Titre : Transition difficile (chapitre 2)

Persos principaux : Tenten, Lee, Neji, Gai.

Rating : M à cause d'un lemon (ou plusieurs...) et de scènes de violence.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto, excepté Kalamata, Mei Ting, le prêtre et les gens de la famille/ville d'origine de Tenten.

Playlist : SPOIL SUITE CHAPITRE : Pour la scène de la tentative de suicide, je vous conseille quelques pistes de la bande originale de Chrno Crusade (Seinaru Inori et Magdalena no Yogen), ou bien alors de la musique « d'église » (avec des choeurs, des orgues...). La bande son d'Angel Sanctuary est magnifique aussi.

P'tit mot de l'auteur : Ah ah ! Je vous aie bien eu, lecteurs, avec le prétendu titre du chapitre ! Je parie que vous vous attendiez à quelque chose de triste et sanglant... Ce sera pour plus tard !

Au fait, j'ai le plaisir de vous annoncer que cette fic sera en DEUX parties ! L'intrigue viendra au fur et à mesure, distillée à très petites doses !

Encore merci pour tous ces commentaires, et plus particulièrement à toi, Gagaman (Won) !

Et encore désolée pour le retard !


Des effluves douces et sucrées.

De la menthe. On lui agitait de la menthe sous le nez.

Tenten entrouvrit lentement les paupières. La chaleur de la couette sous laquelle elle se trouvait, mêlée à cette persistante mais ô combien agréable odeur végétale, lui faisaient en bien fou et apaisaient quelque peu la douleur de son corps.

- Tu es réveillée ?

Tiens, la voix de Sakura. La jeune fille cligna des yeux et parvint à distinguer les couleurs autour d'elle : le rose éclatant de Sakura, le vert tapageur de Lee, le blanc pur et immaculé de... non, il ne fallait pas qu'elle le regarde en face... submergée par une vague de nausée, elle se retourna et se plia en deux, hoquetant de douleur.

- NON !

Sakura se précipita, mais la crise était passée aussi vite qu'elle était venue, laissant Tenten plus fatiguée qu'elle ne l'avait jamais été.

Immobile, à moitié endormie sur ses oreillers, elle capta seulement quelques bribes de conversation entre la ninja médecin et le Fauve de Jade :

- douleur atroce... trop faible, si... des injections ? Stress... Hokage...

Une brusque bouffée d'angoisse la saisit : pourquoi diable Neji ne parlait-il pas ? Et pourquoi Gai-sensei était-il absent ? La douleur la reprit. Cette fois, elle dut se redresser sur son lit pour se retenir d'exploser en sanglots ou de hurler sa détresse – aussi bien physique que morale.

Neji s'approcha d'elle avec douceur, ce qui ne fit qu'accroître son malaise. Il lui saisit fermement le bras et lui murmura à l'oreille :

- Reste calme, tout va bien, maintenant...

Non, tout allait mal, Tenten le sentait confusément dans son délire. Arrachant presque son bras des mains de Neji, elle se rallongea et s'enroula de nouveau dans la couette, frissonnant violemment. Soucieux, le jeune Hyuga posa sa main sur son front.

- Elle est brûlante !

Cependant, encore une fois, la malade s'arracha au contact de Neji.

- Fiche-moi la paix... laisse-moi... mourir...

La faiblesse de cette voix aimée fut sursauter Neji. Non, jamais, jamais il ne la laisserait mourir, quelles que soient les circonstances.

Sakura s'approcha de Tenten, mais le génie Hyuga la devança :

- Je l'emmène à l'hôpital.

Il saisit le corps inanimé mais vivant dans ses bras, mais une nouvelle fois, Tenten se débattit avec l'énergie du désespoir pour lui échapper. Elle ne supportait plus son contact, réalisa brusquement Lee, abasourdi.

Il écarta Neji, et, d'un geste décidé, lui enleva Tenten gémissante des mains.

Lee ne savait pas encore ce qui se tramait – ou s'était tramé – entre ses deux coéquipiers, mais deux choses étaient sûres : premièrement, il le découvrirait ; deuxièmement, cela avait marqué Tenten. Et si... non, ça ne pouvait pas être cela...

- Salopard ! ragea Lee, certain de la véracité de ses réflexions.

Neji, surpris par cette insulte nullement méritée – à ses yeux - lui lança un regard pénétrant.

- Que veux-tu dire ?

La réponse ne vint pas ; en effet, Lee partait déjà, ne se souciant déjà plus de lui, plus préoccupé par le sort de sa meilleure amie. Sakura se hâtait derrière lui.

Neji soupira d'exaspération et leur emboîta le pas.


- Je suis désolée, j'ai été obligée d'avertir l'Hokage.

La phrase claqua comme un coup de fouet aux oreilles de Tenten, qui, bien qu'assise sur son lit, vacilla.

- Tu m'as trahie, souffla-t-elle en retombant sur ses oreillers, suffoquée par la mauvaise nouvelle qui lui tombait sur la tête.

La jeune fille se trouvait à l'hôpital depuis quelques heures. Sakura s'étant révélée incapable de la soigner, elle avait été forcée de demander l'aide de Tsunade, laquelle – car, même si la fleur de cerisier ne lui avait pas dit, cela semblait évident à Tenten – avait découvert le pot aux roses. Joli, le pot, et plus belles encore les roses... des comme ça, on n'en trouve pas chez le fleuriste...

- Tu serais morte, sans elle ! s'exclama la ninja médecin avec un désespoir croissant.

- Merci, de toute façon tu viens de me condamner à pire que ça !

- TENTEN ! – l'indignation fit perdre ses mots à Sakura. Tu n'as pas le droit de...

- Oh, rassure-toi, dit tranquillement la malade en lissant ses draps à celle qu'elle considérait désormais comme une traîtresse. Je ne tenterais rien, je l'ai vu.

Sakura, perdue, ne comprenait plus rien du tout, sinon ceci ; son amie pétait un câble, un boulon, que sais-je ! Enervée et sans penser aux conséquences de ses actes, elle lança perfidement :

- Tsunade-sama veut te voir. C'est important.

La jeune fille leva brusquement les yeux de ses draps. Son visage blêmit en un seul instant de manière significative.

Les regards – brun et vert – que s'échangèrent les kunoichis eurent un effet salvateur ; Tenten regarda Sakura avec des yeux de lapin à qui on va rompre le cou et Sakura regarda Tenten avec une profonde pitié – et cela rétablit leur amitié brisée. Un instant plus tard, les deux amies s'étreignaient en pleurant.

- Saku, qu'est-ce que je vais faire ? murmura pitoyablement Tenten, la joue contre la large poitrine de sa meilleure amie qui l'enlaçait comme sa mère en lui caressant les cheveux – et ce contact ranima douloureusement en la maîtresse des armes le manque de famille.

Mais cet instant de pure quiétude fut rompu lorsque la porte s'ouvrit brutalement...


Tenten réagit instantanément ; en bonne kunoichi, elle saisit un kunai dans une de ses poches et se prépara à l'attaque, en position de défense instinctive mais bien utile.

En effet, bien utile.

La Godaime venait de pénétrer dans la pièce, jetant un froid glacial. Son visage exprimait une colère sans limites.

Terrorisée par cette expression qu'elle connaissait si bien pour l'avoir vécue si souvent dans son enfance, Tenten brandit son arme. Avant, elle n'avait pas la possibilité de se défendre. Maintenant, elle était kunoichi, et une kunoichi pouvait user de sa force dans les cas extrêmes.

- Reculez, dit-elle avec autant de dignité et de calme qu'elle en était capable en posant le kunai en position horizontale sur son poignet. Reculez, ou tout est fini.

Cette terreur enfantine, mêlée de folie hystérique, s'était emparée d'elle, peignant sur son visage un masque auquel on n'aurait jamais pu s'attendre vu les circonstances ; froideur impassible, glacée, glaçante, refroidissant davantage encore l'atmosphère de la pièce. Sakura, en voyant cela, cette expression à la fois si lointaine et si proche pour elle, ne put s'empêcher de penser à Sasuke.

- RECULEZ ! cria cette fois la jeune fille, en sortant de son lit pour reculer au fond de la pièce – près de la fenêtre.

Sakura, encore abasourdie par ce visage qu'elle connaissait si bien sans bien le connaître, recula, un pas, deux pas, trois... elle s'enfuit de la chambre, malheureuse comme les pierres, désirant plus que tout mettre de la distance entre elle-même et Tenten – ou Sasuke ? La ressemblance était atrocement troublante.

PAM ! PIF ! POUF ! PATATROUM ! VRAGABADABOUM ! BAM ! POUF ! AIE ! OUILLE !

Elle heurta un obstacle et tomba à la renverse, provoquant un tintouin de tous les diables et la chute d'un jeune homme. Un jeune homme habillé de vert, avec d'ENORMES sourcils...

- Sakura-san ! Tu vas bien ?

Affreusement gêné, Lee tendit sa main à sa bien-aimée qui la prit avec reconnaissance. Non pas qu'elle ait envie de l'épouser, non...

- J'ai entendu crier. C'était qui ?

Au souvenir de Tenten-Sasuke, Sakura sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle chuchota :

- Tenten. C'était... Tenten.

Il lui fallait toute sa force de persuasion et son intelligence pleine de bon sens pour se convaincre que ce n'était pas Sasuke qu'elle avait eu sous les yeux. Et pourtant... cette face froide et déterminée...

Les yeux déjà ronds comme des billes de Lee s'arrondirent encore davantage sous l'effet de la surprise. Sans plus s'attarder, entraînant dans son sillage la ninja médecin, il s'élança vers la chambre de la convalescente.


Une « belle » surprise l'attendait.

Tenten avait toutes les allures d'une sainte femme, plongée dans, semblait-il, une profonde méditation. Une vraie nymphe du paradis, dotée d'une beauté mystérieuse, à couper le souffle, augmentée par la beauté si particulière de la femme enceinte.

La seule petite chose qui la différenciait des êtres entièrement purs était l'arme blanche, posée sur son poignet, prête à entamer sa danse de mort. Lee, bien sûr, en tant que coéquipier de Tenten, avait déjà entr'aperçu les fabuleuses compétences de sa meilleure amie ; lorsqu'elle maniait les kunais, les shurikens ou même les katanas et les bombes, elle devenait littéralement possédée par la passion de cette danse si belle – mais mortelle.

Très droite sur son lit, assise en tailleur, les cheveux tressés – ils étaient si longs qu'ils lui arrivaient au creux des reins ; d'ailleurs, Lee, pour autant qu'il s'en souvienne, ne l'avait jamais vue ainsi - Tenten était si belle que, si le Fauve de Jade n'avait pas déjà offert son cœur à Sakura, il en serait tombé amoureux dès le premier regard.

Tenten n'était pas un garçon manqué, mais une jeune fille ayant appris à protéger sa beauté pour ne pas en souffrir.

Malheureusement, l'arme posée sur son poignet n'était pas là pour faire joli...

- TENTEN !

Le cri de souffrance de Lee déchira l'atmosphère calme, et néanmoins extrêmement tendue, qui régnait en ce lieu.

La jeune fille ouvrit les yeux et tourna la tête vers l'endroit d'où le bruit provenait.

Tous eurent un choc.

Au lieu des deux magnifiques iris couleur de noisettes aux détails superbes, ses yeux avaient maintenant la couleur de l'encre, comme si la pupille s'était percée pour laisser couler sa sombre encre dans le reste de l'œil.

- Je ne peux pas te voir, Lee, mais je sais que ça ne te plaît pas.

Elle tourna de nouveau la tête et balança légèrement le kunai, jouant avec la mort incarnée. Puis elle ajouta, comme à regrets :

- J'en ai assez. Cela doit finir. Je ne veux plus souffrir.

Et la nymphe, d'un geste ferme et décidé, entama avec la pointe de son arme la danse folle de la mort sur sa peau tendre...


En vérité, Kalamata, le démon renard de Tenten, prenait peu à peu son contrôle, sur sa demande.

Ceci pour lui donner le courage de commettre l'irréversible. Même si cela entraînerait sa propre mort par la même occasion – mort somme toute temporaire, puisque, contrairement à Kyubi, son ancien amant, elle pouvait se réincarner dans le corps d'un autre membre du clan de Tenten. Une femme, toujours.


- ARRÊTE !

Lee, rapide et souple comme le Fauve de Jade qu'il était, bondit et envoya l'arme à l'autre bout de la pièce, contre un mur où elle rebondit avec un bruit métallique et sonore. Les nerfs à vif, il lui flanqua deux gifles ; la première la laissa toute sonnée, la seconde marqua une empreinte rouge vif sur sa joue. Sous le choc, la possession de Kalamata – bien que fort amorcée - prit fin. Tenten demeura stupide, ahurie. Lee, lui-même sous le choc de ce qu'il venait de faire, craignit alors de l'avoir blessée.

- Tu es malade ! s'exclama Sakura en mode reproches – et cela s'adressait autant à Lee qu'à Tenten.

Elle accourut auprès de Tenten, encore immobile mais le teint d'une pâleur maladive.

- Tu m'entends ? Tenten, tu m'entends ? Bon sang, c'est pas vrai...

Sakura, à l'instar de Lee, décida d'employer des moyens forts et « marquants ». Elle saisit le bras abandonné de Tenten et la pinça jusqu'au sang. La jeune fille sursauta violemment et son regard sombre reprit un peu de lucidité – une lucidité horrifiée.

- Alors, on reprend ses esprits ?

C'était Tsunade qui avait parlé, d'un ton badin qui prouvait qu'elle essayait de faire bonne figure, certaine d'être responsable de la tentative avortée de suicide la jeune kunoichi.

- Ça va... répondit Tenten, sans toutefois avoir l'air totalement convaincu, les yeux perdus dans le vague de nouveau.

Elle eut un mouvement convulsif tout à fait inattendu et, de ce fait, attrapa son poignet comme si elle venait de se brûler. Toutefois, un rapide coup d'œil l'informa que sa marque avait déjà disparu – heureusement, sinon comment aurait-elle expliqué sa présence ?

- Que... que s'est-il passé ?

- Tu as seulement eu un brusque accès de stress, la rassura Tsunade. Ça arrive à tout le monde.

« Un accès de stress » ? « Ca arrive à tout le monde » ? Soit l'Hokage devenait très conne avec l'âge, soit elle tentait tant bien que mal de rattraper le coup, songea Tenten sans joie. Elle espérait que cela lui servirait à plaider sa cause.

- Allonge-toi maintenant, demanda Sakura avec une grande douceur. Tu as besoin de repos.

- Pas du tout, protesta Tenten d'un ton buté. Je peux très bien sortir et même faire des missions, je suis en pleine forme ! Est-ce que j'ai une mine de déterrée ?

- Oui, répondit fermement sa meilleure amie en la rallongeant. Oui, tu as une mine de déterrée.

Si les circonstances n'avaient pas été aussi mal appropriées, Tenten en aurait bien ri. Mais la fatigue se faisait sentir.

Les deux femmes, profondément troublées, quittèrent la pièce avec la ferme intention de laisser Tenten tranquille pour le moment. Cependant, Lee resta auprès de la malade, de crainte d'une nouvelle tentative désespérée pour mettre fin à ses jours.


Quelques heures après ces évènements.

Lee, en ami protecteur - et inquiet - était demeuré au chevet de Tenten tout ce temps, surveillant son sommeil agité peuplé de cauchemars. Au moindre problème, il était là pour avertir Sakura.

Il pensait aux révélations de ces dernières heures.

Tenten, enceinte. De qui, voyons ? Même si la tentative de « séduction » tuée dans l'œuf n'avait pas traumatisé à ce point la jeune fille apparemment, elle demeurait assez réservée et solitaire, fuyant les relations sociales, excepté peut-être son équipe et ses ami(e)s. Qui pouvait bien être – ou avoir été – l'amant de sa meilleure amie ? En tout cas, il devait l'avoir lâchement abandonnée, pour qu'elle se retrouve dans cet état là... quelle honte. Si il le retrouvait – et il en faisait son affaire - Lee le réduirait en miettes, non, en petits copeaux, pour son manque de savoir vivre.

Et puis, même si Tenten lui avait affirmé le contraire, le viol était une possibilité qu'il se devait d'envisager – cela, évidemment, ne lui faisait pas plaisir du tout.

Plus il y pensait et plus il pensait que c'était Neji. Cela collait tout à fait au personnage.

Il avait même une petite idée de la date de leur union...


Flash back

Au retour d'une mission « collective », la joyeuse promotion de l'année de Naruto – soit sept personnes, à cause du départ de Sasuke et de celui de Naruto avec Jiraiya – et les trois membres de la team Gai étaient rassemblés dans un petit restaurant pour passer un bon moment entre amis. Il était si tard que le soleil était entièrement couché. Il faisait très chaud en cette délicieuse soirée d'été. L'air frais de la nuit apaisait et le chant des grillons réveillait en même temps.

Sur des bancs, le long d'une immense table rectangulaire, les jeunes gens étaient placés comme ceci : du côté gauche, une Hinata rougissante, comme à son habitude, puis Shikamaru qui baillait aux corneilles, Ino qui lui reprochait son manque de tenue, Kiba qui la regardait d'un air intéressé et Sakura ; du côté droit, Lee, en face de sa bien-aimée, lui faisait une cour enflammée et très romantique qui semblait bien lui plaire, Choji qui mangeait, comme à son habitude, et enfin Shino, puis Neji et Tenten, qui, en face, s'enlaçaient tendrement.

Donc, tout ce joyeux petit monde était heureux. Tous venaient de passer la mission permettant, dans quelques mois, d'être promus Jounins. Et on leur avait dit « quelle réussite » !

Mais intéressons-nous plutôt à notre couple favori.

Etait-ce la lassitude, la peur de perdre l'autre ? Quoi qu'il en soit, les autres ouvraient des yeux ronds devant le Hyuga si souriant et Tenten si abandonnée entre ses bras. Cependant, ce couple là n'était pas leur seul centre d'intérêt... Hinata rougissait si fort que Kiba, quoique habitué à cette timidité maladive, se demanda un moment si elle n'allait pas se mettre à faire de la vapeur... ce qui ne manqua pas d'arriver, bien sûr. Pire qu'un train, j'vous jure !

- Je suis désolée, les amis, je suis crevée, je vais rentrer, déclara la première Tenten en se levant.

A sa grande surprise, Neji ne desserra pas son étreinte autour de sa taille et se leva avec elle.

- Je t'accompagne, on ne sait jamais, répondit-il de sa voix profonde qui fit frissonner la kunoichi.

A table, tout le monde les regardait avec des yeux encore plus ronds que ronds ; Hinata, toujours occupée à « fumer », Shikamaru, victime de sa paresse légendaire, furent les seuls à ne pas voir « ça ».

Tenten éclata de rire devant leurs mines, particulièrement devant Ino, les yeux en cœur.

- Vous verriez vos têtes ! C'est trop marrant !

Et elle entraîna son compagnon hors de leur vue, toujours riant.

Fin du flash back


Et puis, qu'est-ce qui lui disait que Neji n'avait pas profité des faiblesses de Tenten – qui venait de perdre son père adoptif quatre mois auparavant – pour coucher avec elle ?

Hors de lui, il donna un coup dans le mur qui se fracassa en partie à un endroit.

Tenten remua faiblement en entendant le bruit.

- Lee ?

- Je sors ! annonça-t-il d'une voix énervée, la mine terrible.

L'inquiétude s'empara de la jeune fille. Elle se redressa en position assise rapidement, mais péniblement, sur son lit.

- Où vas-tu ?

- Chercher la vengeance !

A ces mots, Tenten blanchit. Elle se releva entièrement et, vacillante, elle s'approcha de Lee et lui attrapa le bras.

- N'y vas pas, supplia t'elle. Tu n'obtiendras que des malheurs...

- Des malheurs pour mon adversaire, oui ! Maintenant laisse-moi, tu ne m'en empêcheras pas !

Sur ce, il sortit de la pièce, sans un regard pour celle pour qui il se battrait.

Tenten demeura immobile quelques instants, hésitant sur la conduite à tenir, puis s'habilla rapidement et se jeta par la fenêtre, désespérant d'arriver à temps pour empêcher le massacre...


Encore un p'tit mot : Bon bon bon... j'ai mis du temps à l'écrire, celui-là, et ce n'est qu'une transition, mais j'en suis assez contente. Prochain chapitre : « Le combat » ! Au fait, retenez bien tous les éléments de l'histoire !