ndla: dans cet OS, James et Royce sont un peu machos, moqueurs et arrogants, mais ils sont aussi trés compétants et humains, ils ne sont pas des ordures, Rosalie ne risque rien avec eux.
Rosalie PDV
Ca m'arrive souvent.
Trop souvent.
C'est même souvent plusieurs fois par jour.
Je crois que tous les médecins , internes, infirmiers, aides-soignants, brancardiers, manip radios, administratifs et j'en oublie, de sexe masculin de cet hôpital m'ont draguée un jour ou l'autre, avec plus ou moins de subtilité et de gentillesse.
Il y a eu aussi quelques filles.
Mais c'est NON pour tout le monde.
Je ne sors pas avec des collègues de boulot.
A cet argument, un sacré nombre de gars ont répondu:
« Ah mais t'en fais pas, je suis marié, je veux juste du sexe »
Que répondre à ça?
Que justement, non, je ne veux pas de sexe. Que j'en ai trop eu dans ma vie.
Parce que le sexe, parfois, peut donner l'illusion d'être aimée.
Mais que moi, mon drame, c'est que justement, on ne m'aime pas: on me désire.
Jamais aucun gars ne m'a proposé autre chose que du sexe.
J'étais un trophée à afficher à leur tableau de chasse.
Un beau trophée.
Et je ne veux plus jamais être ça.
Résultat des courses: aucune relation depuis 4 ans.
Ce qui tombe bien, vu que je suis interne pédiatrie urgentiste, je n'ai vraiment pas le temps pour autre chose.
Je suis en stage aux urgences au Seattle's children Hospital depuis 6 mois et je crois que ceux qui bossent ici ont comprit qu'ils peuvent laisser tomber l'affaire avec moi.
C'est un peu plus facile, mais guère parce qu'il reste encore les autres: patients, parents, pompiers, policiers…
Et beaucoup essayent, ou alors il y a les regards.
Je me suis blindée, du coup, forcément.
J'ai acquis la réputation d'être de glace, ce que je ne suis pas, mais à présent, on me surnomme Titanic. Comme en plus je préfère me faire appeler Rose que Rosalie…
Mais je 'en moque.
Moi ce que j'aime, c'est mon métier.
Soigner des enfants c'est-ce qui me fait tripper.
Le reste, je m'en fiche.
Bon, ce n'est pas exactement vrai, parce que je voudrais bien, moi aussi, être aimée pour moi-même.
C'est d'ailleurs ce que j'aime, chez les enfants.
Eux m'apprécient pour ce que je suis, ils se moquent que je sois blonde, belle, que j'ai des seins comme ceci ou un postérieur comme cela…
Les enfants me renvoient une image positive de moi-même, pas juste des désirs sexuels plus ou moins assumés, plus ou moins pervers.
Aujourd'hui je suis affiliée aux sorties en ambulances.
Ce n'est pas ce que je préfère mais ça fait partie du travail, alors je le fais avec minutie et sérieux.
Il est 10h 16 et voilà mon bipeur qui vibre. Je sursaute et me précipite vers l'accueil, fourrant au passage mes dossiers dans les bras de Victoria qui soupire mais sait bien ce qu'il en est.
« Bon courage Rose!: »
« Merci Vic, occupe toi bien du petit Liam! »
Je cours vers l'ambulance et ignore Royce qui me tend la main pour m'aider à monter.
Je n'ai pas besoin d'aide, je suis mince, souple, sportive et je mesure 1m72.
Il ne peut s'empêcher de commenter:
« Moi j'aime les femmes autonomes et sportives! »
Idiot, va!
James en rajoute:
« Moi j'aime les beaux culs et les nichons de rêve, le reste je m'en fou! »
Les deux abrutis éclatent de rire et je les ignore.
Je suis à l'arrière avec les deux andouilles, c'est bien mon jour de chance tiens…
Alors j'ouvre la fenêtre de plexiglas qui nous sépare du conducteur:
« Hey, Gareth, on va sur quoi? »
« Enfant de 8 ans victime de brulures au second degré pour toi Rosalie, il y a un incendie sur la 8° avenue et de nombreux blessés pour James et Royce »
James et Royce se calment, du coup, et comme moi, enfilent des gants et préparent du matériel.
Ils sont internes en chirurgie, c'est moi seule qui vais m'occuper de l'enfant.
L'ambulance freine et James ouvre la porte.
Je saute à terre et tout de suite l'ambiance me prend aux tripes.
Il y a beaucoup de monde.
Il y a déjà 3 ambulances et un camion de pompier à l'échelle déployée.
Un immeuble de petite taille (il ne doit pas y avoir plus de 4 étages) est en feu.
Tout de suite, j'avise l'enfant dont je dois m'occuper: un petit garçon sanglote dans les bras d'un pompier.
Je me précipite vers eux:
« Rosalie Hale interne en pédiatrie, je vais me charger de l'enfant! »
« Ok, je l'installe là! »
Me dit le pompier.
Le petit garçon s'accroche au pompier mais celui-ci réagit bien:
« Ecoute Tyler, mon travail à moi c'était de sortir du feu, et le travail du Docteur Hale c'est de te soigner, elle va faire ça très bien et moi je vais sauver d'autres personnes, d'accord? »
Le petit Tyler pleure encore mais me laisse lui enlever son tee shirt:
« Je veux que tu sauves ma Nessie! »
« C'est qui Nessie? »
« C'est mon chat! »
Le pompier tape dans la main de Tyler:
« J'y vais! »
Je me doute qu'il dit ça pour encourage le gamin: il ne va pas retourner dans le brasier pour sauver un chat, c'est bien trop dangereux.
Je m'occupe du petit, je l'ausculte, examine ses brulures.
Heureusement, tout est rassurant: il tousse mais n'a pas de sifflement à l'auscultation pulmonaire, donc un peu d'oxygène sera suffisant, et il a quelques brulures au second degré aux jambes et sur l'avant bras gauche, mais rien qui ne sera soigné en quelques jours avec du tulle gras et de la biafine.
J'applique le masque à oxygène sur le visage de Tyler qui me fixe de ses grands yeux noirs.
« Allez mon bonhomme, plus de peur que de mal, on va aller à l'hôpital et je te ferai des pansements, tu sais on a des bandages Spiderman!
Il me sourit à travers ses larmes et je lui souris en retour.
Et soudain un homme sur précipite sur lui:
« TYLER! Oh tu va bien! Mon chéri! »
Le petit repousse le masque à oxygène et s'exclame:
« PAPA! PAPA! Le pompier est allé chercher Nessie! J'ai peur pour elle papa! »
Tyler se remet à pleurer dans les bras de son père qui le serre contre lui.
Comme il va bien, je n'insiste pas pour remettre le masque à oxygène.
James arrive et tape sur l'épaule du père de Tyler:
« Monsieur, votre femme a reprit connaissance, elle va mieux on va la transporter à l'hôpital, elle est hors de danger! »
Le père de Tyler le remercie et je me sens soulagée pour cette famille.
Et je vois Tyler ouvrir de grands yeux:
« NESSIE! Papa regarde! »
Je me retourne en même temps que le père de Tyler et vois le pompier de tout à l'heure arriver avec un chaton dans les bras.
Le chat est blanc et noir et parait groggy.
Le pompier s'agenouille devant Tyler:
« Ta chatte est une maligne, elle s'était cachée derrière l'armoire! Elle n'est pas brulée!»
Je suis stupéfaite: ce pompier a risqué sa vie pour sauver le chat de ce petit garçon.
Je suis aussi admirative: quelle empathie, quel courage, quelle générosité!
Tyler et son père caressent et embrassent la chatte, qui ne réagit pas beaucoup.
Le pompier s'empare alors du masque à oxygène et l'applique sur le museau du chaton.
Je ris et pleure en même temps.
Tyler parle à la petite bête qui réagit enfin et tousse avant de se blottir contre l'enfant.
Le père de Tyler nous remercie, le pompier et moi.
Puis le père de Tyler amène son fils embrasser sa maman et la rassurer avant qu'elle ne soit amenée à l'hôpital.
Je regarde le pompier.
Il a ôté son casque et une partie de son matériel de protection.
Il est grand, brun, bouclé avec des yeux bleus d'enfant.
Pourtant ce n'est pas un enfant, il doit avoir dans les 30 ans, mais son regard,ses boucles, son sourire, ses fossettes, son air joyeux, lui donnent un aspect enfantin.
Et il me sourit en me regardant bien en face.
« On a fait du bon boulot, hein? »
« Oui, en effet! »
Je lui tends la main:
« Rosalie Hale , interne en pédiatrie au Seattle's children Hospital! »
« Emmett Cullen, pompier à la 3° brigade! »
Il me serre la main et je n'arrive pas à détacher mon regard du sien, sous le charme.
Mais Royce arrive et m'interpelle:
« Hé, Titanic, on y va! »
Je me sens rougir et je baisse la tête, honteuse.
Royce insiste:
« Oh tu m'entends Titanic?! »
Je dis au pompier, sans le regarder:
« Désolée je dois y aller »
Je me dirige vers l'ambulance , me sentant plus mal que depuis des années.
Ma gorge est douloureuse.
Habituellement soit je réplique vertement à des gars comme Royce , soit je les ignore.
Royce doit sentir que là, je suis vulnérable, parce qu'il en rajoute une couche, se pensant sans doute très drôle:
« Bon, Titanic est là, la température va chuter, remarque on a bien fait de t'emmener sur les lieux d'un incendie! »
James secoue la tête en levant les yeux au ciel.
Il ne me défend pas mais au moins il n'en rajoute pas, c'est déjà ça.
Je m'apprête à m'installer aux côtés de Tyler, mais j'entends une voix sourde:
« Comment tu as appelé la jeune fille? »
Royce couine, impossible de le dire autrement:
« Mais je »
Je me tourne , synchro avec James, pour voir le pompier, enfin, Emmett, debout face à Royce, menaçant et visiblement en colère. Il domine Royce de presque une tête et Royce, pourtant plutôt baraqué, parait tout fragile à côté de lui:
« Ecoute moi bien minable, je suis capable d'aller chercher un chat dans un immeuble en flammes alors je suis capable de défendre les personnes vulnérables, peu importe la manière, donc je te conseille de faire attention à la façon dont tu t'adresses à une jeune fille OK? »
Royce se tasse sur lui-même:
« Oui oui, mais c'était juste une plaisanterie… »
« Ca fait rire que toi! »
Royce monte et s'installe sans moufter au fond de l'ambulance.
Je regarde Emmett en souriant:
« Merci! Mais je ne suis pas vulnérable! »
Il me sourit, d'un grand sourire heureux:
« Dommage! »
Il me fait un clin d'œil tandis que James referme les portes.
Ni Royce ni James ne desserrent les dents de tout le trajet et je me concentre sur Tyler et son chat.
« Je te jure que personne ne mettra Nessie dehors, au besoin, je la planquerai dans mon vestiaire! »
Nessie a l'air d'avoir bien récupéré: elle s'endort dans les bras de James.
A l'hôpital je termine de m'occuper de Tyler, puis je vaque à d'autres occupation.
Je suis à nouveau appelée dans l'après-midi, pour donner les premiers soins à un bébé très pressé qui est né dans la voiture de ses parents sur l'autoroute.
Mais le bébé va très bien, tout comme sa mère, seul le père parait sacrément secoué par l'aventure.
Et puis, alors qu'il me reste encore une heure de garde, Victoria me tape sur l'épaule:
« Hey, Rose, on te demande à l'accueil! »
« Qui ça? »
« Un gars »
Je me dirige vers le comptoir, persuadée de voir le père d'un de mes petits patients.
Mais je me statufie sur place en voyant un homme très grand et plutôt massif.
Je vois des boucles brunes, mais je ne distingue pas son visage, mon cœur bat à toute allure, pourvu que ce soit Emmett…
Il tourne la tête vers moi et nos regards se rencontrent.
C'est bien lui.
Je sens mes lèvres s'étirer en un immense sourire, qu'il me rend bien.
Je ne marche plus: je vole jusqu'à lui!
Au passage j'entends une infirmière rire:
« Tiens, donc, elle est capable de sourire à quelqu'un ayant plus de 12 ans, finalement! »
Mais je m'en fiche, mais alors, totalement.
« Salut »
« Salut…Hum, dis moi je…Enfin, voilà, j'ai deux places pour le matche des Seattle Mariners de ce soir, alors je me demandais si ça te dirais qu'on y aille ensemble? »
Oui oui oui oui oui!
« Euh, pourquoi pas, c'est à quelle heure? »
« 21h00! »
« Je finis dans une heure, on peut y aller direct si tu veux! »
« On aura pas le temps de manger, mais les hot dogs du stade sont super bons! »
« Génial! »
« Je t'attends là alors! »
Il est prêt à passer une heure sur une chaise de la salle d'attente pour m'attendre.
Je retourne en consultation, un sourire figé sur mes lèvres.
Victoria me demande:
« T'aime le base ball toi maintenant? »
« J'en ai horreur! »
Elle rit et me dit:
« T'as raison, un gars comme lui mérite quelques sacrifices! »
Enfin mon heure arrive et je me change en un temps record.
Heureusement, j'ai opté pour un jean ce matin.
Quand je vais le rejoindre, Emmett est assis sur une petite chaise avec un gamin d'environ 3 ans sur les genoux, et encadrés par deux autres, ils regardent un dessin animé sur l'écran de la salle d'attente et rient tous les 4 comme des fous.
Mon cœur bat plus fort encore.
Emmett me voit et pose le petit sur la chaise.
Il passe la main dans les cheveux du gamin et dans ceux de la fillette puis il tape dans la main du garçon:
« Allez les loupiots, je dois y aller, remettez vous vite! »
Ils me rejoint en leur faisant des signes de la main et nous courons ensuite vers le métro.
Il est bondé et on ne peut guère parler.
Arrivés au stade on entre (j'aurais du m'en douter) sans faire la queue, en passant par l'entrée de service, ou se trouvent des pompiers, qu'Emmett salue.
On grimpe s'asseoir et au passage il nous achète des hot dogs et des boissons.
Nous voilà enfin assis et on doit crier pour se parler:
« Tu vas voir, ils sont géniaux cette saison! »
On échange des banalités mais c'est agréable.
Etre avec Emmett est agréable.
L'ambiance est vraiment bonne et je ne vois pas le match passer.
En repartant Emmett me fait passer par un raccourci, et nous reprenons le métro:
« Je te raccompagne Rose, il est tard »
« Ok, c'est sympa! »
« C'est mon deuxième prénom! »
« Ca te va bien! »
« Merci, mais en fait c'est Carlisle, mon second prénom! »
Et là, ça fait tilt dans ma tête:
« Carlisle…Comme Carlisle Cullen? Tu as un lien de parenté avec lui? »
Il sourit, naturel:
« Oui, c'est mon père! »
Ouah. Le docteur Carlisle Cullen est un neurochirurgien très connu, je l'ai vu une fois pour la consultation d'un de mes petit patient, il y a environ 3 mois et j'avais été impressionnée par son professionnalisme et sa gentillesse envers les enfants.
En fait, qu'il soit le père d'Emmett n'est pas si étonnant: tous les deux sont à la fois rigoureux, professionnels et très humains.
Je ne veux pas paraitre intéressée alors j'embraye:
« Tu as des frères et sœurs? »
« Oui un frère et une sœur, et toi? »
« Un frère jumeau, qui prépare une thèse d'histoire, je ne le vois que à moitié enseveli sous une tonne de papiers! »
Ca fait rire Emmett, et il a à nouveau l'air d'avoir 10 ans.
Je me lance:
« Tu as quel âge? »
« 29 ans depuis peu, je n'ose pas te demander le tien? »
« Je n'ai rien à cacher: je vais en avoir 26 dans quelques jours »
On arrive à ma station et on se retrouve vite devant ma porte. Je sors ma clé de mon sac et ma lance:
« Tu…Tu veux monter prendre un dernier verre? »
A mon immense surprise il refuse de la tête en souriant.
Je suis incroyablement dépitée.
Et triste.
Il…Ne veut pas de moi.
Je…Oh bon sang ce que ça peut faire mal…
Mais il me prends dans ses bras et dépose un baiser à la commissure de mes lèvres:
« On a tout le temps Rose, j'ai envie qu'on apprenne à se connaitre, d'accord? »
Ouah, je…Ca m'arrive! A moi! Un gars veut un autre rencard avec moi!
Je lui souris:
« Oh oui, bien sur! »
« On se fait un ciné demain? »
« Je finis à 15 heures, normalement »
« Moi j'ai 24 heures de repos… Je viens te chercher à la sortie du boulot, OK? »
« Oh oui! »
Je rentre chez moi totalement euphorique.
J'ai un rendez-vous.
Avec un sauveur de chaton…
.
.
.
6 mois plus tard.
Je suis littéralement crevée.
J'en suis à ma 13 ° heure de garde et je ne sais même pas comment je tiens debout.
J'ai du poser mes fesses 3 minutes à tout casser depuis ce matin et il me reste encore- oh je n'aurais pas du y penser- encore 11 heures à tenir.
Et puis…Emmett avait aussi une garde de 24h00 juste avant moi, ce qui fait qu'on ne va pas se voir pendant 48 heures.
Ne pas penser à ça…
NE PASY PENSER!
Il me manque!
Et là, le miracle se produit.
Je vais à l'accueil pour y prendre un dossier et il est là.
Il est assis, un sachet à la main et il ne m'a pas encore vue.
Comme toujours, son air si pur, presque innocent, me touche en plein cœur.
Je pose le dossier et je m'approche de lui.
Il se lève en m'entendant et en moins de 2 secondes je suis dans ses bras pour un long, très long baiser.
Il est 5 heures du matin et il n'y a pas grand monde fort heureusement.
Ceci dit, j'ai bien le droit d'embrasser mon fiancé , même sur mon lieu de travail, non?
« Ca va ma chérie? Tu as l'air épuisée! »
« Je le suis, mais c'est bon de te voir! »
« Je t'ai apporté de quoi te nourrir un peu!
« Mmmh! Des beignets? »
« Oui, et ton café préféré, celui à la noisette! »
« Oh trop bon! »
On s'embrasse encore et le chef de service m'apostrophe:
« Hale, prend ta pause, tu l'as bien méritée! »
Du coup, j'entraine Emmett vers la salle de repos, qui est vide.
J'avale un beignet à toute allure et il me pelote, visiblement autant en manque que moi.
Ses mains naviguent sous ma blouse et je n'en peux plus…Emmett Cullen m'a rendue accro au sexe avec lui, sans aucun doute parce que je suis autant amoureuse de lui qu'il l'est de moi…
Alors je le pousse dans le placard.
C'est un lieu étroit, encombré, sombre et assez nauséabond mais qui ferme à clé.
« Oh Rose, j'ai tellement envie de toi… »
Je me tortille pour retirer mon pantalon et Emmett se contente de sortir la batte de base ball qui lui tient lieu de sexe (et que j'ai eu le plus grand mal à recevoir en moi la première fois, heureusement que le vagin est un organe élastique, et puis, je me dis que mon sexe est le roi de la souplesse à présent, c'est toujours ça de prit pour le jour ou j'accoucherai).
A tâtons, j'enduis la batte de base ball, enfin bref, la queue de mon fiancé de salive et je m'accroche à ses épaules, levant une jambe qu'il tient obligeamment.
« C'est pas là, plus haut, oui voilà là! »
Il pousse:
« Aieuh! »
« Détends toi! »
« C'est pas facile, j'ai un carton dans les fesses! »
« Arrêtes, je suis jaloux du carton! »
Je me mets à pouffer de rire et Emmett en fait autant.
Nous voilà enfermés dans un placard, à moitié imbriqués l'un dans l'autre, à 5h00 du matin au service des urgences pédiatriques, et riant comme des baleines.
Qu'est-ce que c'est bon!
Mais rire me détend, et il entre en moi, faisant mourir mon rire, qui se transforme en halètements.
Il va et vient, me tenant fermement par les fesses.
A présent c'est juste bon, peu importe ou on est…
« Emmett…Oh oui, ouiii, encore!
« Comme ça ma puce? »
« Oui juste comme ça… »
« Je t'aime! »
« Mmmmmhhhh! Oui moi aussi! »
Je me concentre sur nos mouvements et le plaisir, qui monte inexorablement.
Pourtant j'entends parler dans la salle de repos, juste derrière la porte, mais je m'en moque complètement.
Je réussis à ne pas crier quand l'orgasme m'emporte, mais c'est dur!
Je gémis, sans doute assez fort, et Em' grogne, on dirait un grizzli en rut.
Puis, quand le plaisir reflue, nous sortons du placard, pour trouver Victoria, Royce et James en pause, eux aussi.
Je SAIS que je suis rouge et décoiffée, tout comme Emmett, et que ce qu'on vient de faire est évident, du reste, ils nous ont sans doute entendus.
Mais ça n'a aucune importance.
Em' me dépose un baiser sur la joue avant de partir:
« A tout à l'heure ma chérie! »
Je lui fais un clin d'œil, me lave les mains et me laisse tomber à côté de James, et je lui chipe un cookie.
Victoria me regarde en riant et Royce dit:
« Quand je pense qu' on te surnommait Titanic… »
Je lui offre un doigt d'honneur magistral et il lève les yeux au ciel.
« Et on m'appelle comment maintenant? »
« Etna… »
Répond James.
J'éclate de rire: ce surnom-là, il me plait.
