Voici la suite! Merci encore à fanHPTW pour ses reviews :)
.oOo.
C'est tout sourire que Dorea et Charlus sortirent dans la rue. Ils logeaient dans un hôtel du Quartier de Passage. C'était pour ainsi dire, le Chemin de Traverse français.
Dorea avait beau insisté, Charlus ne voulait pas lui dire la surprise qu'il lui avait préparé. Il disait que ce ne serait plus une surprise.
-J'ai entendu dire que les français mangeaient des escargots, lui chuchota-t-il alors qu'ils passaient devant la vitrine d'un restaurant où une grande boîte en bois était remplie de ces mollusques. Paraît-il que c'est très bon.
Dorea le regarda avec une expression de dégoût qui fit rire son mari.
Ils sortirent rapidement d'ici pour passer côté moldu. Alors qu'à Londres, le Bar par lequel ils passaient donnait sur une ruelle sombre, ici, ils arrivèrent dans un certain quartier Latin, peuplés de jeunes. Ils avancèrent, demandant leur chemin à quelques Moldus, un bon moment. Enfin, ils finirent pas tomber sur cette fameuse Tour Eiffel.
Dorea s'attendait à quelque chose de beau. Or ce n'était qu'une structure en fer. Même pas un travail de Gobelin. En tout cas, Charlus avait l'air impressionné par sa hauteur, et voulu absolument monter. Il y avait une foule énorme, aussi, ils lancèrent quelques sortilèges de Confusion et purent passèrent devant tous les Moldus qui ne se rendirent compte de rien.
Arrivés tout en haut, Dorea fut soufflée. Elle qui n'était jamais monté aussi haut en balais pu voir toute la ville. Charlus, en revanche, ne fut pas aussi impressionné qu'elle. En même temps, avec son métier de joueur de Quidditch professionnel, il avait dut avoir ce genre de vues plusieurs fois.
Ils finirent par redescendre, et retournèrent dans le Quartier sorcier. Il était déjà l'heure d'aller souper.
-Viens, tu vas découvrir ta surprise! lui murmura Charlus.
Elle eut un grand sourire.
Charlus la conduisit dans un restaurant gastronomique. On disait que les mets français étaient encore mieux que ceux de Poudlard, et Dorea fut malheureusement obligée d'être d'accord.
Le serveur leur avaient proposé des escargots, mais comprenant qu'ils étaient anglais, les avait tout de suite orienté vers un plat plus traditionnel. Le vin était parfait selon Charlus, car elle n'avait pas put en boire, et les desserts avaient régalés leurs papilles.
A la fin, ils ne pouvaient plus rien manger, et l'alcool dans le sang de son mari, rendait joyeux Charlus. Ainsi, il insista pour faire une balade. Leurs pieds les menèrent dans un parc. Les plantes paraissaient dormir, de petits ronflement semblaient leur échapper.
Ils finirent pas s'assoir sur un banc en pierre. Dans les bras de son mari, Dorea était bien. Elle avait posé sa tête sur son épaule, et elle entendait le cœur de Charlus battre doucement. Comme le sien.
Alors qu'elle allait s'assoupir, il l'assit sur ses genoux. Elle eut un hoquet, à cause de ce brusque mouvement. Puis doucement, il se mit à l'embrassait. Elle se laissa faire, et répondit à son baiser, jusqu'à-ce qu'une de ses mains baladeuses la ramènent à la réalité.
-Charlus, souffla-t-elle, nous sommes dans un parc... Il faudrait rentrer tu ne crois pas?..
Il se redressa d'un bon, tout en la prenant dans ses bras.
-Charlus! s'exclama-t-elle. Tu es fou! Repose-moi!
-Mais...
-Nous sommes dans un endroit public voyons!
-Et si je n'en fiche? dit-il en la regardant dans les yeux.
Elle ouvrit de grands yeux. Il sembla content de la déstabiliser mais la reposa en sol avant de lui proposer son bras qu'elle accepta rapidement. Ils rentrèrent doucement à l'hôtel, même si Charlus n'arrêtait pas de lui racontait des bêtises auxquels elle était obligée de rire.
En arrivant devant la porte de leur chambre, Dorea se sentit quitter le sol de nouveau. Elle n'eut pas besoin de parler pour savoir que c'était Charlus.
Mais qu'est-ce qu'il avait ce soir? Il était euphorique!
-Charlus, tu es complètement saoul...
-Je sais, rit-il une fois qu'ils furent dans leur chambre.
Le temps qu'elle passe à la salle de bain se débarbouiller, Charlus s'était endormi dans un fauteuil, la bouche ouverte, les cheveux encore plus en pétard que d'habitude.
Elle eut un sourire tendre. Il était vraiment mignon lorsqu'il dormait. Elle sortit sa baguette pour humidifier son mouchoir de poche et le passer sur la figure de son mari avant de le coucher avec un soir de lévitation. Puis elle se coucha à côté de lui. Pas moins de quelques secondes plus tard, elle se sentit tirait vers le centre du lit, et retrouva avec plaisir les bras de Charlus.
.oOo.
A plusieurs centaines de kilomètre de Paris, Lucretia et Ignatus regagnaient leur maisonnette après un dîné chez leurs nouveaux amis Dragonniers. Ce matin là, après avoir rédigé une réponse à Dorea et Charlus, les deux jeunes mariés étaient retournés auprès des dragons.
La journée avait été un peu tendue. Des rumeurs disait que Grindelwald était dans le coin. On disait même qu'il chercherait en entrer en contact avec le directeur de la réserve. Ainsi, tout le monde avait été sur le qui-vive toute la journée. Lucretia et Ignatus, bien que venant tous deux de vieilles familles sorcières, ne partageait pas sa vision des choses. Ils avaient déjà eu ce genre de discussion par le passé, mais celle-ci avait été plus sérieuse.
-J'aurais peut-être dû rester au Pérou. C'est dangereux ici.
-Ne t'inquiète pas, avait dit Lucretia, nous sommes tous les deux des Sang-Purs.
-Et les gens de la réserve? Certains sont des Sangs-Mêlés ou des Nés-Moldus. Si le patron venait à s'allier à Grindelwald, nous serons bien obligé de prendre parti!
-Il est lui-même un Sang-mêlé, il ne s'alliera pas avec cet homme.
-Et s'il en est contraint?
-Pourquoi, Merlin, voudrais-tu qu'il y soit contrait?
-Tu connais l'Imperium? Imagine qu'on le soumette. Et à nous aussi! Si on devait tuer des amis?
-Tu peux y résister, Ignatus.
-Pas toujours, et tu peux en devenir fou de douleur à force de résister, avait insisté son mari.
-On verra à ce moment-là.
La discussion s'était arrêtée ici, car ils avaient dû partir s'occuper des dragons. Des Aurors roumains étaient arrivés vers midi, et des tours de garde avaient été mis en place. C'est pour cela qu'ils avaient mangé avec leurs amis, afin de ne pas être seuls si une attaque avait lieux.
Heureusement, personne de suspect n'avait été vu la journée.
On racontait que depuis quelques années, les violences faîtes aux Moldus avaient passé un stade de cruauté effrayant. Lucretia, qui avait grandi en Angleterre, n'avait pas été autant touchée que le reste des habitants européens. Même si elle était au courant des quelques attaques qui avait été menées dans son pays.
Tous ça pour dire qu'elle n'était pas aussi inquiète qu'Ignatus. Et puis, elle venait de la famille Black, et cette famille était puissante et respectée. Tout comme les Prewett. Elle n'avait pas à craindre.
Même si voir Ignatus aussi inquiet la faisait réfléchir, elle était trop heureuse de sa situation pour se souciait réellement du monde extérieur.
Ignatus et elle avait commencé à apprendre le roumain. Quelques mots, quelques sorts : c'était toujours pratique. Cette nuit, ou plutôt à l'aube, elle devrait partir aux bords de la réserve avec Ignatus, deux Aurors et d'autres Dragonniers afin de renforcer les sorts de Protection alentour. Contre Grindelwald bien sûr, mais surtout des Repousse-Moldus. Il suffisait qu'un Moldu entre ici, et il perdrait la tête. Il paraît que c'était déjà arriver, et qu'il avait fallu lui envoyer un sortilège d'amnésie si puissant que le pauvre avait passé plusieurs semaines dans le coma.
Ils partirent dès deux heures du matin.
- Repello Moldum...
Elle n'avait pas arrêté de prononcer ce sort pendant deux heures avant d'être remplacer par la relève.
Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que ce n'était nullement eux que Grindelwald avait prévu de viser d'ici quelques jours, mais d'autres personnes.
