Coucou ! Deuxième partie de Plagiat. Envoyez pleins de reviews; j'adore ça ! Et j'espère que vous aimez !!!

La tête baissée, complètement concentrée à sa besogne, Sara posa la boîte de carton sur la table. Elle fit ses tests et constata qu'il y avait une empreinte de main sur la boîte. Elle prit les empreintes sur un plastique et les emmena avec elle pour les faire analyser. Elle partit la recherche dans le fichier des empreintes et elle s'installa sur la chaise. En silence, elle attendit les résultats. Nick entra dans la pièce pour faire part des détails de l'histoire qui pourrait s'appliquer à l'enquête. Avant qu'il est pu ouvrir la bouche, le téléphone portable de Sara sonna. Elle le décrocha rapidement de sa ceinture et répondit sans vérifier l'identifiant.

Elle s'éloigna légèrement de Nick.

-Sara Sidle, dit-elle en décrochant.

-Salut, lui répondit Grissom.

Il n'avait pas besoin de se nommer, simplement de dire salut et elle savait que c'était lui. Il faut dire qu'elle aurait reconnu sa voix entre mille.

-Tu appelais pour quoi ? demanda-t-elle, sachant que Nick comprendrait qu'elle parlait sûrement à son « ami ».

-Pour savoir comment tu vas… murmura-t-il.

-Je vais bien… Pour aujourd'hui, j'avais pensé qu'on pourrait… peut-être écouter un film chez toi… proposa Sara.

-Désolé, mais j'ai déjà quelque chose prévu.

-Ha, fut tout ce qui s'échappa de la bouche de Sara.

Pour Grissom, pas besoin d'autre chose. Il savait qu'elle était déçue.

-Quelque chose de prévu pour nous deux, je veux dire, rectifia Gil.

-Ho.

Maintenant, c'était l'étonnement qui s'exprimait dans le ton de Sara.

-C'est une surprise.

-La dernière fois que tu m'as fait une surprise, elle est un peu tournée à l'eau, tu sais, laissa entendre Sara.

En réalité, c'était la veille. Il avait voulu l'emmener à la ferme aux cadavres, mais la pluie avait contrecarré leur plan.

-Ne t'inquiètes pas ! s'exclama Grissom. Cette fois, la pluie ne nous dérangera pas.

-Je suis qu'en même méfiante…

-Rien de bien compliqué… Seulement, avoua-t-il, je ne peux pas te dire où on va, car tu sauras ce qu'on va faire.

-Dommage, ironisa l'experte.

-Je passe te prendre à une heure trente chez toi.

-Comment je dois m'habiller ? À moins qu'il n'y aie pas de restrictions…

-Chic.

-Chic ? répéta-t-elle. Tu sais que j'ai horreur des soirées mondaines…

-Tu sais bien que moi aussi.

-J'accepte à une seule condition ! rétorqua Sara.

-Des conditions, dit Grissom en soupirant.

-Tu portes ton costume noir et ta chemise bleue.

-D'accord, fit-il, faisant mine d'être exaspéré. Mettras-tu ta robe mauve ? Elle s'accorde si bien à mon costume noir. On l'a bien vu quand on est allé au mariage de ma cousine ensemble…

-Je la mettrai. À plus…

Elle raccrocha avant de le laisser ajouter autres choses. Elle jeta un regard à Nick.

-C'était ton ami ?

-Oui…

-Une soirée chic ? s'enquit-il, surpris.

-J'en ai horreur. C'est mieux de ne pas être ça ! Le connaissant, ça ne doit pas être une soirée mondaine, car il en a aussi horreur.

Elle regretta immédiatement d'avoir dit ça, car elle avait peur que Nick devine de qui il s'agissait.

-Ha, la recherche est finie ! s'exclama joyeusement Sara en entendant le bruit habituel de l'ordinateur, signifiant la fin de la recherche d'empreinte.

Nick et elle s'approchèrent de l'ordinateur. Sara perdit instantanément son sourire et fit une moue offensée. Nick laissa échapper un grognement.

Aucun résultat.

-Il semblerait qu'on ignore toujours qui notre femme mystère, dit une voix derrière eux, reprenant l'expression employée de Sara chez Morris.

Ils se tournèrent en bloc pour découvrir Grissom, dossier en main, les observant, installé dans le cadrage de porte.

-J'ai les résultats de l'autopsie, fit-il en secouant le document dans ses mains.

Il les invita d'un geste de la main à aller se placer autour de la table de travail qui trônait au centre de la pièce.

-Frank Morris a bien été empoisonné. Au cyanure. Il avait de la vermiculite sous les ongles, continua Gil en lisant le dossier.

-J'ai trouvé une plante renversée sur le côté dans la chambre de Morris. J'ai ramassé un peu du substrat. Il me semble qu'il s'agissait de vermiculite.

Il démontra le sachet qui contenait la substance. Grissom et Sara y jetèrent un coup d'œil.

-C'est bien ça, s'empressa de dire le superviseur en acquiesçant.

-Autres choses à ajouter à propos du cadavre ? demanda Sara.

-Non, pas vraiment, répondit-il en regardant encore une fois le document. Ha oui ! Comment ai-je pu passer à côté de ça ? Il avait une blessure sur la tête. Elle avait la forme d'une crosse de revolver.

-Il y a quelque part dans le monde un revolver avec des cellules épithéliales de Morris sur la crosse, dit Nick.

-En effet, acquiesça Grissom. Si j'ai bien compris, la recherche sur les empreintes de la boîte de tampon n'a rien donné.

-Exactement, dit Sara en soupirant. Cependant, je pourrais aller voir Greg pour qu'il voit s'il y a des cellules épithéliales sur la boîte.

-Bonne idée, répondit aussitôt Grissom.

Sara sortit rapidement de la pièce, emportant avec elle la boîte. Elle entendit la voix de Grissom qui conseillait à Nick de se mettre sur les marques boueuses de chaussure dans la maison abandonnée. Elle sentit alors que quelqu'un la rattrapait. Elle ne dit rien, ignorant de qui il s'agissait.

-Tu viendras ? chuchota Grissom, à son oreille.

-Parce que j'ai le choix, murmura-t-elle, en se tournant vers lui.

Son air moqueur ne lui fit pas d'illusion. Il viendrait la chercher et l'obligerait à venir s'il le fallait.

-Je serai prête, fit-elle en signant.

Elle partit, tentant de ne pas virer rouge comme une tomate.