Salut !
Voici, comme promis (mais en retard...), le chapitre 2 de cette fic ! Je pense qu'il vous plaira plus que le premier car on y découvre enfin la principale intrigue !
Merci beaucoup pour vos reviews ! Je sais, je n'ai pas beaucoup parlé de Kagami, mais ça viendra, soyez patient ^^
Ce chapitre a été corrigé par Litch-sama ^^ Merci à elle.
Bonne lecture !
Daiki
Je rentrais à pas très lents chez moi. Mais qu'est-ce que j'avais fait !?
Kuroko était un gars bien, un garçon innocent et adorable, le genre de personne que j'aimerai bien avoir comme ami. Mais seulement comme ami ! Rien de plus. Pourtant, c'était visible que le bleuté avait le béguin pour moi. Rien qu'à ses yeux, je l'avais vu. Je m'étais d'ailleurs dit que ce serait plus compliqué que je ne le pensais d'être ami, et seulement ami avec lui.
Quand nous étions sur le bancs, j'avais reçu un message de Ryota, mon actuel petit copain. Il me disait qu'il était là. Qu'il voulait me voir juste deux secondes, le temps d'un baiser car il ne pouvait pas rester plus longtemps mais il voulait quand même me voir.
Alors j'ai planté un peu lamentablement Kuroko et je suis allé le chercher. Mais je ne l'ai pas trouvé. Enfin, si, je pensais l'avoir trouvé, je n'ai pas fait attention, cheveux aussi long, même sorte de frange, à peu près le même gabarit vu de dos. Dans le noir, Kuroko et Ryota se ressemblait. Alors j'ai pas fait gaffe. J'ai embrassé le bleuté sans faire attention, j'ai confondu. Ça arrive à tout le monde non ? Mais ensuite, je n'ai pas réalisé que ce n'était pas lui, Kuroko embrassait tellement bien... Et puis, qu'est ce qui m'a pris de dire qu'il m'avait manqué ? Kuroko a cru que je l'aimais.
Évidement, après un tel baiser, je ne pouvais pas le planté de nouveau et aller retrouver mon copain, l'embrasser pour de bon et repartir vers un autre qui pensait que je partageais ses sentiments. Pourtant, c'est ce que j'ai fait. J'ai prétexté une envie pressante et je suis allé rejoindre mon blondinet qui attendait vers un parking.
-Oh ! Daicchi ! Je commençais à me dire que tu ne viendrai pas.
-Je suis désolé, il y a tellement de monde !
Mon petit ami passa ses bras autour de mon cou. J'adorai les traits de son visage, il sont vraiment parfaits, harmonieux. Et puis, il a des yeux vraiment magnifiques, d'une couleur ambrée sublime que je pourrais contempler toute une éternité.
Je posais mes lèvres sur les siennes, savourait le goût qu'elles avaient. Bien différentes de celles de Kuroko. Mais tout aussi agréables. Mais Ryota ne dégageait pas cette impression d'innocence, de fragilité. Il avait un corps plus robuste.
Pourquoi je compare mon mec à un presque inconnu ?
J'interromps le baiser. Ryota semble un peu déçu mais ne dit rien et se contente de sourire. Il regarda l'heure et son sourire s'effaça.
-Je dois déjà y aller. Je suis désolé de ne pas pouvoir rester...
-C'est pas grave. On se revoit le week-end prochain de toute façon.
-Oui. J'ai hâte.
Il frôla de ses lèves les miennes et s'éloigna avec un dernier petit regard un peu énigmatique. Je regardais sa chevelure blonde disparaître au loin. Mais je n'avais pas le temps de la voir s'éloigner plus, je devais retourner voir Kuroko avant qu'il ne se doute de quelque chose.
Il m'attendait, un doux sourire sur les lèvres, qui, il faut le dire, était plutôt beau.
-Tu en a mis du temps... commentât-il simplement avant de se lever et de m'entraîner au milieu des danseurs.
Son corps bougeait harmonieusement, personne ne le voyait danser comme il le faisait, pourtant, c'était magnifique. Il attrapa mes mains et je fut forcé de bouger avec lui. Je devais dire que je m'amusais beaucoup. J'appréhendais même la fin du concert, je passais une vraie bonne soirée.
Est-ce que je me serai autant amusé avec Ryota ?
J'étais presque obligé de me poser la question. Après tout, Kuroko pensait qu'on était ensemble, ou du moins, amoureux. Alors forcement, je me devais de penser être amoureux de lui pendant qu'il était encore là.
Le concert fini, je le raccompagnai à l'arrêt de bus, il me proposa un milk-shake mais je dû décliner. Je n'avais pas vraiment faim et je n'aimais pas ça. Cela semblait le décevoir.
Il me pris dans ses bras avant de monter dans le bus, je devais dire que j'étais relativement mal à l'aise. Comment j'allais faire !? S'il me disait qu'il voulait me revoir, comment j'allais faire ? Je ne pouvais pas être sur deux fronts en même temps, tromper Ryota ? C'était impensable, Ryota était mon mec depuis maintenant un an, je ne pouvais pas lui faire ça !
Mais Kuroko... Je ne peux pas non plus lui dire que je ne l'aime pas, pas après avoir moi-même amorcé un baiser (involontaire) entre nous deux !
Je commença à m'éloigner de l'arrêt une fois le bus parti et pus enfin me relaxer et réfléchir à comment régler cette histoire. Dire la vérité, mais à qui ? Oser dire à Ryota que j'ai embrassé un garçon, par erreur et que maintenant il me pense amoureux de lui ? Non, cela lui ferait beaucoup de mal de savoir que j'ai joué le jeu de l'amoureux pendant presque deux heures. Mais briser le cœur de Kuroko alors que je dois être son premier amour...
J'étais presque devant la porte de ma maison quand je reçu un message de Kuroko disant qu'il était libre un soir dans la semaine. Les jours de semaines, Ryota était à Yokohama, il n'y avait aucun risque qu'on se croise. Je ne devais pas lui donner un jour trop tôt dans la semaine, au risque que Kuroko pense que j'avais hâte de le revoir, mais pas un jour trop prés du week-end, car sinon il pourrait penser que je cherche à l'éviter. C'est une stratégie que Satsu, mon amie d'enfance, m'a donné pour fixer mes premiers rendez-vous avec Ryota.
Mercredi ? Envoyais-je au bleuté. Je reçus vite la réponse, un simple OK avec un smiley. Je n'imaginais pas que Kuroko était du genre a utiliser des smiley. Mais il n'était pas comme Ryota qui en mettait à tout bout de champs, il ne parlait presque qu'avec eux par messages. Je ne m'en plaignais pas. Je trouvais cela marrant et nous nous amusons souvent à ne s'envoyer que des smileys pour faire passer un message. Mais parfois, on ne comprenaient pas les bonnes choses.
Je reçu un nouveau message me souhaitant une bonne nuit de la part du bleuté et je lui répondis la même chose.
Le pire serait que mes parents se rendent compte que je vois quelqu'un d'autre que Ryota. Ils ne comprendraient pas ma situation délicate, ils me diraient que je dois la vérité aux deux et mettre un terme à ma fausse relation avant qu'elle ne s'enflamme. Ils auraient raison, je ne peux pas me permettre une double vie. Je briserai le cœur de Kuroko, Kise aurait du mal à me pardonner mon mensonge. Que devrais-je faire ? Profiter de ce rendez-vous pour dire la vérité à Kuroko ?
Mes parents étaient déjà couchés quand je suis rentré, ils avaient laissé un petit mot sur le frigo, me disant qu'il y avait des restes si jamais j'avais faim en rentrant de ma soirée. J'aurai sûrement mangé si cette histoire avec Kuroko et Ryota ne me plombait pas le moral.
Légèrement déprimé, je montai me coucher après avoir fait un saut dans la salle de bain pour me brosser les dents. Je reçu un message de Ryota, une photo de lui sous sa couette avec le flash. Il avait les yeux rétrécis par la lumière et ses cheveux doré en pétard sur sa tête. Mais son sourire était magnifique. Il avait sûrement le plus beau sourire au monde. Et aussi de beaux yeux. Avec des cils très longs.
Je lui répondis qu'il était magnifique avant de me rouler sous ma couette, de prendre mon portable et de mettre l'appareil photo et le flash pour prendre une photo similaire, mais où je fais la grimace. J'étais fière de mon résultat avec les yeux agrandis et la langue tirée au maximum. Je ferai presque peur à un gamin. Je reçu vite la réponse Kise après l'envoi de la photo, il me disait que je faisait peur mais que l'on voyait bien le bleu de mes yeux.
Après un interminable échange de smiley, je déclarai être fatigué et lui souhaite une bonne nuit. Kise me dit, juste avant que je ne m'endorme, qu'il souhaitait que l'on se voit le week-end prochain. Mais je ne lui répondis pas, je devais attendre mon rendez-vous avec Kuroko.
Le lundi, Satsuki me saoûla toute la journée pour que je lui raconte ma soirée avec ce nouvel ami. Je ne lui dit rien de précis, juste une ou deux chose, genre, les musique qui étaient passées, le fait que la musique était un peu forte, et qu'on avait pas énormément discuté.
Je réussit à la convaincre que nous n'avions pas bu. Satsuki est le genre de fille a toujours penser que les garçons boivent des bières dans les soirées. Elle me rappelait sans cesse que j'avais fait des bêtises, que j'avais mal tourné lors de ma première année de collège, parce que je traînais avec un crétin. Que j'avais volé dans des magasins avec lui, que j'avais un peu fumé, que je buvais de la bière avec lui. J'étais un andouille, et elle me le rappelle très souvent. C'est ma thérapie avec elle.
Dans le fond, elle a raison, je ne lui en veux pas. Je suis même un peu heureux qu'elle soit restée malgré mes bêtises, d'autres m'avaient tourné le dos. Pas elle. Satsuki sait qui je suis vraiment, et quel crétin je peux être parfois.
-Sinon... Il est comment ?
-C'est à dire ?
-Mignon... intelligent... Est-ce que c'est quelqu'un de bien, quoi ?
-Tu cherche un copain ?
-Non ! Pourquoi tu penses ça ?
Mais elle rougissait et elle détournait le regard. Je connais Satsuki depuis que j'ai six ans, on allait à la maternelle ensemble, on mangeait le midi chez ma mère un jour, puis chez la sienne le jour suivant. On passait nos journées ensemble. Elle est à la recherche de l'homme parfait. À une époque révolue, elle pensait que c'était moi.
-Tu es mon prince charmant ? Avait-elle dit pour m'aborder la première fois, alors que je déterrais une colonie de fourmis dans la pelouse de l'école, pendant la pause de quatre heure.
-Qu'est ce que tu racontes ?
-Mon prince charmant. C'est toi ?
-Je pense pas. Tu as les cheveux trop long.
À l'époque, je ne savais pas que j'aimais les hommes, mais je n'étais pas intéressé par les filles en tous cas. Plus tard, j'ai rencontré Kise Ryota. Ryota... Il était comme moi. Il n'était pas vraiment branché mec. Mais nous avons très vite compris que nous étions fait l'un pour l'autre. C'est stupide dis comme ça. Mais il n'y a pas d'autre moyen de le dire. Nous sommes complémentaires. Depuis que nous sortons ensemble, je garde des revues cochonnes avec des filles aux gros seins pour faire croire que je suis « normal ». Il y a, à Tôo, un garçon homosexuel. Son nom est inscrit en feutre indélébile dans les toilettes des mecs. Ce gars ne peut plus avoir une vie normale. Il est mal vu de partout et a même été exclu du club de peinture. Je ne veux pas être comme lui.
Dans le lycée de Ryota, c'est différent, il y a des filles qui embrassent d'autres filles, des mecs qui se regardent et ont comprends qu'ils s'aiment. Dans ce lycée, Ryota laisse planer le doute sur son orientation sexuelle. Les garçons le regardent, les filles aussi. Mais il ne parle pas de moi. Je lui ais interdit pour des raisons évidentes. Il est célèbre. Très célèbre même. Surtout auprès des jeunes. Si jamais on savait que c'était moi son petit-ami, non seulement ça se saurait très vite, même à Tokyo, et je serai la risée du lycée. En plus, il perdrait beaucoup de contrat. Pour lui, comme pour moi, notre relation doit rester un secret. Seules nos familles sont à peu près au courant et ne disent rien. Pour mon père, il s'agit d'une romance éphémère. Ma mère croit que Ryota est fait pour moi. Je ne sais pas trop comment le prends vraiment la famille de Ryota. Ils sourient tous devant moi quand je vais chez lui.
Bref, j'avais dit à Satsuki qu'elle avait les cheveux trop court car, c'était vrai, je n'aimais pas les filles aux cheveux longs, surtout qu'ils étaient lisses. Bouclés encore se serait passé.
-Par contre, tu as une couleur de bonbon à la fraise, avais-je complété quand j'avais vu sa mine triste.
-Et c'est bien ?
-Oui. Mais tu n'es pas ma princesse.
C'était la première fois que j'étais délicat avec une fille. Je sentais que Satsuki pourrait devenir mon amie. Et je n'en avais pas avant elle. J'avais le rôle de la brute, alors on m'évitait.
Voilà, après ça, elle m'a demandé si elle pouvait m'aider à chercher la reine fourmi. Je lui ais dit oui, et on lui a cherché un marri, des enfants, et la cloche a sonné.
Nous étions déjà amis.
Avec le temps, Satsuki a déteint sur moi, et je n'ai plus eu ce rôle de brute. Jusqu'à la première année de collège où j'ai rencontré Haizaki au club de basket. Malgré les avertissements de mon amie, j'ai commencé à traîner avec lui et j'ai mal tourné.
Pendant ce temps, elle devenait jolie, intéressante pour des ados pré-pubères. Ils étaient à ses pieds, j'étais son garde du corps. Je lui donnais minutieusement mon avis sur tous ses prétendants. Elle demandait mon feu vert, comme si j'étais son frère, pour sortir avec l'un d'entre eux. Mais ils n'étaient pas Le Prince Charmant qu'elle s'acharne à chercher.
Kuroko n'est pas ce prince charmant. Pas pour elle. Mais il le serait bien pour quelqu'un. Un mec. Pas moi. J'ai déjà Ryota, et il me va à merveille.
-Il n'est pas pour toi.
-Pourquoi ? M'avais demandé Satsu.
-Il est... de l'autre bord.
-Oh...
-Ouais...
-Et Ki-chan?
-Quoi ?
-Il n'est pas jaloux ?
-Non. C'est pas que je cherche à lui cacher des choses... Mais je ne veux pas trop qu'il sache que Kuroko est...
-D'accord. Je ne dirais rien. Mais il faut que tu me promettes qu'il n'est pas intéressé par toi.
-OK. Kuroko n'est pas intéressé par moi.
C'était le plus gros mensonge que je n'avais jamais dit à Satsu. Je m'en veux. J'avoue que j'aurai aimé pourvoir le confier à elle. Mais elle ne comprendrait pas. Même moi je ne comprends pas comment je peux accepter cette double vie.
Satsuki a cessé de me poser des questions, je lui en étais reconnaissant.
Puis, mercredi est arrivé... et avec lui, le premier rencard.
Alors ? Vous ne vous y attendiez pas, non ?
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