Hey! Initialement il ne devait avoir un deuxième chapitre mais l'inspiration est finalement venu. Je vous remercie pour tout vos follow et favoris ainsi que pour vos reviews.
Réponse aux reviews anonymes:
Elena: Une suite comme demandé. Un veritable Happy end? Il faudra lire jusqu'en bas pour le savoir :)
Astrea: Ravie que cela t'ai plu. J'espère que ce deuxième chapitre te plaira autant que le premier :)
Je rajouterai les réponses aux reviews anonymes en bas de ce chapitre au fur et à mesure :)
Bonne lecture!
oOoOoOoOo
« Je t'aime. » Ses lèvres si douces se posèrent délicatement sur les miennes.
« Avada Kedavra. » La lumière verte fusa sur lui. Son corps, sans vie, s'affaissa face à moi. Je sentis mon cœur se lacerait, il ne pouvait mourir. Il n'avait pas le droit de mourir.
De loin, j'entendis le rire fou de Bellatrix.
« Harry Potter est mort ! »
Mes genoux lâchèrent tandis que l'information montait doucement au cerveau. Il m'avait quitté. Mon amour n'était plus.
Encore une fois, Voldemort avait tué une personne qui m'était chère.
J'attrapais la baguette d'Harry du bout des doigts. Je n'avais plus rien à perdre. Je n'avais pas encore saisie que la vie m'avait quitté. Que Harry m'avait quitté. Je lui avais dit que je ne pouvais vivre sans lui.
Je sentais mon corps bougeait mais mon cœur me faisait si mal, la peine était si grande, que je n'avais pas conscience de mes gestes.
Je m'entendis jetai des sorts, tué toutes les personnes face à moi. Attendant simplement que l'on me délivre de ma peine. Attendant simplement que l'on me tue. Je n'avais plus conscience de rien. Je ne savais qu'une chose. Harry était mort par la faute de Voldemort.
Vengeance.
Je rouvris mes yeux, que je n'avais conscience d'avoir fermé. Mon regard scanna les alentours, ignorant les regards terrifié autour de moi. Je le vis enfin. Debout, souriant, certain de sa victoire.
Le mot vengeance remplissait tout mon esprit. Je me mis à l'attaquer, sans relâche. Je devais tuer Voldemort pour venger la mort d'Harry, ensuite je pourrais mourir et rejoindre mon amour.
Je n'étais pas sot, malgré mon désespoir, je savais qu'il ne pouvait mourir que de la main d'Harry mais je voulais qu'il souffre jusqu'au plus profond de son âme. Je ne voulais plus que lui, n'entendait plus que ses cris d'agonies. Depuis quand étais-je là à l'attaquer ? À déchirer sa peau ? À l'arracher ? À la bruler ? À broyer ses os ? À les faire fondre ? À l'empoissonner ? À l'éviscérer ?
« STOP ! » Je sentis un corps se presser contre le mien. « Arrêtes-toi. » Mes jambes me lâchèrent de nouveau sous la perte de l'adrénaline. Je m'effondrai contre Lucius. « Chut … Calmes-toi Severus. » Il tentait de m'apaiser mais cela ne dit que refaire sortir mon désespoir.
« Il est mort Luce … »
« Il est en vie. Il est dans le coma mais en vie, alors calmes-toi. » Je tournai mon visage vers lui. Le noir remplaça ma vision. Le corps d'Harry me fit face, son corps maintenant pâle.
« C'est ta faute si je suis dans le coma Sev'. Tu aurais dû me faire les premiers soins avant de partir te venger. Tu n'aurais pas dû m'embrasser au milieu du champ de bataille. »
« C'est faux ! »
Je me redressai brusquement dans mon lit. Ce n'étais qu'un rêve.
Non.
Un souvenir.
Harry est dans le coma depuis une semaine et Minerva m'a obligé de retourner chez moi pour dormir. Je regardai l'heure. Six heures, je n'avais dormi qu'une heure. Mais cela en faisait huit que j'étais ici. C'était suffisant. Seule une chose m'importait : Rejoindre Harry.
Je devais me laver, sinon Minerva me renverrai loin de lui.
OoOoOoOo
« Severus ! Je vous avais dit de dormir ! Et vous deviez manger aussi. » Je l'ignorai et continuai mon chemin à travers St Mangouste. « Severus je vous parle. » Ne pouvait-elle pas me laisser tranquille ? Juste me laissez le rejoindre. Est-ce trop demandé ? Je retins in extrémiste mon soupir de désespoir.
« Minerva, assez. Je suis partie toute la nuit, ne m'en demandé pas plus. » Elle soupira.
« Severus, je ne veux pas vous empêcher de le voir, je veux juste vous empêcher de vous détruire. »
« Alors laissez-moi le voir. » Car je suis comme mort quand il n'est pas à mes côtés.
Je repris mon chemin et rentra deux chambres plus loin. Je jetai un rapide coup d'œil à la pièce, regardant l'état des autres patients. Pas que cela m'intéresse vraiment mais je me doute qu'Harry voudra savoir à son retour.
La famille Weasley était auprès de leurs fils Charly et Fred. Le deuxième était dans un état critique tandis que le premier avait les jambes paralyser en attente de soin plus efficace. La situation n'étant pas alarmante, il restait ici jusqu'à ce qu'on puisse le soigner correctement.
La famille Malfoy était au chevet de Lucius. Dans ses nombreuses tentatives de me calmer il c'était pris des sorts m'étant destiné ou que je destinais à d'autres. Il c'était évanoui peu de temps après moi.
Je chassais rapidement le sentiment de culpabilité qui me rongeait, ce n'était pas le moment.
Je me rapprochai du lit d'Harry. Je pris place sur mon fauteuil et lui saisis délicatement la main. Je portais sa main à ma bouche et l'embrassai doucement.
« Professeur Snape ? » Je relevai ma tête en direction de Miss Granger. Elle se faisait un devoir de me rapporter toutes les nouvelles, sachant tout comme moi qu'Harry voudrait savoir.
« Je vous écoute. » Ma voix me paraissait tellement las, si loin de la peur qu'elle inspirait.
« L'état de Fred c'est stabilisé. Charly est toujours en attente de soin, St Mangouste fait face a de trop nombreux cas critique. Monsieur Malfoy c'est réveillé un court instant cette nuit. Les médecins pensent qu'il devrait se réveiller de nouveau aujourd'hui.
Dans les autres chambres, au niveau des professeurs. Remus est toujours dans le coma. Le professeur McGonagall est presque rétabli. Quant au professeur Bibine, elle a succombé à ses blessures.
Au niveau des élèves ont dénombre huit qui ont succombé à leurs blessures, deux dans chaque maison. Blaise Zabini est réveillé, il a demandé des nouvelles de Draco Malfoy puis n'a plus dit un mot. » Du coin de l'œil je vis mon filleul se levai, embrassai ses parents, et quittai la pièce. Les deux autres familles en profitai toujours pour écouter les nouvelles donnait par Miss Granger.
« Le ministère … Le ministère persiste a essayé de vous arrêter. Neville et le Professeur Chourave ont de plus en plus de mal à les empêcher d'agir. » Londubat et Pomona avaient été les deux seuls en assez bonne état après la guerre pour prendre ma défense.
J'avais beau avoir envoyé Voldemort en prison, au yeux du ministère je restai le meurtrier d'Albus.
« Qu'il tienne jusqu'à ce qu'Harry ce réveille. » C'est tout ce que je réclamai.
« Le ministre veux vous faire subir le baiser du détraqueur. » Sa voix était faible. Je me détachai de la situation comme si nous ne parlions pas de ma futur mort.
« Quand ? » Je sentais le regard de toutes les personnes éveillés de la pièce posaient sur nous.
« Ils ont réussi à le reporter à demain. » Demain … C'est tôt … C'est peu. « Ils tentent de le repousser plus. »
« Je vais aller m'en occuper Severus. » Je tournai mon regard vers Arthur ce qui me permit de voir au passage le visage en larme de Narcissa.
« Reste auprès de tes enfants. » Cela n'en vaut pas la peine. A moins que mon amour ne se réveille cela ne sert à rien.
La porte s'ouvrit sur cinq hommes.
« Monsieur le Ministre, que nous vaut cette honneur. » Je reportai mon attention sur Harry, gardait Narcissa en vue du coin de l'œil.
« Madame Malfoy, je vous rassure, je ne suis pas là pour vous. Pas encore. » Narcissa était tendu, elle utilisait son corps comme barrière face à son mari alité. « J'ai appris que votre mari nous avait fait l'honneur d'un court réveille. Le tribunal attend avec impatience son réveil … Surtout les détraqueurs en faites. » Une furieuse envie de le frapper me saisit. « Nous sommes ici pour Severus Snape. Il est hors de question qu'il reste ici jusqu'à demain. » Des cris de protestations fusèrent.
Les choses allaient donc finir ainsi ? Je vais vivre tel un mort vivant. Mon âme en perdition tandis que mon amour demeure entre la vie et la mort ? J'aurai du me suicider comme je le voulais, je n'aurai du continuer à espérer que la vie que l'on avait rêvé ne se réalise.
Je retins un soupir.
« Severus Snape, vous êtes en état d'arrestation. » Je me levai sans un mot, déposai doucement la main d'Harry et me décidai enfin à regarder les nouveaux arrivants.
« Dépêchez-vous ! Nous n'avons pas que ça à faire. »
« Ne pouvez-vous pas simplement la fermer ? Votre voix m'horripile. » Le ministre semblait indigner par mes propos. J'avais tellement envie de l'insulter. Il osait me séparer de mon amour.
« Sev' » Impossible. Je me tournai vivement vers Harry. « Sev' » Sa voix n'était qu'un chuchotement. J'étais le seul à l'avoir entendu. Des larmes commencèrent à couler sur son visage. Je me précipitai vers lui tandis qu'il s'agitait.
« Chut. Calmes-toi. C'est fini. Tu es en sécurité. » Je bloquais ses poignets continuant de lui chuchoter des paroles rassurantes. Son regard partait dans tous les sens. Il était paniqué.
Et puis merde !
Je lâchais ses poignets et me saisit de son visage pour l'embrasser. En moins d'une seconde son corps cessa de se débattre et son regard se fixa dans le mien. Je m'éloignai légèrement ne voulant pas me donner plus encore en spectacle. Il me rapprocha de lui en nouant ses bras autour de mon cou.
« Voldemort ? » Sa voix était rêche, il devait avoir soif.
« En prison, seul toi peux le tuer. » Il acquiesça. « Tu veux bien me libérer ? Que je te passe un verre d'eau. » Il sourit, m'embrassa chastement et reposa ses bras le long du corps. Je le saisis pour le mettre en position assise.
« Tu es pâle Sev'. »
« Tait-toi et bois. C'est toi qui es convalescent. » Je pris le verre que me tendais Miss Granger et l'aida à boire. Il sembla se rendre compte de la présence de d'autres personnes.
« Monsieur le Ministre, quel honneur ! Pourquoi êtes-vous ici avec un si beau cortège. » Son sarcasme me fit sourire intérieurement. On sentait tout le dégoût qu'il portait à notre cher Ministre.
« Nous sommes là pour arrêter le mangemort Severus Snape. » Sa voix était faussement sûre d'elle.
« Plait-il ? » Harry me saisit la main à m'en broyer les os. Tout à coup on oublier qu'il venait de passer une semaine dans le coma. Sa colère contenue dans sa voix ne l'était aucunement dans ses yeux verts. Le ministre déglutit.
« Il est le meurtrier de Dumbledore. » Sa voix était pathétique, il semblait cherchait à se convaincre lui-même.
La magie de mon amour commençait à s'échapper de son corps. Ses yeux irradiaient de colère.
« Dites-moi mon cher abruti de ministre. Notre cher petit Voldy, il peut s'enfuit, non ? » Le ministre acquiesça, non sans une grimace. « Et seul moi peux le tuer, n'est-ce pas ? » Où voulait-il en venir ?
« Effectivement. »
« Bien, alors un petit accord s'impose. » Il était rare que son côté Serpentard ressorte, mais il était plaisant de le voir ainsi. « Il serait malheureux que je refuse de m'occuper de Voldemort parce que vous osez vous en prendre à Severus. Cela serait fâcheux que votre chère Survivant attente à sa vie après que vous ayez attenté à la vie de son compagnon. » L'idée me révulsait. Harry ne pouvait pas mourir. Je serai à mon tour sa main, refusant l'idée même de sa mort.
« C'est un mangemort ! Tout comme les Malfoy ! »
« Ce sont des espions ! Des héros qui ont mené à la victoire autant voir plus que les Weasley ! Je ne vous permettrai pas de toucher à l'un d'eux ! »
« Monsieur Potter, voyons »
« Allez-y Monsieur le Ministre. Faites subir le baiser à Severus Snape. Mais dans ce cas penser à préparer mon enterrement en même temps. Et dépêchez-vous de trouver une solution pour Voldy car je le laisserai sans pitié continuer ce qu'il faisait. Maintenant Monsieur le Ministre si vous vous décidez d'abandonner toutes les charges contre les Malfoy et Severus, je vous prierai de quitter cette chambre et de ne pas vous représenté devant moi. Si et seulement si vous faites cela je viendrai m'occuper de Voldy lorsque je serai en état de quitter cet hôpital. »
Le Ministre sembla hésita avant de grimacer et quitter la pièce sous le sourire goguenard des Aurors. A peine eut-il franchit la porte qu'Harry s'effondra dans le lit, perdant toute sa prestance.
« Severus. » Il me fit les yeux doux. Je levai les yeux au ciel et le pris dans mes bras, m'asseyant sur le lit. « Merci. »
« Tu le savais pas vrai amour? » Ma voix n'était qu'un chuchotement, je ne voulais que les autres entendent. Il tourna son regard vers les Malfoy.
« J'étais le septième Horcruxe. Je devais mourir si on voulait que Voldemort puisse mourir également et définitivement. »
« Ne me fais plus jamais aussi peur espèce d'abruti. » Il rigola légèrement.
« Ma mort ne fait plus parti de mes projets. » Il rapprocha son dos de mon torse, prenant un peu plus appuie sur moi. « Lucius va bien ? »
« Il ne devrait pas tarder à se réveiller. »
« Et les Weasley ? »
« Charly est blessé mais rien de grave. Fred était dans un état critique mais il s'est stabilisé. »
« Remus ? »
« Il est dans le coma. »
« Cela fait combien de temps ? »
« Une semaine. » Il acquiesça, posant cette fois son regard sur Hermione.
« Tu me diras le reste plus tard ? Je suis trop fatigué. » Elle acquiesça.
Il se rendormit dans mes bras, sans un mot. Je pouvais me reposer désormais, mon amour était avec moi.
OoOoOoO
« Tonton Ry ! » Je regardai son filleul tenté de s'approcher d'Harry. Le gosse avait deux ans, Teddy Lupin. Voilà que je fréquentai deux enfants de maraudeur, j'étais foutu.
« Que regardes-tu Severus ? » Je portais ma tasse à ma bouche, continuant d'observer Harry par la fenêtre. « Je vois. Draco et Blaise viennent manger à la maison ce soir, tu es sur que vous ne voulez pas rester ? » Je tournai mon regard vers Lucius.
« On doit ramener le petit à Lupin, il rentre aujourd'hui. »
« Donc vous repartez en voyage demain ? » J'acquiesçai doucement.
Harry avait voulu faire le tour du monde, il voulait oublier la guerre et tous ses morts. Nombreux de ses amis avait fini par périr de leurs blessures ou se suicider. Le meurtre de Voldemort avait été un événement difficile pour lui.
Voilà deux ans que l'on partait voir différent pays, revenant de temps en temps voir les uns et les autres. C'était nos familles, les Malfoy pour moi, les Weasley pour lui, il avait besoin de les voir. Et je devais admettre que moi aussi.
« Vous serez là pour l'accouchement de Hermione ? » J'acquiesçai de nouveau. Hermione Granger et Ron Weasley c'était finalement marié et étaient dans l'attente d'un enfant. « Harry m'a dit que vous aviez parlé d'adoption ? »
« C'est envisagé. Il aimerait bien mais je ne veux que l'on adopte tant que l'on fait le tour du monde. »
« Alors je présume que je ne vais pas tarder à t'avoir de nouveau à porter de main à tout instant ? » Je souris. C'était un geste que j'avais appris à faire assez souvent ses deux dernières années.
« Et le mariage ? »
« Pourquoi crois-tu que notre prochain voyage soit à Venise ? » Lieu typiquement romantique et typiquement cliché. Mais je savais que cela lui plairait.
« Oh ! Je suis certain qu'il dira oui. » Comme s'il pouvait dire non ? Je sais très bien qu'il préférait que l'on soit marié avant d'adopter et vue la manière dont il insiste pour qu'on adopte. « Tu as la bague ? » Je sortis l'écrin de ma poche et lui tendis. Il siffla. « Tu as bien changé Severus, je ne te pensais pas si romantique. » Je levai les yeux au ciel.
Il était temps de partir, de continuer à vivre notre vie pleinement. Vivre notre amour aux yeux de tous. L'histoire de Freedy semblait bien lointaine.
« Amour ! C'est l'heure d'aller ramener ton filleul. » Il prit le petit dans ses bras, rassembla les affaires d'un coup de baguette et vint m'embrassai.
« Allons-y mon chéri. » Je lui ébouriffai les cheveux et l'ont parti après les salutations d'usage.
Il serait peut-être temps de nous trouver une maison.
Réponse au review anonymes de ce chapitre :
Astrea: Merci pour ton commentaire, je suis ravi que le chapitre t'ai plu :)
