers.

Après une semaine de traversée, qui lui avait tout de même coûte très cher, le petit bateau arriva à quai à Bluedile, une île avec un QG de Marine. Il n'y avait donc pas de travail pour elle ici, rien à explorer, et elle n'aimait pas les Marines. Elle décida de prendre un navire marchand pour se rendre sur l'île suivante, en tant que mousse.

Au final, environ quatre mois après sa première île de Grand Line, elle avait traversé six îles, toutes habitées et plutôt sûres, et se trouvait maintenant sur Batila, une île protégée par Shirohige, et donc normalement calme. L'île était assez grande, avec une petite partie de terres sauvages. Elle décida d'y faire escale un peu plus longtemps. La terre lui avait manqué. Elle prit une chambre pour trois semaines dans une auberge, qu'elle paya le premier jour plutôt que le dernier. Au regard suspicieux du propriétaire, elle avait compris qu'elle avait une apparence de pauvre et qu'il hésitait à lui laisser une chambre si longtemps...quand l'argent fut déposé sur le bureau, il fut soudain bien plus accueillant.

L'île était vraiment jolie. Une belle ville, accueillante, une grande forêt sur des collines, une montage, quelques champs, de jolies plages, c'était un petit coin de paradis pour elle.

Kira sortait marcher et courir tous les jours, dans la forêt. Elle chassait un peu et mangeait en pleine nature le midi, comme au bon vieux temps. Elle travaillait son pouvoir, mais toujours à l'abri des regards. Elle avait aussi acheté quelques vêtements et une paire de chaussures. Elle avait déjà meilleure mine comme ça, avec des vêtements toujours très sobres, mais neufs. Elle acheta aussi un log pose, qui lui serait sans doute indispensable un jour. Elle mangeait et dormait bien. Vraiment, elle ne s'était pas sentie aussi bien depuis...une éternité.

Elle n'osait pas penser au passé, les introspections et les souvenirs ayant tendance à la déprimer, voir à la mettre en colère. Elle préférait ne plus penser qu'au présent.

Mais quelques jours avant son départ prévu, alors qu'elle buvait un café sur la terrasse de son auberge après une journée d'exercice, elle entendit les cloches d'alarme du port sonner. Bientôt, un coup de canon et quelques cris de panique se firent entendre.

"-Des pirates! A l'abri, tout le monde, vite!"

Elle alla chercher son épée dans sa chambre et courut jusqu'au port. Arrivée sur place, elle vit avec effroi que des pirates -pas les Shirohige, bien sûr- étaient en train de brûler les quelques bateaux amarrés ici, et d'entrer dans les magasins du port pour en ressortir avec des vivres. Son regard se posa alors sur une flaque de sang. Puis sur l'origine de la flaque, le corps sans vie d'un homme. Son sang se glaça. Elle en vit d'autres. Elle resta interdite en observant le carnage. En à peine cinq minutes, une dizaine de citoyens innocents étaient morts?

Ce port est mal foutu, pensa-t-elle. Si on arrive par l'ouest, la falaise bloque toute visibilité depuis la ville. Le bateau n'est visible que deux minutes avant d'accoster. Il faudrait des sentinelles sur la falaise...mais j'imagine qu'ici, les gens se croient en sécurité grâce au simple nom de Shirohige.

Peu importe. J'aurais du arriver plus vite...

Son fluide lui indiqua qu'un des pirates était sur le point de l'attaquer par la droite. Aussitôt, elle dégaina son épée de son dos et para la lame. Elle demanda à son adversaire:

"-Quel équipage?

-Les Sang-rouges.

-pfff...non mais quel nom à la con. C'est sensé faire peur, le fait que le sang soit rouge?

-Tu vas flipper ma jolie...quand ton sang servira de peinture pour le bateau. Dit-il avec un rictus mauvais.

Elle observa rapidement la bateau, la coque était rouge foncé. Mais la couleur n'était pas uniforme. Elle comprit.

-Ne me dites pas que...

-Eh si! Ahahaha!

-Mais vous êtes des tarés?!" s'écria-t-elle horrifiée.

Les enfoirés! Ils utilisent le sang de leurs victimes pour repeindre leur bateau?! Eux, je leur donne pas dix minutes à vivre à partir de maintenant. Putain, mais la Marine a pas pensé à ouvrir un asile pour ces connards ou quoi? Mais que fait le gouvernement?

Kira donna un coup d'estoc qui traversa le ventre de son adversaire. Elle analysa la situation, puis usa de son fluide perceptif, très développé chez elle, pour savoir où étaient les gens.

Ils se réunissent tous dans un lieu... Un point de ralliement?

Elle sentait cependant que des voix s'éteignaient en y allant. Ce qui voulait dire que les habitants étaient suivis de près par les pirates, qui les tuaient un par un. Il y avait encore quelques pirates sur le port. Elle les tua à distance en leur envoyant des pics de verre en pleine tête, sauvant au passage un vieil homme qui allait être poignardé. Honnêtement, qui laisserait ces pauvres gens se démerder face à des tueurs, surtout en sachant un peu se battre? C'était logique pour elle de leur venir en aide. La question ne se posait même pas dans la tête de la jeune femme, il fallait tuer ces pirates et protéger les habitants. Alors sans réfléchir, elle partit à la poursuite des Sang-rouges.


Sur le Moby Dick...

Marco venait de recevoir un appel urgent d'une des îles protégées par son capitaine. Le maire et ses concitoyens se dirigeaient vers une planque, poursuivis par un équipage assez violent. L'île n'était qu'à trois jours de navigation de là; mais il serait trop tard pour les citoyens.

Nerveux, il se dirigea d'un pas rapide vers la cabine du capitaine. Il toqua à l'immense porte, et entendit un "entrez" d'une voix grave.

Il entra, et fit un geste de tête pour saluer l'homme immense assis sur une chaise sur mesure qui lisait une carte.

"-On a un problème, Père. L'île de Batila est attaquée en ce moment, j'ai eu le maire par den den mushi i minutes.

-C'est à combien d'ici?

-Environ trois jours, on a un éternal pose de prêt.

-Que font les habitants?

-Ils se réfugient dans un genre de grande cave blindée, assez cachée.

-Pas de combattant sur l'île? Pas d'alliés plus proche que nous?

-Malheureusement, non.

-Bon, faites route immédiatement. Mais je crois qu'on arrivera trop tard.

-Je pense aussi. Les habitants de Batila sont des gens pacifiques.

-Mon nom ne suffit parfois pas à protéger mes territoires, dit-il avec tristesse. En général, les autres équipages évitent d'avoir affaire à moi, mais parfois... ils attaquent mes îles pour gagner en prestige...

-Ils n'auront pas de prestige au fond de la mer.

-Tout à fait. Mettez les voiles.

-Compris Père."

Marco sortit en vitesse sur le pont pour crier les ordres. Il laissa la barre à Andrew, ainsi que l'eternal pose. Cela lui prit un bon quart d'heure.

Il retourna dans sa cabine, rappela le maire.

"-Oui?

-On fait route vers votre île mais elle est à trois jours d'ici. Vous pouvez tenir, cachés?

-Ben, en fait, y a un truc bizarre là...y a plus vraiment de danger...

Marco haussa les sourcils: le maire semblait un peu perdu, mais beaucoup moins paniqué.

-Je ne comprends pas. Qu'est-ce qui se passe?

-Eh bien...


Sur Batila...

dix minutes plus tôt

Les pirates avaient compris que les habitants avaient un refuge, et qu'ils les y conduisaient pour échapper à la mort. Le groupe d'assassins semblait bien s'amuser de la terreur des civils.

Soudain, une traînée de pics transparents jaillit du sol sur leur droite, et les dépassa pour finalement faire un virage, faisant barrière entre eux et les habitants. Les pirates se retournèrent vers l'origine de la traînée de pics de verre hauts de un mètre, couverts d'aiguilles.

Une femme blonde au regard furieux les toisait, les mains brillantes dirigées vers le sol. Elle était essoufflée, elle avait courut pour les rattraper avant qu'ils n'arrivent au refuge. De l'autre côté de la barrière de ronces de verre, quelques habitants, dont le maire, regardaient avec incompréhension la scène. Les pirates étaient à 10 mètres d'eux, et ils étaient maintenant incapables des les suivre, bloqué par, semblait-il, cette femme.

"-Vous...commença-t-elle, la voix tremblante de rage. Vous...vous allez passer un sale quart d'heure.

-T'es qui toi? Les gars, buttez-la, tirez! Tirez!

Quelques-uns prirent leurs pistolets et dirigèrent les canons vers elles, mais elle avançait...en évitant les balles. Elle slalomait légèrement. Arrivée à leur hauteur, elle dégaina et donna de violents coups d'épée, les achevant un par un. Ils n'étaient pas très forts, semblait-il. Un peu essoufflée par l'effort, elle claqua des doigts et les pics s'autodétruisirent en tombant dans un bruit d'éclat de verre qui se brise au sol.

Elle se dirigea ensuite vers les habitants.

-Des blessés par ici?

Le maire s'avança, encore étonné, mais heureux d'être en vie.

-Quelques-uns, oui.

-Vous savez soigner?

-On a deux médecins.

-Vous allez avoir des morts à enterrer, je suis navrée..."dit-elle tristement.

Elle fit demi-tour. En arrivant à hauteur des éclats de verres, elle passa sa main au-dessus de la traînée, et le verre revint vers sa main, comme aimanté. Elle remonta la traînée, en enlevant l'essentiel des déchets coupants. Elle marcha vers le port, tandis que le maire reçu un appel par den den mushi...


Sur le Moby Dick...

-Voilà, c'était il y a quelques minutes, vraiment. On a été sauvé in extremis, là, je vous assure.

-Ça ressemblait à du verre...

-C'est ça, oui.

-Blonde et grande?

-Oui. Avec une épée dans le dos.

-Je crois que je la connais. Je vous rappelle dans quelques instants. Faites attention, il reste peut-être encore quelques pirates dans les parages.

-D'accord. J'vais au port, c'est là qu'on a eu le plus de dégâts. Gotcha. Il avait raccroché.

Marco soupira et ferma les yeux en s'adossant. Les habitants étaient sauvés...presque tous. C'était un miracle. Et il croyait savoir qui était le miracle... Il retourna faire son rapport au capitaine.

Toc toc

-Entrez.

-C'est encore moi. Dit Marco en ouvrant puis fermant la porte derrière lui. La situation a changé. Quelqu'un a tué tous les pirates, ou presque. Le maire vient de m'appeler, ils étaient a deux doigts de se faire tuer, et il ont été sauvés.

-Par qui?

-Une femme qui, d'après sa description et son pouvoir, ne m'est pas inconnue. J'ai rencontré i ou 5 mois sur Sarigo une jeune épéiste ayant mangé le fruit du verre.

-Du verre? Une logia?

-Oui. On avait un peu discuté...elle semblait prudente et consciente des dangers de Grand Line. Ni marine, ni pirate. Elle avait quitté son île 6 mois avant, elle venait de North Blue. Elle avait l'air assez forte.

-Tu voulais l'engager? Dit-il en voyant l'intérêt que son second semblait porter à la jeune femme. Elle lui avait laissé une bonne impression, à l'entendre...

-J'y ai pensé, mais sans lui proposer, elle a dit qu'elle ne voulait pas encore s'engager dans quoi que ce soit. Et puis, cinq minutes de conversation, c'était trop léger pour juger si elle était un potentiel bon élément. J'ai fais des recherches, elle n'a pas de prime.

-Et donc, c'est elle qui a sauvé l'île...

-Il n'y a pas deux femmes blondes et épéistes avec ce pouvoir dans le monde. Ça ne peut être qu'elle.

-Il faut s'assurer que tous les pirates sont morts. Ou qu'ils soient enchaînés jusqu'à notre arrivée. Appelle tout de suite le maire.

-Entendu.

Il sortit le den den mushi de sa poche, et appela de nouveau le maire.

-Oui?

-Alors, la situation? Demanda Shirohige.

-Oh, Capitaine! Ravi de vous entendre.

-Moi aussi. Le compte rendu de la situation: morts, blessés, dégâts.

-On s'occupe des blessés, une quarantaine. Au port, et dans les rues, on a au moins vingt morts, sans doute plus. Quelques vitres brisées, sinon, ce qu'ils allaient nous voler est encore sur le quai, on aura qu'a récupérer plus tard.

-Vous êtes certains qu'il n'y a plus de pirates?

-La jeune femme, elle est v'nue me voir y un instant pour me dire qu'il y avait encore du monde sur le bateau, et qu'elle allait nous passer un coup d'main pour les arrêter. Elle nous a dit de pas rester sur le port, au cas ou ils voudraient tirer. Et de mettre des tireurs en embuscade pour surveiller le navire, au cas où ils voudraient descendre. Elle a dit qu'elle s'occuperait d'eux après, que là ils étaient coincés. Là, elle est repartie pour vérifier qu'y plus de pirates dans les rues et les maisons. Elle a dit qu'elle sait ou aller.

-Bien, laissez la faire. Si c'est possible de garder quelques pirates vivants, faites-le.

-Compris, j'vais lui dire.

-Une dernière question, la femme, vous la connaissez? Demanda Shirohige.

-La jeune femme s'appelle Kira. Elle vivait à l'auberge du pas loin du port depuis trois s'maines. Elle'tait discrète, elle allait souvent dans la forêt, el'tait polie. Mais elle est venue me dire qu'elle était désolée de n'avoir pas pu venir plus vite.

-D'accord, je vous remercie. Si elle songe a partir...

-Elle peut pas. Tous les bateaux ont été brûlés. Sauf le navire pirate, mais il est trop gros pour une personne.

-D'accord. On voudra juste lui parler et la remercier.

-Je comprends.

-Rappelez-nous quand vous aurez du nouveau.

-Compris capitaine.

Gotcha.

-Eh bien, on peut dire qu'elle sait prendre l'initiative. C'est elle qui donne les instructions.

-Et elle semble avoir le haki. Elle "sait où aller"... elle entend les voix, et elle va vérifier que se sont bien des habitants. Et elle a entendu les voix sur le navire.

-On verra sur place ce qu'elle vaut...

-Compris Père."

Il ressortit, un sourire aux lèvres. Cette Kira était intéressante, et elle savait protéger une population, se battre et gérer l'après d'une bataille. Il sentait que la curiosité du capitaine était piquée, elle aussi. Il se rendit sur le pont, voir si tout allait bien.

Fin de ce deuxième chapitre, j'espère que vous l'avez apprécié, et que Kira ne semble pas non plus trop balèze. Vade Retro, Mary Sue!