Bonjour/Bonsoir ~
"Coucou je suis en retard /o/" Et ouais. Ca fait déjà deux mois que j'ai posté le premier chapitre... Faut dire, celui-là m'a donné du fil à retordre, et si je m'écoutais, je le travaillerai encore. J'ai l'horrible impression de ne pas bien retranscrire le style d'Ara et ça m'éneeeeeeerve. Vous avez le droit de me lancer des tomates !
Hum... Que dire... Ce chapitre m'a foutu des frissons quand je l'ai lu pour la première fois, et j'me suis fait violence pour éviter d'en rajouter, c'est pas mon rôle ~ Et surtout, j'ai dû faire gaffe à mettre autant d'insultes et de mauvais langage que dans le texte d'origine... x'D *aime pas la vulgarité de Romaaaaa*
Bref, bonne lecture, je promets d'être moins lente pour le prochain /o/
Antonio bailla, étirant ses bras et ses jambes. Il ouvrit les yeux pour découvrir… Rien.
« Ca ne ressemble pas à ma maison. » murmura-t-il, se frottant les yeux. Il décida de se rappeler des évènements précédant son endormissement.
Il avait passé toute la journée avec ses meilleurs amis. J'ai dû finir bourré…
« Eh bien ~ Il est temps de dormir ! » annonça-t-il joyeusement, fermant les yeux. Il était presque en train de s'endormir quand la voix de quelqu'un s'éleva dans l'obscurité.
« C'est vraiment nécessaire de faire tout ça ? demanda la voix d'un ton irrité
_ Comment le cœur peut-il apprendre ce qui est bien si on ne le puni jamais pour ce qu'il a fait de mal ? Vous devriez déjà comprendre ce concept. répondit une voix d'homme malade, grondant le plus jeune
_ C'est vrai… accorda l'autre, de la tristesse transparaissait dans sa voix
_ Ne vous tourmentez pas, vous allez bientôt tout comprendre, rassura le vieux, Antonio aurait parié qu'il souriait. Maintenant, notre jeu doit commencer, attachez les deux. » commanda la voix
« Vous êtes sûr que je ne suis pas là uniquement pour soulever des choses ? » plaisanta le plus jeune, tout en passant ses bras autour de l'espagnol
Son ravisseur n'avait pas de mal à le soulever, achevant silencieusement sa besogne. Antonio se sentit placer sur une chaise, son bras gauche et sa jambe droite enserrés dans un truc étrange. Antonio garda les yeux hermétiquement clos, ayant trop peur de ce qu'il pourrait lui arriver si jamais les deux autres se rendaient compte qu'il avait fini de somnoler. Une ceinture fut passée autour de sa taille, fermement serrée, l'attachant à la chaise. Après quelques petits ajustements, l'homme s'éloigna, mais Antonio pouvait entendre quelqu'un d'autre remuer devant lui. Y avait-il quelqu'un d'autre ici ? Le fil de ses pensées fut interrompu quand une masse d'air froid frappa son visage, le faisait haleter et se tourner vers la source du froid.
« Tu aurais dû fuir, tant que tu le pouvais encore, España. » résonna la voix du plus jeune au creux de son oreille, empreinte d'une touche de sympathie qui fut balayée par le rire de psychopathe s'échappant de sa gorge
« Eh bien, comme ça, vous allez tous les deux retenir la leçon. » siffla-t-il, d'un ton dégoulinant, venimeux comme de l'acide
Antonio pouvait sentir le sourire sombre et satisfait sur le visage de l'homme. Comment sait-il qui je suis ? Tout d'un coup, un tissu fut placé sur son visage.
« Tu trouves que ça ressemble à du chloroforme ? » demanda la voix, avant qu'elle ne se brise en un éclat de rire, alors que l'esprit d'Antonio s'embrumait.
Antonio remua dans son sommeil en entendant des insultes proférées à travers la pièce.
« Mais putain où j'suis ? C'est quoi tout c'bordel ? Quand je mettrais la main sur le batard qui m'a entrainé là dedans…
_ Romano ! C'est toi ? appela gaiement Antonio
_ Merde, pas toi. Antonio, pourquoi j'suis coincé ici avec toi ? ronchonna l'italien grossier
_ Aw, ne soit pas négatif, Romano. Hé, tu peux y voir quelque chose ? Parce que moi j'peux pas. exposa joyeusement l'espagnol, comme si la situation était tout à fait normale, pour lui
_ T'es con ou quoi ? On doit sortir d'ici ! gronda Romano
_ Ne t'inquiète pas tant Romano. Je suis sûr que tout va bien. Hé, tu as quelque chose sur les genoux ? Moi j'ai un truc là. Ca ressemble à un enregistreur. Fit Antonio, saisissant l'objet de sa main libre
_ Ouais, j'ai une sorte de commutateur, avec plein de boutons. Mais ils n'ont pas l'air de fonctionner. bougonna Romano, prêt à jeter le commutateur de suite
_ Attends ! Ne t'en débarrasse pas ! Appuie sur chaque bouton d'abord ! » fit l'espagnol, attendant le pire
Il pouvait entre l'italien jurer entre ses dents, alors qu'il pressait les boutons assez fort pour en faire de la purée. Soudain, une lumière brillante s'alluma. Les deux Nations levèrent leur main libre pour se protéger les yeux et s'adapter à cette nouvelle clarté.
« Putain ! C'est quoi ça ? » s'exclama Romano, secouant violemment la chaise dans une tentative pour se libérer
Et c'est là qu'Antonio commença à saisir la situation. Ils étaient tous les deux enchainés à des chaises, l'un en face de l'autre. Un dispositif métallique enserrait le bras gauche d'Antonio et le bras droit de Romano. Un autre dispositif était attaché à la jambe gauche de Romano et à la jambe droite d'Antonio. Un bouton était placé au-dessus de leurs mains et pieds libres. La voix sombre résonna à nouveau dans sa tête.
« Tu aurais dû fuir, quand tu le pouvais encore. Maintenant, vous allez tout les deux apprendre. »
Les mots résonnèrent dans son crâne, alors que la peur s'emparait de lui.
« Romano… Est-ce… Ce tueur… Jigsaw ? demanda Antonio, la voix tremblante à cette idée
_ Je sais pas… Peut-être… » répondit l'italien, examinant la pièce
La lumière envahissant la pièce montrait qu'ils se trouvaient probablement dans une vieille usine. Il y avait une caméra neuve dans chaque coin. Romano regarda autour de lui, et aperçu la lueur d'une étrange lumière, émanant d'un dispositif neuf.
« Ces batards nous observent, hurla-t-il, se débattant de nouveau. Vous trouvez ça amusant. Attendez que j'mette la main sur vous ! menaça Italie, tentant de s'échapper, en vain
_ Solides, ces chaises… murmura Antonio, observant l'objet sur ses genoux. Il se fichait du criminel, il voulait juste que Romano soit sain et sauf.
_ Pourquoi tu ne lances pas cette putain de cassette, batard d'espagnol ! » gronda Romano, fixant le dit espagnol
Antonio soupira, et appuya sur le bouton lecture.
« Bonjour Antonio, bonjour Romano, je veux faire un jeu, commença une voix de malade, avec un léger bourdonnement en fond. On peut considérer que vous êtes deux opposés. On peut même supposer que vous vous détestez. Ou plutôt que l'un d'entre vous méprise l'autre. Mais en vérité vous êtes dépendants l'un de l'autre, même si on a du mal à le voir. Vous vous occupez l'un de l'autre, sans aucune arrière pensée. Cependant, votre « relation » est loin d'être saine. L'un est abusif et l'autre accepte simplement en silence. Ainsi, aujourd'hui, vous devrez partager la douleur, la souffrance, au lieu de tout prendre ou rejeter. Chacun de vous a une jambe et un bras pris au piège. Pour vous enfuir, il vous faudra les écraser tous les deux. Tout ce que vous devez faire, c'est appuyer sur les boutons situés près de vos membres libres. Mais vous devrez faire vite, vous avez seulement trente minutes. Souvenez-vous, quand vous allez si loin pour stopper vos mauvaises habitudes, en arrêter le processus ne fera que poignarder votre partenaire dans le dos. Il est plus dur de vivre seul avec la souffrance que de la partager avec un autre. Vivre ou mourir, faites votre choix… »
La voix disparu, mais l'étrange bourdonnement se prolongea pendant une minute avant que la cassette ne s'achève.
« Ce… C'est une blague, hein, fit Antonio avec un rire nerveux. Quelque chose comme ça… Ca ne peut pas arriver… Pour de vrai… »
L'espagnol se trouvait entraîné dans une spirale de désespoir, alors que toute pensée positive avait quitté son esprit. Il regarda son partenaire dans les yeux, essayant d'y déceler l'espoir qui s'était envolé en lui.
« Romano ?
_ Laisse moi voir cette cassette, Antonio. » exigea Romano, tendant sa main libre
Antonio regarda fixement l'italien, comme s'il parlait une langue inconnue.
« L-La cassette ? Mais pourquoi tu veux la –
_ Donne-moi cette putain de cassette ! » cria l'italien
Le cri fit sursauter l'espagnol sur sa chaise, envoyant l'enregistreur faire un vol plané. Celui-ci s'écrasa au sol, entre les deux, se brisant du même coup.
« Putain ! Mais pourquoi t'as fait ça, abruti ? C'est quoi ton problème, connard ?
_ J'suis désolé, ok, arrête de me crier dessus ! Et pourquoi que t'en aurais eu besoin de toute façon ? répondit Antonio, haussant le ton, les yeux écarquillés de peur et d'appréhension. On ne devrait pas faire ce qu'il a dit, et essayer de sortir d'ici, au lieu de n'en faire qu'à ta tête ? »
Romano resta bouche bée. Ce n'était pas facile, d'énerver l'espagnol. Et si l'inébranlable optimiste qu'il était avait déjà perdu tout espoir, c'est qu'il n'y en avait plus, de l'espoir.
« Hem… Euh… Juste…Détends-toi, ok, répondit l'italien, la voix basse, d'un ton calme, en guise d'excuse. Je… J'ai cru avoir entendu quelqu'un d'autre sur la bande. Mais je pense que ça n'est pas très important. » ajouta-t-il, les yeux rivés sur le plancher
Peu importe la situation, Antonio ne supportait pas ça. Son Romano s'était abstenu de jurer ou de râler, et avait, en réalité, tenté de le rassurer. C'était rare. Très rare. Dommage que je ne puisse l'apprécier… Il jeta un œil à l'italien et remarqua qu'il avait fermé les yeux, plissant les paupières comme s'il pensait ou se cachait, ou bien les deux en même temps. Une fine traînée de larmes s'était creusée sur sa joue.
« Romano… » commença-t-il. Mais il fut interrompu par l'italien qui explosa soudainement.
« On doit s'en sortir, non ? Plus vite on fait ça, plus vite on pourra rentrer, continuer nos vies, avec nos peuples… On doit sortir de là. Faisons-le ! » proclama la nation têtue, les yeux tremblants
La détermination qu'on sentait dans sa voix contrastait avec la crainte qu'on décelait dans son regard hésitant. Romano inspira profondément, se préparant au pire, et a écrasé du poing le premier bouton. L'attirail autour de son bras commença à se déplacer, dans de forts cliquetis mécaniques. Les deux blocs métalliques se sont mis à bouger, enserrant le bras pris au piège de Romano, et son cœur tambourinait dans sa poitrine alors qu'il les regardait, réalisant doucement ce qu'il se passait. Le métal froid pressa sur sa peau, il laissa échapper un tri de terreur et lâcha le bouton, son courage dominé par sa crainte.
« Romano, je devrais peut-être commen- »
Mais avant qu'Antonio ne finisse sa phrase, une vive douleur le traversa de part en part, comme un choc électrique se diffusant dans tout son corps et paralysant son esprit. Il cria de douleur, la soudaine attaque ne lui donnant pas le temps de réagir autrement. Il sombra dans un brouillard blanc tandis que son sang coulait le long de son dos pour s'étaler au sol.
« Hey… Qu'est-… Qu'est-ce qu'il se passe ? » bégaya Romano, le corps toujours tremblant à cause du premier choc
Il fixa l'espagnol, l'examinant. Ses yeux parcoururent l'expression de souffrance sur le visage de son aîné, les larmes dévalant ses joues et son poing libre crispé. Et c'est là qu'il vit la flaque de liquide carmin se formant au sol, s'agrandissant à chaque goutte qui en percutait la surface.
« Oh putain qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'ils… » souffla-t-il, incrédule. Antonio ouvrit les yeux et lui offrit un faible sourire.
« Ils m'ont « poignardé dans le dos », amigo. C'était dans la cassette, rappela-t-il au plus jeune, qui s'en souvint en y repensant. Je pense qu'ils ont l'intention de nous tuer avec ces lames si nous ne finissons pas à temps, Romano. On doit se dépêcher ! »
Peu importe à quel point il avait l'air empressé, sa voix était juste trop vide, vide d'émotions, pour être celle d'Antonio. C'était extrêmement sérieux, et Romano venait de le réaliser.
« Comment doit-on faire alors ? On doit commencer en même temps ? » demanda-t-il, toujours réticent à l'idée de se faire mal, ou que l'espagnol se mutile. Malheureusement, il semblait impossible de s'en tirer sans cicatrices
« Faisons-le en même temps. Prends un peu sur toi, ok ? » demanda Antonio, voulant s'accorder avec l'italien. Sa voix était forte, teintée de sérieux, tranchant avec son inconscience habituelle. Curieusement, c'était captivant, et Romano en baissa la garde. Il obéit, opinant du chef, fasciné par ce soudain changement chez l'espagnol. Les deux se préparèrent, levant les yeux pour rencontrer le regard de l'autre avant de commencer.
« Un à la fois, hein, ajouta rapidement Romano. Je jure que j'pourrais pas le faire autrement. » Les deux laissèrent échapper un léger rire.
« D'accord, amigo, d'accord, répondit l'espagnol, un petit sourire remplaçant son expression cynique. A trois alors, uno, dos, tres ! »
A la fin du compte à rebours, les deux Nations appuyèrent en même temps sur le bouton. Le cliquetis des mécanismes retentit à nouveau et les blocs de métal se rapprochèrent de leur bras. Quand l'os d'Antonio commença à craquer, il glapit de douleur avant de lâcher le bouton, en oubliant les conséquences à cause de la souffrance.
« Bâtard ! » brailla Romano, ne lâchant pas pour autant son bouton, alors que la lame s'enfonçait dans son dos. Cette douleur, couplée au broyage de son bras, formait un ensemble morbide de souffrance qu'il supportait tant bien que mal. Antonio fut étonné de voir comment il tenait tout ça. Romano cria, toute trace de colère envers Antonio avait disparu, remplacée par la vague de douleur qui traversait son corps. Les blocs métalliques continuaient à presser sur son bras maintenant réduit en charpie, aplani tant et si bien que les deux morceaux de métal retournèrent brusquement à leur place initiale. Du sang s'échappait de l'entrave et du dos de Romano, repeignant les dalles blanches et usées de l'usine d'une couleur rouge foncé. Pendant tout ce temps, Romano avait serré les dents, pour ne pas crier de toute la force de ses poumons. Ses yeux était hermétiquement clos, jusqu'à ce qu'il entende le métal cliqueter en arrière pour revenir à sa place. Il regarda fixement Antonio. « Ton tour… Putain… De… Bâtard d'espagnol… s'étrangla-t-il, un léger sourire sur le visage. Dépêche-toi ou j'te blesse ! » menaça-t-il, faisant rire l'espagnol : c'était tellement lui, ce genre de réponse.
« Je vais le faire, juste, évite de me tuer, Romano. » répondit l'espagnol, retrouvant son air joyeux et espiègle.
Il respira profondément et appuya doucement sur le bouton, se forçant à maintenir la pression dessus. Lorsque le métal froid toucha son bras, il pleurnicha, mais se fit violence. Si Romano peut le faire, alors moi aussi ! Le métal pressa assez fort pour faire craquer ses os, il laissa échapper un faible hoquet. La bouche entrouverte, il lâcha un cri perçant, empli de douleur, alors que les os se broyaient et volaient en éclats, son sang gouttant au sol. La souffrance était trop vive, et à ce moment là, il aiderait volontiers Romano à assassiner leur ravisseur. Peu importe qui il était. Une fois les pièces de métal rabattues sur les côtés, Antonio leva la tête pour regarder Romano. Les deux nations respiraient bruyamment.
« On continue ?
_Ne lâche pas cette fois, merde !
_ Noté. Prêt ?
_ Faisons-le ! » hurla Romano, écrasant l'autre bouton de son pied libre, imité par Antonio quelques secondes plus tard
Les pièces de métal exercèrent une forte pression sur les jambes des deux nations, les serrant sans fin. La peau se déchira et le sang coula de nouveau quand les os commencèrent à craquer et s'écarter. Le sang frais s'ajouta au sang déjà sec au sol. Cette fois, les deux nations tinrent bon, criant au supplice une fois leur limite atteinte. Quand les blocs métalliques se touchèrent, ils revinrent à leur place, leur travail achevé. Les deux dispositifs retenant les nations s'ouvrirent, ils étaient libres. Antonio resta assis, cherchant de l'air, tandis que Romano avait défait la ceinture de cuir aussi rapidement qu'il le pouvait et s'était balancé hors de la chaise pour atterrir sur le sol trempé de sang.
« On… On l'a fait… » fit Antonio, un sourire de triomphe éclairant son visage pâle. Romano rampa jusqu'à la chaise de l'espagnol, secouant la tête.
« Ce n'est pas fini tant qu'on est pas sortis d'ici, idiot… gronda-t-il faiblement, en défaisant la ceinture pour son ami
_ Détends-toi Romano, nous avons gagné ce stupide jeu. répondit l'espagnol, riant doucement, une main ébouriffant les cheveux de l'italien
_ Arrête, connard. On n'a pas le temps de trainer ! aboya Romano, saisissant le bras d'Antonio
_ Mais Romano ! T'es si mignon ~ » gloussa Antonio, affichant son si typique sourire enjoué
Romano rougit et le repoussa. « La ferme, tu… »
Mais un cliquetis retentit, un frisson se répandit le long de leur colonne vertébrale. Romano tira Antonio hors de sa chaise mortelle alors que les lames commençaient à le poignarder. Heureusement, une seule pénétra sa peau, mais une autre qui semblait prête à lui couper la tête écorcha légèrement son cou. Il tomba sur l'italien, se rattrapant à son cou.
« Dios mio ! Je ne m'attendais pas à ça, s'exclama bruyamment Antonio, mais Romano se contenta de le regarder fixement. Qu'est-ce qu'il y a, Roma-»
Il fut interrompu par la gifle que lui asséna la jeune nation.
« Ro… mano… »
L'espagnol était sous le choc, examinant son partenaire. Des larmes trempaient les joues de l'italien alors qu'il arrachait un bout de sa chemise pour presser le tissu sur la blessure du cou d'Antonio.
« Ne fais plus jamais quelque chose d'aussi stupide ! Espèce d'idiot. Espèce d'abruti ! gronda Romano, sanglotant doucement
_ Oh… Là, là, mi amigo. murmura Antonio d'un ton apaisant, tapotant la tête du plus jeune
_ Je… Je ne suis pas… Ton ami… » répondit Romano, secouant la tête et éloignant la main
Avant qu'Antonio ne puisse le contredire, Romano pressa ses lèvres contre celles de son aîné, rapidement, avant de s'écarter, rougissant furieusement.
« Sortons d'ici… »
Antonio hocha la tête, souriant tel un fou. Peut-être qu'aujourd'hui… Tout n'était pas si noir. Les deux nations se hissèrent sur leurs pieds à l'aide de la chaise. Romano en tira une lame, s'en servant comme arme. « A tout hasard. », avait-il murmuré. Ils prirent appui l'un sur l'autre à l'aide de leurs membres valides et titubèrent ensemble vers la sortie. Une fois arrivés près de la porte, un rire les figea sur place.
« Vous nous quittez déjà ? railla la voix acide du jeune homme dans l'ombre de la porte. Ca commençait tout juste à devenir intéressant.
_ Va te faire foutre connard ! » brailla Romano, brandissant devant lui la lame
Si Antonio ne l'avait pas tiré en arrière, elle se serait enfoncée dans la gorge de l'étranger.
« Ne recommence pas ça. averti la voix, s'éloignant d'eux
_ Pourquoi vous avez fait ça, sale fils de pute ! demanda Romano
_ Mon maître a organisé ça. Il m'a envoyé pour vous féliciter de votre nouvelle vie. Bien joué. Maintenant, voulez-vous nous rejoindre ? »
Les deux nations blessées le regardèrent fixement, incrédules. Cet homme les avait presque tués, et maintenant il voulait faire ami-ami ?
« Va te faire foutre ! Je ne veux pas que toi ou ton taré de maître s'approchent de mon Romano. J'espère que vous aurez une horrible mort, comme ces pièges que vous inventez. gronda Antonio
_ Donc… C'est un non ? » demanda à nouveau la voix
Romano reprit la lame et la jeta sur l'homme qui souriait d'un air satisfait, manquant de peu sa gorge.
« Devinez, répondit l'italien, et les deux commencèrent à s'éloigner. Nous ne vous aiderons pas avec vos jeux tordus, connard ! »
Sur cette explication claire comme de l'eau de roche, il entraina Antonio loin, laissant l'homme derrière eux, suivis d'une trainée de sang.
« D'accord. Vous gâchez vos vies… dit la voix, une unique larme coulant sur son visage. Pourquoi nous quittent-ils à chaque fois… ? »
