Une petite semaine, c'était le délai pour cette petite histoire, eh bien, il est écoulé ! Donc dernier chapitre pour vous ce soir !

Remerciements à isatis2013 ( ravie que tu sois contente de voir Finch dans cet état !), Jade181184 (La suite est lààà !), Coljayjay ( L'idée devrait être exploitée. Hâte de voir ta version !) et Rochelle17 (Pressée comme Jade , alors la suite c'est par ici !).

Merci à Isatis2013 pour sa correction ! :-)

Bonne lecture !


Chapitre 2 :

Deux heures plus tard, Finch se réveilla et il se sentit un peu mieux, malgré ses muscles tendus. Il se leva et alla se rafraîchir dans la pièce d'eau. Il observa le pantalon qui séchait sur le porte serviette et baissa la tête. Il écarquilla les yeux, ayant oublié ce passage de la soirée. Virant au rouge, il se demandait ce qu'il lui manquait encore comme information. Il se regarda dans le miroir, notant ses cheveux désordonnés, la façon dont le haut de sa chemise était ouvert, son gilet déboutonné, quelque peu froissé. Il se sentait nu et honteux de s'être laissé aller à ce point vestimentairement ! Il soupira longuement, retira ses lunettes et se passa de l'eau fraiche sur le visage.

-Tout va bien Finch ? Demanda Reese, derrière la porte.

L'informaticien sursauta sur place, provoquant un pincement musculaire dans sa hanche.

-Ca va. Répondit-il, les dents serrées.

-Votre thé vous attend sur votre bureau.

-J'arrive.

Il l'écouta s'éloigner. S'assurant qu'il était suffisamment loin, il ouvrit le placard et attrapa ses analgésiques. Il en avala un, espérant que cela le détende. Il alla rejoindre son ami, après avoir reboutonné sa chemise et son gilet puis recoiffé ses cheveux plus convenablement. Reese le vit arriver alors qu'il classait les livres par ordre sur le chariot. Il ressenti immédiatement la tension qui s'échappait du corps de son patron et contempla la démarche prononcée de celui-ci. Finch prit place et huma son thé, avant de boire le breuvage, lâchant un léger soupir de satisfaction.

-Merci.

Reese ne put s'empêcher de sourire.

-Je vous en prie Finch, vous en auriez fait autant.

-Je l'admets Mr Reese.

Finch capta une hésitation de la part de John.

-Vous voulez me demander quelque chose Mr Reese ?

Reese se mordit la lèvre, contrarié d'avoir été percé à jour.

-Pas de douleur ?

Finch releva la tête et le fixa intensément.

-L'ecstasy provoque des raideurs musculaires. Se justifia-t-il rapidement.

Le regard de Finch changea d'expression, devenant plus froid. Reese se maudit d'avoir osé poser cette question houleuse, sachant que Finch détestait parler de tout ce qui touchait à sa douleur.

-Ne me regardez pas comme ça Harold, vous êtes flippant. Plaisanta John, mal à l'aise.

Etrangement Finch redevint plus doux.

-Je fais un patron tenace, ne l'oubliez pas.

Reese pencha la tête, se disant que Finch était très habile pour éviter de répondre à cette question, en apparence simple. Finch termina sa boisson. Et alors qu'il allait vérifier ses données via ses moniteurs, Reese le devança.

-Nous n'avons pas de numéro pour le moment.

-Cela ne tardera pas Mr Reese. La machine ne se repose jamais.

-Pourquoi ? Vous ne lui avez pas appris ce qu'étaient les vacances ? Ricana John.

-Non parce que les terroristes ne s'arrêtent jamais.

-Pas faux. Marmonna l'agent.

-Et si elle ne nous donnait plus de travail, vous vous ennuieriez, n'est ce pas John ? Demanda Finch, jugeant d'un œil les livres rangés sur le chariot sur lequel John s'affairait.

-La classification n'est pas mon fort, je préfère l'action.

Finch faillit lever les yeux au ciel et entreprit de se lever pour nettoyer sa tasse. Il grogna mais se força, sentant de la résistance dans son dos. Reese se retourna aussitôt, pour le voir boiter difficilement. Il entama un pas vers lui mais Finch l'en empêcha.

-Non.

Reese eu l'impression de se prendre une baffe. Finch le repoussait froidement. John exprima une pointe de tristesse, déçu que son ami ne se laisse pas aider. Après tout ce qu'ils avaient vécu à travers leurs missions, Finch n'arrivait pas encore à le laisser entrer dans sa vie privée, pas suffisamment à ses yeux. Il pouvait bien comprendre qu'il voulait se protéger mais il était blessé qu'il ne puisse pas lui faire confiance. Reese lui avait déjà montré qu'il pouvait lui parler, qu'il ne le trahirait jamais. Il le savait, il fallait beaucoup de temps pour que Finch s'ouvre. Retournant à son tri pour chasser ses pensées sombres, il capta la présence de Finch dans son dos mais ne pivota pas.

Finch avait conscience qu'il avait été brutal envers lui. Il observa le dos tendu de son ami et regretta son geste. Il fallait qu'il s'adoucisse, qu'il accepte son aide, mais il avait tellement de mauvaises habitudes ancrées en lui, habitudes qui lui faisaient repousser la moindre personne qui tentait de l'aider. Il savait qu'il pouvait se confier mais il n'arrivait pas à franchir cette peur qu'il avait.

Une peur de se faire trahir par celui qu'il aimait, cette peur de souffrir. Il avait suffisamment souffert lorsqu'il avait vu le corps de Nathan allongé sur le brancard, déclaré mort sous ses yeux, puis sa « séparation » d'avec Grace, lui faisant croire qu'il était mort dans l'attentat. Il avait tout changé pour se cacher, se protéger, se refaire une nouvelle vie tout en gardant sa passion démesurée pour l'informatique et les anciens ouvrages.

En plus de ce qui s'était passé entre lui et Reese cette nuit… Il se sentait mal de ne pas réussir à se débarrasser de ce rôle si strict qui lui collait à la peau depuis des années. Il se dirigea vers le porte manteau et attrapa sa veste, soupçonnant que Reese l'avait accroché là, ayant bien le souvenir de l'avoir laissé échouer sur le sol pendant qu'il divaguait.

-Vous partez ? Demanda Reese, neutre.

-Je rentre chez moi. Répondit Finch, nerveux.

Reese acquiesça faiblement. Finch partit vers les marches, avec le sentiment de commettre une faute, le cœur lourd. Il voulait tellement lui dire qu'il l'aimait. Il en avait déjà beaucoup révélé mais ce n'était pas suffisant. Il fallait qu'il soit sobre et qu'il lui dise la vérité. Mais il ne voulait pas, dans le cas où Reese n'avait aucun sentiment pour lui, que leur partenariat ne prenne fin sèchement. Refoulant les larmes qui lui pendaient au nez, il descendit laborieusement quelques marches avant de s'arrêter sur l'une d'elle, se tenant fermement à la rambade.

Il avait mal, ses épaules lui semblaient soudainement lourdes et sa douleur lui était insupportable. Il se baissa et s'assit, gémissant. Il ne se sentait pas bien, ayant l'impression qu'il prenait le mauvais chemin, les mauvaises décisions. Sa vue s'embua à cause de ses larmes.

Il observa la descente : 17 marches. Il en avait seulement descendu 9. Il connaissait le nombre de marches par cœur, y en avait 28 au total, il avait eu le temps de les compter lors de sa longue et pénible rééducation. Il se souvenait de sa progression comme si c'était hier. Le premier jour il avait seulement réussi à monter 2 marches, le jour suivant, 3, puis 4 puis 5… mais dès qu'il avait atteint la 10eme, cela s'était compliqué. Il lui avait fallu plus de deux semaines pour parvenir à monter à la 15eme sans réellement avoir trop mal. Il avait réussi à monter toutes les marches au bout d'un mois.

Il réprima un sanglot et une goutte d'eau salée coula sur sa joue. Il l'essuya rapidement. Il entendit Reese se rapprocher de lui, et le vit se placer devant lui, inquiet.

-Finch ? Ca ne va pas ?

L'informaticien repensa à une promesse particulière qu'il avait faite à Reese durant les premiers jours. « Je vous ai promis de vous dire la vérité. » Certes il l'avait dit dans le contexte de leurs futures missions, mais en y repensant, il se devait de l'appliquer dans tous les domaines s'il voulait garder son agent. Reese posa une main sur son bras, le faisant sortir de ses réflexions. Finch murmura une faible réponse négative, empreinte d'émotions. Reese se mit à côté de lui et passa un bras autour de sa taille pour l'aider à se lever. Finch frissonna à ce contact. Ils finirent de descendre les marches et Reese accompagna son patron jusqu'à sa voiture. Finch grimaçait désormais à chaque pas et il l'aida à s'asseoir sur la place passager. Reese prit le volant.

-Vous avez des spasmes musculaires. Je suppose que vous ne me direz pas où vous habitez alors je vous ramène chez moi. Annonça Reese.

Finch frémit à l'idée d'entrer dans la sphère privée de son agent. Bien que ce soit lui qui lui avait fourni le logement, il n'avait jamais voulu y mettre les pieds, par respect pour Reese. Ils arrivèrent quelques minutes plus tard sur place et Reese, une fois de plus prit soin de son patron, l'aidant à se déplacer. Il appela l'ascenseur et ils montèrent au dernier étage, où il vivait. Il entraina Finch avec lui et le fit rentrer dans son espace personnel. Il le fit s'asseoir dans le canapé.

-Reposez-vous un peu, je reviens.

Finch l'observa partir derrière lui. Il soupira et ferma les yeux, tentant de se détendre. Il dû somnoler car Reese le réveilla quelques instants plus tard. Finch détailla l'agent qui avait retiré sa veste et retroussé ses manches.

-Venez Finch, je vous ai préparé un bon bain, cela vous détendra.

-Vous n'étiez pas obligé Mr Reese.

John secoua la tête.

-Je ne ferais pas tout ça si je ne vous considérais pas comme un ami Finch.

Finch redressa sa tête et ancra le regard dans les yeux pétillants de John. Le contact dura un moment et Finch finit par accepter. Reese lui tendit une main. Finch hésita, la regardant. Ces longs doigts fins et calleux, cette main capable de tuer, de tordre des bras. Finch déglutit et la prit. Reese referma ses doigts sur les siens et le fit lever, le dirigeant vers la pièce d'eau. Finch fut accueilli par une chaleur douce qui émanait de la pièce, le mettant un peu à l'aise.

-Je vous ai mis une chemise et une cravate Finch. Reese eu un sourire innocent face à la perplexité que Finch afficha. Il y a des serviettes propres aussi, faites comme chez vous.

Reese quitta la pièce refermant la porte derrière lui. Finch alla la fermer, tenant à être sûr qu'il garderait sa pudeur entière. Il examina la pile de vêtements, dépliant la chemise bleu claire. Il jeta un œil à l'étiquette et fut surprit en constatant que c'était exactement sa taille. Il ne chercha même pas à savoir comment Reese avait pu connaître ce détail.

Il retira sa veste, son gilet. Il s'assit sur la chaise, d'ailleurs étonné qu'il puisse y en avoir une. Encore une attention de Reese sans doute. Il retira ses chaussures, ses chaussettes puis déboutonna sa chemise. Il eu un moment de flottement, mais il se ravisa. Il était seul dans la pièce, personne ne le voyait. Il ôta sa chemise, dévoilant son dos marqué. Il se leva et déboucla sa ceinture, fit sauter le bouton, baissa la braguette et se débarrassa du pantalon. Le sous vêtement suivit le même chemin. Désormais nu comme un ver, Finch se rapprocha de la baignoire. Il s'assit sur le rebord, passa une jambe puis l'autre et s'installa.

L'eau était chaude mais suffisamment dosée pour lui. Il expira longuement et s'allongea, calant sa tête sur la céramique, mouillant un peu ses cheveux.

Derrière la porte, se tenait un John Reese à l'affût. Il savait que Finch avait fermé la porte, mais ce n'était pas une serrure qui allait le ralentir. Il avait sourit quand Finch avait lâché ce petit soupir une fois dans l'eau.

Finch pataugea une bonne demi-heure. L'eau lui faisait du bien, il était nettement plus détendu et ne bougeait pas du tout, se relaxant. Il s'était lavé entre-temps, Reese lui avait dit de faire comme chez lui et il en avait profité pour se faire un brin de toilette. Il décida qu'il était temps de sortir. Il se redressa mais comprit vite que malgré que ses muscles se soient détendus, il avait toujours mal à la hanche. Son cou lui paraissait moins raide cependant. Il s'appuya sur ses bras pour se relever. Il eu l'impression de se faire mordre la fesse et grimaça. Il se rassit, soufflant un coup. Il recommença mais ce fut la même issue. Il râla, frustré contre son pauvre corps. Il ferma les yeux, réfléchissant.

Il devait se faire pardonner, montrer à Reese qu'il acceptait qu'il l'aide, sans pour autant que ce soit tout le temps. Il savait qu'il devait le prévenir, mais l'idée que John entre dans la pièce alors que lui était nu et son dos visible, cela lui semblait un sacré défi. S'il devait choisir entre sa nudité et son dos, il choisirait de se couvrir le dos sans hésiter. Cette longue cicatrice était le témoin de cet accident qui avait failli lui coûter la vie et qui l'avait changé à jamais. Il souffrait tous les jours, la simple vision de celle-ci le dégoûtait encore plus et il s'empressait souvent de se retrouver dos au miroir. Il ne l'acceptait pas, encore amer. Il refit une tentative, mais le résultat ne changea pas.

-John ? …Fit-il faiblement, honteux.

-Oui Harold ?

-Je …Finch réalisa qu'il avait du mal à dire qu'il voulait son aide. Cela lui avait parut extrêmement dur de faire face à la douleur seul lors de sa rééducation, il n'avait eu personne pour lui tendre la main. Mais maintenant, une personne en particulier pourrait veiller sur lui, seulement s'il la laissait entrer dans sa vie …

-Finch ? Il y a un souci ?

-Hum… Oui. Avoua-t-il d'une voix basse.

-Vous voulez que je vienne vous aider ?

-Ecoutez Mr Reese… Vous vous souvenez de ce que je vous ai dis lors de nos débuts ?

-Ca dépend de quoi.

-Quand je vous ai dis que les numéros ne s'arrêteraient jamais.

-« J'ai promis de vous dire la vérité. » Enonça Reese, se souvenant de cette promesse.

-C'est cela. Alors … Oui Mr Reese, j'ai besoin d'aide.

Finch n'y croyait pas, il venait carrément de formuler l'aide. C'était un énorme pas en avant pour lui.

-J'arrive, je vais chercher un tournevis.

Reese revint assez rapidement et Finch reprit :

-John, quand vous entrerez… S'il vous plaît, donnez-moi la serviette.

Reese comprit. Il retira le verrou et reposa l'outil sur la commode à côté. Posant sa main sur la poignée, il prit une bonne inspiration.

-J'entre Finch.

-Allez-y Mr Reese.

Reese entra prudemment, pour croiser le regard embarrassé de Finch. Il nota que la baignoire était vide et attrapa la plus grande des serviettes de bain. L'informaticien avait replié ses jambes, ses mains cachant son anatomie. Reese déposa le tissu sur son dos, et le recouvrit. Finch avait une respiration laborieuse et avait viré au rouge pivoine. Il déplia ses jambes et tint fermement la serviette sur lui. Reese passa ses mains sous ses bras et le souleva avec toute la force qu'il possédait.

Finch se retrouva assit sur le rebord et dû passer sa main sous sa jambe blessée pour la faire basculer de l'autre côté. Reese prit conscience à ce moment là de l'ampleur de sa blessure et de ses limites physiques. Il voyait un morceau de chair blanche apparaître dans le dos de l'informaticien et manqua de poser une main dessus. Il ne voulait pas le voir souffrir. S'il pouvait, il lui prendrait ses douleurs mais il ne pouvait pas, il assistait impuissant à ce quotidien.

-Vous pouvez vous lever ? Questionna Reese.

-Je pense.

Finch se leva tout de même avec difficulté. Reese le mena à la chaise pour qu'il s'y assoit.

-Ce bain était censé vous détendre Finch.

-C'est le cas John. C'est juste que …

-Vous avez encore mal.

-Mais ce n'est pas de votre faute. Quand j'étais chez Jordan, enfin la femme…

Reese se tut, dépliant l'autre serviette, plus petite.

-Quand elle m'a drogué, je me sentais étrange. Mais après …

-Vous étiez heureux.

-Au point de danser Mr Reese …murmura Finch.

-Ca ne me surprend pas Harold. Reese posa la petite serviette dans le cou de son patron. Si vous connaissez mon dossier…

-Vous avez conscience des effets, je sais John. Mais vous étiez jeune. Toutefois cette petite distraction ne m'a pas été favorable.

Reese comprit le sous entendu : la danse donnait des mouvements de hanches hors dans le cas de Finch… Il fit une légère grimace. Finch de son côté, se blâmait, une fois de plus. Il fallait qu'il trouve la force de parler de ce qui lui pesait sur le cœur depuis des semaines. Sa relation avec Reese venait de prendre une nouvelle voie et il devait faire en sorte que cela continu. Il avait besoin de savoir, de mettre fin à ses nombreuses questions.

-John ?

-Oui ?

-J'ai une autre vérité à vous dire.

-Oh ?

Reese fronça les sourcils et se cala contre le rebord du lavabo, tandis que Finch s'essuyait les cheveux avec la petite serviette. Reese le regarda faire, résistant à l'envie de le toucher, de le reluquer plus attentivement. Finch, à présent décoiffé, posa la serviette humide sur le meuble.

-Ce que j'ai dis hier soir…Je pense que vous voyiez de quoi je parle ?

-Oui. Reese esquissa un sourire, Finch sentit le sang monter à ses joues.

-Je ne faisais que … dire certaines vérités. Annonça Finch, baissant le regard.

Reese s'était tendu lorsqu'il avait dit ça. Finch pu entendre de par sa respiration qu'il cherchait à comprendre. Lorsqu'il le vit se rapprocher doucement de lui, il leva la tête, interpellé par sa démarche provocatrice. Et ce large sourire sur le visage de l'agent. Finch ne comprit que lorsque les lèvres de l'agent vinrent se poser sur les siennes, puis la main de Reese glisser sous sa mâchoire. Finch ferma les yeux et Reese approfondi ce timide baiser. Finch sentant ses doutes, relâcha la grande serviette qu'il maintenait en place et prit le visage de l'agent en coupe, coupant court à ses hésitations.

L'échange se fit plus passionné. Les mains de Reese caressaient la base des cheveux de Finch, tandis que lui, attirait de plus en plus l'homme au costume vers lui. Finch s'écarta un instant pour reprendre son souffle, Reese en fit de même. Prit d'une impulsion, Finch se leva et plaqua de nouveau ses lèvres sur celles de John. Reese surprit par l'assaut, mit un moment à lui répondre avec autant de fougue. Il se sentit poussé en arrière et se retrouva coincé contre le mur. Leurs langues jouaient en harmonie.

Reese avait entouré Finch de ses bras protecteurs et laissa descendre ses mains. Il ne cessa pas le baiser alors qu'il constatait que Finch était découvert, ayant laissé tomber le seul rempart face à sa nudité. Dire que quelques minutes auparavant il se cachait ! Il suffisait parfois de quelques mots, de quelques encouragements pour tout changer.

Il sentit Finch se presser contre lui, cherchant un contact intime. Ses gémissements de plaisir rendaient fou l'ex-agent .Il aida son patron, arrachant sa chemise. Finch posa ses mains sur le torse de l'agent, jouant avec les pectoraux. Reese rejeta la tête en arrière sous les pressions. Finch traça un chemin de baisers, partant du cou, descendant sur la poitrine, mordillant cette peau qu'il voulait tant goûter depuis longtemps. Reese rit et posa une main sur la fesse de Finch.

A cet instant, l'informaticien croisa le regard de Reese. Des yeux bleus passionnés, reflétant un désir profond et refoulé depuis trop longtemps. Reese décida de ne pas rester passif et prit le postérieur de Finch pour le soulever et le caler contre son bassin. Finch écarquilla les yeux et haleta.

-On sera mieux dans le lit. Retentit la voix rauque de Reese.

-Effectivement. Répondit Finch, impatient.

Reese le porta jusqu'au lit et l'installa confortablement. Il monta à califourchon sur lui et lui fit subir le même sort : des baisers parsemés partout. Reese commença par les épaules, puis contourna les tétons, les frôlant. Finch s'arqua comme un chat lorsque Reese mit ses mains sur ses hanches et alla mordiller la petite brioche qui lui donnait ce petit ventre arrondi.

Puis Reese laissa sa langue traîner le long de ses hanches, faisant languir Finch. Reese se redressa et sourit en voyant l'excitation visible de son partenaire. Finch grogna, une lueur sombre dans son regard. Reese comprit et se débarrassa de son pantalon de costume, ainsi que son boxer, qui vola à travers la pièce. Finch eu un sourire mutin. Reese recommença sa délicieuse et lente torture. Finch s'efforçait de ne pas réagir brusquement pour ne pas blesser Reese, mais toutes les sensations que John lui faisait vivre étaient nouvelles et tellement jouissives.

John… Murmura Finch, d'une voix grave.

Reese remonta et captura ses lèvres, collant son bassin à celui de son compagnon. Il sentait parfaitement qu'il avait envie de lui. Lui aussi était prêt. Désormais, ils n'étaient plus des amis, mais des compagnons. Il suffisait parfois de peu pour faire de grandes choses.

La drogue, fléau de nos jours, avait poussé le reclus à se dévoiler et Reese avait eu cette chance incroyable de voir son souhait se réaliser : savoir que Finch l'aimait. Il avait pu lui prouver que lui aussi et avait été plus que satisfait de sa réponse. Ils passèrent le reste de la journée au lit, se découvrant, d'abord avec précipitation à cause de leurs fortes envies puis plus calmement pour préserver l'informaticien des douleurs. Reese lui avait fait un massage et désormais, Finch s'était blotti contre lui pour s'endormir, heureux.

FIN.