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Chambre de Mustang, matin
Le lendemain matin, Ed se réveilla dans une atmosphère, quelque peu, vide…
La chambre était déserte, il se trouvait seul, enchevêtré entre ses draps, il dirigea à la fois lentement et paresseusement, son regard vers sa montre.
Celle-ci lui indiquait qu'il était 7 heures, l'heure de se lever, pour se préparer à la dure mission auquel il devrait apporter son soutient, bien que d'un façon très peu volontaire.
Le Colonel était déjà parti, pourtant il était encore tôt, enfin « boulot, boulot ! », se dit Ed, pour lui-même, il prenait visiblement cette mission très au sérieux, comme à son habitude. Il valait mieux d'ailleurs, s'il souhaitait, « gravir les échelons jusqu'au sommet … »
Lorsqu'il se présenta dans ce qui servait de cuisine, il trouva un Hugues, de très bonne humeur, ce qui lui remonta le moral, légèrement descendu ces derniers temps. A côté de lui se tenait Havoc, une cigarette aux lèvres, en train de feuilleter un vieux journal.
« - Ed! Bien dormi ? demanda l'homme au Fullmetal
- 'Jour. Ouais, vite fait, où il est, lui ? demanda le plus jeune,
en désignant la chaise vide, placée à côté de Jean. Ed se dit qu'il était un peu direct dès le matin, comme ça, mais bon après tout, Hugues n'était pas le genre à prendre ses remarques, quelques peu agressives, pour lui, car il le connaissait par cœur.
- Que… ? Ah, Roy, il est parti s'oxygéner un peu, il m'a dit qu'il avait mal dormi,
donc autant prendre l'air, en début de journée. déclara le militaire machinalement.
Au fait Ed j'ai amené des photos de ma petite Elysia, tu verrais comme elle a grandi et je…, commença Hugues.
- Quoi encore ?! Elle a son permis, c'est ça ?!
Rho, je m'en fous de vos histoire, lâchez-moi un peu la grappe avec ça ! cria Ed de toutes ses forces !
J'aime bien avoir un peu la paix, surtout dès le matin !
- Déjà du pied gauche ?
Pourtant la mission vient de commencer, donc j'espère que tu ne seras pas comme ça tous les jours,
sinon je te laisse avec Roy moi, « môssieur Elric »lui glissa le brun,
qui n'était nullement choqué, presque habitué par les petites crises d'ados, de Ed qui était en effet, rarement du matin.
- Désolé, Hugues, mais oui, mauvaise nuit pour moi aussi. » ajouta Ed.
Ce qui eut pour effet de clôturer le dialogue, ou plutôt la crise du Fullmetal.
Il s'installa ensuite, très discrètement, et commença à engloutir ses tartines, tout en sombrant une nouvelle fois dans ses pensées. « Cela ne faisait que la deuxième fois depuis quelques jours », s'avoua-t-il, mais c'était plus fort que lui.
Il avait très mal dormi en effet, troublé par la présence de son supérieur, et à cause d'un gêne, pour le moment inexplicable. Résultat, on connaissait son caractère, la nuit blanche entraîne la mauvaise humeur, et celle-ci augmente sa tendance à « criser » dès le matin. Il y avait été beaucoup trop fort avec Hugues, un des seuls alliés de la mission, mais c'est-ce qu'on ce qu'on appelait, « la goutte qui fait déborder la vase », lorsqu'il s'agissait du mode, « Elysia ».
Mais, il ressentait à présent une impression de manque, il avait presque envie de voir Mustang, cet homme au charisme incroyable qu'il ne pouvait la plupart du temps, pas encadrer.
C'est vrai que si il avait fallu résumer la nuit, Ed aurait définit celle-ci, sans hésiter, de troublante.
C'était la première fois qu'il avait dormi à côté de Mustang et il dût s'avouer qu'il avait été légèrement coincé, et par sa gêne, et par son trouble et son regard, qui avait maladroitement croisé celui de Mustang.
Au début qu'ils se connaissaient, ça faisait bien longtemps maintenant, Ed avait eu beaucoup de mal à cerner ce type, il pouvait bien dire qu'il était arrogant, prétentieux, moqueur, et surtout pervers. Mais il ne pouvait négliger un de ces traits de caractère et de physique,
le charisme, oui cette classe qui lui correspondait si bien, et qui lui collait autant à la peau, c'est ça qu'il aimait beaucoup chez lui. Autant Ed, aurait préféré affronter les clés anglaises de Winry, plutôt que d'avouer à son supérieur qu'il avait la classe ! Le pire c'est que Ed se sentait maintenant ridicule, grotesque d'avoir pu donner autant d'adjectifs pour désigner le haut gradé, et son côté, attractif…
Une fois le petit déjeuné terminé, Ed partit prendre sa douche, il apprit au passage et « malheureusement » pour lui, qu'il devrait faire équipe avec Mustang cet après-midi.
D'un sens, Edward n'en était guerre étonné, la nuit ayant pris une tournure pareille, la journée ne pouvait se révéler que désastreuse, à son goût.
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Sinabe, vers l'après-midi
Roy Mustang était maintenant revenu, de sa « promenade », l'après-midi s'annonçait chargé, ils allaient devoir surveiller un terrain sensible, et intervenir au cas où.
Sans nulle doute, le Colonel avait dû choisir la deuxième personne avec qui il interviendrait si besoin, sur le terrain, et la deuxième personne envoyée était bien sûr Ed, à cause des ses capacités alchimiques, qui lui apportaient une puissance et une force supplémentaire, vis-à-vis de Hugues, et Havoc, (qu'on entendaient pas beaucoup d'ailleurs), mais qui étaient dans des moments comme ça, des soldats comme les autres, presque des pions. L'alchimie, prévue à l'origine pour le bien du peuple, allait encore avoir la possibilité de prouver sa puissance dévastatrice.
En début d'après-midi, Le Flame et le FullMetal descendirent jusqu'à l'endroit prévu, et s'installèrent, guettant toute traces d'éventuelles anomalies.
Ils avaient trouvé une sorte de sommet avec des rochers les protégeant légèrement du vent, mais il étaient idéalement placés. Il commençait à faire plus froid et à neiger.
Rapidement, même si vêtus de manteaux leur apportant beaucoup de chaleur, les deux « chiens de l'armée », étaient frigorifiés et commençaient vraiment à geler sur place.
Beaucoup de temps s'écoula, mais rien ne s'animait dans l'endroit désormais sous surveillance.
Ed commençait à s'allonger lentement, et à limiter ses mouvements, et le blond de ses cheveux contrastait désormais avec la rougeur de sa peau, réagissant au froid.
Il commençait sérieusement à piquer du nez, lorsqu'un Mustang déterminé, comme à son habitude, le rappela à l'ordre.
« - Fullmetal ? Eh Fullmetal ! T'endors pas, c'est pas le moment, déclara Mustang, et puis on en a encore pour quelques heures là. Allez réveille-toi ! ajouta-il à un Ed qui grelottait, commençant sérieusement à devenir bleu, tirant presque sur le violet.
Ils attendaient dehors depuis un moment déjà, et rien ne se passait, Mustang lui-même commençait à douter de quelconques mouvements près du lieu où ils étaient postés…
- Nan, … han, y caille, y'en a encore pour long ? demanda Ed, avec espoir, pendant que son supérieur regardait sa montre. Il commençait vraiment à se les geler, et il aurait donné n'importe quoi, pour une douche bien chaude, si il avait encore ses doigts de pieds d'ici là.
- Ah Ed, ça fait longtemps que tu ne t'étais pas plains, mais oui en effet,
il y a encore pour long, j'en déduis que ta petite taille t'apporte encore son lot de contraintes,
puisque ton énergie semble en avoir prit un coup. déclara Mustang, pour le faire enrager, mais il doutait que le Fullmetal répondrait vu son état qui commençait à ressembler à de l'hypothermie.
- Vous, … emmerde. répondit simplement Ed qui commençait à pencher à droite
Mustang soupira, c'était vraiment une plaie cet alchimiste, quelquefois, mais il devait bien reconnaître qu'il avait du courage sur le fond. Il n'était pas le genre à perdre la face, même dans des moments comme ça, mais jamais devant lui, jamais devant Mustang, le Fullmetal valait mieux que cela. Malgré son état qui devenait inquiétant, il tenterait toujours d'avoir le dernier mot, rien que pour prouver qu'il avait également des ressources et des cartes en mains, face à son supérieur.
- Allez viens là Ed, lui dit Mustang.
Et il le prit à côté de lui où le Fullmetal commençait à s'endormir, mais malgré les quelques forces qui lui restaient, il fût très gêné mais, malgré tout il appréciait le contact de son supérieur, en fait il commençait sérieusement à se demander si ce n'était pas son supérieur, tout court, qu'il commençait à vraiment, le voyant sous un autre jour…
Puis, histoire d'en rajouter une couche, le Fullmetal ajouta le « mot de la fin ».
Ces dernières paroles avant la léthargie surprirent le haut gradé, car elles étaient étrangement moqueuses.
- Pour, … pour une fois que vous êtes pas … inutile. » ajouta pour finir Ed, qui se sentait tellement bien, le Colonel contre lui, il se laissa donc aller complètement…
Puis le Colonel fit jaillir un peu de flammes pour réchauffer le « glaçon » qu'il tenait et serrait contre lui, ce fût la dernière chose que Ed aperçut, avant se sentir emporté.
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Chalet et QG temporaire de la Team Mustang
Edward ouvrit péniblement les yeux, sortant d'une sorte de rêve. Il était allongé dans ce qui semblait être un lit, et autour de lui plusieurs formes, encore floues à ces yeux mais apparaissant peu à peu.
Sur sa droite se tenait son supérieur, comme perdu dans ses pensées, mais qui savait s'adapter à la situation en restant toujours de marbre. Il possédait le regard vitreux des somnambules et semblait profondément absorbé, et Ed ne pût voir ses yeux tout de suite..
Maes Hugues se tenait dans la cuisine, préparant du café. Lorsqu'il aperçut Ed émerger, il poussa un soupir de soulagement et sourit au Fullmetal. Jean Havoc le remarqua également, et il s'approcha de la masse aux cheveux bruns, qui se tenait au chevet d'Ed. Celui-ci venait de comprendre que le Colonel était endormi ! Et en effet' de profondes cernes étaient apparues peu à peu sur le visage aux traits si fins de Roy Mustang. Jean Havoc vint ainsi réveiller Mustang, qui aussitôt regarda le blond, une lueur de soulagement dans le regard, habituellement si impassible du Colonel.
« - Alors Fullmetal, tous les moyens sont bons, n'est-ce pas ? déclara le fier militaire à une masse blonde, qui se demandait comment elle était arrivée ici.
- Mais qu'est-ce que je fous là, qu'est-ce qui s'est passé, bordel?! J'ai la tête qui va exploser, s'emporta le jeune homme.
- Oh je vois, murmura le haut gradé, tu as simplement failli avoir une hypothermie, et tu serais probablement tombé dans le coma. J'ai du te ramener en vitesse car tu t'es endormi, là bas, évidemment ! Mais sinon tout va très bien , ironisa Mustang.
- Je ne crois pas vous avoir demandé de me sauver ! lança Edward. Une lueur de rage, dans le regard.
- Bien Fullmetal, retournes-y maintenant, si tu es candidat au suicide, mais si tu y vas, ne te rate pas cette fois, que je ne dérange pas la morgue trente-six fois,commença Mustang, regardant le Fullmetal, à la fois d'un façon outrée et exaspérée en même temps, ce qui lui donnait un air bizarre, mais qu' Ed jugea « à son goût », avant de se maudire intérieurement pour ses pensées perverses.
- C'est bon, on peut jamais rien dire, enfin, …commença Ed une lueur plus que gênée, dans le regard, le visage écarlate dû à la chaleur de la pièce, mais qui lui permettait de cacher son trouble à son supérieur qui ne semblait pas en être choqué, … Merci, Colonel. finit-il par avouer, après un effort surhumain.
Le Colonel ne réagit pas à cette phrase, mais il regarda Ed étrangement, et ils allèrent se coucher.
Ed se mit surtout à penser que la mission n'avançait guerre, qu'importe, ici il n y pas que la mission qui pouvait avancer.
La nuit se passa plutôt normalement et Ed, très mal à l'aise se força à rester près de Mustang, à la fois pour combattre son trouble et sa gêne, et également parce que la sensation de manque se faisait sentir.
C'est ainsi qu'il ne pouvait plus se mentir à lui-même… --
Voila le chapitre 2, j'espère que ça vous a plu ou pas, sinon mettez tout ça par écrit, car je vais voir si je continue ou pas. Merci encore d'avoir lu, à bientôt j'espère.
