Coucou tous le monde!

Merci à solealuna pour son message qui m'a fait plaisir!

Effectivement, je suis multi séries, mais j'écris surtout au grés de l'inspiration et de mes coups de coeur du moment!

En espérant que ce second chapitre te plaira tout autant...

Bonne lecture...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Chapitre 2

De retour au CBI, je cherchais à comprendre ce qui avait pu se passer pour que RedJohn arrête le carnage avant d'avoir tuer toute la famille. Mais je ne comprenais pas. Ce n'était pourtant pas son genre d'épargner des vies, et tuer des enfants ne le dérangeait pas plus que ça, il suffisait de voir ce qu'il avait fait à la fille de Jane. Lorsque je l'avais perdu de vue dans la maison, j'avais craint le pire, et m'attendais à tout instant à devoir supporter encore une fois une de ses frasques. Aussi, lorsqu'il m'avait appeler, avais-je pousser un soupir en me préparant à le gronder, comme je l'aurais fait avec un enfant un peu trop turbulent. Mais mes reproches étaient morts avant même que je n'envisage de les formulés. Jane se tenait devant moi, une adorable petite fille tremblante de terreur dans les bras.

Mon regard avait croisé celui de Jane, et la même incompréhension l'habitait. Qu'est-ce qui avait pousser RedJohn à épargner cette petite puce? Avait-il été interrompu? Ne l'avait-il pas trouver? Après tout, Jane m'avait dit qu'elle s'était cacher. Mais je sentais que ce n'était pas aussi simple que ça. Ce monstre ne laissait jamais rien au hasard, et s'il avait laisser la vie sauve à cette fillette, c'est qu'il avait une idée précise derrière la tête. Ne me restait plus qu'à trouver laquelle. En attendant, je devais trouver quoi faire d'elle. D'après les recherches effectuées par Van Pelt, le père était mort deux ans plus tôt, et tout deux étaient orphelins. Cette petite fille n'avait donc plus de famille. De plus, elle devenait un témoin protégé, et la placée dans une famille d'accueil serait bien trop risqué. Elle devait rester sous protection policière jusqu'à ce que l'on soit sûre qu'elle soit hors de danger.

Je décidais donc d'aller voir Hightower pour savoir ce que l'on devait faire avec la fillette. Arriver devant son bureau, je prenais une profonde inspiration et cherchais à faire disparaître la boule de nervosité qui m'étreignait le ventre. J'avais un mauvais pressentiment. Je sentais que je n'allais pas, mais alors pas du tout aimer les ordres. Finalement, me trouvant ridicule et me traitant de poule mouillée, je cognais contre la porte, et une fois reçue l'autorisation d'entrée, pénétrais dans le spacieux bureau.

« Agent Lisbon, vous tombez bien! Je voulais vous voir justement » déclara Hightower en levant la tête dans ma direction.

« Un problème madame? » m'enquis-je en m'avançant vers elle.

« En fait il y en a un effectivement » me répondit-elle en me scrutant attentivement, comme si elle cherchait la réponse à une question.

« Un problème avec mon équipe madame? » demandais-je en retenant un soupir d'exaspération, me demandant ce que Jane avait encore fait.

« Pas que je sache non, à moins que vous n'ayez des révélations à me faire… » répondit-elle sans me quitter du regard.

Immédiatement je me raidis imperceptiblement. Si elle ne mentionnait pas Jane, c'est que le problème ne venait pas de lui. Donc la seule autre explication était qu'elle était au courant pour Van Pelt et Rigsby. En tant que supérieure, j'aurais du mettre un holà dès le départ à leur relation, mais cela ne nuisait pas à leur travail, et finalement, ce qu'ils faisaient en dehors de leurs heures de travail ne regardait qu'eux, tant qu'ils restaient discrets. Et puis, j'aurais été plutôt hypocrite de leur interdire quelque chose que je me permettais, même s'il n'y avait rien de concret. On ne pouvait lutter contre ses sentiments.

« Non madame, rien à signaler » déclarais-je d'un ton aussi neutre que possible.

« Bien. Le problème concerne votre enquête actuelle » finit par reprendre Hightower après m'avoir observer un long moment en silence.

J'avais l'impression d'être sur des charbons ardents, et je détestais ça. Pourtant, comme toujours je restais impassible, et ne laissais rien transparaître de mon trouble intérieur. J'avais appris depuis longtemps que laisser les gens être témoins de vos faiblesses pouvaient vous être fatal, et je l'avais appris de la façon la plus cruelle qui soit. Terrain glissant! me hurla mon inconscient, et je fermais immédiatement la porte à mes souvenirs. Je ne devais pas m'engager sur cette voix. Tout cela était bien loin maintenant, et je devais me tourner vers le futur sans laisser mon passé m'empêcher d'avancer. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. La voix d'Hightower me ramena au présent, et je reportais mon attention sur elle.

«… J'en ai discuter avec Jane, et nous en sommes venus à la conclusion que c'était la meilleure chose à faire. » conclut-elle en attendant ma réaction.

OK. Qu'étais-je sensé lui dire exactement? « Désolée madame, mais je n'ai pas écouter un traître mots de ce que vous venez de me dire »? Elle allait apprécier, c'était certain! Voilà ce que c'était que de se laisser envahir par des pensées parasites! Un long soupir m'échappa, et Hightower dut prendre ça pour un semblant de réponse parce qu'elle enchaîna rapidement.

« Je sais que cette solution est loin d'être idéale, mais c'est provisoire. Le temps de boucler cette enquête, et de trouver une solution plus adaptée. Vous pouvez disposer » dit-elle en me faisant un signe de la main me montrant que l'entretien était clos, et comme un automate, je quittais son bureau.

Que venait-il de se passer exactement? Et de quelle solution parlait-elle? Savoir que Jane était impliquer ne me rassurait pas vraiment. Dépitée, et plus nerveuse que jamais, je retournais dans mon bureau, surprise de constater que Jane n'était toujours pas revenu. Bifurquant, je me dirigeais vers le bureau de mes agents, occuper à mettre de l'ordre dans les différents résultats d'analyses de la scène du crime.

« Où est Jane? » demandais-je sans m'adresser à qui que ce soit de particulier.

« A l'hôpital. Il a refusé de laisser la fillette seule. Hightower a laisser deux agents avec lui, juste au cas où » expliqua Cho en posant sur moi un regard dans lequel je cru déceler une leur d'inquiétude pour son ami.

« Je vois…. » marmonnais-je en sentant l'inquiétude m'envahir moi aussi.

Lorsque mon regard s'était poser sur cette fillette, et avait croiser le sien, je n'avais pu m'empêcher de remarquer à quel point elle ressemblait à la fille de Jane. Même long cheveux blond et soyeux, même grand yeux bleu, et même fossette au menton. Et j'avais peur que Jane ne fasse un transfert. C'était peut-être ça le but de RedJohn. Torturer Jane en plaçant cette fillette sur sa route, et une fois qu'il s'y sera attacher, la lui prendre en la tuant à son tour. Et je savais que si une telle chose devait se produire, Jane ne s'en remettrait jamais. Mue par une impulsion, je décidais d'aller le rejoindre.

« Je vais y aller. Ordre de la boss » expliquais-je sous le regard instigateur de Cho alors que Van Pelt et Rigsby échangeaient un regard entendu.

« Très bien boss. Que voulez-vous que l'on fasse en attendant votre retour? » demanda Cho sans faire de commentaire.

« Il est tard et on en apprendra pas plus pour ce soir. Rentrez chez vous et soyez de retour demain à la première heure » décidais-je en consultant ma montre.

« Merci boss » s'exclama Rigsby en se levant et en échangeant un autre regard avec Van Pelt que je feignis de ne pas avoir noter.

« Vous êtes inquiète n'est-ce pas? » me demanda Cho en me suivant dans mon bureau.

« Je me dis que RedJohn ne fait jamais rien sans bonne raisons » répliquais-je en enfilant ma veste et en attrapant mon sac.

« Je suis d'accord. Il nous faut protéger cette fillette. Jane ne s'en remettra pas si elle venait à mourir » me répondit mon agent alors que je verrouillais mon bureau.

« Pourquoi croyez-vous que je me rend à l'hôpital? » l'interrogeais-je en traversant les bureaux pour gagner la sortie.

Il ne fit aucun commentaire, mais avec Cho, ses silences étaient souvent plus significatifs que ses paroles, et je préférais ne pas le regarder de peur de lire ce qu'il pensait vraiment de mes motivations dans son regard. Sur un signe de la tête, nous nous quittâmes sur le parking. Dans ma voiture, je prenais le temps de remettre de l'ordre dans mes pensées avant d'affronter Jane. Je n'avais vraiment pas besoin qu'il s'engouffre dans ma tête et « lise » mes pensées. Chaque fois qu'il l'avait fait, ça avait été une catastrophe. Une fois mes pensées sous contrôle, je prenais la direction de l'hôpital, à nouveau concentrée sur cette enquête.

Arrivée à l'hôpital, je montrais ma plaque et demandais la chambre de la petite Elora Jackson. L'infirmière m'y conduisit rapidement, me jetant sans cesse des regards en coin. Je n'y prêtait pas garde, habituée à la surprise des gens lorsqu'ils apprenaient que j'étais dans la police. Jane se moquait souvent en disant qu'on imaginait plus un petit bout de femme comme moi institutrice que spécialisée dans la chasse aux tueurs fous. Un jour, je lui montrerais ce qu'un petit bout de femme comme moi pouvait faire à un homme lorsqu'il la poussait à bout. A cette idée, un sourire carnassier naquit sur mes lèvres, mais je me reprenais très vite. Pas question que Jane découvre que je fantasmais sur lui, il deviendrait incontrôlable.

L'infirmière me laissa devant une porte gardée par deux agents qui me saluèrent d'un signe de tête, et notant la lueur d'espoir qui était apparue dans leurs yeux, je décidais de les renvoyer chez eux.

« C'est bon les gars, je prends la relève. Rien à signaler? » lançais-je en les interrogeant du regard.

« Non. Pas de nouvelles tentatives contre la petite » me répondit Walters avec un sourire reconnaissant.

« Par contre, la petite refuse de lâcher Jane. Elle s'accroche à lui comme s'il était sa bouée de sauvetage » m'apprit Stevenson en fronçant les sourcils.

« Compris. Bonne nuit les gars, à demain » soupirais-je en voyant mes soupçons se confirmés.

Ils me saluèrent d'un hochement de tête et s'empressèrent de partir, désireux de rejoindre leurs familles. Et je les comprenais. Après une scène de crime pareille, tout les flics voulaient rentrer chez eux, s'assurer que leur famille était saine et sauve. Doucement, je poussais la porte et pénétrais à pas feutrés dans la pièce. Celle-ci était plongée dans la pénombre, uniquement éclairée par une petite lampe qui se trouvait dans le coin opposé de la chambre. Du regard, je cherchais Jane, et le découvris endormis près du lit d'Elora. Le spectacle qu'ils offraient tout les deux était attendrissant. Jane dormait la tête posée sur le lit, près de la main de la fillette qu'il tenait dans la sienne, et Elora dormait rouler en boulle dans sa direction, serrant fortement la main de Jane dans la sienne. Leurs deux têtes blondes se détachaient contre la blancheur des draps, et je ne pus m'empêcher de me dire que l'on aurait vraiment cru un père et sa fille.

Comme s'il avait perçut une présence, Jane se redressa en grimaçant, étirant son dos qui devait être douloureux suite à la position dans laquelle il s'était endormie, et enfin son regard se posa sur moi. Il me sourit et me fit signe d'approcher pour ne pas avoir à parler trop fort.

« Hightower vous a mise au courant? » me demanda-t-il en me lançant un regard légèrement inquiet.

« En effet » déclarais-je laconiquement en le dévisageant.

« Je sais que vous ne devez pas être très contente, mais c'est-ce qu'il y a de mieux pour Elora » m'expliqua-t-il en me lançant un regard implorant.

« Et que venez-vous faire dans tout ça Jane? » demandais-je, priant pour qu'il ne s'aperçoive pas que j'ignorais de quoi il retournait.

« Et bien… Elora refuse de me lâcher, et Hightower a penser qu'il valait mieux que je vienne également chez vous afin d'éviter de la perturber plus que nécessaire » avoua-t-il en se reculant légèrement, comme s'il craignait que je ne le frappe.

A ces mots, je me figeais, le cœur battant. Alors voilà ce qui s'était tramer dans mon dos. Hightower voulait que Jane et Elora viennent chez moi le temps de l'enquête. Je n'arrivais pas à y croire. Et maintenant, il était trop tard pour refuser, je perdrais toute crédibilité. Et puis, mon devoir était de protéger cette fillette, même si cela impliquait de voir Jane empiéter sur mon espace personnel. Un soupir m'échappa, et Jane me lança un petit regard contrit qui me fit sourire intérieurement. J'adorais ses airs de gamin qui me faisait craquer même si je ne le lui montrais que très rarement. Il n'avait vraiment pas besoin de le savoir.

« Je serais sage, et dormirais sur le canapé, c'est promis » m'assura-t-il avec son sourire le plus innocent.

« De toutes façons, je n'ais pas le choix » fis-je semblant de m'affliger, alors qu'une étrange excitation s'emparait peu à peu de moi à l'idée d'avoir Jane à porter de mains.

« Allez Lisbon, je suis sûr qu'au fond, vous êtes folle de joie à l'idée d'avoir un homme à la maison… » me taquina-t-il avec un grand sourire taquin.

« N'oubliez pas que je dors avec mon arme Jane » grognais-je en reportant mon regard sur Elora qui venait de remuer dans son sommeil en poussant un petit gémissement plaintif.

Aussitôt, Jane et moi l'encerclâmes et lui caressèrent les cheveux pour l'apaisée. Elle se calma rapidement et son sommeil sembla redevenir paisible. Remarquant que la main de Jane reposait sur la mienne, je la retirais en rougissant, ce qui me valut un grand sourire moqueur de mon consultant. En soupirant, je m'asseyais de l'autre côté du lit, songeant que cette cohabitation forcée allait me demander une sacrée dose de sang-froid.