La rue. Sale mais calme. Comme lui. Et s'il faut toujours avancer, une basse dans le cœur. Oui, toujours au son des basses. Le même tempo, un peu de distorsion, saturé. Et cette rue, qui n'en finit pas, saturée de la folie des uns, de la connerie des autres. Par quoi commencer ? Ou prendre un point d'appui quand le seul repère est celui du début de la partition. Une partition vide, où tout reste à écrire. Des accords. Des couleurs. Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qui passe ? Le rythme s'accélère, la fin du jour, de ce qui a toujours été. Un autre peut être. Oui. Un autre.

« Sora ? Où est ce que tu vas, risqua RIku.

- Tu vois cette tour ? Et bien je vais monter en haut et sauter.

- Tu peux jamais être sérieux ?

- Je suis très sérieux. Tu as oublié ce que Peter Pan a dit ? Ah c'est vrai tu n'étais pas là. A l'époque tu te croyais le nouveau grand méchant. Big boss et marionnette.

- Tu ne sais rien ! Et de toute façon c'est terminé.

- Tu vois, pourtant, quand je te regarde, j'ai l'impression que toi aussi tu voudrais sauter de cette tour.

- Qu'est-ce que tu veux que je te réponde ? »

Blanche neige passe.

« Bon, j'me casse. On se retrouve demain. Même heure même endroit.

- Rooo c'est bon tu peux dire qu'on se retrouve chez ta mère.

- Vas chier. »

C'était une tour Shinra, destiné à stocker le néo-mako. Ses amis en avaient payé le prix cher. Ils s'étaient battus, comme ils l'avaient faut auparavant en vain. Arrivé en haut, surplombant toute cette merde, il découvrit avec stupeur qu'il n'avait jamais regarder cette ville. Midgar l'épiait tout le temps et lui, la dévisageait enfin. Emplie de lumière verte et bleuté elle était comme un mirage créée par cette tour. Peut-être était-ce l'inverse. Une ombre. Sora s'avança vers le bord. Une onde. « Il suffit d'y croire ». Un choc.