Salut !

Voici la chapitre suivant, dites-moi si ça vous plait !

N'hésitez pas à mettre une review, ça fait toujours super plaisir, ainsi que donner votre avis !:)

Réponse aux reviews :

: merci ça me fait très plaisir que tu as apprécié le début ! Voici la suite, j'espère qu'elle va ta plaire :) bisous !

A bientôt,

EnjoyRosa

Chapitre 1

C'était une sensation agréable, de sentir pour la première fois depuis des mois, un cœur cognant contre sa poitrine. Comme une douce chaleur qui passait pas ses mains, doigts, jambes devenus froid, dur. Pendant ces quelques secondes, Edward Masen se sentit vivant, comme un humain.

Au fond de lui, il eut l'impression que ces épaules devenaient plus lourdes, pesant comme un tas de ciment. Il eut un gout amer dans sa bouche, son cœur plongeait dans une mer de regret.

Edward avait des regrets. Comme si son âme était apparue comme une douce lumière, réchauffant son corps froid et son cœur gelé. Comme la lumière du soleil à l'aube, éclairant les routes, les villes.

Son esprit parut plus clairs grâce à cette lumière spéciale, mais tellement agréable.

Edward se sortit de ses pensées quand la fillette se mit à sangloter bruyamment, son corps secoué de spasmes.

Il fit attention qu'elle ne pouvait pas voir le corps mort de l'homme, à quelques mètres.

- Où sont tes parents ? Demanda-il lentement. Tu es seule ?

Les pleurs de la fillette devenaient plus forts quand elle hocha la tête.

- J-je sais pas, répondit-elle sa voix coupée par ses larmes, ma maman m'a dit de rester ici.

Edward n'était pas un imbécile. Si les vêtements de la fillette étaient sales ainsi qu'elle-même c'est qu'elle était restée dehors. Sa mère n'était pas revenue. Il ne fit aucun commentaire, savant que parfois, les familles perdaient leurs travailles, devenaient pauvres, et la grippe espagnole s'était terminée il y'a quelques mois, cependant beaucoup de monde avait été touché.

Peut-être que sa mère ne pouvait plus la nourrir. Qu'elle n'avait plus de travaille. Il y avait beaucoup d'hypothèses sur cette histoire, mais le important était qu'un enfant était seule, morte de froid, et surement de faim aussi.

Edward avait sûrement des restes de nourriture chez lui. Et il avait une salle de bain, et un lit. C'était dangereux qu'elle le fréquente, si par accident elle se coupait par exemple, il n'était sûr qu'il puisse se contrôler.

Mais il ne pouvait pas la laisser là, dans cette ruelle abandonnée, presque mourante.

- Comment t'appelles-tu ?

L'enfant rassembla le courage pour le regarder dans les yeux, et d'une voix enfantine et tremblante, elle répondit.

- Maman m'a dit de ne pas dire mon prénom aux inconnus.

Edward haussa un sourcil, et la fillette dirigea automatiquement son regard sur ses genoux. Le jeune homme soupira, ça commençait bien !

Il ferma les yeux pour trouver une manière de lui dire de lui suivre, sans être trop brusque. Il fallait y aller lentement et doucement.. C'est comme ça que fonctionnait les enfants. Mais Edward n'avait pas de petit frère, et encore moins une petit sœur. Il ne côtoyait pas les enfants.

Il soupira, et les mains de l'enfant sur ses genoux se mirent à trembler.

Peut-être qu'elle avait été maltraité, ayant peur de presque tout. D'un simple souffle à un geste. La tâche devenait beaucoup plus difficile. Surtout qu'il ne pouvait pas lire dans ses pensées.

De la patience Edward, de la patience.

- Je ne vais pas te faire de mal, répéta-il doucement, je veux juste t'aider.

La fillette ne réagit pas. Elle tremblait toujours, et ses yeux étaient fermés. Fort. Très fort.

- Et pour que je puisse t'aider, continua-il d'une voix douce, j'aimerai savoir ton prénom. Je m'appelle Edward.

Ses yeux s'ouvrirent lentement, et ses doigts s'arrêtèrent de trembler quelques secondes après.

- Je m'appelle Eleanor. Avoua-elle de sa voix d'enfant, fragile, basse.

Edward sourit, il allait y réussir !

- C'est très jolie.

Les joues sales d'Eleanor se mirent à rougir, faisant rire le jeune homme.

Le rire doux et mélodieux d'Edward remplit le silence de la ruelle, et même la fillette s'autorisa à sourire, le remerciant d'une voix timide et à peine audible.

- As-tu faim, Eleanor ? Demanda-il, d'une voix bienveillante.

La fillette hocha la tête, comme honteuse.

- Alors viens.

Edward pris sa petite main chaude dans la sienne, et Eleanor ne fit rien pour s'en dégager. Elle leva des yeux craintifs vers lui, mais Edward lui sourit d'une manière chaleureuse, et elle se détendit.

Le jeune homme aida l'enfant à se relever, et il remarqua son état désastreux.

Ses genoux et ses jambes étaient couvets bleus, et la saleté les rendaient presque noirs. Edward sentit sa colère lui brulait la gorge, mais il se contrôla quand il vu Eleanor baisser la tête, honteuse de son état.

Le vampire plaça son index sous son menton, la forçant à le regarder.

- J'ai une baignoire chez moi, tu pourras aller te laver.

Les yeux d'Eleanor brillèrent, elle aimait tant les bains ! Cela faisait presque trois semaines qu'elle n'en n'avait pas pris !

Edward lui sourit, et marcha dans le sens inverse où se trouva le cadavre.

- Ma maison n'est pas loin, dit-il, à quelques minutes.

Derrière lui, la fillette hocha la tête, sa main dans la sienne, extrêmement froide. Elle boita un peu, ayant un peu mal, mais elle le cacha un maximum. Cependant, son sauveur dut le remarquer car il s'arrêta et se retourna vers elle.

Ses yeux très sombres regardèrent ses genoux, et sans parler, il se baissa pour la prendre dans ses bras.

- Comme ça, ça serai plus facile, dit-il simplement, tu as mal n'est-ce-pas ?

La tête dans son cou, Eleanor hocha la tête timidement.

Elle sentit qu'il souriait.

- Je te soignerais ça.

Eleanor se souvient plus très bien de la suite, se sentant bien là, posé dans les bras de son sauveur, son manteau sur ses épaules qui la réchauffait et la main de l'homme qui caressait son dos, avec sa main glacée, d'une manière apaisante.

Il disait des mots rassurants, parlant de nourriture, de lit confortable et de bain. Mais Eleanor était terriblement fatiguée, alors elle s'endormit, son cœur d'enfant plus léger, se sentant en sécurité.